Trompe-l’œil


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Trompe-l’œil

Dans la pièce toujours en léthargie des pensées perdues vont en quête de cohérence. Il manque aux choses un ordre nécessaire à la clarté. L’ambigüe d’une chemise peut avoir de nuisibles conséquences si on ne sait plus dans quel sens du jour ou de la nuit elle s’enfile. L’assise des chaises sait trop l’inconvénient d’avoir été dite musicale alors qu’on ne la prenait qu’en tant que tabouret de cour. Dans le garde-manger les souris passent par le trou du gruyère en laissant croire pour la forme, que le contenu est bien gardé au fond. Un bruit désagréable se glisse sans que le silence ne le trahisse, grâce à la surdité des yeux qui n’entendent que l’herbe supposée plus verte. J’ai souvent été mordu par des serpents qui s’étaient glissés au sein d’une poitrine que j’avais libéré de prison.

C’est ainsi qu’il en va dans ce monde quand on navigue à vue…comme le fait, sans le dire, un ministre des missionnaires d’une république cocue qui, oh la peur, est loin d’être tout seul à bourrer le mou en faisant croire qu’il donne.

Niala-Loisobleu – 2 Septembre 2016

 

Simplement


Simplement

Ce vent au regard direct quand il me colle ne serait-ce que l’idée de tes cheveux aux rubans de ta canne, tu nous déroules la route par les chemin de garenne. Dire comme le fourbi des quartiers pourris où les pestilentielles remontées vaseuses du trafic dealent leur merde sont mises au rencart. Sans que toutefois on puisse s’en laver définitivement. Mais au moins s’en défaire le regard. Les escaliers de la Butte se sont fait piquer le funiculaire . Quand on allait se laver au Bateau-Lavoir et que tu posais nue, je peignais des histoires blanchisseuses qui ignoraient le fric noir. Tes seins sur le Tertre ça m’inspirait autre chose qu’un amoncellement d’yeux bridés déboulant en autocars. Et j’te parle pas de la gare d’Orsay où au terme d’une chute en patins, j’ai vu le trésor que tu cachais dans ton absence de p’tite-culotte. Ben j’m’en suis jamais remis, j’en tremble en corps chaque fois que j’y retourne.  Depuis que nous avons laissé la ville aux provinciaux on s’est appris à devenir sauvages comme jamais. M’aime qu’en me taillant la fourche de tes jambes tu m’as appris à nous défendre au lance-pierre. On se met des collets, on pêche à la main et on chasse les promoteurs. Depuis, ce que tu sens je le garde aux ongles. C’est fauve comme un Matisse des épaules à l’aine. Rien à voir avec le sinistre outre-noir. C’st pas dur, mon Coeur, y te monte les étiages quatre à quatre quand tu passes en mode crue. J’aime. Tout est sec dans ce monde. La façon que les gens ont de plus te dire bon jour ça me révolte. Faites des voisins qui disent. Oh l’hypocrisie ! Je crois qu’ils vont démolir les statues de Jules Ferry. La rentrée c’est pour bientôt, sans qu’on ait corrigée l’ignorance du français. Pour y remédier , à bout de souffle de réformes, d’aucuns seraient partisans de le remplacer par l’arabe. Y a un voile sombre qui dégringole sur le pont. Je reste tel à t’aimer. Simplement.

Niala-Loisobleu – 24 Août 2016

 

 

Ouais dans le fond que serait devenu l’homme sans son vice sans fin ? Rien d’autre que ce qu’il est Bouffi, un écrou déboulonné.


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Ouais dans le fond que serait devenu l’homme sans son vice sans fin ? Rien d’autre que ce qu’il est Bouffi,

un écrou déboulonné.

 

Alors qu’au loin se rapproche l’incertain, on voit entrer le bruit de l’errance à la grille. Quand bien même il sonnerait juste, qui l’entendrait vraiment tel qu’il est. Sa voix de loup, pelote déjà Petit Chaperon Rouge avec le beurre emballé dans la culotte. Il s’était tapé grand-mère en entrée, dès le début.A moins que ce soit un cardinal de Lyon qui sortirait la tentation du retroussé de la soutane. Mais c’est pareil, tout ça c’est qu’un abominable  suppôt qu’on s’est eu dans l’cul en fin de genèse.

