Étiquette : humanité
Ô MA BLANCHE

Ô MA BLANCHE
Moi je voulais tout connaître des Hommes pour tendre à mes lèvres la compréhension de leurs animales postures
Savoir l’union qui de deux ne fait plus qu’un
Voulu
Désiré
Consenti
Faire parler ce que l’homme dit être l’amour
Pris d’un rut soudain aux détours de leurs Boulevards du Crime, vices en devanture
Dans l’écart des fentes du bas des riens
Au rose des touffes les plus noires
Emporté par le flot de torrents de cyprine
D’ô rages
Dans le viol des espérances les plus infantiles
Le nez collé comme un chien à casser les tringles des maisons d’abattage
Pour aimer l’autre versant de la déclarée putain
Son coeur vibrant au rythme du mien
Je reste l’enfant qui depuis le premier jour où il vit l’autre beauté du sein qui s’affaisse
Et vient se poser à la pointe du ventre qui a enfanté
D’une virginité volée
Je reste l’enfant qui tendit sa main à l’écart des aumônes
A cette infinie beauté qu’est l’âme de la Femme que trop d’hommes souillent
Sans jamais la désirer autrement que d’appêtit cannibale
A la lune déchirée des nuages
Loup jusqu’au gland de ma griffe ventrale je hurle je hurle
Ô ma Blanche que je t’aime
Que je t’aime libre de me vouloir
Que je t’aime libre de me choisir
Pour un bonheur sorti de ses clotûres
Niala-Loisobleu
22 Septembre 2014
UTERINE APPARTENANCE
UTERINE APPARTENANCE
De chaque côté de la rivière
le lit des mots
phrase comme il pleut dans les débris
d’un tout qu’a les goûts du fade
La langue et ses écluses coincées dans la mécanique du t’chat
la mère miches-ailes décolle plus du rase-mottes
T’as beau dire
t’as beau faire
Mon P’tit-Gars
le bio dans le lisier
ça reste toujours et encore de la merde de cochons
comme les seins tétiques
en PVC
Quand le poireau de Gennevilliers
croissait dans la vraie
celle des vrais hommes
ben la saveur bistro qu’il avait
le légume
qui soit
à la vie n’aigrette
vapeur , au fri-fri ou à la voile
te foutait la plume hors du ramage
d’étroits étals
des « Oui Chef »
qui ont les assiettes plus grandes que le brouet qui est dedans
J’suis pareil à l’Indien
qui a la grosse lèvre
Je choisis
la couleur du pigment végétal
le minerai de la gangue
ça sarbacane autrement que le nie strates
Tiens si tu peux
ferme un instant les yeux
voilà
on est au fond de la Grotte Chauvet
ça buffle à te renverser
Te rends-tu compte
3600 ans que ça fait
là
une femme aux gros seins
au cul de pleine lune
a resté debout
en ouvrant ses cuisses
pour que les mains du peintre
puisent le feu d’écrire la vie
du plus fantastique cri que le silence
a scellé à jamais
…Et ils bavardent, dégoisent, pérorent,
pour réformer les réformes scolaires, les départements, …
Ma mère primordiale s’appelle Chauvet…
Alain Niala alias Loisobleu
29 Juin 2014




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