REFLETS D’ESTRANS 18 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Mise à Niveau de la Verticale


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REFLETS D’ESTRANS 18 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Mise à Niveau de la Verticale

« Périodiquement,
il faut faire l’appel des choses,
vérifier une fois de plus leur présence.
Il faut savoir
si les arbres sont encore là,
si les oiseaux et les fleurs
poursuivent leur invraisemblable tournoi,
si les clartés cachées
continuent de pourvoir la racine de la lumière,
si les voisins de l’homme
se souviennent encore de l’homme,
si dieu a cédé
son espace à un remplacement,
si ton nom est ton nom
ou déjà le mien,
si l’homme a terminé son apprentissage
de se voir de l’extérieur.

Et en faisant l’appel
il s’agit de ne pas se tromper :
aucune chose ne peut en nommer une autre.
Rien ne doit remplacer ce qui est absent. »

Roberto Juarroz (Douzième Poésie Verticale)

 

Les eaux déplacées en retombant à la bonne place, marquent le pouvoir du fou sur les fallacieuses utopies d’une raison prétendue.

Niala-Loisobleu

16 Janvier 2016

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REFLETS D’ESTRANS 18
2015
NIALA
Acrylique s/toile lin brute 80×80


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REFLETS D’ESTRANS 17 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Après Tempête / Levé de Soleil


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REFLETS D’ESTRANS 17 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Après Tempête / Levé de Soleil

« Aimer, c’est trembler pour –
Ce que m’a dit la feuille penchée sur la dernière fleur –
Tandis qu’un signe ardent
Faisait le siège des racines… »
Claude Braun
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REFLETS D’ESTRANS 17

2015
NIALA
Acrylique et Collage s/toile 65×54
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REFLETS D’ESTRANS 16 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Coup de Tabac / Etat des Lieux après Houle à Là / Cimetière Marin


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REFLETS D’ESTRANS 16 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Coup de Tabac / Etat des Lieux après Houle à Là / Cimetière Marin

 

Des goulets

par où la tempête a poussée les orages

surnage

le squelette de l’épave

matricule vivant

du Grand A

reconquis par la résistance d’une vie pugace

le silence  a construit sa digue

à l’endroit

où la peau chaude du sable gris

garde la musique du bleu quand il se fait rouge

 

Niala-Loisobleu

13 Janvier 2016

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2015
NIALA
Acrylique s/toile 81×65

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REFLETS D’ESTRANS 12 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Algues Longs cheveux Flottants / Le Serpent qui danse


REFLETS D’ESTRANS 12 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Algues Longs cheveux Flottants / Le Serpent qui danse

MUE

Des eaux retirées

voici que la roche

ôcre sanguine

tend sa mue au soleil

A peine a t-on entendu sonner l’écaille

que les rouilles

ont enfilées le bleu sorti de la nasse

Niala-Loisobleu

9 Janvier 2016

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Le serpent qui danse

Que j’aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau !

Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns,

Comme un navire qui s’éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain.

Tes yeux, où rien ne se révèle
De doux ni d’amer,
Sont deux bijoux froids où se mêle
L’or avec le fer.

A te voir marcher en cadence,
Belle d’abandon,
On dirait un serpent qui danse
Au bout d’un bâton.

Sous le fardeau de ta paresse
Ta tête d’enfant
Se balance avec la mollesse
D’un jeune éléphant,

Et ton corps se penche et s’allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ses vergues dans l’eau.

Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants,
Quand l’eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents,

Je crois boire un vin de Bohême,
Amer et vainqueur,
Un ciel liquide qui parsème
D’étoiles mon coeur !

Charles Baudelaire

(Les fleurs du mal)

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REFLETS D’ESTRANS 12
2015
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Acrylique et collage s/toile 61×50

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REFLETS D’ESTRANS 8 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Mort du Gendarme GALABRU en Paillasse / Île le Valait bien de Coeur / Grand Silence


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REFLETS D’ESTRANS 8 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Mort du Gendarme GALABRU en Paillasse / Île le Valait bien de Coeur / Grand Silence

 

Des rieuses saluent

inclinées bas

GALABRU

vient d’éclore un dernier rire

il entre en Résidence dans sa réserve naturelle

L’estran a dégagé loin

plus loin qu’habitude

le besoin de faire rappel

exige de la place

pour bisser à dépasser le ban d’honneur

Sur la jetée des péris en mer

les bouquets crevettent en sautant comme des dauphins

l’Auguste

Képi n’est plus à prendre

Il sentait les lavandes en sillons de roux d’ocres siennes

cet accent qui rigole avant la blague

à plaine bouche

Humble comme la pierre qui gravit

l’algue  rare du pâtre

monte un Homme

tandis que s’écartent les mous tons

Niala-Loisobleu

5 Janvier 2016

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2015
NIALA
Huile et collage s/toile 41×27

