L’Oeil à perte de Vue


10731144_1506976152903157_4075416900873039269_n

L’Oeil à perte de Vue

Au sommeil naturel, pris entre nuit et jour, se joint ce nouvel endormissement qui croît à vue d’oeil au fil des mois. J’ouvre grand la porte sur le jardin. Mis à part les fleurs bleues en lisière, rien ne m’apparaît net. Les impressions qui ne font que s’installer grandissent dans toutes les directions. Egarées comme un point d’interrogation en proie à une perte de conscience. Si j’ôte mes illusions que reste-t-il de cet amour monologue ? Je sais Nil. Et ça n’a rien à voir avec je sénile. Au départ du Soudan, la source ne baisse pas les bras. Les crocodiles des cataractes s’y cassent les dents depuis la nuit des temps. Pharaon garde le soleil sur l’assise de ses vallées où Reines et Rois se tiennent par la main d’un hiéroglyphe qui ne se dément pas. Dans le monde d’en bas on a bien raison de soutenir que l’amour ne tient pas plus loin que le bout de son né.
J’ouvre la poitrine pour laisser ton l’oeil entrer. Horus colle-toi s’il-te-plait au milieu du front de mon torse, suffisamment décalé rive-gauche. Je réglerai mon coeur au tien à la m’aime alluvion.

Tu sais
je n’avais pas été
en corps
séparé de ma mer
que je bus la première tasse
d’une comédie humaine

accrochée au  cordon de détresse

Sur les tapis-volants où partent les fumées indiennes ?

Niala-Loisobleu – 20/07/16

3e8c0e206f09b5650040bf69298faeb8

 

 

La vie est belle…dernier métro…ne la ratez pas


4a7bd358d58d2a22ce5ad9df5edb39f6

 

La vie est belle…dernier métro…

ne la ratez pas

 

La route droite

Comme un faux-rebond de balle

S’est tordue les arbres

Pour regarder les bornes dépassées

Sur les ondes d’une radio l’eau cale

J’entend grésiller

Ma canne à pêche

Qui démouline en tire-bouchon

C’est du gros poisson

Allo quelle nouvelle

Fait une voix off

Au bout du fil

Nylon ni court

De mon fleuve tranquille

S’écoulant séculum

A cloche-pied tintinabulante

D’ile en oeuf de Pâques

Et de poisson en Avril

Sur les berges étalées

Comme un jour de foire

Quelques puces font leur marché

Devant des cages abandonnées

Des lapins prennent rendez-vous

Un cheval en bois

Partouze à trois

J’aime ton andouille

Un enfant tire la natte

De la rouquine

En criant

Maman chat mord

Tant mieux pour toi dit le Père

T’auras bientôt un p’tit frère

On entend un grand bruit d’elle

C’est le p’tit t’oiso qu’est sorti

Dans le ciel la lune a tout enregistré

Au bout d’un tunnel d’épais nuages

Des anges-gardiens font la queue devant un sex-shop

Hier au loto ils ont gagné une prothèse de Rocco ma doure

Sur un grand panneau publicitaire

Devant le cimetière on peut lire

La vie est belle…dernier métro…ne la ratez pas

Niala-Loisobleu – 18 Juillet 2016

4ab4173d525badc1009e0ff78cdca5cc

AMOR CON FORTUNA


main-header_father-nature

 

LA BOÎTE AU L’ÊTRE 5

AMOR CON FORTUNA

 

Un filet qui a régné

s’égoutte

borne à tout faire

Brouillard vaporeux ce matin balance

par la bretelle de son jupon

Ta poitrine tombe bien

Chemin faisant le chalutier draine les mousses arasées

Encorseté autour de la balise le rouge est mis

Non le phare n’est pas étain

Un peu beau cou au bas de ton épi nuque au derme

Aréoles deux anges passent à caille

A frôler tes hanches retroussées

Quel fenil aboie ainsi dans l’étable

Cellier aux fruits qui mûrissent au verger

Dans l’échancrure de ton aine mes sept mains blanches neigent

Les vents taillent

les zèles de tes cils

de clins en clins avec les paupières des cabanes

Dôme ta poitrine amble et mât tic tac

Hymenée ta rivière est a crue

Bleu à ma zone amor con fortuna

Niala-Loisobleu

24 Mars 2015

 

ÎLE ETAIT UNE FOI


cropped-p1040450.jpg

ÎLE ETAIT UNE FOI

Je n’ai pas eu à mettre l’air en flacon pour garder le sel
la chanson de marin qui cherche son pore va au gant pas dans ma main
le grand A amarré à l’embarcadère du Sacré ne s’est point tassé.

