A VIDE-TIROIRS


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A VIDE-TIROIRS

Quelques bouts et pars

là de ficelle ici de chemins

pêle-mêle

des bribes de jours sont épinglés

en bouts

tot n’hier

L’âme du couteau

émoussée

perd le fil

un coup de fusil pan c’est reparti

Tu l’attrapes en co-hue

quand la manif t’envoie à la République

chercher fortune au chat noir

Les bancs se souviennent des fois

des premiers serments

La Seine les referme sur aile

quand passe Ophélie

Que de monde à la une

quand personne ne sort de l’oeuf

dans l’aire du tant

de l’orée du bois d’amour

Ce n’est qu’un ô revoir

joue l’armée du salut…

Niala-Loisobleu

28 Avril 2015

Egg_by_AnnMei

EXCROISSANCE DE LUNE


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EXCROISSANCE DE LUNE

Quand on naît de bois

pétrifié par une des Gorgones

un jour d’odyssée

gente de pis

C’est pas possible d’être au monde en inexistant

zombie-valent

ectoplasme accouché par Mame Irma

Quelque surnaturel dans les genes

ça peut faire la table ronde d’une cuite en embuscade

La matière émotionnelle de marbre

la bouteille à l’amer

par apposition des maints tour de pass-passe

Pété

bourré

cuit

comme un p’tit Lu

rond comme un manche de pelle

Pourtant à les regarder on ne voit pas tout de suite le vice de forme

on s’approche chaque jour un peu plus près

en sentant bien que l’étrange est présent

mais sans pouvoir bloquer le charme

On est plein cap

voie des Sirènes

que les lises écrivent au piano des lettres ornées

Décharnés de la conscience

nos ectoplasmes

nous recouvrent de leurs ventouses

ça pieuvre

ça poulpe

ça vampire

à se faire bouffer la moelle

au point de rouler quatre membres crevés

Voilà une transe sibérienne au travers de la barrière de feu

qui va exiger d’urgence une transfusion sans guigne

blues in the blue…

Niala-Loisobleu

27 Avril 2015

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BRUISSEMENTS


Surrealism by Jake Baddeley

BRUISSEMENTS

La rivière doit bien avoir des pensées qui lui sont propres. L’arbre ne pousse quand même pas sans se poser des questions. Quand à l’oiseau je n’ai aucun doute, mon jardin a perdu ses hirondelles bien avant que les fils téléphoniques ne connaissent le numérique. Leurs couleurs si vivantes, vous en connaissez-vous des tons qui volent, qui font des sons musicaux de feuilles jouant avec le vent, non ça n’existe pas chez l’homme la lumière qui tressaille naturellement. Il faut qu’il se fasse des préalables pour espérer décider ce qu’il n’ose, sauf quand ça va porter malheur à l’équilibre, où là connerie est déjà faite avant qu’il se pourrait, rien n’est moins sûr, qu’il la voit.

C’est fou de voir que plus les siècles passent plus l’affligeant épaissit.

Ils sont forts les maîtres à penser. Des manipulateurs hors pairs.Pourquoi y râle puisqu’il accepte tout au nom du n’importe quoi. Sa révolte est sinistre de bêtise crasse. Limitée au procès de sale gueule, il va mettre un danger à la place d’un autre sans s’être un instant penché sur le vrai problème.

M’enfin pourquoi y se fatiguerait le RTT, ça va pas pas ? Allez ouste, sortez et ne revenez pas avant la prochaine messe, à genoux j’ai dit !!!

Quand la télé cultive une telle diversité d’émissions culturelles, merde comment dans un quotidien de chômdu, de parents qui se nourrissent aux imbéciles qui s’occupent de garder leurs mômes, éducateurs en tous genres, garde-chiards et employées de crèches, pour qu’ils puissent faire les magasins avec leurs caddies en taillant la bavette, comment remettre les choses en dehors du désordre le plus constant ? Comment un gouvernement pourrait-il se maintenir si les attentats de religion, les crahs de pilote en mal de vivre, les mômes qui violent en tournantes, qui tuent dans le trafic de drogue, inspirés qu’ils sont par une large propagande du crime, du sang à la une que les émissions de télé dispensent en boucle ? Sans oublier ces reportages hautement réalistes sur la vie des milliardaires qui achètent des pays sauvages pour construire des hôtels à circuits-poubelles. Enfin on a que ce qu’on mérite…quand le nazisme sera de retour aux commandes, si on extermine pas davantage de populations ce serait une nouvelle déception humanitaire…

Le monde n’a aucune chance d’être refait. Ceci ne doit pas vouloir dire que tout est pourri sans recours possible. Il faudrait juste que les combines à pognon qui ne font que générer le vice et la corruption soient éradiquées des seules priorités d’une minorité qui pratique l’esclavagisme planétaire.

