ORDONNANCE RYTHMIQUE


ORDONNANCE RYTHMIQUE

Un arbre tend son doigt

j’entends la rivière messagère quitter la source

que d’yeux exaucent ces regards innocents

aux pierres j’ai mis mes mains

l’acide et le burin

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Je trouverai le fruit au noyau de pulpe

pour repeupler les forêts

Faire en sorte vivre l’acte désintéressé

sur la paille des chaises où les chants de table demeurent

A démouler les fondements coulés de la mémoire

avant que la faille du geste criminel n’ouvre sa lame

nous réhabiliterons la liberté de penser

maisons étreintes les unes aux autres

Mains ouvertes

sans psaumes lépreux

Bleu

pareil que quand je vois la vie donnée

sans plus-offrant

Niala-Loisobleu

26 Août 2015

https://www.youtube.com/watch?v=z_DSNRzujTw

MEDITATION SUR LES RUINES DE PALMYRE


Along the Cardo Maximus or main street, 1.2 kms in length with porticoes at each end, 2nd century AD, Palmyra, Syria. Monumental arch in the distance. In Roman city-planning, the Cardo Maximus runs north-south, intersecting with the east-west Decumanus Maximus Picture by Manuel Cohen

Anatole France
MEDITATION SUR LES RUINES DE PALMYRE
1859
Extrait du Mercure de France, N° 647, 1er juin 1925

Le soleil couchant ne traçait plus qu’un bandeau de feu à l’horizon, et la lune s’était levée sur les ruines de Palmyre. Cet astre de la nature endormie ajoutait encore à la morne solitude de ces lieux où tout repose d’un sommeil éternel.

On entendait au milieu du silence les glapissements des chacals et les cris des oiseaux de nuit, ces voix lugubres du désert et des ruines.

Un voyageur apparaissait seul au milieu de ces débris ; le dégoût du monde l’avait entraîné loin de sa patrie, loin des hommes, et il était venu demander au désert les impressions dont son âme était altérée.

Ce voyageur, échappé du monde des vivants pour contempler un monde évanoui, méditait sur le grand spectacle qui s’offrait à ses yeux.

Les voilà donc, pensait-il, tous ces monuments qui faisaient autrefois l’orgueil de Palmyre. La main qui les a renversés ne semble en avoir respecté quelques débris que pour en faire les monuments irrécusables de la fragilité des œuvres humaines.

Cette plaine, maintenant déserte et silencieuse, ne révèle que par des débris l’existence des générations qui l’ont jadis animée, comme la mer, après la tempête, ne laisse deviner le naufrage que par les débris qui flottent à la surface de ses ondes apaisées.

Ici, pourtant, se pressait une foule nombreuse ; ici des hommes ont vécu ; ils ont eu leurs jours de joie comme leurs jours de douleur. Où est-il maintenant, le souvenir de leurs maux et de leur félicité ? Où est-il, le secret de leur existence ?

Cet amas de ruines était un temple. Où sont-ils, ceux qui venaient y brûler de l’encens ? Ils ont passé comme la fumée de leurs sacrifices.

Dans ce palais dont il reste à peine quelques colonnes, un prince, un roi peut-être, entourait son existence de tout ce qui pouvait flatter ses passions et satisfaire ses vœux. La foule misérable portait alors des regards d’envie sur cette orgueilleuse demeure en maudissant les injustes caprices de la fortune qui jette en aveugle le bonheur et l’adversité.

Mais la mort a passé par là et le vent du désert a complété son œuvre : il a mêlé les cendres du tyran aux cendres de l’esclave.

À cette pensée, le voyageur s’arrêta, puis se levant :

— Salut, dit il, opulente Palmyre, royale Babylone, superbe Persépolis : et vous, Tyr et Sidon, reines du commerce, salut. Dépouillées comme vous l’êtes de vos prêtres et de vos temples, de vos soldats et de vos remparts, de vos marchands et de vos trésors, que vous avez d’attrait pour moi !

Ruines de tant de nations puissantes, que je vous sens de vertus !