Merde Jérôme c’est Bosch y a plus personne pour essayer d’éclairer la noirceur de l’homme. Hormis les cornes en tous genres se posant comme un brame sur le front des lambdas  toutes catégories, nib de licorne pour apurer une lubricité permanente. J’ai peur que la vierge à l’appeau noir soit plus portée sur l’épaule des gitans au bain de mer, mais vienne tout droit en provenance d’un dégrise-guerre de Bangkok. D’une pédophile sociéty où on s’abonne à curer l’enfant unisexe.

Un qui se prétend religieux ne proférait-il pas ces jours-ci que toute femme qui n’est pas voilée doit-être violée-en tournante recommandée-ben dis donc sous la jupette du derviche faire la ronde ça n’a rien d’un printemps comme dit l’adage.

« …La licorne était connue de par les textes grecs antiques. Dans un passage du Physiologus traduit par M. Freeman la licorne est décrite au bord d’un lac dans lequel les animaux viennent boire. « Mais avant qu’ils ne soient rassemblés, le serpent vient et lance son poison dans l’eau. Alors les animaux remarquent bien le poison et n’osent pas boire, attendant la licorne. Elle vient aussitôt vers le lac et, faisant le signe de croix avec sa corne, elle détruit le poison ». Ce texte est réellement fondateur de la légende de la licorne au moyen-age.  Sur le panneau gauche du triptyque du Jardin des Délices, l’animal totem du diable ayant commis son forfait remonte sur l’arbre de la connaissance à droite du lac… »

Ouais dans le fond que serait devenu l’homme sans son vice sans fin ? Rien d’autre que ce qu’il est Bouffi, un écrou déboulonné.

La couverture Dieu-and-co ça tend à réchauffer que du serpent dans son saint.

Heureusement ma laïque croyance ne m’hameçonnant pas au péché et à enfer à côté d’mes pompes, l’idée profonde qui m’habite est au-dessus de ma ceinture. La femme dévoilée révèle la Beauté intégrale de la Nature. Elle n’en retient pas que le nuage.. Et ceci en dehors des canons. L’amour c’est canon, que tu sois de n’importe quelle taille, de n’importe quel poids et surtout de n’importe quelle couleur.T’es toujours Beau dès lors que tu te respectes tout seul à ne pas voir les Autres sous une quelconque condition.

Ah la lie corne !!!

Niala-Loisobleu – 07/08/16

 

Deja-Vu

La vie est belle…dernier métro…ne la ratez pas


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La vie est belle…dernier métro…

ne la ratez pas

 

La route droite

Comme un faux-rebond de balle

S’est tordue les arbres

Pour regarder les bornes dépassées

Sur les ondes d’une radio l’eau cale

J’entend grésiller

Ma canne à pêche

Qui démouline en tire-bouchon

C’est du gros poisson

Allo quelle nouvelle

Fait une voix off

Au bout du fil

Nylon ni court

De mon fleuve tranquille

S’écoulant séculum

A cloche-pied tintinabulante

D’ile en oeuf de Pâques

Et de poisson en Avril

Sur les berges étalées

Comme un jour de foire

Quelques puces font leur marché

Devant des cages abandonnées

Des lapins prennent rendez-vous

Un cheval en bois

Partouze à trois

J’aime ton andouille

Un enfant tire la natte

De la rouquine

En criant

Maman chat mord

Tant mieux pour toi dit le Père

T’auras bientôt un p’tit frère

On entend un grand bruit d’elle

C’est le p’tit t’oiso qu’est sorti

Dans le ciel la lune a tout enregistré

Au bout d’un tunnel d’épais nuages

Des anges-gardiens font la queue devant un sex-shop

Hier au loto ils ont gagné une prothèse de Rocco ma doure

Sur un grand panneau publicitaire

Devant le cimetière on peut lire

La vie est belle…dernier métro…ne la ratez pas

Niala-Loisobleu – 18 Juillet 2016

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N’ouvrez pas la fenêtre si elle n’est pas en trompe-l’oeil.


N’ouvrez pas la fenêtre si elle n’est pas en trompe-l’oeil.