Je t’aime la vie, t’es belle de l’intérieur,

c’est l’allure qu’on te donne qui te va pas,

ton maquillage trop lourd, te fait pute,

nettoies-toi la goule….

Niala-Loisobleu

26 Avril 2015

Sammy Slabbinck

INTIME CONVICTION


Catherine Alexandre (10)

INTIME CONVICTION

Je rêve

je te touche

de toutes mes inventions d’ouvrier-manuel

Mise dans tous les sens de nos écarts de conduite

te démontant pièce par pièce sans oublier la cave et le grenier

les dépendances

l’écurie

le jardin derrière l’église

l’adresse du pair Noël

Tu es assise en tailleur

le mettre à ruban  autour du coup

ciseaux ouverts depuis les genoux

paumes offertes à même le sol que je viens de retourner

tes deux yeux blancs renversés dans leur couleur en orbite

Tu n’es pas là

où les questionnaires font la queue aux barrières des formalités

ta nudité crue étant passée en contre bande par l’ouverture de mon vestiaire

pendant que simultanément

le téléphone tombait de ses béquilles

Quel aventurier te cravache-t-il ainsi pour que tu parles d’aller à l’encontre du chemin encombré

au-delà de la démarcation des neiges et du sablier

Etagée d’un sein sur l’autre les fesses en salto

tu fends le désert d’un sillage habité

l’herbe repousse

à coups de reins

Tu n’es qu’odeur indienne avec tes messages de fumets

rose sari

vert tango

rouge fontaine

bleu au centre du front

être chromatique en forme d’rc-en-ciel

parti d(une flèche cathédrale

Ton haleine femme enfante la glèbe à bras tendus

fouaillant le marécage d’où les lotus éclosent en vols d’oie sauvages

Tu es là

toute ouïe

écailles au luisant de tes cheveux varech

Le chien que je suis porte tes ballons rouges aux tons divers

à la garde Montparnasse

dans l’ombre de Jeanne et d’Amédéo

en partance

pour repaître en tes sommets de transhumance

Les bouquinistes du fleuve gardent au fond d’eux-mêmes les enluminures des passantes

Complaintes Mirabeau ascension Tour Eiffel

Guillaume

ouvre le rideau à sept branches à

Marc

sous l’oeil de la danseuse et du clown

menant la vache à l’abattoir

dans l’indifférence de la carpe

Cessera-t-on un jour de persécuter l’amour

au son d’une musique de cirque interdite aux jeux des enfants

Il n’y a plus une place de libre pour l’ennui et ses papiers gras

nous nous aimons à guichets fermés

dans les pendules éteintes des aiguilles à tricoter….

Niala-Loisobleu

25 Avril 2015

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EN ATTENDANT PLUS RIEN


Katherine Blackwell

EN ATTENDANT PLUS RIEN

Roulées comme des moutons sous les meubles, les poussières tissent de la toile en troupeau. Stop, il y a des parasites sur la ligne. Laisse hâler ce n’est qu’une valse qu’a mis l’temps. Reprends l’air, sors, déhale et fous ton cap sur le chemin du bleu, que le temps grisaille ou non. Il en reste toujours un peu dans un coin. L’Iroise vue de mon hublot, c’est du jaune de rose sur l’ô. A quoi qui savent si j’suis s’rein ou maussade, ces camelots du mot au rabais, pauvres bonimenteurs d’articles que ça balance à vomir de mal d’amer, du galon volé sur la Manche et la casquette, juste bon à faire neuneu dans la complète ignorance du noeud marin.Mon Capitaine, reste la coque sur le banc de sable et dore entre les rochers. C’est comme le Gardien qui veille à l’entrée des villages des peuples les plus reculés. Le civilisé le voit pas. Pourtant il lui voile le kodak du premier au dernier clic-clac. Préservant le secret de la vérité.
Le champ funèbre peut sortir de la voie qu’on a ouverte. En fait, il y a toujours un empêcheur de fête dans celui que t’as voulu rendre gai. Le triste c’est chronique. On peut avoir des colatéraux plus requins que des grands fauves cannibales, charognards et sadiques que même les inquisiteurs en ont froid dans l’dos. Le gène a ses exceptions comme le grade hué de la règle.
Ton bateau P’tit-Frère tourne autour de mon encre. Tu l’as planté à L’Espérance, probablement pour qu’il ait chaud en nid vert, que t’as choisi ce mouillage.La navigation c’est loin d’être ce qu’il y a d’écrit dans les cartes. Ceux qui font Cap sur Irma sont des utopistes-naufrageurs. Ils t’entraînent par le fond en te faisant passer pour vrai ce qu’ils sont incapables d’être et de réalise. Je veux garder la blancheur du sel au poivre de l’audace.J’ai fermé les sabords. Faisant de l’atelier à plein régime, comme quand d’avoir reçu du mal je peins pour m’en guérir. C’est drôle, le plus difficile pour être heureux, c’est de pas laisser la porte trop ouverte, c’est fou le culot que ça peu avoir un sinistre de la vision du jour. Faut pas que j’me dégante de la peau des mains à donner pour rien que du malheur…

