AUX JARDINS DE MON AMOUR 5


AUX JARDINS DE MON AMOUR 5
Quand bien et beaucoup
trop sans doute
surviennent
le loin et le près
forment un rassemblement
secouant l’affect en remue-ménage
Lequel climat en s’y adoubant
joue à faire tilt
Savoir l’immensité de l’Univers
et voir la pauvreté humaine faire cocorico
me rend incompatible au discours
L’incohérence politique
dans ce qu’elle s’efforce à nous baver
ne veut rien d’autre que gagner le maquis juridique
paradis de la longévité
J’en suis plus que couleur du con qui croit
AIMEZ-VOUS !
en témoigne
Ici gis-je
 
Niala-Loisobleu
12 Février 2016
P1040895

Les frères ( paroles d’Atahualpa Yupanqui)


Les frères ( paroles d’Atahualpa Yupanqui)

Les frères

J’ai tant de frères,
Que je ne peux les compter,
Dans la vallée, la montagne,
Sur la plaine et sur les mers.

Chacun avec ses peines,
Avec ses rêves chacun,
Avec l’espoir devant,
Avec derrière les souvenirs.

J’ai tant de frères,
Que je ne peux les compter.

Des mains chaleureuses,
De leur amitié,
Avec une prière pour prier,
Et une complainte pour pleurer.

Avec un horizon ouvert,
Qui toujours est plus loin,
Et cette force pour le chercher
Avec obstination et volonté.

Quand il semble au plus près
C’est alors qu’il s’éloigne le plus.
J’ai tant de frères,
Que je ne peux les compter.

Et ainsi nous allons toujours
Marqués de solitude,
Nous nous perdons par le monde,
Nous nous retrouvons toujours.

Et ainsi nous nous reconnaissons
Le même regard lointain,
Et les refrains que nous mordons,
Semences d’immensité.

Et ainsi nous allons toujours,
Marqués de solitude,
Et en nous nous portons nos morts
Pour que personne ne reste en arrière.

J’ai tant de frères,
Que je ne peux les compter,
Et une fiancée très belle
Qui s’appelle liberté.

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Le titre ne fait pas toujours à paraître


Le titre ne fait pas toujours à paraître

 

 A quelques pas d’une enjambée
germe un requiem
le malheur serait de ne pas comprendre
que s’ôter l’erreur
allège où y a feu naître
Dans les pommes de Cézanne
je n’ai vu que la montagne Ste-Victoire
supprimer l’appeau d’une nature morte
Toute valse n’est pas devienne
Niala-Loisobleu
9 Février 2016

PETITE, TOUT


 

 

 

 

 

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PETITE, TOUT

T’es une multitude d’aveux grain à grain

Un jour

serti dans ma grand-voile

Poussures à la branche

qui se prépare au bouton d’un éclair

L’informe ôté

La signature de la prairie au milieu de sa virginité

Ma main est sortie de Toi d’un bleu qu’elle ne savait pas

Un à un

Tu l’as appris à chacun de mes doigts

Puis tu m’as dit

Peins-moi

mains tenant

comme je suis

pas comme tu me vois

et en corps moins

comme les autres ont voulu que je sois l’objet

Niala-Loisobleu

27 Janvier 2016

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Je suis un con, est-ce t’à taire ? 3


 

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Je suis un con, est-ce t’à taire ? 3

Un mardi qu’il faut déjà trouver. Le brouillard se fait tendance actuelle, il mélange tout en développant le flou. Plutôt que de m’accrocher comme un va gond au train des grands projets à la mords-le-moa, je ne me sens pas l’attirance de devenir frère d’une sempiternelle réforme de l’enseignement, d’un aéroport en études depuis des décennies et jugé alors inutile, démontré dommageable ô combien pour la nature et les hommes pour décider, au point le plus critique de notre économie de faire avancer l’ouverture du chantier en condamnant la résidence des derniers autochtones. i   ll y a quelques mois, entre le devant et le derrière de chez moi, on a construit des ouvrages d’arts  et bouleversé les sols naturels en divers aménagements exigés par la construction de la ligne TGV à  Grande Vitesse pour le plaisir des nantis de la devenue Hyper Région Aquitaine. Les princes des Chartrons ont de grosses ambitions, un certain Juppé, devenu mégalomane avant l’heure, joue d’un grand stade, super mosquée, train à grande vitesse comme si il était déjà gagnant avant que 2014 soit franchie. Mais voilà, tout ce remue-ménage pour quoi ? Pour que la SNCF et l’Etat bloquent les travaux faute d’artiche pour mise en service…Pendant ce temps là il y en a combien qui se sont engraissés quand même, leur but étant de prendre du fric sans s’inquiéter de savoir si les travaux pharaoniques serviront, là n’est pas le problème.

