Étiquette : humanité
NOMADE
Ouvrir dans l’ombre caillassée
une voie de sable herbue comme une poitrine d’home sweet home
et monter sous un toit d’aile
une cabane de cris
à fendre le granit des stèles compressant l’éther
Par le chenal des paumes
sortir les dix ongles de l’armoire de Barbe Bleue
pour regarder du haut de la falaise
les sirènes se noyer dans les aquariums-ambulances retenant les océans
dans l’asphyxie du cétacé
Je baleine
je baleine
je baleine
Ululant l’ultra son
Désengorger les trompes
d’Eustache
de Salopes
et de Jéricho
avant qu’on ne méduse par occlusion de résultat électoral
Alors d’osier
ton anse pourra pas nier
la force végétale de mon côté faune
aux ô raye pointu
son ça beau crochu
son pis anneau aqueux
et pas que pour un après-midi
Quel bord d’elle trouverai-je en corps aujourd’hui
sacré non de diou ?
Niala-Loisobleu
9 Mars 2015
LA NOUVELLE EVE SORT DE SON OEUF
LA NOUVELLE EVE SORT DE SON OEUF
Ô Grand Jour de la Femme
soit loué
te voici sortie de la vaine en fan !
C’est décidé je m’épaule en proie à démancher, décapiter, déraciner :
Popaul,
la queue, l’engin, la banane, le tuyau, la bête, le poireau, le manche, la tige, la béquille, la poutre, le teub, le zob, le zgeg, la nouille, le gourdin, le truc, le grand chauve, le joystick, la saucisse, la pine, boby, la bite, le chybre, la grosse Bertha, le dzoub, Dumbo, le nem, le braquemard…
Boucher
que je vais faire
mais boucher quoi
ta gueule Bouffi
le 9 Mars y s’ra trop tard
faut couper et dard dard
J’en pute comme un boy hard dans un chapitre des onze mille verges non de diou
en espérant qu’un hérétique ne m’accusera pas de démolir des monuments de l’histoire ceinte !
Niala-Loisobleu
8 Mars 2015
ANATOLI
ANATOLI
Voici que par les déchirures aurorales disparaissent les dernières limbes
Comme les patères sont chargées
petit-gibus et grands chapeaux
croulent sous les houppelandes dégarnies de bruyères
Que d’habits, que d’habits sur les portes
un retour au nu
sans feuilles
remettrait aux nues
Tu sais tes longs cheveux au blond bruni par les suies
saurent ma langue autrement qu’un ha rangé en ligne sur une corde à linge tendue entre deux pièges à cons
T’as la peau blanche qui remet le tain du miroir des deux côtés
pile fessu et face engazonné en parfaite géométrie iso selle
Ici la vérité parle
Orient
parvis
rai sous l’apporte
où je monte en nacelle tous les lests propres à nous élever
Pêcheur de lune reconverti en tailleur de pierre
tenu par la corde d’un cerf-volant moulin à vent ascensionnel
les grattes tapent de l’accorde
au guttural des voix porteuses de cris
pour gagner
Anatoli
en ouvrant le ris d’ô
Niala-Loisobleu
7 Mars 2015
DU FOND DES YEUX
DU FOND DES YEUX
Tiroirs en des ordres
voeux non prononcés
juste un souvenir d’un com encens
Sur les tubes des orques
qu’y fit s’taire et haut
on a flèché label dans l’do
ça va pas du bateau
Granit rose bleu et trous de bruyère
le crépis de la lande bat l’anse embruns foncés
entre deux berniques qui tirent la gueule à la route de l’arum
Dimanche la rosière confessera sa position préférée
ave ses arts
Sur les restes d’un falot
flottent .des mouchettes
entre les étocs d’un théâtre de guère
Avant l’aube les judas auront mis une croix sur l’écueil de l’étoile du verger
Par une nuit pleine on aurait vu la lune en phase inachevée sur un coït interrompu
disait un ex druide
la serpette luisant sous le ment tôt
l’ombre de la forêt abritant des trafiquants d’y voir
Une fillette sortie hors de ses yeux
échappe mi-raculeusement à une tournante d’adeptes du new-âge
Les ondes dînent
les cailles luisent
les canes actent
les amarres hâlent l’armoricaine
les bites haient Cheun
les cochonnes aillent
l’ânesse de minuit en langue de j’expire broute sans mots dire
et si mon cul c’est du poulet souffle dans un ballon d’occis gènes
sans poser l’espoir de côté
ça couve comme l’eau rage en amas jauni
des indiens dans mon coeur
avec des plumes à écrire en corps la nature
Raoni j’aime ta couleur cas fait
tes sarbacanes et tes arbres à médecine
La colombe court au faucon
ils sont tous devenus fous
gardes-moi de nous dans ta canopée
Niala-Loisobleu
6 Mars 2015
DE NOUS A LA
DE NOUS A LA
D’un bout de lagune au ponton d’embarquement un instant nous voici en mode pose
Nos chemins d’ardoises auraient-ils atteint la côte d’alerte
conduisant le tavernier à fermer le robinet ?
