Ah Connaître !


15 - 1 (1)

Ah Connaître !

La solitude est un état qui, pour être gardé intact en tant que vertu – car s’en est une – doit se découvrir enfant et être cultivé en dehors de tout intervenant. N’est-elle pas l’image de soi que le miroir nous renvoie. Je n’ai que faire des fausses solitudes, bien qu’elles soient les plus nombreuses. Elles sont quasiment toujours négatives. En fait leur vrai nom c’est atermoiement de l’égo. Manifestation d’une détresse dépendant de soi-même. Le monde n’est pas toujours responsable. Certes il a le don de sale gueule, mais enfin soyons honnête. Que ferais-je de personnellement créatif dans une réunion de personnes. Il y aura l’esprit classe d’école où le sujet ne sortira pas des diverses influences l’entourant. La solitude est l’épreuve initiatique fondamentale. Elle est formative. Dans la solitude l’amour est sublimé, il devient alors le solitaire qui navigue pour atteindre le but qu’il s’est fixé. Les souffrances lavent les faux-semblants pour montrer la moelle. Quelle lutte dans laquelle la frustration doit démolir le jouet et parvenir à l’extase du transcendé plus charnel que l’os jeté au chien.

Mon vélo pour destrier, je fus par bois, flotté au-delà d’un échouage provoqué par l’accoutumance de déchets-mangroves multiplié par le gâchis de consommation humaine. Abondance égocentrique indigeste l’humilité au point de la néantiser. Point n’est besoin forcément d’une morale enseignée. En tant qu’homme la nature a tout prévu. Ses tares, ses vices, comme ses qualités. Mon rivage accepte la diversité de communion spirituelle, j’y séjourne où m’en écarte, sans mettre le feu ni poser des mines dans le cas où il est contraire à mon individu. Parce qu’étant unique, nous pouvons avoir une pensée personnelle qui n’en appelle pas au pouvoir des autres.. Connaître voilà bien le sens d la quête. Je t’aime alors prend tout son sens.

Niala-Loisobleu – 7 Mai 2017

21.08.15 - 1

FRAGMENTS ET LOUANGES


Fragments et louanges

Partout l’air nous appelle, de l’horizon

aussi bien que de la poitrine. L’avons-nous vivifié

à notre tour, lui apportant une forme lucide

avec des mots comme parmi les arbres ?

Seraient-ils nus et noirs, isolés en hiver,

pour eux le jardin sans clôture, l’océan proche,

la marée haute, ils font mieux que s’ouvrir,

ils livrent un passage. Ces lèvres minces, durcies,

après tant de refus, que craignons-nous de perdre ?

Plutôt murmurer, plutôt balbutier :

quelques syllabes prononcées lorsque nous avançons,

les mots justes, généreux, se découvrent d’eux-mêmes,

ils n’ont pas à parler de nous, ils ne demandent pas

qui habite le seuil.

Pierre Dhainaut

Un bout de chemin s’il s’arrête, cogne du pied, en appel à la racine. Le bandeau d’une murette peut soudain masquer le devant soi. Les mains s’agitent, le corps tourne et nage dans ce premier bassin noir où pourtant jamais ailleurs eau ne sera plus claire. Etrange, nous sommes issus de ténèbres chauds que nous appelons toujours comme la Lumière Originelle à laquelle nous fier. Le mystère de la Mère est plus vaste que le plus grand des ô séant. La corde est à noeuds. Ancestral ombilic, coupé de génération en génération où toute notre vie avance en cordée sur la paroi lisse qui ne cesse de monter. La verticale est l’épreuve la plus noble de notre temporelle traversée, sorte de souffle intime auquel nous sommes raccordés. Les paysages où nous pensions n’avoir jamais posé le pied surgissent au centre des clairières de notre pèlerinage à la fontaine. La marque des chevaux humidifie toujours le sillon de son haleine, soc enfoncé dans la chair qui s’entrouve. Le premier souffle appelle la graine de la perpétuelle récolte..

Niala-Loisobleu – 4 Avril 2017.

68e705e1b784e52bfd51886e24f06806

L’OCEAN RESTE A MAREE A LA CABANE


09555ecb2b3947f1025878e7a1c1b4fc

L’OCEAN

RESTE A MAREE A LA CABANE

Les rênes du vent tenus par les nuages tiendront l’embarcation là où te rejoindre.; du moins l’espérai-je dans le doute que la confusion des éléments sème sur la route.Quel jour était t-il ? Lancinante question qui revient à toutes les aurores. Matin d’un début de soirée, quand le pas lourd d’une matinée cherche à se défaire de l’angélus ? Ou bien, juste avant le petit déjeuner, quand les yeux se soulèvent du caramel des pièges à mouches ?