Vous consolez le malheureux par la vue de la plus terrible catastrophe ; vous réprimez l’élan d’une joie immodérée par une image de deuil et de mort ; vous apprenez au riche ce que valent les richesses, à l’esclave combien est court son esclavage ; enfin, vous élevez l’homme vers un monde meilleur en lui montrant que rien n’est stable, que rien n’est vraiment grand ici-bas.

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Visionnaire Anatole France ?

Pour le moins…en face des démonstrations journalières de notre irréversible décadence, entendre que le risque zéro n’existe pas, est la dernière des lapalissades de notre Cazeneuve, The Voyce national, digne porte-parole de la pauvreté intellectuelle, politique et sociale, faisant aveu d’incapacité de notre Président à rechercher la solution capable d’éradiquer définitivement un groupuscule fanatique en voie d’anéantir notre histoire, passée, présente et à venir.

Nonobstant que ça n’enraye, le règle,  en le traitant par le bon bout le problème des migrants.

Niala-Loisobleu

25 Août 2015

The Baalshamin sanctuary, located in the north of the city of Palmyra. Its construction began in the second century BC. Gradually was added a colonnaded courtyard after 67 AD and a cella in 130 AD; Citadel in the distance, Palmyra. Syria Picture by Manuel Cohen

LA GLACE SANS TAIN


leonor-fini-mutantes« LA GLACE SANS TAIN »

« Prisonniers des gouttes d’eau, nous ne sommes que des animaux perpétuels. Nous courons dans les villes sans bruits et les affiches enchantées ne nous touchent plus. À quoi bon ces grands enthousiasmes fragiles, ces sauts de joie desséchés ? Nous ne savons plus rien que les astres morts ; nous regardons les visages ; et nous soupirons de plaisirs. Notre bouche est plus sèche que les pages perdues ; nos yeux tournent sans but, sans espoir. Il n’y a plus que ces cafés où nous nous réunissons pour boire ces boissons fraîches, ces alcools délayés et les tables sont plus poisseuses que ces trottoirs où sont tombées nos ombres mortes de la veille.
Quelquefois, le vent nous entoure de ses grandes mains froides et nous attache aux arbres découpés par le soleil. Tous, nous rions, nous chantons, mais personne ne sent plus son cœur battre. La fièvre nous abandonne.
Les gares merveilleuses ne nous abritent plus jamais : les longs couloirs nous effraient. Il faut donc étouffer encore pour vivre ces minutes plates, ces siècles en lambeaux. Nous aimions autrefois les soleils de fin d’année, les plaines étroites où nos regards coulaient comme ces fleuves impétueux de notre enfance. Il n’y a plus que des reflets dans ces bois repeuplés d’animaux absurdes, de plantes connues.
Les villes que nous ne voulons plus aimer sont mortes. Regardez autour de vous : il n’y a plus que le ciel et ces grands terrains vagues que nous finirons bien par détester. Nous touchons du doigt ces étoiles tendres qui peuplaient nos rêves. Là-bas, on nous a dit qu’il y avait des vallées prodigieuses : chevauchées perdues pour toujours dans ce Far West aussi ennuyeux qu’un musée ».

André Breton et Philippe Soupault, 1919
Texte extrait de « Les Champs magnétiques »

Leonor-Fini-Pour-Richard-Pa

Un plomb d’étain

Dépoli

Glisse le long du miroir

Le mercure

Reste

Le seul à bouger

Quel bleu nuit

Viderait mieux l’image de l’être invisible

que celui du cauchemar tirant son faire de l’étui ?

Parler dans sa bouche fait un bruit qui éteint tout dialogue

Avant tout la langue cherche l’autre pour s’exprimer

Que de maux noircissent la huppe de la colombe

A l’instant où elle déploie ses ailes

Simplement pour avoir raté son décollage

Dans  mon train de nuit j’ai voyagé surréalisme

Breton, Soupault, Léonor Fini

dans le compartiment

Entre griffes et soies, odeur d’aqueux de chat et mi-août

Tout le théâtre d’un quotidien dépassé

Se mentant sûr de sa vérité bidouillée

Guerre de religion

Exploitation individuelle et sociétale

Tyrannies

Trahisons et abus en veux-tu t’en aura

et bien plus que tu voudras en auréole

Et alors

André , Philippe

vous  vouliez que je les vive vos prédictions ?

