NOCTURNE EN PLEIN JOUR


claude_verlinde_arlekin

NOCTURNE EN PLEIN JOUR

Nocturne en plein jour

Quand dorment les soleils sous nos humbles manteaux

Dans l’univers obscur qui forme notre corps,

Les nerfs qui voient en nous ce que nos yeux ignorent

Nous précèdent au fond de notre chair plus lente,

Ils peuplent nos lointains de leurs herbes luisantes

Arrachant à la chair de tremblantes aurores.

C’est le monde où l’espace est fait de notre sang.

Des oiseaux teints de rouge et toujours renaissants

Ont du mal à voler près du cœur qui les mène

Et ne peuvent s’en éloigner qu’en périssant

Car c’est en nous que sont les plus cruelles plaines

Où l’on périt de soif près de fausses Fontaines.

Et nous allons ainsi, parmi les autres hommes,

Les uns parlant parfois à l’oreille des autres.

Jules Supervielle

(Extrait de La fable du monde)

 

Les 29 coups ont si bien sonnés derrière ton entretien de la moto et de l’arbre mon vieux Coluche que ça fait déjà 30 ans. Malédiction ou bon choix ? On se demande si t’aurais pas eu la prémonition angoissante du visionnaire de l’à venir de la machine infernale à broyer dans laquelle tu s’rais corps et bien passé…aspiré par un rire se retournant contre son auteur ? L’ire au nid, couve. L’indécence sort du chapeau.

Mais dam, dans cette absurde comédie, pourquoi pas, on est pas à un dessous merdeux près.Au point que je pense que ça permet au fromager de laisser croire qu’il est aux manettes. Curieux cette façon d’être partout sauf à bord du France, pour diriger le pays. A moins que ce nom ait été repeint sur l’épave du Titanic?

Je t’interdis de manifester…

J’ai gardé ma fenêtre ouverte, m’aime si dehors y a que du froid, de l’absence et de l’ingratitude, la chaleur qui sort de chez moi vaut mieux que des bonnes paroles à mauvais sorts.M’aime plus plus divine, la comédie, dieu est mort.

En écoutant le ramier de plus près j’ai eu vent d’un pet. Ah l’odeur c’est ce qui peut en corps nous sauver. A condition d’avoir du né. Evidemment on rapproche du départ annuel de la grande ruée vers l’hors. Paris qu’étouffe, Paris gavé de couleuvres, Paris qui n’en peux plus de pas savoir si il doit comment manifester, merde Paris veut partir en con j’ai payé.Aux Portes, les quat’roues dans les starting-bloks c’est la lutte pour la pool position. Ici on s’apprête à foutre des protections sur les plages. Faut préserver les pinèdes et les monuments d’herbe verte, le papier gras arrive ! Gare ta gueule à la récré belle province, v’là les casseurs.

Brixit, une nouvelle version estivale de la Madrague, BB veut se refaire les nichons.Sortir en restant, to be or not to be, l’anglais n’aime que les avantages pas les inconvénients.

Niala-Loisobleu – 23 Juin 2016

 

The Witch's Garden

 

Parce ce que tout ce qui tombe n’est pas à rejeter…


Alexandra Eldridge  (U.S.A.1948)

 

Parce ce que tout ce qui tombe n’est pas à rejeter…

 

Les marches montent le ton, tiens c’est vrai cette nuit du bleu m’est revenu d’un vieux rock in chair.

Je m’en souviens comme si c’était hier de la voix de mon Père, chantant au-dessus de la veine qui gonflait le sein de ma Mère, où je buvais mes premiers pas vers un univers qui, j’y ai toujours cru, saurait se faire autre.

Combien de temps faut-il pour que le fût du canon se froidisse ?

Elle semblait venir de loin la voix off. Pourtant rien de plus près que le voisin de palier, un échantillon pris au hasard dans le collectif ambiant d’une indifférence épaisse

Haussement des pôles.

Un machiniste entre côté court et emporte le quidam et sa question, tous les deux habillés en costume de maréchal-des-logis, autrement dit le concierge.