D’aucuns m’ont dit « Nenni l’ami, tu te goures la fillette a bien grandie. »

Que m’importe les mois et les semaines, le temps ne doit s’inquiéter que d’avoir été utile au sujet principal, rien n’est productif en dehors du primordial. Je t’aime aux quatre saisons. Pour mes écumes quelques flocons, mes intentions quelques bourgeons, nous sommes vers.

La plage déserte s’étire de tout son long – Aline est là énième – le transatlantique rayé bien visible, la sieste, n’ayant pas plus à cacher qu’un camp de nudistes, ne fait d’autre  montre que celle de ses crapuleuses tendances

La nacre des coquillages, sautille entre les grains de sable. Je te tiens, tu me tiens par la barbichette frisottant nos coeurs joints, le premier de nous deux qui ira à l’autre trouvera la seule voie qui chante. Les semaines ont posé leurs sets à table du moi. On s’abrite sous le toi.

Sous l’auvent de la grange les fagots sèchent des pluies dans les bras des souches de ceps. Rien n’est vin, qui ne tient pas le temps. L’étiquette sous la poussière du chais disparait de l’annonce mensongère des foires au vain.Du rien que nous sommes au moins faisons un rêve.

Je ne t’ai pas montré  comme un de ces mirages que les livres pieux mettent dans leurs illustrations. Je ne me suis jamais travesti pour entrer dans ta pensée. Quand le soir tombe, mes lèvres caressent les lettres de ton nom, tout comme mes matins épèlent un baiser à ton oreille.

Où sommes-nous de l’un, où allons-nous de l’autre ? Partout ma Muse.

Il y a tous ces décors, tous ces costumes de nos théâtres de jour.Le texte fait rôle à part.Nous nous retrouvons entre les allées du spectacle.

La plage a suivi un oiseau qui pêchait. Le marais s’annonce au détour de l’étier. Quelques fers tordus rouillent aux planches blanchies par le sel. Dans des senteurs d’iode, les goudrons des calfatages se raclent la gorge aux filets de la marée montante.

Une marine pousse aux ocres verdâtres de gris bleutés, échoués aux roseurs irisées, en suivant l’arête d’un zig-zag posé en retombées d’écume. Non, là n’est pas naufrage. Là, est posé sur les grands fonds, le mystère entier. Cette énigme de la relation d’amour. Ici nimbée de dépassement, écalée de raison, brossée de conventions, dans son écrin maritime, c’est le noeud métaphysique qui transforme l’au-delà.

Les électrodes de ta peau aux cosses de la mienne, branchent un courant continu.

Evidemment que je t’aime, idiote.

Bien que je fasse la saison de silence.

Des lignes continues en réseau tissé serré.

Comment resterions-nous vivants, morts de l’autre ?

Mon été de qui je suis.

Tu contiens, mer d’ébène, un éblouissant rêve qui pirogue en train de bois de la source à l’estuaire. Chère à l’équilibre que la force réclame comme pilotis où l’amour enracine lacustre son né nu phare

Niala-Loisobleu – 27 Mars 2017

 

P1030955

 

 

 

COQUE TELLE


COQUE TELLE

Les murs dans lesquels je passe ont des trous d’éponge

Entre essorre

Devoir passer son ciel au curetage, laisse ses traces hétérogènes

Qui ou quoi qu’on soit on a une part des autres à devoir composer avec la sienne

Sauf pour ce que t’es mienne qui demeure à part en Nous.

Niala-Loisobleu – 21 Mars 2017

2d65f6c2cf5486e73c890958c9327acc

CE PEINT TEMPS


b4399b559e5314b6bf3081382d610266

CE PEINT TEMPS

Le livre de la pauvreté et de la mort

(Paris, 1902)

Je suis peut-être enfoui au sein des montagnes

solitaire comme une veine de métal pur;

je suis perdu dans un abîme illimité,

dans une nuit profonde et sans horizon.

Tout vient à moi, m’enserre et se fait pierre.

Je ne sais pas encore souffrir comme il faudrait,

et cette grande nuit me fait peur;

mais si c’est là ta nuit, qu’elle me soit pesante,

qu’elle m’écrase,

que toute ta main soit sur moi,

et que je me perde en toi dans un cri.