Que nenni mes Beaux
vos gorges en craies ne sont que momentanément à sec
la fin d’hiver peine à mettre le printemps à bas
A flan de ventre trop de neige dans temps avalanche le nerf amoureux
Le sol entre mou et dur se fraie la jacinthe contre l’envie de gagner des narcisses
Parfois les nuages ont besoin de faire escale
heureusement les arbres gardent toujours une chambre libre pour que le rêve se revitalise
Le rythme scolaire en cale sèche et la grippe en java
dans leur tour de France ont freiné la crise en posant des chicanes sur l’itinéraire
Le cheval fourbu se démêle la crinière aux bons soins des verres de taire
Je vois le grand rocher de Vincennes se parer des premiers bourgeons d’espaces ouverts
l’embrun qui me vient de derrière la ligne
m’a dit en un tour de langue
que tu n’as rien perdu de ton sel d’encre
Au sommeil d’hivernage tes seins ont retissé de la toile
tendu le quai frétille
l’accordéon des soirs en relevant les draps soulève la chanson de ton corps
plus loin de vent
A la montée des mâts
Je t’as sise chat peau point tu…
Niala-Loisobleu
5 Mars 2015
AIR RANCE
AIR RANCE
Un jour levé par une poussée d’aérosol
en baume
te fout la grand-voile
et le spi
dans l’amer des sarcasmes
Où que pas une anguille sous-roche
aurait la moindre idée de traversée
Noyée dans sa route du rom
mon humanité
se brûle à l’alambic d’un putain de ratafia
de licence IV à strophes
On n’a des adversités qui grouillent comme un nid ovipare
plus indénouable qu’un SAC à méfaits de conspiration politique
La poisse d’une toison rabotée à l’aimerie
est autrement plus accrocheuse de morbacs
et
plus vorace qu’une nuée de sauterelles d’un centre d’abattage pour phallocrates
Amour où es-tu donc ?
Pauvre petit ange à l’arc bouté
Le sentiment mis en boutiques d’accessoires pour farces et attrapes
devient le confondu de la santé avec une politique de la prothèse
c’est contrat sceptique pour l’énergie solaire
que vaste chantier de construction d’éco-logis pour poupées gonflables
L’oeil joint à la pierre du fronton d’un sommet de colonnes
jette ses cils au loin
le sable ne peut retenir les dunes que les chameaux mettent sur la route de soi
pendant que les peaux tendues s’associent au bois de violes
sans que les cordeS puissent faire autrement que libérer
les champs d’encre
au do des cotons du blues
je trépigne
Niala-Loisobleu
4 Mars 2015
ça
FOUTOIR
FOUTOIR
Laissant partir un dernier râle, la machine à tricoter n’eut plus une seule réaction, pelote vide, la mains retomba au long de sa hanche. Quelques fuites de souris s’ensuivirent, en compagnie d’un papier froissé. La énième lettre de fin d’amour avant saisie venait de rejoindre les autres au fond de la corbeille. Bang, firent les pétales de la rosière quand le berlingot tomba de la boîte à souvenirs. Drôles de miaous.