A l’encre se tend l’orin
les haubans cliquètent
en suivant des yeux
le tourbillon des mouettes

Je manège à rab andalou hors du cadre noir. La mantille par laquelle tu me fais voir le poids de tes seins brise la ségrégation du moucharabieh. Ton corps me parle de toute son en vie que le tant garde hors du temps. Sur les pointes de tes saltos l’arabesque musique monte et descend au rythme du roulis de tes hanches.
.
Sur les pavés que la pluie fait briller
des sépias sont restés sous les casiers
qu’en sortira-t-il
un corps mort où le n°5 de channel ?  Non l’iode qui nous émet

Voilà le coefficient qui monte
jours de grandes marées annoncés
les estrans remonteront ta jupe
jusqu’au haut des cuisses du rivage pour mettre la fente de l’estuaire en chenal J’entends déjà la cloche des balises
sortir l’enfoui en surface
la vraie couleur du fond exècre les formules chimiques
dans l’habillage des mots qui dissimulent l’origine pigmentaire.
Le silence jauge l’exacte profondeur de l’expression orale en n’ôtant rien de l’haleine du cri quand de l’Atlantide nue tu surgis. 
La plage peut alors étendre tout ton corps à la rencontre de l’horizon que nous n’avons pas remis en question.

Niala-Loisobleu – 7 Juillet 2016

P1040984

 

LIBRE-ECHANGE


LIBRE-ECHANGE

Là où les vagues ne sont plus qu’entre ailes

l’oiseau

bat mot né

Île d’Amour

très loin au large  des trottoirs du négoce

Niala-Loisobleu 6 Juillet 2016

Gorgebleue à miroir Luscinia svecica Bluethroat
Gorgebleue à miroir. Famille des Muscicapidés. Ordre : Passériformes

Manu Scribe


P1020704

Manu Scribe

 

Tant d’écrire je t’aime que, retroussé au vent, j’hâlais dessous ton écriture pour qu’elle ne sèche pas et me laisse à l’encre, balloté.

Sillon s’aimait

Aréoles

Cap devant

Iode d’aisselles restée au varech…

Niala-Loisobleu – 5 Juillet 2016

 

LES COPAINS DE BORD


FullSizeRender (16)

LES COPAINS DE BORD

 

Juste entre ce qui n’a d’importance que ce qui n’est pas mis en racolage divers, voilà tout ce qui résume mon mode de vie. La journée d’hier en est le bon exemple. Un espace de cabane et 17 passagers, vas-y roule ma Poule, on s’est pas plaint d’être pas parti à Vesoul, où d’ailleurs j’aurais pu trouver personne pour cause de départ ailleurs.

Rire quand la sangria fait chanter les guitares au centre du patio, c’est un mélange de fruits dans le vin rouge qui se prend à la paille du chapeau. Le monde, pas un qui ne sache ses turpitudes, l’espagnol en a connu, que civil j’ai vécu. Pour l’autre c’est la santé qui le bouffe comme une vacharde. Quant aux trucs qu’une société en crise est capable d’inventer, y en a pour tout le monde.

Le temps qui se la traînait depuis des mois, était en tête de table. Pas de flotte, un soleil un peu cossard sur la chaleur, mais sans poil à la main pour la présence.On ne pouvait souhaiter mieux.

Alors Tonton Georges dessous sa plage de Sète, nous a embarqué dans son pointu. Puti, croyez-moi, les croisières Costa sur leur bulding-flottant, c’est de l’enflure pour marin d’eau douce. Nous on est tous Capitaine, les présents, les qu’ont posé sac en terre, on a toujours de quoi remplir nos verres !

Pour une fois j’ai pas écrit mais qu’est-ce que j’ai pensé à toi où que tu sois !

Niala-Loisobleu – 5 Juillet 2015

 

Je rêve d’amour, oui pas d’être un con qui s’t’adore !


 

PORTRAITS DU 9 JUIN 2013 050

Je rêve d’amour, oui pas d’être un con qui s’t’adore !

J’ai toujours cherché la rencontre avec ces petits matins où, les yeux encore collés, on se laisse embrasser par leur fenêtre ouverte. La température fraîche sent le fournil, l’aurore de la croûte qui dore en laissant gonfler la mie hors du soupirail jusqu’aux pierres du trottoir. Enfant ouvert à la découverte je suis né et reste. Je ne rencontre que des situations rayonnantes de mystère dans lesquels je me propulse avec la complicité naturelle que la foi procure.

Des gens décalés peuplent mon jardin. Pareils à des fruits se balançant aux branches d’arbre-médecine d’un mental ne se souciant que du battement de son coeur. J’ai les Tuileries traversés de la rue de Verneuil sur  l’autre berge de la Seine. Un Louvre que je laisse aux midinettes, les rois n’ont jamais été mes cousins. Je manège, je théâtre de verdure, je Maillol le vert du bronze par l’obélisque m’offrant la perspective du Nil. Ce que qu’un simple vasistas au plafond de sa chambre peut ouvrir est infini.

Bois, disait celle qui
S’était penchée,
Quand il pleurait, confiant,
Après sa chute.

Bois, et qu’ouvre ta main
Ma robe rouge,
Que consente ta bouche
À sa bonne fièvre.

De ton mal presque plus
Rien ne te brûle,
Bois de cette eau, qui est
L’esprit qui rêve.