Toi, mont, seul immuable dans le chaos des montagnes,

pente sans refuge, sommet sans nom,

neige éternelle qui fait pâlir les étoiles,

toi qui portes à tes flancs de grandes vallées

où l’âme de la terre s’exhale en odeurs de fleurs.

Me suis-je enfin perdu en toi,

uni au basalte comme un métal inconnu?

Plein de vénération, je me confonds à ta roche,

et partout je me heurte à ta dureté.

Ou bien est-ce l’angoisse qui m’étreint,

l’angoisse profonde des trop grandes villes,

où tu m’as enfoncé jusqu’au cou?

Ah, si seulement un homme pouvait dire

toute leur insanité et toute leur horreur,

aussitôt tu te lèverais, première tempête de monde,

et les chasserais devant toi comme de la poussière_

Mais si tu veux que ce soit moi qui parle,

je ne le pourrai pas, car je ne comprends rien;

et ma bouche, comme une blessure,

ne demande qu’à se fermer,

et mes mains sont collées à mes côtés comme des chiens

qui restent sourds à tout appel.

Et pourtant, une fois, tu me feras parler.

Que je sois le veilleur de tous tes horizons

Permets à mon regard plus hardi et plus vaste

d’embrasser soudain l’étendue des mers.

Fais que je suive la marche des fleuves

afin qu’au delà des rumeurs de leurs rives

j’entende monter la voix silencieuse de la nuit.

Conduis-moi dans tes plaines battues de tous les vents

où d’âpres monastères ensevelissent entre leurs murs,

comme dans un linceul, des vies qui n’ont pas vécu

Car les grandes villes, Seigneur, sont maudites;

la panique des incendies couve dans leur sein

et elles n’ont pas de pardon à attendre

et leur temps leur est compté.

Là, des hommes insatisfaits peinent à vivre

et meurent sans savoir pourquoi ils ont souffert;

et aucun d’eux n’a vu la pauvre grimace

qui s’est substituée au fond des nuits sans nom

au sourire heureux d’un peuple plein de foi.

Ils vont au hasard, avilis par l’effort

de servir sans ardeur des choses dénuées de sens,

et leurs vêtements s’usent peu à peu,

et leurs belles mains vieillissent trop tôt.

La foule les bouscule et passe indifférente,

bien qu’ils soient hésitants et faibles,

seuls les chiens craintifs qui n’ont pas de gîte

les suivent un moment en silence.

Ils sont livrés à une multitude de bourreaux

et le coup de chaque heure leur fait mal;

ils rôdent, solitaires, autour des hopitaux

en attendant leur admission avec angoisse.

La mort est là. Non celle dont la voix

les a miraculeusement touchés dans leurs enfances,

mais la petite mort comme on la comprend là;

tandis que leur propre fin pend en eux comme un fruit

aigre, vert, et qui ne mûrit pas.

O mon Dieu, donne à chacun sa propre mort,

donne à chacun la mort née de sa propre vie

où il connut l’amour et la misère.

Car nous ne sommes que l’écorce, que la feuille,

mais le fruit qui est au centre de tout

c’est la grande mort que chacun porte en soi.

C’est pour elle que les jeunes filles s’épanouissent,

et que les enfants rêvent d’être des hommes

et que les adolescents font des femmes leurs confidentes

d’une angoisse que personne d’autres n’accueille.

C’est pour elle que toutes les choses subsistent éternellement

même si le temps a effacé le souvenir,

et quiconque dans sa vie s’efforce de créer,

enclôt ce fruit d’un univers

qui tour à tour le gèle et le réchauffe.

Dans ce fruit peut entrer toute la chaleur

des coeurs et l’éclat blanc des pensées;

mais des anges sont venus comme une nuée d’oiseaux

et tous les fruits étaient encore verts.

Seigneur, nous sommes plus pauvres que les pauvres bêtes

qui, même aveugles, achèvent leur propre mort.

Oh, donne nous la force et la science

de lier notre vie en espalier

et le printemps autour d’elle commencera de bonne heure.

Rainer Maria Rilke

Présence contrecarrée, quelque chose d’inhabituel étouffe la raison profonde qui m’a jusqu’ici tenue là vif au combat. Il manque à ce magique avènement ce qui l’induit normalement par effet de cycle. En lui, est un élément contraire qui abolit sa nature même et l’entraîne au gouffre, s’est glissé . Je n’ose….et pourtant dans ce désordre ambiant qui anémie la terre entière, il se pourrait que l’annonce me soit plus personnelle… entends-je les trompettes, le dernier-faire part que ma révolte de vivre ne pourrait repousser des quatre fers ?