Pendant ce temps là des araignées repreneuses d’entreprise en dépôt de bilan, tenaient conseil au fond d’une niche que les enfants ignoraient. Il y a ce qu’on leur cache, croyant bien faire, et qui s’avère plus catastrophique qu’un adultère en voie de construction. Dire tout de suite à un enfant que plus tard il sera cocu le mettrait plus loin de la mauvaise surprise, en le préparant à avoir moins mal que de l’apprendre par huissier. L’innocence peut mieux se conserver avec le doute de la connaissance de tout.
Est-ce que le soleil brillerait sans la pluie ?
Les poupées ont une âme de son. Voilà ce qui fut à l’origine de l’attirance des ânes, Qu’un certain penchant Barbie pour les choses érectiles conduisit au choix de l’engin à percussion comme instrument de compagnie.
Je m’en fous, tu t’en fous, ils s’en foutent de dérision en dérision…
Niala-Loisobleu
2 Mars 2015
DROIT DANS SON ENVERS
DROIT DANS SON ENVERS
Fugace, le décor environnant se dépêche de se maquiller. Sans doute est-ce par crainte de se montrer sous son véritable aspect, ses rues bien devant les maisons, ses ponts sur le dos des fleuves et ses magasins de souvenirs à la bonne adresse.
Pris dans le déroulement de nos désirs, dans l’effort mis à les mener à bien, nous ne voyons pas toujours arriver le moment où, dans le confort du bien-être, le vent a tourné. On continue d’avancer sur une lancée qui n’est plus exactement à la bonne heure. La vie c’est sans doute encore plus instable que le temps. La vie on a ce défaut impardonnable à son égard, d’oublier qu’avant toute chose, en tout premier lieu c’est nous. Le tort étant de compter toujours sur les autres pour nommer le responsable de ce qui va pas.. Alors t’imagines comme ça devient « énorme compliqué » quand tu t’arrêtes à compter le nombre de personnes qu’un seul de nos projets met en cause. Hein tu vois ? Non j’suis pas sûr, car objectivement je me dois de reconnaître que j’erre plus souvent que je m’en tire. C’est que le Bien et le Mal, sont en tout, c’est les jumeaux infernaux de toute notre odyssée. Ils nous collent au train comme des morpions qui, en pleine possession de leurs moyens, ne sauraient s’accrocher à nous.
Je me suis approché de la fenêtre pour regarder comment le paysage m’apparaissait ce jour. Ben côté maisons, déjà j’ai vu que je voyais cabane par goût, et j’ai compris que je voulais entendre le sel chanter sans que le vent soit contraire au piment. Je n’en voulais plus de cette fadeur qui squatte sans scrupules. En tournant le dos je découvris que j’avais scié les barreaux de l’échelle au lieu de ceux de la cage. Comment avais-je pu faire une si grande erreur ? Il me fallut avoir le courage de me laver les yeux. C’est dur à brosser l’illusion, ça tartre et pas vraiment à la crème. Et une fois de plus arriva le foutu dosage, mais bordel de diou ya donc plus d’apothicaires aptes à évangéliser le parcours sans masquer la vérité ?
Le bruit des pierres qu’on casse me transperça l’abdomen. Quand on décapite une statue à la t^te d’une civilisation, en fait c’est toute l’humanité qu’on vide. L’Histoire Humaine c’est que de la tripe, rien d’autre.
Mais quand il n’y en a plus faut pas demander à l’espoir d’avoir de la moelle.
Tout se pétrifie.
Et ce qui se pétrifie c’est de la fausse pierre avenir..
Niala-Loisobleu
1er Mars 2015
ABÎME
ABIME
Chacun est trop pour être seul.