A l’époque où nous avions pas encore 6 ans, mon Père, ma Mère et moi, on n’aurait jamais eu l’outrecuidance de prétendre à la majorité, surtout qu’à nous trois ç’aurait bien fait 18, mais pas 21 comme exigé alors.Il parait que pour le 21 c’est 4 fois qui faut.

Mais ai-je besoin d’un retour en arrière, et pour quoi faire ? D’abord j’ai toujours 6 ans. J’ai pas à regretter ça ou ci. Je suis pas interdit d’être fou, innocent, m’aime plus pur, plus puceau. Vous saurez jamais, j’peux pas expliquer, il n’y a que mon Amour qui sache, sans besoin de mots. Tout seul il comprend le silence avant que mes lèvres remuent, moi j’marche dans ses yeux comme quand on est pas à la place du mort. On a pas envie d’se cacher, et c’est plus que dur, ce monde il accepte pas ce qui sort de ses normes de catastrophes. Le grand jour, c’est pas convenable. Tiens imagines un fondé d’pouvoirs qui en abuserait devant les autres, et qui harcèlerait l’employée sur le bureau sans attendre la fermeture. Non c’est intolérable.Il faut une morale, d’ailleurs on pense à la réintroduire, c’est drôle ce mot il résonne un peu comme viol à la tire.

Je parle tout seul à nous deux. Que je peigne ou que j’claviote, faut pas faire attention, sans prévenir, j’la sors oiseau, arbre à faines, petites maisons blotties, roulottes sur le cheval d’une guitare. J’voyage toujours, parce que j’ai vu trop de gens vieillir de jamais être sortis de leur sédentarité fixe. Quelle drôle d’idée. J’en ai les bras qui tombent. Comme des seins déchus de reconnaissance. Parce que tout ce qui tombe n’est pas à rejeter. Au contraire, tiens à voir toutes les taches de couleurs qui sont par terre au pied du chevalet, j’pourrai jamais nier qu’elles sont mon ciel à ailes toutes seules.

J’suis un petit bateau  qui nage d’avoir appris de mon Père à respecter par libre choix, agir contre le béni oui-ouisme, tenir la tête droite en aimant ce qui est digne et mordre ce qui charogne.

Niala-Loisobleu – 21 Juin 2016

mario_gomez_La_obediencia_de_la_razon_xl

 

 

EFFACEMENT DU PEUPLIER


16ee20b09832154b43908b0a1759bb37[1]

Effacement du Peuplier

par René Char
 

L’ouragan dégarnit les bois.
J’endors, moi, la foudre aux yeux tendres.
Laissez le grand vent où je tremble
S’unir à la terre où je croîs.

Son souffle affile ma vigie.

Qu’il est trouble le creux du leurre

De la source aux couches salies !

Une clé sera ma demeure,

Feinte d’un feu que le cœur certifie ;

Et l’air qui la tint dans ses serres.

 

Toute la nuit le tableau et moi, nous avons remonté « Nous » un pas après l’autre.
D’un moindre gravier à l’immense pierre bâtie l’une contre l’autre pour aiguiser la flèche à crever les nuages.
Combat interne où l’unique conquête est de surmonter ce qui fait stase pour ne pas toucher au substratum.
L’un des rampants monolithes du fronton de la colonnade s’étant rompu au montage on en fit un en aggloméré, et cet aggloméré est toujours là; on ne le distingue pas du rampant qui est en pierre naturelle. Arts et litt., 1935, p.20-08.
Se maintenir tel. Pas une contrefaçon. Ne pas signer l’oeuvre avant de l’avoir épurée de ce qui serait sous influence. N’être pas parjure à son Esprit.
Apprendre à se parfaire soi m’aime pour déserter les homes de paille.Pavillon de complaisance des tentations sous.
L’oeuvre est miroir. La toile ne doit rien occulter de son autre côté. Savoir froisser l’image précédemment écrite, la mettre à la corbeille.L’écriture-peinte est en braille !
Nuit de mes vingt ans retrouvée, je suis rentré à nouveau en loge, seul avec mon Identité. Toujours revivre son testament philosophique. Il n’y a pas d’âge pour vivre. Juste le devoir d’être présent à chaque instant de son existence.
Niala-Loisobleu – 18 Juin 2016

CAMBALACHE


82997890024e033b77f3e34ff8e5b3b3

 

CAMBALACHE

 

L’où y es-tu ?

