N’aimer plus vivre que les doigts dedans !


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N’aimer plus vivre que les doigts dedans !

Jeter par dessus bord

le sirop des mots emporte-pièces

ce sparadrap du vif

qui coud ta blessure

et t’ablatère l’esprit clitoris

d’hypocrisie de la chair

qu’un puritanisme d’église

invite à la la prière

Impudique contrefaçon

répandue de haut au bien bas

des nouvelles régions françaises

T’es percée

j’en suis mort aise et j’y tenon

Ô Vie

Ô Amour

cri qui gerbe pour occire le dernier souffle

et laisser place à l’Être Pur

Ecorché-Vif !

Niala-Loisobleu – 09/05/16

Allain Leprest, ce géant à la poésie écorchée

 

Epilogue – Louis Aragon – Les Poètes – 1960


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Épilogue
Louis Aragon – Les poètes – 1960

La vie aura passé comme un grand château triste que tous les vents traversent
Les courants d’air claquent les portes et pourtant aucune chambre n’est fermée
Il s’y assied des inconnus pauvres et las qui sait pourquoi certains armés
Les herbes ont poussé dans les fossés si bien qu’on n’en peut plus baisser la herse
Quand j’étais jeune on me racontait que bientôt viendrait la victoire des anges
Ah comme j’y ai cru comme j’y ai cru puis voilà que je suis devenu vieux
Le temps des jeunes gens leur est une mèche toujours retombant dans les yeux
Et ce qu’il en reste aux vieillards est trop lourd et trop court que pour eux le vent change
J’écrirai ces vers à bras grands ouverts qu’on sente mon coeur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu’on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu’il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre
Je vois tout ce que vous avez devant vous de malheur de sang de lassitude
Vous n’aurez rien appris de nos illusions rien de nos faux pas compris
Nous ne vous aurons à rien servi vous devrez à votre tour payer le prix
Je vois se plier votre épaule A votre front je vois le pli des habitudes
Bien sûr bien sûr vous me direz que c’est toujours comme cela mais justement
Songez à tous ceux qui mirent leurs doigts vivants leurs mains de chair dans l’engrenage
Pour que cela change et songez à ceux qui ne discutaient même pas leur cage
Est – ce qu’on peut avoir le droit au désespoir le droit de s’arrêter un moment
J’écrirai ces vers à bras grands ouverts qu’on sente mon coeur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu’on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu’il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre
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Songez qu’on n’arrête jamais de se battre et qu’avoir vaincu n’est trois fois rien
Et que tout est remis en cause du moment que l’homme de l’homme est comptable
Nous avons vu faire de grandes choses mais il y en eut d’épouvantables
Car il n’est pas toujours facile de savoir où est le mal où est le bien
Et vienne un jour quand vous aurez sur vous le soleil insensé de la victoire
Rappelez vous que nous avons aussi connu cela que d’autres sont montés
Arracher le drapeau de servitude à l’Acropole et qu’on les a jetés
Eux et leur gloire encore haletants dans la fosse commune de l’histoire
J’écrirai ces vers à bras grands ouverts qu’on sente mon coeur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu’on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu’il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre
Je ne dis pas cela pour démoraliser Il faut regarder le néant
En face pour savoir en triompher Le chant n est pas moins beau quand il décline
Il faut savoir ailleurs l’entendre qui renaît comme l’écho dans les collines
Nous ne sommes pas seuls au monde à chanter et le drame est l’ensemble des chants
Le drame il faut savoir y tenir sa partie et même qu’une voix se taise
Sachez le toujours le choeur profond reprend la phrase interrompue
Du moment que jusqu’au bout de lui même le chanteur a fait ce qu’il a pu
Qu’importe si chemin faisant vous allez m’abandonner comme une hypothèse
J’écrirai ces vers à bras grands ouverts qu’on sente mon coeur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu’on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu’il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre

 

Un temps d’arrêt marqué

écoutez

s’il vous reste trois sous d’entendement

c’était des années avant

que Louis écrivit cette Vérité

et après

vous avez plus reculé que vous n’avez avancé d’un pas

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir étalé vôtre mal de vivre

vôtre mal être

à qui se moque de l’entendre

pour continuer de  vous asservir

Mais avez-vous vraiment envie que ça change ?

