NON, NON DE NON


NON, NON DE NON

Salope de vie si t’aurais cru pouvoir m’planter tes chicots dans l’mollet pour m’ôter le pouvoir peindre, tu t’as gourrée m’aime en me mentant hé salope

Parce qu’en réfléchissant

le miroir

m’a dit :

Alain la fièvre d’aimer tu l’as toujours eu

sans rien ignorer de ce putain de monde de fourbes

Alors tu peux m’pirater l’inspire debout au ch’valet

espèce de sale gorgonne

j’m’assis au clavier et j’ouvre l’étui d’où que les danseuses de couleurs font moulin rouge, cabaret vert, les yeux noirs de colère après toi l’imposture

Ils ont les chats peaux rondes

les nénés des nanas

en intégral du bas

qu’à poils la pensée suit un redressement moins théorique que l’économie d’marcher au-delà de la morosité

Le violon et l’archet

sur la paume d’Adam

c’est’aut’chose que Tell est la situation

D’un coup d’rin

tu fais qu’un tout

comme si l’amour c’était qu’usage de deux chiens collés

Faute de pouvoir écrire sur l’a régné

c’est sur la toile, que je peins les pages tournées par l’encre levée.

NON, NON DE NON

J’restras pas muet de la création

collé au pied des stalles de la secte des Faux-Bâtisseurs

 

Niala-Loisobleu – 12/04/16

 

11.04.16 - 1

SAUF QUI PLEUT


SAUF QUI PLEUT

Un matin de lendemain sans journaux, il ouvrit sa chemise pour reclasser les idées laissées sans suite, puis sortit par la porte de service.Le jour était en train de se poser des questions rien d’extraordinaire , juste bon à s’éviter de donner des réponses.Une partie au-dessus de l’horizon, floue et opaque, l’autre invisible, probablement en-dessous encore à ranger des trucs dans la cave. Il demeura coi, sans trop savoir pourquoi, mais à quoi bon. Ce qui est certain c’est qu’il mûrissait un projet dans sa tête. Un plan de dertalien, comme disait mon p’tit gars un ami cher, une exception au parcours, absolument rien à voir avec des envies de corrézien jouant les fan fans de la tulipe.

Le ciel qu’était plus lourd qu’une bise légère de ma p’tite-fille aux yeux bleus sur ma barbe, se chargeait d’un plomb à courir chez le charpentier pour tout étayer avant la fin de la Genèse. Mais z’est t-il encore temps, se hurla t-il afin de sortir de sa torpeur.

D’un coup de reins, il se précipita au port.

Avisant une barque, il la rama dard dard, afin de l’aiguillonner au RER francilien, que le développement des banlieues étendait désormais à tout l’hexagone. Avec sa pelle et son p’tit seau, il écopa d’une averse d’intérêt général qu’un maton qui faisait de la photo porc no, lui intima de reverser dans l’esquif échoué au milieu de la mère morte de chagrin. Des roms de passage par ici, sortirent leurs violons en déployant les accords d’Eon , l’édit des nantis et des sans-papiers, pour la parité, une sombre histoire de taupe. Un long cortège conduit par Charles, conduisit la Mama à sa nouvelle demeure, ramassant au passage tout ce qui se traînait rien que vaille.

Pendant ce mauvais temps, le ciel s’étant chargé davantage en nature, le ferry la barre dévissée, tournait en rond dans la tourmente. Une vierge s’en vînt à passer, noire comme un préposé au vain de messes, grand dam des flamands roses et des wallons beiges que le père Noé, poussait à embarquer pour sortir de cette impasse.

Combien d’épisodes durent subir les passagers de la croisière joyeuse, en compagnie des affligeantes productions de la télé, impossible à dire, mais qu’importe le voyeur de l’audit-mate vérifie les comptes.

Le vent qu’avait rugi et secoué l’embarcation tombait feuille à feuille. La mer se remontait comme un bidet produit par hic et ah. Compliqué, à cause des vices, mais suivre la notice avec son GPS pour trouver le bon trou.

Les gros nuages avaient quitté les lieux, tout était calme comme après une rave-party.Quand l’ô se fut totalement retiré, on vit un arbre posé sur une échelle. Il avait échappé à la sécheresse du coeur.

Niala-Loisobleu – 11/04/16

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