Alors j’m’ai dit, depuis le temps que tu es sur ce tas de merde, tu dois trier le respirable de la pourriture. Tu dois faire davantage avec ta peinture, il faut que tu le repeignes davantage ce putain de ciel. Pas pour les indifférents, juste pour ceux qui ont compris que jamais le monde sera refait. L’homme a été loupé au départ, et on a suffisamment menti à ce sujet pour en remettre toujours une couche. L’homme est un ex-crémant dégazeifié, vouloir un faire un chant pagne, je dis stop, ça va bien comme ça.

Mon P’tit Loup as pas peur, j’vais m’accrocher pour que tu passes au propre, plus au figuré. La vie et cet amour qui nous ont fait se croiser c’est pas un songe qu’on s’est mis dans nos coeurs, c’est la pierre qui résonne de vrai.

Niala-Loisobleu

26 Janvier 2016

REFLETS D’ESTRANS 23 & 24 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Fin de la Série / La puissance créative de l’Ame, mise à l’Ô, redonne pleins pouvoirs à l’Océan


 

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REFLETS D’ESTRANS 23 & 24 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Fin de la Série / La puissance créative de l’Ame, mise à l’Ô, redonne pleins pouvoirs à l’Océan

D’un cri d’écailles

amplifié

par des nageoires turbo

l’animal aquatique

défait de ses jambes

s’avale le soleil sans mâcher

Il est plus que possible

que la lune ait dit ouïe aussi

Voyez la radiance d’un exceptionnel cobalt

tenant le bleu sur ses hé pôles

Les granits dressés en cathédrales

de pierres levées

repoussent l’incurie au néant

son lieu de résidence

Ce qui saigne des yeux n’est point

 à prendre pour écrit mal écoulement

c’est la sève d’âme

sortie du creux du bonheur

que le ventre a creusé de ses souffrances

A jamais vertical

d’un rouge charnel

Plus de sirènes

la voie des Gorgones

est pétrifiée

Du m’aime souffle dauphin

nous habiterons nulle part ailleurs

qu’en baleine

mettant notre ambre accouchée

sur le banc du Capitaine

membres en corps dais

Niala-Loisobleu

22 Janvier 2016

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REFLETS D’ESTRANS 23 & 24

2015
NIALA
Acrylique et Collage s/toile 55×46

Adresse de mon site officiel : http://www.niala-galeries.com/

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MORT D’UN POETE


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André Schmitz

est mort

en silence comme il a vécu

le  15 Janvier 2016

de paix mes yeux larment

Niala-Loisobleu

19 Janvier 2016

 

 

André Schmitz | La profondeur du non-dit

Elle vint

Il ôta le vent de ses épaules
fit glisser de ses hanches
la neige du voyage

Il lui demanda d’oser dire

Elle parla avec audace
d’un jardin déserté
de trois ou quatre bouleaux trahis

Il lui offrit la première lampe
du soir.

In Oiseaux, éclairs et autres instants

En quelques mots simples, dignes du dépouillement d’un haïku, un couple apparaît dans l’authenticité silencieuse d’une profonde et tendre complicité Et la beauté plastique du tableau dévoilé est saisissante.

André Schmitz naît à Erneuville en Ardenne belge le 17 août 1929. Poète discret, il ne dévoile la richesse et la profondeur de sa personnalité qu’à travers sa poésie. À peine sait-on qu’il a été enseignant à Arlon, qu’il a voyagé en Afrique, au Moyen-Orient, au Québec, en Inde.

Son amitié avec la poétesse belge, Anne-Marie Kegels, va le conduire sur la voie de la poésie.

Poésie rigoureuse, à l’écart de tout romantisme, prudente à l’égard d’une écriture trop complaisante envers les mots, telle sera celle de tous les recueils d’André Schmitz. Son inspiration se nourrit des thèmes essentiels, à portée métaphysique, l’amour, la mort. L’oiseau dans cette poésie a valeur de symbole.

Le multiple, le tout, le trop.

Le verbe en milliards de paroles
et la vie en milliards d’insectes.
Le silence est mangé de cris.

Et le gémissement vers l’Un

In Soleils rauques

****

Épines sur la vigne. Sel dans le raisin.
Résines tordues dans les forêts en feu.
 Ronce par-dessus la fontaine des visages.
Grappe de lait sombre dans la gorge des femmes.

C’est l’implacable saison des soifs insultées.

Ibid 

****

Oiseau tué,
Mot de peu tombé du livre de l’Exil.

Tendresse et dureté d’une parole
à jamais ôtée,
oiseau,
que nous portons processionnellement.