Au vide creux nié

les vitrines zonent

l’amer roule ses gars laids, entre aide et générosité  quel est le plus déductible d’un pot ?

Je ratisse l’écume pour bourrer ma pipe

sans vouloir venir aux rives dans l’amer t’hume

Il ne manque pourtant pas de fanes à la carotte du sentiment

Si tu te fais une rencontre avec tes hiers, vois si c’est lavable en machine ou mieux à deux mains d’masseur dans la culotte d’un zouave en période de crue. Un foutoir à caresser dans dans le sens de la peluche.

Mystère Lapin a son chat peau bien en main mon Canard

Mais moi

qui suis-je autre chose que le con que je façonne

 au grand brique-à-braque de fausses églises ?

Les quat’-saisons sont sorties de leur réserve, il pleut été comme hiver et fait froid dans l’do, printemps comme automne. Bordel de la tendresse, qu’on nous remette un tango dans le brasero des cuisses de la chanson des rues. Marrons chauds – non c’est la frite qu’je préfère, avec la moule à nue sans moucharabieh pour le dispositif de ventile action

Beurque ah

Le jour ça se met à la voile sans cacher le  visage pour laisser appareiller l’air et les paroles du sentiment prononcés des yeux. C’est quoi la foi: un île était ? Je refuse de croire que c’est à la va peur des deux mains qui déchantent qu’on avance

La cause d’un coup tôt en planque à l’entrée du jardin ou l’arrivée brutale de violentes rafales un soir qui se voulait gay n’est pas recevable

Rock-attitude

troc Madoura

le rêve s’effrite à Vallauris

Rien à vendre en corps à donner

j’aime les seins oints et leurs Puces

 l’absence d’indifférence suréquipée en arrivée massive pour promo

Les beaux yeux des promesses politiques qu’une campagne pousse en vils, ça fait pantalon Garance un triste matin de sortie de tranchée d’assaut à Verdun

le canal St-Martin où c’est y qu’il a foutu l’hôte, tel du Nord du berger qui guide ?

Niala-Loisobleu – 15/06/16

Titre d’un des plus célèbres tangos des années 40, dont l’auteur est Enrique Santos Discépolo, le mot Cambalache désigne aussi en espagnol l’échange, le troc, la boutique du brocanteur, le méli-mélo et le bric-à-brac….

 

LE DESERT BANC


13.06.16 - 1

 

LE  DESERT BANC

Les tomettes de la cuisine, aux équines croupes rondes, dans la fraîcheur d’un jour lourd chassent les mouches de l’aqueux métronome, posé sur le dessus du garde-manger. La partition  qui s’y punaise joue à la truite qui erre entre les mousses se balançant au rythme du roulis dans leur hamac. Un rêve d’adolescent dans le sommeil courant les grandes batailles où il ne peut qu’être l’amiral. Pas plus tard qu’hier, avant que le coucou ne s’égosille, un dénich’heur en perm d’un régiment du Génie cantonné au Vakistan, parti prendre les zoos, fut saisi d’une pulsion meurtrière. Fanatique à l’extrême des croyances sataniques décida de commencer par bouffer la chair de l’oiseau pour se purifier de l’insolent libre-arbitre. D’un bref coup de sonnette, il l’abattit entre les deux oeufs peints par Bacon, de quoi foutre la chair de poule au plus hardi des mauvais peintres modernes adepte de l’outre-noir.. Dame-Jeanne mettaient ses neveux en nièces pendant une incestueuse préparation marinée à la piquette sur un lit d’oignons grelots.Dans le fond du cellier, un secret de famille pas très catholique mûri toujours sur une claie dans des casiers judicieux. Le grand-père se portant garant de la fraîcheur du papier tue-mouches trempant dans le vinaigrier, les cousins piquèrent les fesses roses des chérubins. Un passant s’exclama « ça sent la soupe aux sous »pendant que la Marie se poivrait en buvant l’Alphonse au goulot, couchée sous l’étable en se disant la bouche plaine « on a vu pis… » Grattant ses sabots pleins du fumier posé devant la porte, l’âne se mit au piano sans se laver les mains. Le clavier en avait vu d’autres, quand le Blaise entrait tout déboutonné dans le journal de la femme de chambre. Contre toute attente, dans un lieu qu’isba l’oeil comme dans une saga cosaque du new-âge, un moujik piqua le taxi-dermiste en maraude du Prince Obescu qu’Apollinaire reluisait un dernière fois avant de signer le Bon-à-Tirer. Le Maître de ballet, rose de con fusion, s’inclina quand le commissaire-priseur d’enfants s’adjugea sa ration de poupées russes . Et dire que bien des citadins, disent qu’à la campagne on s’emmerde parce  les rustres n’ont pas de belles vitrines pour étaler leurs vices. Moi j’me régale disait Claude Chabrol, j’ai les bourgeois toujours au vroom-vroom-service !