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REFLETS D’ESTRANS 6 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Etale / Le chanteur populaire coureur d’Estrans


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REFLETS D’ESTRANS 6 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Etale / Le chanteur populaire coureur d’Estrans

Profil de craie écrit sur la voie maritime

un vol d’oies sauvages en fronton

le silence gonfle l’étoile

Du plus loin des caravanes quelques derniers chiens mordent

le rond d’un croissant de lune plaine

La plage tire son être don

sur les épaules d’une carcasse marine

les sirènes n’ont pas eu l’autorisation de pleurnicher

seule la clochette des balises reste ouverte au chenal

Balance Michel balance

t’es toujours le chanteur populaire

En bois flotté

ex-voto

tu seras éternellement en tournée

Dédicace à Michel Delpech, décédé ce jour

Niala-Loisobleu

3 Janvier 2016

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 REFLETS D’ESTRANS 6
2015
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REFLETS D’ESTRANS 4 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Ma Cabane et essuies-je mes poubelles / Mes Mains causent de se taire / Voeux cassés / René Char exprime


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REFLETS D’ESTRANS 4 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Ma Cabane et essuies-je mes poubelles / Mes Mains causent de se taire / Voeux cassés / René Char exprime

  • Vois-tu René, celui-ci, fut et est, le porte-drapeau du Grand A. Le nerf, la vertèbre de la colonne qui s’ensuivit. Aujourd’hui premier jour de 2016, plus qu’un signe cette oeuvre est devenue un symbole. Qu’en a fait l’Ange ?

J’aurai du mettre l’air en flacon
peut-être que le sel aurait gardé la chanson de marin
sur l’A de l’embarcadère

A l’encre se tend l’orin
les haubans cliquètent
en suivant des yeux
le tourbillon des mouettes
.
Sur les pavés que la pluie fait briller
des sépias sont restés sous les casiers
qu’en sortira-t-il
un corps mort où le n°5 ?

Voilà le coefficient qui monte
jours de grandes marées annoncés
les estrans remonteront la jupe des vagues
jusqu’au haut des cuisses du rivage

A découvert l’enfoui en faisant surface
dira la vraie couleur du fond
sans l’habillage des mots qui dissimulent la vérité
le silence jauge l’exacte profondeur de l’expression orale

La plage étend tout son corps à la rencontre de l’horizon en question…

Niala-Loisobleu
19 Janvier 2015

  • Alain, voici ma réponse :

FEUILLETS D’ HYPNOS (fragments)

L’intelligence avec l’ange, notre primordial souci. (Ange, ce qui, à l’intérieur de l’homme, tient à l’écart du compromis religieux, la parole du plus haut silence, la
signification qui ne s’évalue pas.
Accordeur de poumons qui dore les grappes vitaminées de l’impossible.
Connaît le sang, ignore le céleste.
Ange : la bougie qui se penche au nord du cœur.)

Vous serez une part de la saveur du fruit.

Amis, la neige attend la neige pour un travail simple et pur, à la limite de l’air et de la terre.

L’acte est vierge même répété.

Le poème est ascension furieuse ; la poésie, le jeu des berges arides.

Si l’homme parfois ne fermait pas souverainement les yeux, il finirait par ne plus voir ce qui vaut d’être regardé.

Notre héritage n’est précédé d’aucun testament.

On ne se bat bien que pour les causes qu’on modèle soi-même et avec lesquelles on se brûle en s’identifiant.

Agir en primitif et prévoir en stratège.

Nous sommes des malades sidéraux incurables auxquels la vie sataniquement donne l’illusion de la santé.
Pourquoi •>
Pour dépenser la vie et railler la santé ?

(Je dois combattre mon penchant pour ce genre de pessimisme atonique, héritage intellectuel…)

René Char

  • Oui René, les yeux je ferme – tous les phares de corps doux en la Lumière ne sont pas parents avec les naufrageurs – les étocs pourraient se montrer qu’ils n’en resteraient pas moins pris en compte. L’Homme qui ne pourrait plus se tromper, outre le fait d’avoir été abusé, serait étranger à la moindre humanité. L’amour est plein de dangers, raison impérieuse de le vouloir vivre. L’Ange, j’en ai fait le Gardien de mon athéisme, il me préserve des fielleuses paroles comme des serments, en n’hésitant pas à me plonger la tête dedans.