Tant d’échecs en tout ce que j’ai cru pour cela

que permettez-moi d’en douter

à part se lamenter sur son sort de quoi

l’Homme est-il vraiment capable ?

Niala-Loisobleu – 05/05/16

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Au-delà de voir mourir


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Faire au-delà de voir mourir

 

L’eau de sève aux troncs arrosa les papiers peints

pour décoller les fleurs du mur,

puis apaisa la douleur des chants d’une voix d’enfant.

Passant à mots couverts l’ombre de tes mains s’est dressée en apercevant un point à la ligne

broder l’initial au centre de l’écusson.

Vivante demain

Par la grande échappée du mur

Je t’ai reçue votive des mains de l’hiver

Je te regardais traversant les anneaux de sable des cuirasses

Comme la génération des mélancoliques le préau des jeux

Sur l’herbe de plomb

Sur l’herbe de mâchefer

Sur l’herbe jamais essoufflée

Hors de laquelle la ressemblance des brûlures avec leur fatalité n’est jamais parfaite

Faisons l’amour.

René Char

Dévêtues, les dunes, couraient suçoter l’écume sur la crête des oyats

que le vent ébouriffe d’embruns rocheux dans lesquels des oiseaux changent de plumes pour raturer les jours sombres.

La corne d’un cheval blanc est venue sonner le réveil du bourgeon saisi de désir d’éclosion.

Un jardinier de peinture disait savoir replanter la forêt mystique de chamaniques rites, derrière un paravent septique matérialisé par une fausse-vérité.

Sur les maisons bleues qui bordaient la clairière, posé en diagonale, mon rêve vêtu d’une robe blanche, va-et-vient en arrière-plan,

ne se résignant pas au désamour d’une histoire vécue,

l’idée d’un autre monde accrochée à ses bretelles.

La nuit rosie par le baiser des palmes, s’éloigne.

Qu’est-ce que nous pourrions bien faire de la réalité pour arranger notre malheur.

La sécheresse environnante vise l’humidité de nos pousses, mettons toutes nos commissures en sécurité quand il est encore temps, sans nous écarter de la rivière qui fait le courant éclairant nos pas.

Tu sens l’amour ouvert à mes travaux manuels

Niala-Loisobleu – 2 Mai 2016

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EL DESERTIO


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EL DESERTIO

He venido al desierto pa reírmede tu amor
Je suis venue dans ce désert pour rire de ton amour
Que el desierto es más tierno y la espina besa mejor
Car le désert est plus tendre et l’épine m’embrasse mieux

He venido a este centro de la nada pa gritar
Je suis venue au centre du néant pour hurler
Que tú nunca mereciste lo que tanto quise dar
Que tu n’as jamais mérité ce que j’ai tant voulu donner

He venido yo corriendo, olvidándome de tí
Je suis venue en courant… En t’oubliant
Dáme un beso pajarillo, no te asustes colibrí
Embrasse-moi oiseau, n’aie pas peur colibri

He venido encendida al desierto pa quemar
Je suis venue enflammée dans ce désert pour brûler
Porque el alma prende fuego cuando deja de amar.
Car l’âme prend feu quand elle cesse d’aimer.

L’étendue gratte des demains pour faire tomber le vide

et libérer la langue du sable qui enlise ses baisers…

Niala-Loisobleu – 2 Mai 2016

NOCTURNE EN PLEIN JOUR


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NOCTURNE EN PLEIN JOUR

 

La chaleur descendue en dessous de zéro, monte. Les rues sans bonnets toussent portes closes, brrrr les affiches se décollent la goutte au nez des murs. Qu’il fait froid . Sur la rivière on ne voit plus le moindre couple de canard couper la dérive. La désinformation peine à tisonner sous la cendre, un ersatz de braise, d’ici à ce que le rédacteur du courrier du coeur infarctuse il n’y a qu’un tout petit fusible.