Henri Barbusse
Je suis l’endroit précis d’où je suis parti
je suis les hommes, en raison de leur nombre
les turpitudes, comme les pages déjà lues
je suis le plant qui croît dans les décombres
le fou encourant le soupçon de savoir la vérité
l’accalmie rendue à la moindre anicroche
je suis le sac de nœuds qu’on tranche à l’épée
les griffes qui s’aiguisent contre les troncs
l’ouï-dire furtif rasant les murs
je suis le peuple fiévreux qui gémit
peut-être le doute, que cela me vienne vite
le concert donné vers l’aube du jour
je suis la flèche, telle est la règle du jeu
le migrateur dont il reste un bref passage
la puce élastique, inutile de le dire
je suis la revendication de déambuler nu
la caillasse qui fait saigner les arpions
la vraisemblance tombée en désuétude
je suis l’insomnie pour ce qu’elle tire de ce monde
le pansement de fortune sur un état de l’âme
le rythme lent gravé dans la mémoire
je suis les soubresauts, et sans fin ils s’ensuivent
l’antilope qui ignore la marche arrière
la cécité devenue héréditaire
je suis l’accroche quasi hypnotique
le boxeur qui sonne les heures
le clignement d’yeux continu des idées
je suis, en son esthétique, une double hélice
l’anartiste dans un cachot, prostré
le condor raflé par une trombe soudaine
je suis le souffreteux gêné par les délabrements
le croche-pied aux habitudes
l’Orient à l’affût, mais un autre le dirait mieux
je suis l’empressé qui se mêle de tout
l’invité du marquis de Couille-Verte
l’adresse du facteur restée secrète
je suis un fragment en queue de la Grande Ourse
l’œil qui rit avec afféterie
l’accent mis partout sur les performances
je suis la ruse de l’apache, j’agis avec prudence
la résistance du mineur devant l’autorité
la nuit qui plane jusqu’en Islande
je suis l’innocent comme le présumé
le rameur d’une galère congénitale
la jouissance en quête de disparition
je suis l’aire trouble où les femmes racolent
celui qui marche nettement mieux qu’il ne court
la poire d’angoisse si bien avalée qu’elle ne crie
je suis le motif obsédant dans le réveil des pensées
la térébenthine où se dissolvent les peintres
un fouillis de flammes, d’une indicible rage
je suis une levée en masse, jamais égalée
le gigantesque essaim lâché en arrière des talus
l’affirmation aiguë des lesbiennes
je suis l’asphalte de qui n’a nulle part où aller
l’adieu d’une grand-mère à sa petite fille
la libération des contrées opprimées
je suis l’eau et la brassée de paille
la parole, c’est si dur d’être mis en sourdine
le flair d’une bête pourchassée
je suis le visible qui se dévoile autrement qu’hier
l’arbre abattu qui a roulé au bas du ravin
le silence advenu dans le cri des larmes
je suis le cheval surchargé de vaincus
l’achat d’une conduite payée au rabais
l’os luxé par des coups de pelle
je suis le gueux, ni plus ni moins que lui
la toile abstraite couverte de poussière
l’achèvement de travaux lilliputiens
je suis plus un enfant qu’un arbre
le phraseur qui renvoie le son vers le sol
l’image déformée par un miroir cylindrique
je suis le va-et-vient, sans arriver jamais
le lieu qui met les proies en sûreté
la détonation dans les nuages
je suis, en imagination, chaman ou détective
la quatre-vingt douzième année d’une vie
le livre où l’on espére se désaltérer
je suis un piaf, sans aucune espèce de souci
le silence, pas question d’y échapper
le mur d’enceinte des cimetières
je suis l’acceptation des obèses dans le monde
l’horizon, et ce n’est pas le moindre miracle
l’être dépourvu de bouche et d’yeux
je suis le six amené d’un coup de dés
l’exigence de celui qui n’attend rien
le rastaquouère dont on ne peut se soucier
je suis l’orbe d’une terre cuite
le clochard qui manque de soutien
le détour de l’eau dans les salines
je suis l’hôte qui connaît la marche à suivre
la lente traversée d’une ligne de crête
le religieux qui renonce à ses vœux
je suis la plèbe sagouine qui grouille
le ricochet ininterrompu dansant sur l’étang
le paysage échappé de son cadre
je suis le coma béant de l’éternité
la rondeur d’une boule carrée
le nez qui s’essuie sur les revers
je suis le passage obligé de toute crise
le court-circuit, comme chacun à son tour
et dans l’ombre perfide un lâcher d’oies
je suis l’œuf d’or tué par cupidité
