La clef dans le serre hure


La clef dans le serre hure
Du jardin où le froid
la tenait
tête entre les épaules
j’ai traversé l’intention du jour
rien d’original
non
je n’ai rien oublié de cet amour
de dire simplement
Bon Jour
Les volets de l’atelier
en ouvrant les paupières
m’ont donné le réverbère à envoyer coucher
la couleur du jour
répand le cas fait
sans reverser de laid
Niala-Loisobleu
07/03/16

L’enfant-monstre de l’humain


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L’enfant-monstre de l’humain

Il a vidé le cartable de la bêtise

d’une géographie mobile à hisser des frontières

avec un mal en trompe-l’oeil raciste

des portes-fenêtres à plaies purulentes sociales

des calculs régnaux de mégalomanes pisse-vinaigre

pythons hissent pavillon en berne

sales sorcières de sale aime

Il en a plein le point du verbe aimer saccagé

l’enfant tout fripé de sénilité parentale

Dans son bocal

petite-grenouille

à prédire le tempo décadence

L’enfant qu’est-ce qui voudrait

être celui d’une famille d’amour

pas d’un mini stère

contre-feu

d’un roi-faits-néant

à l’égocentrisme démesuré

néroniste en puissance

qui fout le feu à son espérance

L’enfant ne veut pas être le monstre de l’humain

il a pas de gène pour pourrir dans la fosse à pu rin des immatures

L’enfant il veut vivre  fils du futur homme

Niala-Loisobleu

6 Février 2016

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Mascaret, laisse les immortelles fleurir aux poutres du plafond


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Mascaret, laisse les immortelles fleurir aux poutres du plafond

Entre Bois-Plage et La Pallice
Que de vérités me suis-je infligées depuis
Celle d’aimer est de toutes l’épreuve suprême
Bien sûr, seuls ceux qui ne confondent pas prendre et donner pourront comprendre cet impératif
Mais ils seront si peu nombreux que ce sera un repas intime
Tout simple
Sans les grands services et l’orfèvrerie
Mais du bon vin
Du pain plein de mie trouée et de croûte dorée et croustillante
Un fumet de potager
Avec du lard fumé mijotant aux côtés de

Montbéliard et Morteau

t’as voulu voir Vesoul

Mijots préalables

Bouillon de confit d’oie suspendu à la crémaillère de l’âtre
Contre la table de ferme le vélo appuyé à la paille des chaises
Des fleurs plein les rayons et l’accordéon sur le porte-bagage
Le vent par les fenêtres ouvertes gonfle assez les rideaux pour appareiller
Il faut détacher l’encre des mauvais épisodes
Mascaret, laisse les immortelles fleurir aux poutres du plafond
La tromperie est un viol qui salit plus l’âme que le corps
Vite lui refaire ses couleurs et ses transparences
Et chasser l’orgueil qui ne peut qu’inoculer le mal
Le crime ne paie pas il rattrape toujours l’auteur
On a le tant du temps
Ce qui presse c’est de vivre tel
Pur
Innocent
Naïf
Humain
Pour ne pas mourir de contamination
La plage entre Ré et la côte m’a pris par le large
Les bois me portent marées hautes trousse-chemise
Laisse les yeux de tes mains venir me dire le chemin des dunes
Les épaves pétrifiées dorment auprès des gorgones

Tes secrétions à Toi

Mon Aimé petit poisson-volant émergent des zoos

chapeautées de Printemps

Niala-Loisobleu
2 Mars 2016

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Il peut pleuvoir mon Toi n’a pas les tuiles peureuses


Il peut pleuvoir mon Toi n’a pas les tuiles peureuses

 

Il ne cillait de rien

pour échapper au vide

en ramonant les sauf-conduits

pas comme ça voyeur tombé d’un flacon de neige

 

Niala

 

est depuis toujours

assis les pieds dans le caniveau

de l’embranchement de l’arbre-rue

où le vitrier mit des carreaux à son premier tablier

 

Il froisse à lui torturer les plis

la mousse du bas-ventre de l’encrier

via la voie de ses seins aéronefs

les ailes

aérogare d’un passe pores à marées

 