Niala-Loisobleu
22 Avril 2015

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LA MACHINE A DETRUIRE


©ROBY DWI ANTONO - Painting

LA MACHINE A DETRUIRE

Une petite lapine un jour pareil aux autres (en apparence) allait au pré jouer avant que la pile soit usée

– Aujourd’hui c’est cornemuse, lui dit le professeur de musique,

Tu vas voir comme c’est rigolo de tailler des plumes à la chaîne,

pour apprendre à écrire il n’y a rien de plus facile, après quand tu seras grande tu feras des bébêtes-sellers

dans des maisons d’abattage pour des livres sterling.

Le prof, un vieux loup, au poil noir dents plus acérées que des scieurs de long, nourri à la planche à billets, totalement imperméable à l’émotion, au total illettré d’humanisme le plus primaire, mais pas modeste pour un brin,

cannibale avoué, enfin véritable produit moche de chez plus moche

Soulages qui s’appelait.

Rien que le nom aurait du éclaircir ces noirs desseins

hélas la désinformation a conquis une fois pour toutes les parents.

Notre petite lapine partit au tas entre les oreés de Boulogne et Vincennes

apprendre à adoucir les moeurs par la musique.

Le mac à dames ça bitume plus le poumon que le tabac

pourtant si on met du mou rose crabe

en image sur les paquets de clopes

aux sexes-chops du panier des enfants de marris

on ne ne montre que les pines.

Faut-y qui soit con le monde pour en être arrivé là

son mimétisme à la machine est d’une renversante perfection

c’est vrai que depuis qu’on chavire des embarcations de viande humaine

ya plus de petit commerce malhonnête

La barbaque c’est le must des coupeurs de têtes

Faire du scoop  avec l’horreur ça paye

Charlie

n’est-il-pas le meilleur exemple des dernières messes noires

Avant que le train ne resiffle une foi

on nous aura poivré la société en toute cirrhose

à dos d’éléphants

dans les ténèbres

elle aura eu accès au délire y’homme…

Niala-Loisobleu

21 Avril 2015

Moth

DANS LE SAS


Me And My Dear Friends

DANS LE SAS

Une solitude à l’intérieur,
une autre à l’extérieur.
Il est des moments
où les deux solitudes
ne peuvent se toucher.
L’homme se retrouve alors au milieu
comme une porte
inopinément fermée.
Une solitude à l’intérieur.
Un autre à l’extérieur.
Et la porte résonne d’appels.
La plus grande solitude
est à la porte.

Roberto Juarroz

Grinçante comme un tambour scalpé la peau doigt s’huiler

Sur le porte-chapeau des cheveux sont restés accrochés au ruban

Les cerises en fleurs sur la paille chantent à capela sans attendre la musique

Je me demande peut-être, certainement qu’elle est la couleur du cheval blanc d’Henri iv

En allant cent pas perdus entre consigne et salle d’attente

Qu’une motrice sente le fumé et qu’un caténaire envoie des escarbilles n’étonnerait qu’un chef de gare cartésien

Pas un contrôleur du train du plaisir

Au tant de l’Orient-Express les soupirs des sleepings menaient droit à Venise

Sans passer par la case prison

Comme il bat de l’aile le Guignol pris dans le dédale des traboules que pas une aspe sort de soie

Elle habite plus chez ses parents que dans de lointains souvenirs en poche restante

Quant à lui dans son studio en duplex l’escalier de serre-vis est sans fin

L’ô est pas encore à tous les étages

Côté cour les sites de rencontres l’affublent d’un 95 B tout en affirmant en tirade qu’il a la plus longue

Côté jardin va falloir essarter on voit plus les paragraphes des carrés de l’es-tu

Un matin comme un autre mais différent voilà ce que toute prière contient en secret

Les yeux bridés du Club Med regardent sauter les petits lapins sur le mur des ombres chinoises

Quand doivent-ils franchir la porte de la Cité Interdite ?

Niala-Loisobleu

19 Avril 2015

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LES RUES SOMBRES


Shichinohe Masaru

LES RUES SOMBRES

La chaise est si haute à regarder du bas de soi quand on a le noeud dans les cheveux plus bas que l’assise et que l’épi accroche les toiles d’araignées des dessous d’armoires. Petit enfant qui se retrouve là, au monde, au milieu d’un film de Gulliver, tiré par toutes les ficelles de géants plus dépourvus d’esprit que des nains hydrocéphales. La nuit a couleur du corbeau à serres de de vautour. Il fait peur au moindre pas, dès la sortie du parc…

Des jeux d’enfants ?