le sol qui s’ouvre par le retrait des eaux
le calme ensorceleur précédant l’orage
je suis la façon rare de passer inaperçu
l’abandon plongeant et sans issue
l’injure en équilibre sur un pèse-lettres
je suis un pic large par le haut et étroit par le bas
une tempête filmée à Ouessant
l’ambition de rendre les gens heureux
je suis dans l’oreille celui qui enseigne à mal dire
le classement par âge d’une flopée de gens
le tournoiement de la porte en plusieurs endroits
je suis la femme abordable par les sans-abris
l’encauchemardé plein de plaies et de bosses
la fille délicieusement allumée
je suis l’allure soutenue quand l’on cesse d’espérer
un Cupidon jeté à la gribouillette
la furie soudée par la force des cuisses
je suis le problème des monts et merveilles
le sang et la sueur dans l’arène
la statue changée en mariée de la main gauche
je suis le faux pli des draps roulés
le bleu vu au plein de la lune
mais serais-je jamais plus exempt de souffrances
je suis les raisons de faire croire que je suis mort
l’anguille de Melun surprise à Saint-Malo
l’apaisement sans lequel je ne pourrais tenir
je suis le composé de rêves dont nul ne se lasse
le matelas fait de pétales odorantes
la rafale et le froid jetés pêle-mêle
je suis les mots que l’on suspend
le taux d’abstention qui chute
le repaire où se cachent les détrousseurs
je suis le sansonnet de la roupie
les genoux piqués en terre
le retrécissement des trous
je suis le cri répété par cinq cents poitrines
la cibiche fumée à l’arrachée
les fleurs qu’on vole sur les tombes
je suis la vase destinée au vinaigre
le nuage qui fait paraître le ciel plus sale
le bois noueux, difficile à polir
je suis la truffe irritée par l’odeur d’encens
la captive dont le bien-aimé s’éloigne
l’impulsion d’un mécanisme miniature
je suis une nonne en habit d’Ève
la corde des bassons et des violons
l’agent double qui se trahit lui-même
je suis le bonjour échangé de burlesque façon
la neige qui semble rire des frayeurs
l’incurable, mendiant une gorgée d’air
je suis la salle des pas perdus
l’ajout approximatif des phrases
l’homme aux cent yeux, n’en fermant que la moitié
je suis la hantise des nombres rangés sous vitrines
les dents du griffon limées en pointe
l’aile de l’avion qui s’arrache
je suis la couleur affichée comme atout
la rosée suintant sur les vitraux
l’œil bandé qui distribue la chance
je suis l’austérité sans qu’elle ne soit à portée
le destinataire des lettres de Cracovie
la chevelure dénouée et sans racines
je suis le zéro qu’on ne peut atteindre
la ville sortie méchamment de terre
les futilités qui se sont infiltrées
je suis la monture à des émeraudes d’occasion
l’Eldorado des boucs émissaires
le rire à la vue d’un dieu boiteux
je suis le vélo dans les têtes azimutées
le train bondé au châssis chancelant
l’idée qui se bat mais n’en vaut pas la peine
je suis l’allégresse qui se mesure en kilomètres
l’hérésie jugeant préférable de se dérober
la difficulté qui, une fois résolue, paraît simple
je suis l’être qui avoue ne pas exister
l’abîme, comme il fallait s’y attendre
quand bien même serais-je cette seule réalité.
Henry Chiparlart (2006)
L’autour dans les changeurs est en impasse de devenir.
Sa tête me faisait l’effet d’une tourelle de char, rien qu’à le regarder je ne pensais qu’au bourrage de crâne, oh faut dire que de ce côté là il était armée à lui tout seul. J’ai remarqué que les êtres qui en fond le moins sont ceux qui dans la frime débordent de par tout. Ce mec c’était une prothèse à tous les maux, pas un qui ne tombaient en panne. Fallait voir comment le vent peinait à le remonter sans jamais pouvoir parvenirà le dépasser. Une omniprésence intercontinentale qui fatiguait l’avions (nous) à l’extrême, plus le temps de faire le plein, les lents on en avait pas besoin.
Dommage que son noeud de cravate était toujours de travers, il aurait mieux valu que ce soit son appendice qui le soit. La représentation diplomatique à tous craint, genre (mariage pour tous,montre davantage d’attachement au stérile que d’intentions aux actes concis mais réels.
L’abîme sépare …définition la coupure…
Niala-Loisobleu
28 Février 2015




















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