En séparant les choses usuelles des listes de courses à faire on peut faire la grasse matinée. Dans la resserre les paumes flétriront dans leurs cagettes sans que le frigidaire déborde de produits à jeter. Les poubelles n’en peuvent plus. Manuel fera bac +5 avant d’avoir l’épaule en proie aux doux leurres. Mieux vaut un plumeau cul, une époussette modèle et quelques ballets roses dans le savoir-vivre que le projet que ça changera si on s’y colle. Le bon ménage est fait d’un con promis non tenu de venir à terme. Toute maison respire grâce à la bouteille d’oxygène de sa télé. On a mis les mauvaises odeurs sous scellés sans attendre l’heure fatale. Pour la couche d’ozone le poêle à ma zoute a été remplacé par une centrale nue clef air. T’appuie sur le bouton et le petit rossignol se tord le coucou. Vive les p’tites en glaise, dans le fond de la cuvette de l’évéché les vilaines pensées mises en cage dans les z’eaux bleues « absoutent » (celui-là le premier qui me dit que cette conjugaison ça n’existe pas aura une tapette) toute idée ringarde sur l’abstinence. Nôtre Père est dresseur au cirque Amarre-et-tais-toi-ta-gueule.

N’ouvrez pas la fenêtre si elle n’est pas en trompe-l’oeil.

Le risque de voir un Président vous dire que le risque zéro ça n’existe pas serait un comble.

En l’ayant aux manettes on le savait déjà.

Mon coeur tais-toi

Ce matin sur les galets

de Nice

j’ai du sable plein les yeux

J’ai trop mal à l’Amour

quand un enfant

devient le jouet d’un méchant camion blanc

Qu’un adulte soit immature ça s’explique

mais un gosse

ça croit vraiment à la lumière de joie

de vivre libre

des feux d’artifices

Niala-Loisobleu – 16 Juillet 2016

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Les lumières de notre temps sont là, cuistres et nous sommes pourtant les pis Loti…d’un univers qui se prend le tourbillon par la pointe des pieds…


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Les lumières de notre temps sont là, cuistres

et nous sommes pourtant les pis Loti…d’un univers qui se prend le tourbillon par la pointe des pieds…

Pierre Loti, suis à deux pas de sa maison, un musée de voyage au sein de l’extraordinaire, quand c’était pas tellement plus propre, mais qu’il y avait encore un moyen de s’envoyer en l’air de la façon qu’on pouvait préférer à telle autre.

Ravadja la moukere…disait l’enseigne en façade des maisons-closes à l’époque ouvertes.

Une sacré différence avec l’interdiction officielle d’aujourd’hui de bordel et de tapinage. Alors qu’on vit en plein dedans, plus que jamais sans le dire, genre Barbarin de tare à con, coin cardinal pour je interdit. La compagnie de jésuites ça te dit ?

Voilà un mot qui vous a un p’tit air (proche-)oriental de danseuse du ventre. Sans doute à cause de cette proximité de son avec le « moukère » arabe, d’ailleurs lui-même venu du mujer (la femme) espagnol. Bref, sous ce masque, musume (prononcez « moussoumé », et nous écrivons « mousmé ») est bien japonais. La mousmé japonaise, littéralement, c’est la femme bien, convenable. Et qu’est-ce qu’une femme bien et convenable ? Mais c’est bien sûr, une jeune fille, avec un regard ingénu si possible. Curieux alors que ce terme un brin vieilli chez nous ait pu désigner une fille facile, comme l’on dit. Il semble que l’argot des cambrioleurs nippons fit de musume un synonyme de magasin, d’entrepôt. Est-ce parce que les entrepôts étaient peints d’un blanc virginal ?

Source: http://correcteurs.blog.lemonde.fr

Je sors regardant ni en l’erre, ni en dessous de la ceinture, me disant que si je rencontre l’île bien qu’on soit quel n’importe des jours, je dirai chouette c’est Vendredi !

Ce monde est si pestilentiel que pas un déodorant ne pourrait en repeindre l’odeur. La merde c’est supportable, c’est humain, alors que rien n’y ressemble sur cette foutue planète au demeurant féminine au possible. Un esprit de contradiction incroyable. Donc comme je suis, sans vouloir changer, je vomis le fruit ce dont on a maquillé le goût pour en vendre plus et se faire des couilles en or avec. Je sais les coins qui restent. Oh c’est pas sur un stade, dans une gare, un aéroport, un forum politique où les reins gîssent de ne plus pouvoir se charger de miction impossible. Rien qui fasse qu’un spot publicitaire pour une arnaque légalisée comme un président d’opérette encharpé cup zéro, se faisant le fort Bayard sans peur ni reproches…

Niala-Loisobleu – 11 Juin 2016

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D’un soleil habillé en « parti sans laisser d’adresse », l’horizon n’est pas amoindri par la moindre coulure de rimmel.


D’un soleil habillé en « parti sans laisser d’adresse », l’horizon n’est pas amoindri par la moindre coulure de rimmel.

