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MON JARDIN D’ECRITURE 20


MON JARDIN D’ECRITURE 20

Les doigts au bord de la page blanche cherchent le vol blanc des premiers oiseaux

aux ongles

un reste de peau pris à la coque d’une écaille de la dernière nage

La lune en passant de l’autre côté du miroir a tout repris du tain des étoiles

peut-être faudrait-il trouver l’arbre de la mémoire

végétal de médecine

qui garde le bruissement de l’air et ses couleurs

Peut-être ?

Tout l’inconnu de ce qui veut se maintenir est présent dans chaque énigme

les oiseaux le savent mieux que personne en repartant migrer des lieux saisonniers

Le renouveau est fondé sur l’expérience

tout au moins dans ce qu’il a toujours de première intention

Voilà plusieurs vies que la peinture me fait traverser

si je compte à partir du jour où j’ai appris le broyage

voilà un foutu temps que je voyage maintenant dans le tube

Pigments naturels

bien que soumis à la dure loi des hommes vous aurez toujours une éternelle défiance de la chimie

Cet émoi du mariage de la toile et des doigts

comme l’aventure de la caresse à la femme aimée

pousse constamment d’une odeur renouvelée de rosée

indescriptible mélange qui de la pâte court au glacis

les phalanges comme la paume

après avoir pétri cherchant la transparence de la lévitation

Aux ouates l’hydrophile buée qui va livrer l’éclaircie en douceur

Là revenu au bord de l’estuaire je ferme les yeux

tous les signes de la remontée des eaux en alerte

M’aime les hautes herbes du marais cessent de s’agiter

pour une minute de silence qui fera monter le sel

Nial-Loisobleu

12 Avril 2015

BLEUS-BLANCS MATINS 2

2013

NIALA

Acrylique s/toile 65×54

Disponible : 1050,00 €

POINT DE VUE 1


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POINT DE VUE 1

Encore une journée ensoleillée, un jour à peindre, un jour à décrire.
Mon bouleau feuille sans rechigner, au travers de ses branches dans le droit fil de tout ce qu’il a déjà écrit. A l’écouter chanter, il apparaît qu’à l’encrier le ton ne serait pas passé. Vert-galant. Peau d’épices. Avec un poil de pigment tout le ciel se colore du rose de tes joues quand tu les assois sur mes lèvres. As-tu vu alors quel sourire s’étale aux mains ? Hum l’équilibre se reconnaît zygomatiquement à l’empaumé des seins. Parfaitement à l’horizontale du point du jour, c’est-à-dire à la verticale de Phébus. Un zénith sans la star en tournée. Avoir un sujet de toi dans l’écrit, dure. Puisque mon sujet n’est qu’Amour.

C’est ainsi que le cerisier en dépit du « Temps des Cerises » revient avec une constance qui rassure en ces temps volages.