Nocturne en plein jour

Quand dorment les soleils sous nos humbles manteaux
Dans l’univers obscur qui forme notre corps,
Les nerfs qui voient en nous ce que nos yeux ignorent
Nous précèdent au fond de notre chair plus lente,
Ils peuplent nos lointains de leurs herbes luisantes
Arrachant à la chair de tremblantes aurores.

C’est le monde où l’espace est fait de notre sang.
Des oiseaux teints de rouge et toujours renaissants
Ont du mal à voler près du cœur qui les mène
Et ne peuvent s’en éloigner qu’en périssant
Car c’est en nous que sont les plus cruelles plaines
Où l’on périt de soif près de fausses Fontaines.

Et nous allons ainsi, parmi les autres hommes,
Les uns parlant parfois à l’oreille des autres.

Jules Supervielle
(Extrait de La fable du monde)

Les 29 coups ont sonnés derrière ton entretien de la moto et de l’arbre mon vieux Coluche. Malédiction ou bon choix ? On se demande si t’aurais pas eu la prémonition angoissante du visionnaire de l’à venir de la machine infernale à broyer dans laquelle tu s’rais corps et âme passé à table d’un resto infernal…aspiré par un rire se retournant contre son auteur.

L’ire au nid, couve. L’indécence sort du chapeau.

Mais dame dans cette absurde comédie, pourquoi pas, on est pas à un dessous merdeux près.Au point que je pense que ça permet au fromager, sinistre roi faits néant,  de laisser croire qu’il est aux manettes. Curieux cette façon d’être partout sauf à bord du France, pour diriger le pays. A moins que ce nom ait été repeint sur l’épave du Titanic.

J’ai gardé ma fenêtre ouverte, m’aime si dehors y a que du froid, de l’absence et de l’ingratitude, la chaleur qui sort de chez moi vaut mieux que les bonnes paroles d’un brin de muguet que tu payes au prix fort. Je refuse de réserver le bonheur aux nantis. L’amour n’est pas à vendre.

Niala-Loisobleu – 1er Mai 2016

 

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QUESTION DE DIRE 1


QUESTION DE DIRE 1
Comment te dire sans te causer à la machine à écrire
ces mots-doigts aux coussinets de lèvres
rayant des ongles l’émail de l’absence de son et lumière
Comment déshabiller cette distance sans desserte
avec mes jambes colliers de fleurs sur un bateau à balancier
pendant que les palmiers remuent les hanches pareil à ce qui va inné

J’ai du sang dans mes veines à transe fuser par poignets

Ces odeurs de chiens qui mordent le chemin sont comme des cordes à linge  où les fleurs de ta robe prennent le vent pour taire ô

Collé à l’espoir de goûter le chant de ton coquillage

Est-ce que je suis pas un corps-mort où la vie s’amarre

et point barre ?

Niala-Loisobleu – 25/04/16

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La Mémoire des Muses 1


La Mémoire des Muses 1

Mon Coeur par tes yeux proches je peux voir aux mains tenant plus loin derrière. Les bouts à bouts laissés ne sont que Bleu-Bleu comme un autre matin, qu’il ait fait mal injuste, bonheur simple, une allure, un arrêt ou un immense silence dans le vacarme d’un monde qui marche sur la tête. Nous sommes sortis d’une cabane-poubelle plus dignement vrai que le plus prétentieux des palais d’oenologue. Maison posée à m’aime ton ventre, au centre de tes cuisses là où tes seins battent.
Jurons mord aux cons en crachant pour, crois de boit crois de faire, gardez au-dehors d’eux notre Absolu.Ce Seul de Nous qu’aucun n’aura pu aliéner.