Il est insupportable de se sentir part solidaire et impuissante d’une beauté en train de mourir 
par la faute d’autrui. Solidaire dans sa poitrine et impuissant dans le mouvement de son esprit. 
Si ce que je te montre et ce que je te donne te semblent moindres que ce que je te cache,
 ma balance est pauvre, ma glane est sans vertu. Tu es reposoir d’obscurité sur ma face trop 
offerte, poème. Ma splendeur et ma souffrance se sont glissées entre les deux. 
Jeter bas l’existence laidement accumulée et retrouver le regard qui l’aima assez à son début 
pour en étaler le fondement. Ce qui me reste à vivre est dans cet assaut, dans ce frisson.

 René Char

Alors construire aujourd’hui reposerait sur tout casser à deux mains ? La bravoure du super anar qui du ku-klus-klan n’a retenu que la morale de la cagoule pour te casser la gueule en s’en faisant sa récré. Pauvre je.Rien de ce qui a été construit ne finit en suicide du futur.

Tu peux te faire moche, prendre la langue de travers, te tâcher derrière un condensé de tes restes de  vomis, être à faire peur, t’arriveras jamais à faire fuir ce que d’amour tu possèdes intrinsèquement. Je ne fais pas crédit à l’arnaque quelque soit son déguisement. Tu n’aurais pas été belle sur le fond que j’aurais jamais pleuré d’émotion à te vivre. C’est l’homme qui a inventé les dieux, pas le contraire. L’amour ça passe ni par une apparition ni par la voie de Jeanne d’Arc ! C’est incamouflable !

Niala-Loisobleu – 06/06/16

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Bleu Imitation


Bleu Imitation

Décrire-moi me disait-elle en me taisant tout
m’enfin pour qui à m’prend ?
Y a des bleus qui gourent
on peut pas toujours se mentir en y joignant les autres
la vérité ça vous rattrape
et fracasse en entrant sans frapper
ce qui n’était qu’une menterie
de porcelaine à fleurs
Bleu imitation histoire d’amour
c’est comme Rose hier en sortant du lupanar
où elle pointe tous les jours
qui se prenait pour Marie.
Niala-Loisobleu – 05/04/16
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Si on sortait la tête nue des porteurs de chapeau ?


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Si on sortait la tête nue des porteurs de chapeau ?

Plus d’attitudes que d’heures au fil d’un désarroi permanent harassent le cheval tirant le sillon droit.Où semer ? Quand le vent éparpille le geste créatif. Quoi récolter ? Quand le bon grain tombe au coeur de la gangrène. Les arbres ne meurent que du geste létal des avorteurs traceurs de routes, êtres sans parole qui ne vont qu’en leur dérive déforester l’ozone . Paraître n’est en somme qu’un sempiternel vouloir se tromper soi-même en abusant les autres. Les mal-aimés ne voient que la mauvaise image d’un coupable tout trouvé pour tisser la calomnie perfide qui devrait, dans leur dessein fielleux, les rendre beaux par l’attribution du rôle de la victime. Pitoyable imposture. Un jour l’abus perce l’abcès, tout seul. Par la justice immanente, sélection du tri naturel.. Le trompeur devient trompé. Celui, « le coupable’ à qui on fait porter le chapeau, sans qu’il le sache ni l’apprenne, apparaît tête nue « innocent ». Plus blanc de vérité que jamais on ne l’aurait cru, si…

Si  on ne l’avait pas pris pour bouc émissaire…

Niala-Loisobleu – 15/03/16

Words Fisherman

 

 

 

L’enfant-monstre de l’humain


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L’enfant-monstre de l’humain

Il a vidé le cartable de la bêtise

d’une géographie mobile à hisser des frontières

avec un mal en trompe-l’oeil raciste

des portes-fenêtres à plaies purulentes sociales

des calculs régnaux de mégalomanes pisse-vinaigre

pythons hissent pavillon en berne

sales sorcières de sale aime

Il en a plein le point du verbe aimer saccagé

l’enfant tout fripé de sénilité parentale

Dans son bocal

petite-grenouille

à prédire le tempo décadence

L’enfant qu’est-ce qui voudrait

être celui d’une famille d’amour

pas d’un mini stère

contre-feu

d’un roi-faits-néant

à l’égocentrisme démesuré

néroniste en puissance

qui fout le feu à son espérance

L’enfant ne veut pas être le monstre de l’humain

il a pas de gène pour pourrir dans la fosse à pu rin des immatures

L’enfant il veut vivre  fils du futur homme

Niala-Loisobleu

6 Février 2016

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