Que reste-t-il de nos marques humaines, pourtant certaines étaient du grain qui pousse à la culture. L’humanité en proie à faire face à sa perpétuelle survie ne s’est pas ménagée le dos à bêcher la glèbe durant des siècles. Ce courage en dehors de tout ce qu’il peut avoir de matière à polémique, qu’en advient-il ? Si Victor suit les nouvelles, un de ces quatre matins, faudra pas s’étonner de voir un corrigé des Misérables naître dans les kiosques. Les fondations pourtant profondes ne résistent plus à l’ineptie la plus renversante. Nos origines passent au vide-ordures sans tri préalable. Une véritable gabgie touche au plus profond de notre source. J’en arrive à chercher l’embarcadère de notre culture, quand dans le métro du quotidien, je vois les correspondances menées à l’opposé de la direction initiale. Le retour aux guerres de religion tient le pompon. Au point que moi, le mécréant, je ne peux passer en fermant les yeux. J’ai pas été consulté pour être fait chrétien, on m’a baptisé suivant le rite qui demeure en vigueur dans le bisness religieux : pour tous nouveaux nés souscrire une assurance contre la mort. Je passe sur cette déplaisante obligation fournie par la peur. Me voici devant le fond de l’histoire. Pas besoin de se pencher à risquer de tomber pour s’apercevoir que nous sommes le fruit d’une culture judéo-chrétienne. Athée ou pas. C’est une forme de sérum de notre sang. Le hic c’est que sans qu’il ait été possible de faire une transfusion, on a laissé entrer tout doucement tout et n’importe quoi au nom de tout et surtout de rien. L’esprit de 68. Bonjour les dégâts.V’là les touche-pas-à-mon-pote qui déboulent par cargaisons entières. Je suis tolérant. Je pratique la couleur professionnellement. Même celle de la peau. Au point de lutter ouvertement pour dénoncer le danger du nouveau parti sur fond nazi. A quoi ceci rime-t-il aujourd’hui. C’est insoutenable d’être lâche, La peur pourtant y conduit. car ça contient une part de risque mortel. Je le répète je suis agnostique et j’étais tolérant. Je veux dire par là que je ne refuse pas l’existence d’un dieu s’il se montre, que c’est valable pour toutes les confessions, en vertu de quoi il m’est intolérable de devoir être soumis à accepter l’inacceptable.Aussi je vois revenir avec frayeur le danger du FN grâce aux propos provocateurs du père fondateur. Ses mots ne disent pas que des mensonges, la fille le sait trop bien, elle va par le jeu de polichinelle où ils excellent, faire en sorte d’en tirer profit. Alors pendant que je suis encore libre de pensée, je dis le plus pacifiquement possible, sans aucune haine, stop des mosquées je ne vois pas d’un bon oeil une construction au double. Je souhaite que les hommes puissent vivrent chez eux, comme ils veulent, suivant leur culture, leurs rites, leur confession, mais qu’ils vivent dans leur pays natal. L’immigration de masse ne peut être que la solution la plus mauvaise qui soit.

Je me sens léger par vocation, le quotidien avec ses frayeurs, ses crimes abominables, son inclinaison à ne retenir que la souffrance et à cultiver la peur, n’excitant que ma tendance naturelle au Beau.

Niala-Loisobleu
9 Avril 2015

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CONDITIONNELLE ATTITUDE


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CONDITIONNELLE  ATTITUDE

On marche dans les pièces cousues en couverture de son histoire

sautant des pages essentielles

par agrafe au raccourci

Les lignes salinent

ah

Bouffi

t’as loupé les mots qui se taisent

par humilité

pas la tienne

la leur

celle du  buvard au bord des tâches

qui font les effacés du gros titre

pas causeux

mais seuls à contenir

Restent plus que les fioritures de la mauvaise langue

Je suis bien d’aujourd’hui à cause d’hier

mais hier j’étais mal sans

en dehors de l’à venir

sans doute par inadvertance d’un chapitre

ou tout simplement d’une lecture égoïste

le choix des mots

comme on f’rait avec un horoscope pas à son goût

C’est plus facile de ne sentir qu’à travers ses si

L’apporte sonne

sa photo

est entrée

……………………………………………………………..

Silence

………………………………………………………………..

Cette profondeur dans tes yeux

cette grâce dans tes traits

comme un déroulé de perspective sous les arcades

Je tremble dans un bouillon lacrymal

lavant

à neuf l’état des lieux

Te voici écrite en histoire vraie

ma Vie

mon Bel Amour

horizon à la verticale

là main tenant

je nage de bonne heur…

Niala-Loisobleu

8 Avril 2015

01

BORD D’AILES DE MER


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BORD D’AILES DE MER

Alors qu’aux voiles du sommeil, retenues par les tentacules de la pieuvre, elle n’émergeait plus qu’entre deux vagues, dans de courts instants de prise d’air vite repris par la machine du casse, j’aperçus entre deux mers un mouvement au faîte du château des cartes. Annonce d’un virement de bord. Salutaire signe qu’aux plantes des semelles la racine veille à ce que le grain ne meurt.

Une odeur apparue en premier, venue du plus loin des aisselles, reste de brousse tartinée de lionne en gestes fauves. Le point d’eau en corps bien humide et défait dedans du crocodile près dateur.