Pour qu’à la fin du jour
dédicace en soit faite
au silence d’une vaste page de neige.

Ibid «Oiseaux, éclairs et autres instants »

****

L’éclair désigne celle qui dort
les seins nus
près d’une fenêtre éclatée.

Monte en son honneur
une ovation d’insectes écrasés,
de feuillages écartés,
d’herbes piétinées.

Les vents amants
soufflent sur le buisson ardent
d’un très vieux testament.

Ibid, page 267

****

Je fends ta robe d’un lent toucher
et je dis à l’éclair de la recoudre.

Là où se cicatrise la laine
bute la lumière oblique de l’aube.

Déjà le cours du jour en est changé.

Ibid 

****

Venue du chaud
l’hirondelle l’indienne
flèche ouverte dans l’azur
descend
droit sur le soleil pâle
le fend

(un enfant prétend
que l’orange qu’il tenait en main
a été coupée en deux
par un couteau noir
dont les deux ailes chantaient)

Ibid «Une poignée de jours », page 268

****

Le vent est de passage
(l’inconnu, celui qui surgit
d’une brèche dans l’horizon).

Nous l’invitons à table.
Sa langue de feu fascine les enfants
son habit trouble les robes.

On voit le vin s’agiter dans ses veines.
On sent une folie nouvelle
circuler dans les sangs.
On se parle dans toutes sortes de langues.
On ne comprend rien
mais on va peut-être tout savoir.

Ibid

Dans La poésie contemporaine de langue française, publiée par France loisirs sous la direction de Jean Orizet, on peut lire au sujet de André Schmitz :

« Ses poèmes sont des fragments très aiguisés, comme des flèches : brefs, effilés, mais clairs, comme l’éclair du tonnerre, celui de l’instant ou celui de l’oiseau…entre la paix et l’inquiétude ».

Les poètes Charles le Quintrec, Luc Bérimont, Philippe Jacottet, Yves Bonnefoy reconnaîtront l’importance de l’œuvre de André Schmitz.

Bibliographie

  • Pour l’amour du feu, © éditions des Artistes, 1961
  • À voix double et jointe, © éditions du Verseau, 1965
  • Soleils rauques, © éditions André de Rache, Bruxelles, 1973
  • Oiseaux, éclairs, et autres instants, 1977
  • Une poignée de jours
  • Les Prodiges ordinaires, © éditions l’Âge d’homme, Lausanne, 1991
  • Raclements d’ailes, © éditions l’Arbre à paroles, Phi (Luxembourg), Les Écrits des forges, (Québec), 1994
  • Incises incisions, © éditions Phi 2000
  • Un peu de pluie entre les dents, © revue l’Arbre à paroles, 2000
  • Lettres à l’Illettrée, 2000
  • Étranglement,2001
  • Dans la prose des jours, © anthologie 1961, Introduction-étude de Charles Dobzynski, éditions la Renaissance du livre, 2001

En 2010, un numéro spécial André Schmitz, Pour ainsi dire, lui est consacré par la revue l’Arbre à paroles 2010.

(Source La Pierre et le Sel)

REFLETS D’ESTRANS 19 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Mise à Niveau de la Verticale / Encrage Grand A en Coeur


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REFLETS D’ESTRANS 19 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Mise à Niveau de la Verticale / Encrage Grand A en Coeur

Le soleil de fin d’après-midi n’est plus que la caresse d’un regard

un regard libéré des chevaux de ronces

étirant son ombre au sein de la

Chambre des Noces

Les poils aux moiteurs sauvages

se font un autre luisant contre les senteurs de champignon

en déployant leur calotte humide que la nuit va coiffer de rosée

Passant la porte de l’écluse

le filet d’eau

va au devant du frisson blanc

de la robe de mariée

que le vent

remplit d’une charnelle existence

Les elfes ont tirés les instruments

hors de l’étui des kiosques à musique métropolitains

D’un coup de baguette magique

le Chef

a gommé la Cité

mains tenant

La Chambre des Noces

donne sur l’espace illimité

des cris

des soupirs

des râles

des frémissements

du claquement des draps

où les corps nus

n’en faisant plus qu’un

se déclament intérieurement

en une

M’AIME POESIE

sans rimes ni raisons

libre

de son unique désir de création
Loin du terme le chemin forestier conduit aux écuries
pour un parcours poétique à plusieurs voix…

Niala- Loisobleu

(Parcours Poétique 1 – Mosnac – 13 Septembre 2014)

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REFLETS D’ESTRANS 19
2015
NIALA
Acrylique et Collage s/toile 80×80

Adresse de mon site officiel : http://www.niala-galeries.com/