Ma richesse de la vie, certes, n’accepte pas la pauvreté de la mort mais quand c’est l’heurt c’est plus l’heur. Si la cloche a sonné le bout du couloir, il faut décrocher le manège du porte-manteaux et de l’aqueux du mickey.

Niala-Loisobleu – 20 Mars 2017

f4b6a8c3f6303a2ca92290983718ad31

Enregistrer

UN PAPILLON VOLE ET MOI AVEC


c35117194a3b9dc9fc761f3e811af04c

 

UN PAPILLON VOLE ET MOI AVEC

Tête vers l’intérieur, le mouvement des rideaux pose ses doigts sur le rebord de la fenêtre. Dos douloureux, front glacé, une tache contre au manque de clarté de la vitre. La pièce retient visiblement un ensemble d’idées disparates, dans un désordre tel que rien ne tient debout. L’endroit et l’envers se cognent dans les murs d’un palier à la minuterie coupée. Combien d’étages restent-ils à se farcir? Les seules nouvelles attendues n’étant pas arrivées, la boîte à i’être s’écrit en monologue . Il est une boule de cristal, au bas de la rampe. Cet espoir surhumain qui coupe le gaz au bon moment.La musique elle-même n’ose plus faire le moindre mouvement, on la sent sur le pas d’une pudeur extrême, elle si vive, si insouciante, toujours le pas de danse à la bretelle. Le prétexte à sortir du sillon mis spontanément en avant, tel un printemps qui résiste au gel. Et les casseroles repliées sur la batterie de la désinformation , n’émettent pas le moindre bruit qui s’avère, on les sent un peu honteuses, sans toutefois le dire. Seraient-elles coupables ? Pourquoi pas ? Oui, mais de quoi ? De ne rien dire ? Ah la fuite en définitive c’est ça, ce qu’il y a de rassurant. Seulement voilà c’est pas comme quand tu te promènes le nez collé à un petit papillon bleu. Alors tu traverses le champ en sautillant. Pour ne rien perdre de l’acrobatie du vol, t’as les narines au pot de l’animal, qui fait son meeting aérien.Tu chantes et ris, oubliant que t’étais sorti à poil, juste les lacets dénoués de tes semelles de vent aux pieds. Même pas un chapeau de paille, du soleil sans ombre, trempé dans de la fleur des champs, dans la couleur du bonheur. Et ça monte, ça redescend pour dessiner de la volupté, de la spirale, du tourbillon, le manège de tes tuileries, hennissant de tous ses chevaux de bois. Y a même le violoniste du coin de la rue qui fait se tordre l’accordéon de la fleuriste des quatre-saisons. Des sauts de frissons parfumés, des sauts de jours de faites l’amour pas le guère. Et de la fenêtre du 5°, le piano secoue son clavier, la nocturne s’éparpille, c’est matin, c’est vite on court dans l’escalier, les cerfs-volants passent la rampe. Sur les étagères les bocaux de cornichons resteront les seuls à mariner.

Le petit papillon vole toujours…plus fort que la réalité pleine de choses à pas pouvoir décoller du sol.

Les alliances de la combine se rendront toutes seules à l’église pour baptiser la mort.Nous on veut vivre !

Niala-Loisobleu – 24 Février 2017

d9a195b75dc17b5356713ceef5dcd15c

PARTICULARITE PROPRE A LA GENERALITE


d2c0f1034b58c9d554e7b652fd6aa86d

PARTICULARITE PROPRE

A LA GENERALITE

Déjà quand ça prend l’eau de partout, si tu baignes dans un temps magnifique d’un prématuré printemps, tu te sens retenu de crier ta joie, averti quelque part que c’est trop beau pour y croire. Derrière tout ça, le loup a lancé son offensive de séduction de faim de petit-chaperon rouge et de mère-grand.

Il est milieu de l’après-midi, le soleil occupe chaque oiseau à chanter qu’il fait un Dimanche merveilleux. Tu penses cabane depuis quelques jours. Elle t’appelle, te veut, t’es à demi déjà en route pour y retourner.

Dring, dring, dring, fait le téléphone…

Un ami cher t’annonce le viol

Suit un gendarme

La cabane a subi des dommages avec effraction…

Les risettes se pétrifient. Ce beau a plus de merde en lui qu’un intestin naturel. Si on était pas dans un scénario de promesse électoraliste, peut-être que le maquillage printanier aurait resté dans l’armoire de toilette. Où il est devenu ton phare ?

