L’Âne à Nasse et le Paon Peu Mousse


27.02.16 - 1

L’Âne à Nasse et le Paon Peu Mousse

La côte grimpait selon le sens, ou descendait selon l’autre, enlacée, serrée, quelque soit le jour. Du sommet on apercevait la côte en vagues images, surtout les jours de grand brouillard, Quand au porc qu’il fasse soleil ou qu’il y ait de la brume, sans même le voir on le sentait à vue de nez bien plus qu’avant 17h.. Et vînt ce matin las,  fatigué avant d’avoir commencé.

Il traînait au lit, ce qui pourrait expliquer pourquoi cette histoire est à dormir debout. Elle contient suffisamment d’éléments douteux pour qu’on la croît sur parole.Mieux vaut donc la lire, ça repose des recommandations oiseuses arrivant de tous les côtés de face surtout de dos.

Est-ce un conte, demanda la voie bêlante d’un vieux sentier de chèvres que les doux âniers empruntaient lorsqu’un Pape tentait de passer une mule en contrebande avec son omélie.

Appelez ça comme vous voudrez, mais moi fit l’âne, je dirais que c’est plutôt une chanson de marins pêcheurs, qui raconte dans la langue ouste, le premier enrôlement du paon Peu Mousse.

Plus têtu que l’âne à nasse, son Capitaine, un morveux vaniteux qui voulait à tout prix barrer l’embarcation en faisant assaut sur la roue. Tout allait de travers. Babord arrière, sur tribord avant, la barcasse allait dans tous les sens, au point qu’on se demandait pourquoi avoir quitté la terre, si c’était pour tourner en rond de la même manière.

Avisant mon père spirituel croisant par là je lui fis l’état des lieux pour tenter d’y voir clair.

Être Ange me répondit-il

Être ange

C’est étrange

Dit l’ange

Être âne

C’est étrâne

Dit l’âne

Cela ne veut rien dire

Dit l’ange en haussant les ailes

Pourtant

Si étrange veut dire quelque chose

étrâne est plus étrange qu’étrange

Dit l’âne

Étrange est

Dit l’ange en tapant des pieds

Étranger vous-même

Dit l’âne

Et il s’envole

Jacques Prévert

Ce monde est étrange, il marche sur la tête, alors qu’il n’en a point, raison pour laquelle il pense avec ses pieds, Un âne qui vole c’est plein d’espoir, rien que le contraire d’un homme qui dérobe et pille à plat-ventre sans scrupules.

A quelque temps d’ici, j’avais une mignonne petite fleur sauvage dans mon pré.Pas toujours bien peignée, de la boue aux bottes et du vent plein les jupes. Elle avait de la campagne plein les mirettes et du tripoux dans la palette, La Véronèse, c’est comme ça que je l’appelais, à cause de son âne et de ses pommes qui poussaient du côté de Rodez, A Midi, on entendait les Pyrénées, parler occitan, des senteurs d’ail dans les commissures du sourire. A l’exception de ceux qu’on fait les écoles, là-bas, même les ânes ont l’accent. Causses toujours comme ils disent, nous ont a de la garrigue dans le cervelet, on panse pas, on chante. Comme Maître Jacques, qui navigua longtemps sous les ponts de Paris avant de se mettre en cale-sèche en Normandie. Un fameux ânier celui-ci de qui j’appris que plutôt que de s’en remettre mieux vaut s’y coller.

Niala-Loisobleu – 29/03/16

03.03.16 - 1

 

 

Le sans d’encre est-il l’expression écrite de la double-croche, l’écriture 007 ?


Le sans d’encre est-il l’expression écrite de la double-croche, l’écriture 007 ?

Ce faisant sauter d’un Bond, Mata a ri quand elle s’est fait coiffer au poteau par le poilu avec son étrille. Mouvance du geste d’entretien classique à portée du Sergent-Major du 3° Hussard, formé au Cadre Noir. Quand le kama-sutra frise la métaphysique, il est fort et même plus que possible que la position ne soit pas comprise par l’ensemble des habitués de la secte du Phallus-le-dire-avant. Probable que les canins chercheront où est l’os, en se grattant les balloches face au rébus. Bah fis-je à mon fidèle destrier, l’essentiel c’est que ton picotin soit toujours à base de ce bon son qui ne viendra pas foutre de colorants dans le crottin. En tant que moineau j’y tiens.

Bref, restons à nos moutons, dehors le vent est si fort que perdre le fil ne pourrait que rendre la scène non navigable.

J’ai dormi comme un changement d’heure que tous les ans c’est pareil mon horloge interne n’entend que par bribes. Il lui faut rater plusieurs trains avant de se rendre compte que le métro ne fonctionne que sous taire. Grâce aux manches dans ses tunnels. Du faux-aveugle à la guitare en play-back du mime de lady Châtelet, dame-pipi du fort home des Halles, la carambouille fait florès. De l’haleine au saucisson à l’ail du premier, à la main baladeuse du dernier, le politain est le roi du bonneteau poli son.