Poème à crier dans les ruines

Tous deux crachons tous deux

Sur ce que nous avons aimé
Sur ce que nous avons aimé tous deux
Si tu veux car ceci tous deux
Est bien un air de valse et j’imagine
Ce qui passe entre nous de sombre et d’inégalable
Comme un dialogue de miroirs abandonnés
A la consigne quelque part Foligno peut-être
Ou l’Auvergne la Bourboule
Certains noms sont chargés d’un tonnerre lointain
Veux-tu crachons tous deux sur ces pays immenses
Où se promènent de petites automobiles de louage
Veux-tu car il faut que quelque chose encore
Quelque chose
Nous réunisse veux-tu crachons
Tous deux c’est une valse
Une espèce de sanglot commode
Crachons crachons de petites automobiles
Crachons c’est la consigne
Une valse de miroirs
Un dialogue nulle part
Écoute ces pays immenses où le vent
Pleure sur ce que nous avons aimé
L’un d’eux est un cheval qui s’accoude à la terre
L’autre un mort agitant un linge l’autre
La trace de tes pas Je me souviens d’un village désert
A l’épaule d’une montagne brûlée
Je me souviens de ton épaule
Je me souviens de ton coude
Je me souviens de ton linge
Je me souviens de tes pas
Je me souviens d’une ville où il n’y a pas de cheval
Je me souviens de ton regard qui a brûlé
Mon cœur désert un mort Mazeppa qu’un cheval
Emporte devant moi comme ce jour dans la montagne
L’ivresse précipitait ma course à travers les chênes martyrs
Qui saignaient prophétiquement tandis
Que le jour faiblissait sur des camions bleus
Je me souviens de tant de choses
De tant de soirs
De tant de chambres
De tant de marches
De tant de colères
De tant de haltes dans des lieux nuls
Où s’éveillait pourtant l’esprit du mystère pareil
Au cri d’un enfant aveugle dans une gare-frontière
Je me souviens

Je parle donc au passé Que l’on rie
Si le cœur vous en dit du son de mes paroles
Aima Fut Vint Caressa
Attendit Épia les escaliers qui craquèrent
0 violences violences je suis un homme hanté
Attendit attendit puits profonds
J’ai cru mourir d’attendre
Le silence taillait des crayons dans la rue
Ce taxi qui toussait s’en va crever ailleurs
Attendit attendit les voix étouffées
Devant la porte le langage des portes
Hoquet des maisons attendit
Les objets familiers prenaient à tour de rôle
Attendit l’aspect fantomatique Attendit
Des forçats évadés Attendit
Attendit Nom de Dieu
D’un bagne de lueurs et soudain
Non Stupide Non
Idiot
La chaussure a foulé la laine du tapis
Je rentre à peine
Aima aima aima mais tu ne peux pas savoir combien
Aima c’est au passé
Aima aima aima aima aima
0 violences

Ils en ont de bonnes ceux
Qui parlent de l’amour comme d’une histoire de cousine
Ah merde pour tout ce faux-semblant
Sais-tu quand cela devient vraiment une histoire
L’amour
Sais-tu
Quand toute respiration tourne à la tragédie
Quand les couleurs du jour sont ce que les fait un rire
Un air une ombre d’ombre un nom jeté
Que tout brûle et qu’on sait au fond
Que tout brûle
Et qu’on dit Que tout brûle
Et le ciel a le goût du sable dispersé
L’amour salauds l’amour pour vous
C’est d’arriver à coucher ensemble
D’arriver
Et après Ha ha tout l’amour est dans ce
Et après
Nous arrivons à parler de ce que c’est que de
Coucher ensemble pendant des années
Entendez-vous
Pendant des années
Pareilles à des voiles marines qui tombent
Sur le pont d’un navire chargé de pestiférés
Dans un film que j’ai vu récemment
Une à une
La rose blanche meurt comme la rose rouge
Qu’est-ce donc qui m’émeut à un pareil point
Dans ces derniers mots
Le mot dernier peut-être mot en qui
Tout est atroce atrocement irréparable
Et déchirant Mot panthère Mot électrique
Chaise
Le dernier mot d’amour imaginez-vous ça
Et le dernier baiser et la dernière
Nonchalance
Et le dernier sommeil Tiens c’est drôle
Je pensais simplement à la dernière nuit
Ah tout prend ce sens abominable
Je voulais dire les derniers instants
Les derniers adieux le dernier soupir
Le dernier regard
L’horreur l’horreur l’horreur
Pendant des années l’horreur
Crachons veux-tu bien
Sur ce que nous avons aimé ensemble
Crachons sur l’amour
Sur nos lits défaits
Sur notre silence et sur les mots balbutiés
Sur les étoiles fussent-elles
Tes yeux
Sur le soleil fût-il
Tes dents
Sur l’éternité fût-elle
Ta bouche
Et sur notre amour
Fût-il
Ton amour
Crachons veux-tu bien