J’ai mal de cette société qui ne respecte qu’un besoin de détruire. Elle a le mal plus fort que son mensonge et sa calomnie. Le seul acte auquel elle passe, c’est de mutiler ce qui est la joie de vivre la plus simple.

Niala-Loisobleu – 20 Février 2017

chateau-d-oleron_philippe-rio

 

 

MEMOIRE SANS VISAGES


76ad292cdf5a2a2f719fe9a9a5a22a95

MEMOIRE SANS VISAGES

En pile ou en détails, comme des bras co-liés, dans le ruban par lequel les mots à la suite se retiennent, alors que glisse la clef qui garde le t’aime  d’actualité. Le rose tourne aux contorsions des lianes qui balancent entre-deux zoos. Bel animal sauvage que la cage matte aux cris. Un reste d’odeur fauve exhale de temps à autre l’idée qu’on en a gardé ou l’image qu’on s’en fait. La notice donnant deux options d’emploi selon la conviction et le doute qu’on peut avoir devant soi. La voix geint et rit, attendant la preuve que seul l’écho porte en lui.Des cailloux, trouver  le moyen de aire la part entre ceux qu’on a posé et ceux que l’on a reçu. L’amour quand il danse sur le fil rouge a le flou de la vapeur et la fascination de l’arbre en fleurs. Que conclure de l’absence ? A moins de revenir au début trier le faux du vrai, le vide en grandissant n’éclaire qu’en clair-obscur. Lueur des bougies, sur la blancheur où les ombres grandissent. Nous voici à la fin de l’hiver, le pont est déjà en vue, comment sera la rivière à l’embarcadère pour l’autre bout de la nuit ? Quelque soit la situation, l’herbe tremble toujours de la même émotion végétale. Peut-être devrais-je entendre avec mon oeil qui habite l’inconnu, en remontant l’ombilic que la vague fait aller-et-venir ?

Niala-Loisobleu – 17 Février 2017

.

 

NOS VOYAGES INTERIEURS 1


img_1502

NOS VOYAGES INTERIEURS 1

A force de donner des reins,

en terminal on cherche quoi de ce qui reste

faut dire qu’à pas pouvoir mettre un chien dehors

je m’ai  pas fui à l’intérieur

 

img_1503

 

Non j’ai vu ma Campagne et ma Muse me sourirent

Et on s’a pas mis en cage

on a vogué toute volière dehors

 

img_1505

Du coup les stores se rappelant Venise, nous ont conduit tout droit aux soupirs. Casanova laissé pour conte d’auteur dans la corbeille d’une nageuse de fond. Tant que ça pleut , ça craint pas de voir le Sade poussé par une flagellation touristique entraînant partouze à déraper la capote dans le cas niveau libertin.

Mes couleurs s’enrouent pas quand le temps met la mode au gris. M’aime que j’ai le sang qui bat, qui bat, qui bat, que  le lit défonce la clôture du Pertuis d’Antioche, soulevant le drap genre vague maousse vague qui cache rien de sa première intention de sauver le principal de ce qui fait le sel de la vie. Puis la poitrine de ma Muse a balise, faut voir comme quand elle argosse des deux fusées.

Bref, j’ai mis trois petits à l’ô en un seul à leur fenêtre…

Niala-Loisobleu – 6 Février 2017

img_1506

Mes Campagnes – 2017 – Niala – Acrylique encadré sous-verre 63×23

 

PENSEES DE MONTAIGNE 1


857661

 

PENSEES DE MONTAIGNE 1

 

Je vois que plusieurs vertus, comme la chasteté, sobriété et tempérance, peuvent arriver à nous par défaillance corporelle. La fermeté aux dangers (si fermeté il la faut appeler), le mépris de la mort, la patience aux infortunes, peut venir et se trouve souvent aux hommes par faute de bien juger tels accidents et ne les concevoir tels qu’ils sont. La faute d’appréhension [=incapacité à  se rendre compte d’une situation] et la bêtise contrefont ainsi parfois les effets vertueux : comme j’ai vu souvent advenir qu’on a loué des hommes de ce de quoi ils méritaient du blâme. (Montaigne, Essais, II, 11 ; nouvelle Pléiade, 2007, p. 447 ; Pochothèque p. 673 ; Villey p. 426).