Le sans d’encre va d’un bout à l’autre de la capitale, correspondances pour les gares, banlieues et grandes-lignes + aéroport si affinités pour s’envoyer en l’air. Combien de problèmes de robinets fuient ainsi dans cette vie de merde, qu’il fasse beau dehors où tempête au-dedans. Ici l’ombre ne cesse de répéter le speaker dans le bulletin de santé de la bibi-ci, en envoyant ses messages personnels aux employés de la lumière.

Il y a la mer et la vague, rarement précise pour les petits-baigneurs qui se sont précipités dans un embouteillage de départ vingt-quatre-heures moins une avant de se retourner dans la même attente aux péages retour à la case départ. C’est le serpent qui te mord l’aqueux après t’avoir laissé croire que pour toi l’Eve dans les paumes ça faisait bleu la pilule en moins. La vie alors ça s’rait un mirage ?

Fou pour fou, o.k. prenons-le alors ce meilleur appareil Dassault et débarrassons-nous de cette idée reçue que la vie c’est une peine qu’on doit rembourser, y en marre d’être pris pour des cloches. Sonnons, sonnons clairs les mots bleus !

Niala-Loisobbleu – 28/03/16

 

Christian Schloe  Deep Sleep

Pays du Crois sans Foi


 22.03.16 - 1

Pays du Crois sans Foi

Tu t’rappelles à air au port

On aime jamais métro

La vie ça vous épris  et boom

Pas le temps de Trenet

Que youp la boum ça saute

T’as décollée pour toujours

Alors je rêve que je dors

Dans chacun de tes p’tits mors sauts

Epars

Pillé

De Toi

Je  t’aime en corps

Dédicace à tout un chacun qui sème

L’amor

Au mauvais endroit du mauvais moment

Niala-Loisobleu

 

Crever l’impasse et percer la voix…


Crever l’impasse et percer la voix…

L’horizon semble disparaître

qui a déversé tous ces gravats sur ma voie

j’enroue

je rauque

j’ai l’extinction

 Ah ce mur impitoyable

 vite qu’on le repousse

j’écrase !!!

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Sors de cet oeil-lucarne

le plomb au soleil de ta voix n’y résistera pas

sors de sous cette chape que tu t’es coulée contre toi-même

Parles-moi je suis là !!!

Niaa-Loisobleu

19/03/16

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Parfaitement parce que


Parfaitement parce que

« J’aime les grands brûlés. Eux seuls répandent cette poignante odeur des fraîcheurs primordiales. J’aime les grands acteurs, avec un seul rôle, celui de leur vie à tenir, à claquer, à brandir. J’aime les saints, leurs couronnes d’épines brillantes des rosées de l’âme. J’aime certains hommes, ceux qui savent que la seule liberté que nous possédons, c’est de choisir ses barreaux. J’aime les poètes, qui claudiquent sur les marelles du mystère d’être, et qui chantent des mots de moelle et de sang à travers tous les bâillons du monde. Je t’aime Philippe Léotard. »

Claude Nougaro

 

 

 

 

Nature


Nature
Il a pendu le garde-manger
à la porte de son embarcadère
Pas de souricières
le fromage s’est faufilé par le plus gros trou
des nuages
il peint le cerf-volant des seins déboutonnés de la cage
sa couleur à tant de bruits d’elle
que la toison ne dort que d’un oeil
magie de l’encre flottante
seule à pouvoir retenir la confiance au plus fort de la peur
et l’embrasse au-delà de sa langue poivrière
 
Niala-Loisobleu
13/03/16
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Aux Jardins de Mon Amour) « La Jardinière de l’Île d’Amour »- Nous y voici !


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Aux Jardins de Mon Amour) « La Jardinière de l’Île d’Amour »- Nous y voici !

Bien qu’encore

autour

la nuit reste allongée aux planches du jardin

l’approche du Jour

distingue

la venue solaire au cadran

L’oasis surgissant de la source bleue, démonte la ride du coin des yeux

Ils voient

Un mouvement primordial

debout sur ses fonds abyssaux

Déployant ses nervures la plante lacustre lance un pilotis

base de cabane sur la mer

tandis que de la conque baptismale

le nouveau-né se trempe eau-de-vie

Elle mon Île

Belle-Jardinière

a les doigts vers ses deux mains

Alevine quitte les citrouilles

la Vie célèbre la Vie

pas la mort

Commence l’initiation

cérémonial des deux luminaires

Appareille le Voyage  !

Niala-Loisobleu

12 Février 2016

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Aux Jardins de Mon Amour 8 (La Jardinière de l’Île d’Amour)

2016 – Niala – Acrylique s/toile 65×54

Souviens-Toi


Souviens-Toi

Tant go

tango

plein la gueule de bois

quand les souvenirs remontent

du bal con

La limace

traîne toute blanchâtre

sur les traces

phallocratiques

qui bouchent pas les goûts

Souviens-Toi

salades salades

C’est toujours  du fumier

que sort la fragrance de la fleur

Philippe

Aimer

tu le galérien

Niala-Loisobleu

11 Février 2016