Louis Aragon
Extrait de La grande gaieté (1929)
Les petites maisons accrochées aux rubans des accordéons, champêtres vont à la mer puiser le sel. Que d’oiseaux et de chevaux courent l’espace sans intentions lucratives et profits d’un détournement d’impôts en paradis fiscaux. Une seule politique, la m’aime durant toute la traversée, faire de l’Homme une créature libre de croire ou de ne pas croire, non assujetti au dogme politico-religieux. Enfant de tous pays de la m’aime couleur que l’autre.
Niala- 24/04/16

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Plantons des choux


Plantons des choux

Tandis qu’à quelques pas des faisons s’efforcent de passer outre, le dahu réclame les forceps. Il en veut l’animal. Ah comme le bruit de la fente du mur a d’espérance quand elle baille. « Faut dire que chez ces gens là…mais parlons d’autre chose, avant que Jeff soit pris de manque ». Regarde la météo. Elle avait tellement mouillé ce Dimanche que si le vent n’avait été là rien n’aurait séché. Et le soleil aura pas pu été là. Le vent en voilà une idée qu’elle est bonne, merde, elle en manque cruellement cette époque transitoire. On a que le cul entre les chaises sans qu’une seule soit apporteuse. Y en marre comme disait un récent défunt ennemi juré de la malbouffe. Savez-vous planter les choux ? A la mode du jardin des délices, pas pour se retrouver avec des lises embourbeuses dans les roux. Des choux à la crème, des choux à belle poitrine, va inné à souhait, choux-fleur de la joie, avec un beau cul de petits-légumes d’une nouvelle saison d’hommes verts. Rien à voir avec les colos où on encage.

Niala-Loisobleu – 24/04/16

 

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CE VENDREDI


CE VENDREDI

Au tant passé présent répond un champ s’aimer de petits cailloux

Pierre qui rouille n’a masse que dalle

Naître mousse a du Capitaine dans la voilure

Quand j’ai appris le Bleu

J’ai su que ma vie ne suffirait à le savoir

Rose est fait de blanc au laiteux répandu

Jaune cocu ?

Non c’est le soleil qui baise la lune sur la bouche

A marée basse comme hôte de marque

Après un parcours reste des vers à hâler voir

Rien n’entoure le monde d’un corset de rétention

A preuve

Selon le vent où tu pisses

Ou t’es à rosée

Ou arrosé

Les grandes formations symphoniques ont besoin de solistes

Le kiosque du théâtre de verdure

n’est pas le clown blanc c’est l’Auguste

Chui là

Qu’à les yeux qui soulèvent les grandes godasses du chapeau qui pleure

Pour les journaux et les grands magazines

Remontez l’impasse de la cover-girl si vous pouvez

Un poète est toujours isolé mais jamais perdu

Sa folie lui tient compagnie

Aujourd’hui n’est qu’un Vendredi ordinaire

On est pas obligé de prendre du poison

On peut manger sein

Suis fatigué d’avoir astiqué le pont

mais la cabane est prête pour l’an 16 !

Niala-Loisobleu – 22/04/16

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