Non une invention de grands à desseins parfois, mais trop souvent, machiavéliques

On trompe par ces saloperies de déviances qui infestent le corps humain avec un grand besoin de les développer sordidement suivant la règle ancestrale de la chasse. L’instinct grégaire jusqu’au haut des chaussettes et le dessous de la ceinture, l’homme-prédateur est friand de chair infantile. Les petites filles et petits garçons imberbes en dessert ça croque sous le dard quand ça perfore le rire et son cristal à en faire un hurlement de biche qu’on finit au couteau après la poursuite.

Le regard fou révulsant les yeux d’un gosse dans la vision des dents de lait ça porte au plus haut du plus bas…au point que ça peut s’organiser en movies-party sans se limiter à l’expérience individuelle. Pratique tellement bourgeoise qu’elle rassemble d’ailleurs des notables au rang desquels, masqués bien entendu, le juge des mineurs et d’application des peines comme le psychiatre se retrouvent à l’office avec monseigneur et dame-patronnesse.

Viens mon cher petit, tu es si gentil, je vais te donner un beau cadeau, j’suis un gentil lapin, regarde bien mon pendule…

J’aime pas le mélo qui sert tous les matins, multi-usages, prêt-à-porter, unisexe…il est permanent c’est le pain quotidien de la société humaine. Sauf que cette société n’a plus rien d’humain. Les marches blanches remplacent les roses blanches de ma jolie maman, dans un essor qui fait défaut à l’économie, qui ,sans nul doute en dépend puis qu’il en découle. La crasse se déploie couverte à grand renfort de lois, de créations de mesures, d’interdits inutiles étant donné qu’on se fout totalement de leurs applications. Un pays où les députés toujours absents de l’Assemblée voudraient rendre le vote obligatoire, c’est à pleurer de tristesse. Rien n’intéresse en dehors du fric.

Je déteste ce monde pourri et j’ai mal aux autres, comme le Grand Jacques qui s’en ait brisé la voix à montrer ce tas d’ordures. J’suis un chien qui nomade la roulotte au poignet, sa guitare et sa musique en bandana…

Niala-Loisobleu

18 Avril 2015

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MOUCHARABIEH


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MOUCHARABIEH

Le souffle de ton existence

passe constamment

au travers des trous de cette dentelle de pierre

Ton empreinte est aux marques de ma pensée

Amollissant la dureté du marbre à la veine de ton pouls

nimbée d’une éternelle blancheur bleutée

Tu passes couleur papillon

tendue entre le temps enfui et le jour né

sans que le bois des branches craque sous les pas du vent

et que la tige sépare la fleur

du mouvement du lotus

Furtive

évanescente

résonnante

vibrante

d’un  certain silence

que les oiseaux gardent

en remuant les ailes

du mouvement de leurs plumes trempées à l’encre de tes lèvres

inscrivant ta voix aux oreilles de mon coeur

Chant d’amour

tu ceins de ton fleuve

un paysage crevant les nuages

pour une pluie de fleurs sauvages

De l’Arbre de Judée

où tes seins pendent

gonflés d’espoir

de la pulpe des jardins

La corde de boyaux lime le bois du cithare

musique de gémissements

que les ongles-médiator changent en râles de plaisir

montant ton odeur

en volutes d’encens

du brûlot de ton ventre

Comme le silence est ondulant dans ses échos acoustiques

venu du tréfonds des chairs

au moment où l’éclat de tes yeux

arraché aux cornes du Minotaure

ricoche au sortir du dédale

Libre comme un phénix levant le jour de ses cendres

dans le cérémonial du rite solaire qui toujours t’accompagne

Aux soies des lourdes pesanteurs de l’absence

tu passes et repasses

éclose

sur le balcon du moucharabieh

Niala-Loisobleu

17 Avril 2015

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BON OEIL


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BON OEIL

Au gris revenu en plein soleil

le dessous des feuilles remet sa mousse en surface

plus de danger de la voir cramer sous les feux du grand luminaire

Son derme délicat ne supporte pas les ambres  solaires seule l’ombre lui va

Elle n’est blanche que pour la façade

genre habit qui cache le fond de la petite culotte et ses vérités

Mais les arbres ont l’oeil qui détrompent

ils voient

sans qu’il soit possible de dissimuler par la feuille et des écrits de dissuasion des authenticités

états de santé réelle, chances d’avenir, pérennités en tous genres etc…

Raison pour laquelle on déboise l’Amazonie

qui se refuse à taire que la vie pourra durer après l’extermination des indiens et des oiseaux

Plus près de chez nous

tous les « je t’aime » lancés à giorno

réagissent en acceptant pas les nids dans leurs branches

l’arbre à bon oeil

l’arbre est le gardien de la vie

Niala-Loisobleu

16 Avril 2015

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