Île est’Elle

 

L’accent flexible du murmure des charpentes

à la verticale d’un quartier peu importe de quelle lune

l’Autre n’étant nullement indéfini

ça mord

Vénérabl’Amants

que sait déjà

un en plus

de ne pas sauter d’un doute

en s’ôtant les pages de l’ignorance

 

Niala-Loisoleu

29 Février 2016

 

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*

 

Soir d’un Jour de Vie


Soir d’un Jour de Vie

Ce soir je sens de la fatigue saine, l’intensité ne donne pas aux do la même portée. Le ciel qui devait venir tout droit du Léman a été neutre, le vent en revanche relevait du guerrier, froid et sec sans manquer de coeur, qui s’apprête à se mettre au voyage d’une initiation.

Nous étions à deux pas des arènes où des traces profondes restent accrochées aux pierres, St-Eutrope balançant sa noble flèche en pendule n’a pu demeurer inopérante, d’elle émane ce mystère permanent, surtout celui du Roman où l’infinité avec rien dépasse l’entendement. L’humilité ça sent le pain sortant du four par le soupirail planqué au pied d’une façade arrogante.

Un peu de Madagascar, du Nord et du Sud énormément d’Andalousie.

La table de ferme, rectangle long, est devenue un parfait cercle par le Centre d’intérêt.

J’ai retenu cette constante : tellement bien qu’a aucun moment je n’ai senti être en demande.

Pas de citrouille invoquée, le bon génie chacun avait le sien dans la chaleur de son coeur, quel voeu pourrait-on faire quand la simplicité  craque son bois entre les jambes de l’âtre ?

Niala-Loisobleu

28 Février 2016

 

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Je ne suis du soleil qui couche ses matins sous l’ô rayé


Je ne suis du soleil qui couche ses matins sous l’ô rayé

A tes boutonnières

je n’ai pas cousu

ce que nous avions à nous dire

comme une légion

que le déshonneur s’empresse d’exhiber

Aucun de mes mots

je t’aime

n’a jamais tenu à un fil

Mes tremblements

sont d’une autre nature

que celles du vouloir lapider

par le reniement

du parapluie alibi

Niala-Loisobleu

28 Février 2016

Trini Schultz

Au chevet d’une page


Au chevet d’une page

A la douleur de l’aine
Le bord du mollet s’assied
Souffle coupé
A force de poser la pause a des crampes
S’éloignant peu à peu du bord
La vue dérive
Quelque chose passe à côté
Il es las
L’épaule flasque
Le front coincé entre deux rides
La vue plantée
Rigide
Regarde l’étagère aux livres dorés sur tranche
Tranche de quoi
Pas de vie en tous cas
Qui les a lu du bout des phalanges
Pas une main ne s’est glissée sous leur robe
A déboutonné le haut d’un chapitre
Pour ramper sous la bretelle d’un paragraphe
Jusqu’au fond du bonnet d’une page
Les écornures ne sont pas nées d’un soulèvement haletant
Où la lecture conduit l’index à épeler lettre à lettre
Pour glisser l’émotion sous l’élastique
En s’infiltrant par l’entrejambe
Trempé de ses moiteurs interlignes
Entre parenthèses inspiratrices
Propulsé d’un battement de sang forant le désert
Poussant de la nuque au bassin à plonger à la ligne d’après
Au devant d’un orgasme explosant l’inertie d’un vide comblé