Dans les boucles des longues mèches, l’huile aux essences de pores tirait la flamme à ailes. Marque d’un rite mystique qui n’avait point besoin d’incantations barbares, mais du peigne à girafes pour retendre le coup hors de portée du Kid nappeur de narco tics.

Quand la première écume blanchit de mousse le bord de ses cils, on vit s’ouvrir les premiers embruns de partout. Ô taire fertile, combien de renaissances doit-on à tes silences au beau milieu des fausses-couches de ces bavardages creux, empreints de mesquineries proches de la calomnie que la haine fourbie de son venin.

Avant même que le premier coq chante au fond de la casserole, le fumet de l’aurore dorait la première tartine. L’orient repoussant la couverture montrait la pointe du sein du jour, ma foi plus crédible qu’un dieu bouffi n’ouvrant que sur un jour à mite.

Tressaillants depuis son ventre en rouleaux, nous fûmes portés par la perception d’une intime conviction soudaine. Un terme auto-collant se posant in situ sur la bouche dégoût du bellâtre poulpe, qui se trouva invité à rejoindre d’autres lieues sous l’amer.

Sortant de la conque, la nacre rose de peau retournée fit chanter le coquillage du fond de la mémoire. Un chant sauvage autour duquel les mains claquèrent au tempo du râle des guitares que l’accordéon roulait des hanches du poumon des clarinettes, haut-bois en érection…

Niala-Loisobleu

6 Avril 2015

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CHERCHEUR D’HORS


Wanting More by Conlaodh

CHERCHEUR D’HORS

Au fur et à mesure que l’on marche, les paysages que l’on traverse nous entraînent dans des lointains qui nous rapprochent de nous. Nous nous éloignons pour mieux nous rassembler dans un retour au noyau qui ne pouvait que nous échapper malgré son intime proximité. Besoin inné d’apprendre, naturel à nous découvrir lavé de tout ce qui détourne. Ainsi nous appartenons à une éternité qui se renouvelle pour nous offrir le choix de magnifier notre temporel, cet épiderme constant de notre vérité.

Que de détours il faut emprunter, avant que nous parvenions au seuil de la conscience de ce que nous n’avions pas regardé, pas cherché à rencontrer, de cette errance en divers lieux, personnes, actes, pourtant à aucuns moments décousus de nous. Notre âme a son chemin, pareil à un tracé de cathédrale . Nantie de l’Art de Construire, elle nous place devant la porte basse où le voyage nous offre de nous vaincre ou de nous mourir. Sans autre alternative. La seule curiosité qui doit exister st bien celle d’aller au-devant de nous. Elle n’entrera jamais au rang des défauts. Elle ne peut pas ignorer nos tares, donc elle est un filtre, pas un accommodement pernicieux d’autruche.

Entends-tu cette musique ?

C’est la voix du premier matin. Instant où la Lumière n’a rien épargné. Elle a extrait chaque particule de nous, sans condamner à un destin tout tracé, mais  totalement à construire dans le libre choix.

Notre espérance a été définie à cet instant précis…Seulement nous n’avons vu le jour dans aucune pochette surprise, certes nous sommes une légende, nous avons un droit de graal,  oui et aussi une pelle, une pioche, différents outils…pour devenir un vrai chercheur d’hors…

Pour aller vers Toi Amour… hâler et hâler encore…

Niala-Loisobleu

5 Avril 2015

POISON D’AVRIL


Larissa Morais - Tutt'Art@ (45)

POISON D’AVRIL

Dédicace aux pierres qui respirent

Où iraient les voyages sans des lieux étrangers aux valises

Pâles images liées à l’anse d’une crique absente

Au grand dam d’un catalogue r’anse

Sables blancs qui ne peuvent transpercer l’opaque restez aux adieux de fontaine belle