Yves Bonnefoy (Les planches courbes)

L’histoire n’est qu’une guerre qu’un traité de paix met en trêve. Une perm pour les tartarins qui ont toujours un lion dans le maux t’heurt. L’histoire de petits nains montés au pinacle est faite pour servir d’alibi aux imposteurs vivants en exercice.. Les peintures noires de Goya ont autre chose à dire que la prophétie napoléonienne en haut des pyramides. Des conquêtes l’or a toujours été le motif. Je n’en retins que la disparition de l’inca, préface aux holocaustes à suivre.

Je rêve d’amour, oui pas d’être un con qui s’t’adore !

Niala-Loisobleu – 3 Juillet 2016

FullSizeRender (17)

Martine, prends la Pause et protège ta Nature


 

Martine, prends la Pause et protège ta Nature

Jéricho  mord au chant d’honneur. Le coq est mort ce matin, un Dimanche ordinaire. Au loin des faons pharent à on, roulent leur caisse. Pas de problème il y aura toujours un con quelque part pour réunir et surdimensionner la connerie humaine à vous en faire tomber les bras. Dégoût et absence de couleur, ça fait moins couler d’encre qu’un footballeur sortant sa p’tite bite dans sa dernière Ferrari. Normal, on est virtuel ou on ne l’est pas.

T’inquiètes Martine prends la pause et protège ta nature, sache seulement que j’en ai du Calaferte au coeur en partage de cafard.

Niala-Loisobleu – 27 Juin 2016

martine-protege-la-nature-2709242

Haïssez celui qui n’est pas de votre race
Haïssez celui qui n’a pas votre foi
Haïssez celui qui n’est pas de votre rang social
Haïssez, haïssez, vous serez haï.
De la haine, on passera à la croisade,
Vous tuerez ou vous serez tué
Quoi qu’il en soit, vous serez les victimes de votre haine
La loi est ainsi :
Vous ne pouvez être heureux seul
Si l’autre n’est pas heureux, vous ne le serez pas non plus,
Si l’autre n’a pas d’avenir, vous n’en aurez pas non plus,
Si l’autre vit d’amertume, vous en vivrez aussi,
Si l’autre est sans amour, vous le serez aussi.
Le monde est nous tous, ou rien.
L’abri de votre égoïsme est sans effet dans l’éternité.
Si l’autre n’existe pas, vous n’existez pas non plus.

Louis Calaferte

Quand on a que l’Amour on a le meilleur pour s’épargner du malheur…


Quand on a que l’Amour on a le meilleur pour s’épargner du malheur…

 

À Mademoiselle P…

Un seul bouleau crépusculaire

Pâlit au seuil de l’horizon

Où fuit la mesure angulaire

Du coeur à l’âme et la raison

Le galop bleu des souvenances

Traverse les lilas des yeux

Et les canons des indolences

Tirent mes songes vers

les

cieux

Guillaume Apollinaire

Au croisement des deux situations, celle d’avant et celle de pendant, l’après cherche à prendre position. L’homme va nous gaver de prédictions, allant du pire sans jamais s’arrêter au meilleur, faute de savoir faire en se taisant.

L’art de taire , utilisé à l’envers, est hélas la méthode qui demeure appliquée en toutes circonstances et depuis toujours. C’est en fait la seule constance humaine qui traverse les siècles sans déroger quelque soit la longueur de la robe, au-dessus ou au dessous du Je Nous.

Boum aujourd’hui c’est le brixit qui fait la une…On va souffrir disent les uns, ah bon dis-je (je fais partie des autres) parce que quand c’était avant on a été heureux ?

Il faut avoir fait la guerre pour comprendre que la paix d’une certaine manière c’est pire.

Blablabla….la vérité c’est que le savoir-vivre ça n’existe pas. L’homme survit dans un état mental létal. Il tue d’abord la conscience. C’est une précaution liminaire pour se débarrasser de la mirette à Caïn. Je vais pas m’enliser sur ce qui n’est qu’un souci de banquier. Merde au fric, je vis fauché, ayant tout investi dans l’amour. Je ne me battrais donc que contre tout ce qui le met en danger.

Tout devînt si rouillé dans ma pensée, que l’anti-rouille de mon coeur, eut un mal fou à dégripper le ciseau qui coupe les mauvaises pensées, pour rouvrir la malle au trésor A l’orée du bois, un mal de crâne épouvantable tarissait les sillons.On a pas le droit de cadenasser la vérité. Le bateau bleu n’a pas quitté l’anneau, il est lié à la traversée. Nous avons fait alliance pour le pire et pour le meilleur. Tout est contraire dans les apparences. Seulement l’amour ne peut cracher sur l’espoir. Chacun de son côté doit faire face à ses jours de merde. Ce qui enclenche tout un système de non-dits qui par son vice prédispose à croire ce qui n’est que faux. La confiance est en dehors des magouilles ordinaires du quotidien.

Tirez les premiers Messieurs les Anglais et tant pis pour l’effet domino, ou tant mieux, car il n’affectera pas ceux à qui on a déjà tout pris.

Quand on a que l’Amour on a le meilleur pour l’épargne du malheur…

Niala-Loisobleu

24 Juin 2016

0b4b540f6a06dec4806bf91fc9312250