Des champignons au pied d’un chêne rêvent d’odeur de chair
Sous la mousse
Dans la sève
Fouaillée d’humus
Comme si l’iode sortant des vases prenait le premier train de marée
Pour venir à ta criée endormie sur son étal
Comme une crampe la course rampe en criant de douleur
Les yeux d’un accordéon muet vont à tâtons chercher l’éclat de la boule du plafond
M’aime le plancher qui ne craque plus des soubresauts du matelas
La lingerie des rideaux cale son long
L’armoire s’est refermée sur les phantasmes de ses cintres
Un corps sage sans bouton chiffonne la nappe d’un chant
Nul grillon ne frappe à la porte de l’âtre
Les branches d’un arbre mort fouillent leurs racines en mal d’illusion
Le pisé est bouffé aux mythes comme le bocage d’églantines
Au beau milieu du poulailler un coq en pâte fait la roue
Quand il reviendra le temps des cerises les orpailleurs seront en dépôt chez ma Tante
Posés sur la cheminée avec son chien empaillé
Ses aboiements gardés dans des bocaux avec les corps nichons
Les boîtes à chaussures des photos qui parcouraient les mers à cheval
Au galop des marées d’équinoxe où le pied se prend tant il pêche
La vie comme un conte de faits du temps qu’idiot
Je continue d’être un imbécile heureux bien que pris pour un con

Loisobleu
27 Février 2016

 

Catherine Alexandre (27)

AQUA-TINTA


AQUA-TINTA

Dans l’enfilade des colonnes

le passage frissonne

d’une perspective

ouverte au coeur d’un amas d’écarts

Ôtez le sparadrap des taire

des arbres neufs de printemps au bord du mois

végètent

perdus entre deux parois d’une cheminée

Déchirant le fond sans teint  d’un horizon rayé

voici venir

des petites-mains d’enfants

saisir l’écope des nuits

pour coudre le soleil au donjon de leurs châteaux

Nous sommes étrangers au commerce du sentiment

Partir ?
Et non

Rester fidèle aux pensées visionnaires

sans autres cordes que celles des guitares

Gorge bleue

chuintant de nos salives rauques

que la tessiture amarrée au ponton libère crescendo

Amphore pleine

à venir des huiles essence ciel

que tu m’as mises à la voile

tout le temps que tes cils ont peint

au tempo de leurs aqua-tinta

dévoyant l’acide au bénéfice du miel…

Niala-Loisobleu

26 Février 2016

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Aux jardins de Mon Amour 6 (La Jardinerie)


Aux jardins de Mon Amour 6 (La Jardinerie)

Comme mieux dans l’opposition du béni oui-oui, je ne m’accepte qu’au terme du carré, cette honnêteté du langage qui s’écrit juste. Sans circonflexe scion du genou, debout droit dans mes bottes.

Trop était à dire dans ce dernier tableau.

Chacun d’eux ont eu ce passage terminal, aujourd’hui tout corrobore autrement, à en approcher celui-ci par les moyens justifiés par la fin.

Test amant taire ?

Probablement, le rivage devient si flou…

Au moins aurai-je pu aller au bout de ce qu’il avait à dire ce petit dernier – ça ne servira à rien, le monde ne bougera pas les cons d’un premier poil, mais les miens si.

Souffle le vent !

 

VENT NOCTURNE

Sur la mer maritime se perdent les perdus
Les morts meurent en chassant
des chasseurs dansent en rond une ronde
Dieux divins! Hommes humains!
De mes doigts digitaux je déchire une cervelle
cérébrale.
Quelle angoissante angoisse!
Mais les maîtresses maîtrisées ont des cheveux chevelus
Cieux célestes
terre terrestre
Mais où est la terre céleste?

Robert Desnos

(Extrait de Corps et biens – 1930)

 

Au vent nocturne je te sens comme je n’avais pas su et ta voix toute tracée en faisant bruisser chaque  branche, chaque nervure, chaque parfum  m’a ramassée l’écume au creux des mains. A l’arraché du vouloir où s’est attelée l’échine des maisons adossées les unes aux autres. Témoignant ainsi du refus d’être complice d’une faiblesse de moi en refaisant ce, qu’à tort j’avais signé, par dérive en  ce jardin

Niala-Loisobleu
21 Février 2016

 

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« My Mother Had A Brother »


« My Mother Had A Brother »

Ma mère avait un frère

My mother had a brother
Ma mère avait un frère
They say that I was born on the day that he died
Ils disent que je suis né le jour de sa mort
Someone to cling to, she said
Quelqu’un pour s’accrocher, disait-elle
When all the noises and the shame came calling
Lorsque tous les bruits et la honte sont venus appeller