Myopes galets

Varechs exploités

Goémons ramasse-miettes

Nageoires de métal pour leurre d’oisobleu

Eh Coco as-tu vu les cernes des noyers

Quand les-dits gars gars coulent à pique

Maître Coq joue à carreau

Un coeur à quatre feuilles

D’une pollution coiffant le fond clair d’un golf en dérive d’atolls

J’ai du linge de rechange contre la laideur des chemises fanées de fleurs

Ô que la sueur trouvée au travers des cases d’un village dressé sur pilotis

A de parfums de vie propre

Passé la barrière des immondices d’aujourd’hui

Un gosse sale

Tout nu

Aux yeux brillants

D’un rire propre

A des milliers de kilomètres

M’écarte du monde pourri

Primitif

Serait-ce le signe

Que j’existe

Le silence n’est jamais à sa place au soleil de mauvaises énergies

L’ombre des fuites le court-circuite

Ici, là, n’importe où

L’ailleurs où qu’il réside

L’Orient est au zénith du levé d’un ru né de la source

Caché sous la toison végétale de l’humus

Au pied de la montagne

Passionnément j’épile les pétales d’éternels vingt ans

L’oeil entre les oreilles d’une poussée verticale des reins

Un chemin de couleurs romanes frappe au tympan de St-Jacques

Chapiteau dorique

Rite au bâton

Le Maître introduit la Cérémonie

La porte basse perspective un rai

La pierre sonne à la volée

Ailes déployées sors du poisson d’Avril

Prends le prochain voyage comme l’arbre qui sourd au désert

Niala-Loisobleu

1et Avril 2015

Larissa Morais - Tutt'Art@ (29)

LABEL BOIS-DORMANT



LABEL BOIS-DORMANT

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LABEL BOIS-DORMANT

Lombaires en marée montante,

la colonne aux dunes, je revertèbre sa présence

aux mouvements du ressac.

Nage un rayon de lune

une écaille qui maille

zébre les profondeurs

d’une lame tranchante

Crois à l’amour, même s’il est une source de douleur.

Ne ferme pas ton coeur.

Non, mon ami, vos paroles sont obscures, je ne puis les comprendre.

 

Le cœur n’est fait que pour se donner avec une larme et une chanson, mon aimée.

Non, mon ami, vos paroles sont obscures, je ne puis les comprendre.

 

La joie est frêle comme une goutte de rosée, en souriant elle meurt.

Mais le chagrin est fort et tenace. Laisse un douloureux amour s’éveiller dans tes yeux.

Non, mon ami, vos paroles sont obscures, je ne puis les comprendre.

 

Le lotus préfère s’épanouir au soleil et mourir, plutôt que de vivre en bouton un éternel hiver. .

Non, mon ami, vos paroles sont obscures, je ne puis les comprendre.

 

Rabindranath Tagore (Le Jardinier d’amour)

L’ardoise délitée couvre le dessus de ma chambre,

aux craies les vignes s’encalcairent

d’un cru verre bistre de maux croisés

indéfinis par des larmes d’or

Vas et ouvre les rideaux de l’horizon,

là, ici, quelque part,

nous sommes noués,

d’un noeud de bras

aux poitrines des grands espaces

nous finirons par tomber dans l’unique haleine

de ce baiser qui sort du sommeil

Niala-Loisobleu

31 Mars 2015.

Morbidus Delirium III by Olilemulotcarnivo

POSE-LE LA


This Twilight Garden by gallegosart-com

POSE-LE LA

T’as raison

quand le vent ferme les fenêtres c’est plus commode de se glisser au fond du tiroir

il y a toujours un pli à lire dans le tissu de notre matière

qui bleuit de lin l’autre de ses cotons

On demeure soie

retenus par chacune de nos bretelles

sans perdre le moindre bouton qui attend d’ouvrir…

Niala-Loisobleu

28 Mars 2015

CHEMINS DE TAIRE


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CHEMINS DE TAIRE

Où que ce soit, il y a toujours un violon qui cogne dans l’étui,

des brûlures de cordes en mal d’archet.

L’âge n’est rien, pas plus que la provenance du sable,

les grains de quartz déambulent sur le tapis lapidaire du tant

un  manque mis en boucle.

Les oreilles des voies romanes semblent refuser l’érosion naturelle, bourdonnant de gestes, fraîches de vieilles peintures, empreintes malgré l’athéisme  naturel de symbolisme religieux, architecture, fresques, sculptures à intention pédagogique : tympans et chapiteaux, demeurant la « Bible des Pauvres », comme au Moyen-Âge toujours illettrés malgré les efforts de Jules Ferry.