Je perds mon oeil

A bon…

Je garde l’autre

Niala-Loisobleu

1er Janvier 2016

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REFLETS D’ESTRANS 4
2015
NIALA
Acrylique s/toile 65×54
Acrylique et Collage s/toile 46×38

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L’AUTRE MATIN

Bloc-notes et pars
sans chaussettes
un noeud au mouchoir

Pourquoi ce que l’on ne fait pas
serait-il interdit aux autres ?

3 cuisines, cinq armoires, quelques plantes grasses, un ordinateur, un canapé et deux fauteuils fatigués, en haut d’un escalier à monter
il faut abattre cette cloison avant Pâques

Pourquoi l’aventure devrait-elle n’arriver qu’aux autres
si l’on vit prêt à tout ?

14 chiens, 1 chat, des poules, des canards, des lapins, un jardin de moutarde, des patates, en Décembre des roses en fleurs, sous un soleil qui pleut, les vieux tracteurs font collection à côté de la moissonneuse-batteuse qui vendange quand le vain est tiré
Aux dalles du palais des marches militaires désertent

Pourquoi il m’arrive toujours de vouloir être heureux
sans suivre pour autant le mode tripes de quand ?
Parce qu’au banal j’ai choisi d’être anormal
en aimant qui veut sans vouloir faire mal résister
à la tentation de l’abandon

Nous n’hâlons qu’à vouloir nous tirer de l’amer
et de ses aigreurs
en nageant contre le courant du jour qui meurt de ses matins disparus
comme si on voulait pas se faire à l’idée
que ce qui nous manque ne vient que de ce qu’on a cessé d’aller chercher
les pochettes-surprises de l’amour sont pleines de vide

Allah

faites fort haine je ne veux pas aller Maman
le manège des hommes
c’est qu’une baraque de tir au pigeon

Dans ma tête un Dieu est et n’est pas
toute la place est prise par l’Amour
que j’en tolère tous ses défauts à ma Terre
en me poussant d’un bout à l’autre de l’Univers
tous mes doigts noués dans sa main à ailes

La

Femme que j’aime

musique éternelle orient-occident que les cordes délient

du marché aux esclaves

Niala-Loisobleu
19 Octobre 2014 / 15 Décembre 2015

GILLES D’UN CHÊNE


 

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GILLES D’UN CHÊNE

Plus rare qu’un jardin des plantes

c’jardinier là

m’fait la bonne soupe

Ses yeux me chantent les pattes de l’alphabet

comme la pluche qui retient la vie t’à mine

j’aime le rugueux du coeur

au poil

d’art t’y show

Pas la douceur du sirop

de la main qui flagorne dans l’dos

A faire  qu’mentir l’art de l’humain

Dédicace à Gilles Vigneault

Niala-Loisobleu

14 Décembre 2015

NON JEF T’ES PAS TOUT SEUL


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NON JEF T’ES PAS TOUT SEUL 

Plus rien

ficelle coupée, inerte, le cerf-volant est à taire

Dehors les derniers

cris se sont enroulés dans la bande rôle du bac à glas sons 

Qu’est-ce à dire ?

Jette l’interprétation, saisis le message, te trompe pas

l’impression encore fumante ça brûle la langue

Viens mon Coeur ne me quitte pas

Parle

dis-toi tout dans le bon sens

des mots d’encre criés
à deux mains pressées
sans hâte et sans but de victoire

de détournement de sens

Ecoute comme il faut
du remontant de la cheville
en corps dans sa chrysalide
à l’émoi du mollet ton
des plis du jeu nous, là où la cuisse dépose l’écume du jour
branlant de la fourche
pour trouver la source
sortie du tarissement d’un ailé fan trompeur

Parle plongé

nu hors du scaphandre mon Coeur
le tuba en banda empruntant toutes les venelles
à la course au tort haut
dans les rues de pampres lune
mamelles olé olé sorties des basques être
jour de criée
retour de pêche à la b’haleine

N’aies cure
du bedeau et de son éminence érodé

déroute des voies de Jeanne

Entends-toi bien

ce qui est dit en muet d’un sentiment qui s’écrit par la fenêtre

Fais place au tertre
et dense, dense, dense sur le cornet de Boris
qu’à du Tabou une idée avancée
sortie de sa tombe
prête à cracher

Non Jef t’es pas tout seul

Niala-Loisobleu

14 Décembre 2015