My mother had a brother
Ma mère avait un frère
I thought I knew them all, I thought I knew
Je pensais que je les connaissais tous, je pensais que je savais

But she lied
Mais elle a menti
I said, « Show me his face again, tell me again why he died »
J’ai dit: « Montre-moi son visage, dis-moi encore pourquoi il est mort »

She said he couldn’t wait for the things that I’ve seen
Elle a dit qu’il ne pouvait attendre pour les choses que j’avais vues
She said he wasn’t strong enough, he never dared to dream a life like mine
Elle a dit qu’il n’était pas assez fort, il n’a jamais osé rêver d’une vie comme la mienne

My mother had a brother
Ma mère avait un frère
Over-sensitive and kind
Trop sensible et gentil
Seems it all became too much for him..
Il semble que tout soit devenu de trop pour lui
It seems he took his own life
Il semble qu’il ait pris sa propre vie
Mum, I can’t imagine the joy and pain in equal measure
Man’, je ne peux pas imaginer la joie et la douleur dans une mesure équivalente
Tears in the dirt, and all over your newborn treasure
Les larmes dans la poussière, et par-dessus tout ton trésor nouveau-né

I guess he had to wait until my momma had me
Je suppose qu’il a dû attendre jusqu’à ce que ma maman m’ait
I guess he couldn’t wait another moment to be free
Je suppose qu’il ne pouvait pas attendre un autre moment pour être libre
In endless sky…..
Dans le ciel infini …..

But mama will you tell him from your boy
Mais maman lui parleras-tu de ton garçon
The times they changed
Les temps ont changé
I guess the world was getting warmer
Je pense que le monde était devenu plus chaud
And we got stronger
Et nous sommes plus forts
Mother will you tell him about my joy
Mère lui parleras-tu de ma joie
I live each day for him
Je vis chaque jour pour lui
The sun came out, yeah, and I’m just breathing it in
Le soleil est apparu, oui, et je l’inspire simplement

(breathing…)
(respiration…)

My mother had a brother
Ma mère avait un frère
Same desire, different time
Même désir, différent temps
Seems the empty spaces tortured him
Il semble que l’espace vide le torturait
Until he took his own life
Jusqu’à ce qu’il prenne sa propre vie

I don’t know why I waited so long for love
Je ne sais pas pourquoi j’ai attendu si longtemps pour l’amour
I just don’t know what I was thinking of..
Je ne sais simplement pas à quoi je pensais..
All that wasted time
Tout ce temps gaspillé

But mama will you tell him from your boy
Mais maman lui parleras-tu de ton garçon
The times they changed
Les temps ont changé
I guess the world was getting warmer
Je pense que le monde était devenu plus chaud
And we got stronger
Et nous sommes plus forts
Mother will you tell him about my joy
Mère lui parleras-tu de ma joie
I live each day for him
Je vis chaque jour pour lui
The sun came out, yeah, and I’m just breathing it in
Le soleil est apparu, oui, et je l’inspire simplement

And I swear now that freedom is here
Et je jure maintenant que la liberté est là
I’m gonna taste it all for you boy
Je vais la goûter toute entière pour toi garçon
I’m bad to the bone, I’m just a little torn
J’ai de mauvais os, je suis un peu tordu
I’m making so much love
Je fais tellement l’amour

So those of us who have nothing to fear
Ainsi, ceux d’entre nous qui n’ont rien à craindre
We’ve got to make damn sure that it was worth it
Nous devons être sacrément sûrs que ça valait la peine
I’m bad to the bone, I’m just a little stoned
J’ai de mauvais os, je suis juste un peu défoncé
I’m making so much love
Je fais tellement l’amour

I was a prisoner, but he saved me
J’étais prisonnier mais il m’a sauvé
Broke into my dreams and said, « Who cares? »
A fait irruption dans mes rêves et dit: « Qui s’en soucie? »
I was a prisoner, so disgrace me
J’étais un prisonnier, alors déshonneur sur moi
I’m glad to be home
Je suis heureux d’être à la maison
And I don’t believe they care.
Et je ne crois pas qu’ils s’en soucient