L’espace lui s’est aboli des constructions de la simplicité.

La lumière y fait défaut, le rythme des colonnes a été tronqué en même temps que les absides

Le style reste néanmoins en accord avec la sensibilité d’aujourd’hui.

Il s’illustre par l’absence absolue.

Un outre-noir dressé à l’orient a coupé les cordes vocales du coq made in taïwan.

La ceinture verte des fortifs de mon enfance est interdite à la libre circulation, plus plombée qu’une hors d’âge de la rue St-Denis que le sidaction contrôle,

L’an pire décence est atteint.

Bien sûr il y eut des ô rages, comme seul le Grand Jacques demeure témoin, du Jef coincé dans la paume d’Adam.

Sans doute y avait-il comme dans l’amer, cette fonction naturelle de cycle propre à lever la tempête, pour épanouir les premières fleurs du printemps que la Poésie tient au cas où.

Contrairement à la vie, la mort n’a jamais portée de liberté.

Mes yeux voguent aux gouttières des ornières, l

le droit plus que l’autre, une escarbille le squattant,

tous deux tendus dans la quête de la larme espérée,

un demeurant de sel venu de l’iode

collé à la planche blanchie du dos de la cabane

des verdeurs de cheval dans l’amble espérée

et des vols d’oies sauvages à la rencontre du continent d’ailleurs.

Toujours porteurs de résurrection.

Niala-Loisobleu

28 Mars 2015

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HALEINE HALEINE GROSSE HALEINE


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HALEINE  HALEINE GROSSE HALEINE

Gris vert le sable s’avale les galets

mi-ombre mi soleil

la gueule grande ouverte des moules à qui manque le couvercle baillent à jamais

quelques coques enrouées ne chantent pas non plus le levé du jour

c’est pas un changement d’heure qui donnera de la voie à l’à venir

Les années a ronger la côte ont changées la place que les oyats tenaient à me piquer les pieds quand,

dans ma nudité autorisée d’enfant, j’allais faire des châteaux à Oléron

sans qu’une arrière-pensée puisse mettre l’oeuvre en contestation

pas plus philosophique qu’architecturale

Faut dire à la décharge des adultes qu’ils engendrent plus souvent

pour donner la vie aux rêves qu’ils n’ont pu mettre à terme

que pour apprendre à grandir d’eux-mêmes

Parents c’est le repentir d’un enfantement non demandé

Une peinture neuve glisse entre bois et écaille

des odeurs de peint frais remontent la carène

sur son ber la coque devance la marée

elle tressaille à l’idée de mouiller

autrement que comme il se doigt

se laissant hâler aux oublis des raideurs d’un quotidien rouillé

Petit bateau deviendra grand

personne ne pourra lui interdire de se faire les plus beaux voyages

au plus près

ou

au plus lointain

c’est jamais la distance qui fait la découverte de soi

personne ne peut être plus près de son égo que son alter

quelque soit l’endroit où on le pose

dans quelque décor

quelque musique

quelque pêche miraculeuse

quelque roi mage

quelque mais si

Je péniche

tu chalands

île hirondelle

Ce bout de ficelle

auquel on accroche son destin a des dons élastiques inimaginables

si t’as pris soin de te munir du couteau

un ô-pinel

tu seras à m’aime de graver, tailler, façonner ta nourriture spirituelle

en coupant que les barbes

Que ferions-nous sans nos merdes

l’espoir ne servirait même pas à s’en torcher

Haleine haleine grosse haleine

toi la fille qui m’accompagne

t’es bonheur de te mettre en mon air d’accordéon au ton du jour bon

que rien des orages, malheurs des chemins défoncés, impasses, bifurcations, détournements,

changements de cap, guerres d’influences, programmes menteurs, réformes à réformer, contes à rebours

ne pourraient mieux me faire denser

Haleine haleine grosse haleine

fais le bon poids et Jonasse moi bord d’aile

Je t’aime tout simplement pas compliquée,

au contraire de ce qui m’a été proposé par temps d’autres…

Niala-Loisobleu

27 Mars  2015

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