Loisobleu- 13 Juin 2016

Avila_Capture

 

 

MALENA


 187

MALENA

Malena chante le tango comme personne
et dans chaque vers elle met tout son coeur
sa voix se parfume d’herbes de banlieue
Malena ressent la peine du bandonéon.
Peut-être autrefois dans son enfance sa voix d’alouette
prit ce timbre obscur de ruelle
ou peut-être cette romance rappelle seulement
quand elle devient triste avec l’alcool…
Malena chante le tango d’une voix obscure,
Malena ressent la peine du bandonéon.
Ta chanson
a la froideur d’une dernière rencontre,
ta chanson
devient amère dans la grâce du souvenir.
J’ignore
si ta voix est l’éclosion d’un chagrin,
la seule chose que je sache
c’est qu’au murmure de tes tangos
Malena,
je te sens meilleure,
meilleure que moi.
Tes tangos sont des enfants abandonnés
qui traversent la fange des ruelles
quand toutes les portes sont fermées
et quand aboient les fantômes de la chanson.
Malena chante le tango d’une voix cassée
Malena ressent la peine du bandonéon.
Ecrit en 1941 par le grand poète  du tango Homero Manzi on ignore qui peut se cacher derrière cette Malena. Plusieurs chanteuses argentines célèbres ayant approchées d’on ne peut plus près Homero ont été citées par la légende, l’une d’elles déclara publiquement être la Malena. Mais la véritable identité de celle qui fut ce grand amour et inspira ce tango fut gardée secrète par son auteur jusqu’à sa mort. Le secret d’amour le garde vivant pour l’éternité.
Niala-Loisobleu –  12/06/16

TROPIQUE DU CENTAURE


 

nu_77

TROPIQUE DU CENTAURE

Au moment où j’ai dit au vent, sors d’ici que j’y glisse

L’imprimé de ta robe s’est écrit yé

En majuscules

Titre la une en édit’ô

Entre les doigts de mon geste

Ma main pense

Dans t’elle

Au travers des trous

Crisse le noir de l’élastique des seins

Des poils fous se scratchent

Franchissant le mur du con

En parfums orientalistes sans que tu t’appelles Irène

Et papillon je musarde en ce jardin capiteux

Heureux de ne cracher que sur ce qui tombe à pic

Si vivant à hé s’aimer Aragon aujourd’hui

Quelques vers portuaires d’Apollinaire entrés dans les ongles

Niala-Loisobleu – 11 Juin 2016

16 - 1

ECHO LOGIS


 

IMG_0871

 

ECHO LOGIS

Qui d’eux porte l’arbre ? Le sang qui, en nouant la branche, a su amener la terre à s’offrir, ou la nuit cherchant l’aube qui a pu pleurer le jour, alunie ? Sel du rêve essentiel au Jardin.

La mer présente, comblant le voeu parti naviguer depuis la nuit des temps sans couper l’ombilic des marées, a fait en sorte qu’aucun connard curieux ne stationne sur le pont. Laissant le mystère au cru. Tout commentaire s’autodétruisant par la vertu du silence avortant la parole monstrueuse.

Un tremble me traverse, tes seins sautent, le germe éclate le noyau. La rage fend l’inerte d’un signe de présence.

Niala-Loisobleu – 09/06/16

 

NÔTRE TAIRE QUI EST Ô CIEUX


 

NÔTRE TAIRE QUI EST Ô CIEUX

Nous avons une terre avec nos paysages qui ne sont a personne d’autre qu’à nous.Nos petits vélos font l’à cheval sur mon bidet qui s’en balance de la gueule de circonstance qui  fait pencher le ciel du côté qui pourrait vomir. En face des fois, plus souvent m’aime qu’on voudrait, l’icelle ou i-celui qui a une moitié de l’ensemble et plus que ça subséquemment, n’est plus bon. Un signe d’erreur non dissimulé. Se refaire les paramètres à la taille de nos ambitions en voilà une idée qu’elle est bonne. Qui que tu sois tu referas pas le monde.

Une seule solution vivre dans le sien mis en jardin dans la friche collective.Je suis venu ce matin, encore pas lavé d’hier. Au moment plein qu’on passait entre deux cabanes, dans les fleurs où jamais personne n’entre. Elles sont là. Devant tout l’monde. Vécues comme le mauvais trottoir d’une rue commerçante.

Avec du papier ciel

j’ai frotté un bout de bois flotté

d’où qui venait, j’en sais rien

je l’ai entendu parler

Quand j’ai posé l’oeil sur le son

j’ai entendu que t’avais rien sur la peau

On cause en corps à l’heur qu’il est

Quand je regarde l’eau aller d’un bout à l’autre du sel, je mélange tout de mon âge. La peur pousse ma témérité à se prendre pour un flibustier. J’aborde ta coque par les deux bords, faut dire que ton architecture navale me transforme en bouteille de champ boulimique de baptême. Tu vois ces vignes de sable font peut-être une mauvaise piquette, on s’en fout, parce qu’à courir sans palisses on a les pinèdes qui rendent bon le pin quotidien.

Niala-Loisobleu – 08/06/16

IMG_0872

 

 

COMME UN PAPILLON BLEU


FullSizeRender (1)

 

COMME UN PAPILLON BLEU

 

Acrobate saoul, quelques pensées bleues aux antennes

j’hâlais aviné d’air par monts et par vignes

chemise à rayures ouverte

Les marches n’indiquant que la présence du possible changement de degré, en montée ou en descente, mieux vaut prendre la température du changement de niveau.avant de se lancer. Quelques points de repère faisant lieu de garde-fou, le chemin s’éclaire.Cette colline à l’extrémité du chemin du Pendu, il me semble que quelque chose l’a rabotée. Bien qu’encore confus, un début de paysage se laisse voir par-dessus son épaule. Il faut ajuster la part de souhait recherché depuis des jours et la vue sans mirage qui apparaît aujourd’hui. Pour l’avoir trop vécu, je sais ce que coûte l’enthousiasme d’un semblant de décrue quand les eaux noires vous ont tout inondé.. C’est le talon d’Achille de l’optimiste de ne jamais retenir en premier la possibilité d’un piège. Je me sens libéré du poids d’avoir honte d’une envie de recevoir. Un juste besoin d’équilibre, rien de plus qui se précise.

Mes idées naturelles grimpent à la tige des hautes herbes

entresol d’une chambre bonne atout fer

haut lumignon d’un phare resté aluné au réveil d’un rêve érotique

La bonne odeur de croissant étalant des toiles

fit comète un arrêt sur image

Pierrot bien que fou n’avait rien de furieux

assis fidèle

longs poils frisotant d’humides boucles

zébrées de maitres à rubans

aux nattes de la clef de sol

presque sur le sommet du ris des vagues

mains tenues en chapiteau

de mon compost ailes…

Niala-Loisobleu – 07/06/16

FullSizeRender