Ben reposez tranquilles

J’ai pire

Seulement j’en démordrais pas

Mon bleu il ente

Il tisse rêve

Onirisme

Pas communisme, socialisme caviardisant

Dehors les maux

Genre UE, mondialisation, économie de marché

Je marche pas

En corps moins à l’économie

Migrans, islamistes  conquérants, barbares, fanatiques,

Ce mariage pour tous c’est du boniment

Aimer voilà ma seule épargne

Pas besoin de livrée pour ça

J’suis pas un produit domestique

J’suis

Rien qu’un chien et quand j’aime j’aboie !!!

Niala-Loisobleu

19 Août 2015

Fini-Leonor---La-peine-capitale---1969

https://www.youtube.com/watch?v=wMqt3cX2X7k

INSTANTANEITE


38v-Brooke Shaden Photography0

INSTANTANEITE

A l’instant m’aime

où mes lèvres se pensaient à la fenêtre
j’entendis frapper l’étroit coup
le mur venait de tomber dans le trou du souffleur

Un bouquet d’iris couleur col vert, ne retenait plus

qu’à pène l’étal ouvert des oreilles des nénuphars.

De la musique baroque, farinait la jaquette du chef,

en tombant des pâtisseries du plafond, tout en jouant les trapézistes

de Spectacle.

Sautillant d’une bougie à l’autre du grand lustre de cristal,

l’allumeur de réverbères se dégourdissait les jambes.

L’amour venait d’être décadenassé du Pont des Arts.

Niala-Loisobleu

18 Août 2015

Language Barrier by Mrs-White on deviantArt

https://www.youtube.com/watch?v=mwX641oXm6c

RETOUR A SAINT-GEMME


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RETOUR A SAINT-GEMME

Tout petite, bien repliée dans un coin du ventre, l’intime conviction, est le repaire on ne peut plus marginal de notre âme, le plus grand de tous nos stimuli.

Le temps peut s’allonger et poser son panel de rides sur les rues parties un jour de l’enfance. Se prendre les pieds dans la chaussée avec des bosses dans des cloisons de verre, des éboulis de terrain, des tons qui n’ont pas résisté à la lumière, la panoplie des trahisons. Sa faiblesse, ses entichements chroniques. Comme si, comme ça le bien et le mal jouent à s’inverser selon.

Reste et demeure le passage secret, cette porte qui ne vermoulue pas. Une campagne posée dans le foutoir des villes. Des prés, bois, vaches sans nécessité de train, cochons et leurs couvées, ce trou du cul par où on respire. Exutoire qui aspire l’air pur qui décrasse le bulbe.,

Dans mon Paname je les ai  trouvé dans ces rues ce coin de campagne virtuel. Mon rince-cochon. Le karcher à tenir l’esprit propre. Un quai où l’embarcadère est cargué de voiles en permanence. Conscient que le bonheur ça ne peut que provenir du malheur. Prêt à embarquer pour…

Oui rien ne va dans son apparence montrée. Il faut retourner l’appeau.

La vie et belle parce que c’est qu’une fleur à soi qui, pareille aux autres, va chercher son parfum dans la merde du fumier collectif.

Alors on s »accroche à ce qui seul compte pour rejoindre sa rive

Niala-Loisobleu

17 Août 2015

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La pierre tient la mémoire de l’homme de toutes ses forces. La racine de son arbre y a foré les canaux de sa sève. Elle a bâti l’image du sacré, dans la forme qu’il a choisi pour lui. La religion c’est sa foi qui n’a pas besoin d’un dogme. Voilà le Roman. Dans ma Campagne-Maritime, il est omniprésent, dans les champs et les bois, au coeur du silence…

Niala-Loisobleu

17 Août 2015

DEVOIRS DE TRAVAIL


38y-Julie Heffernan

DEVOIRS DE TRAVAIL

La valve collée aux intestins un poulpe peut-il respirer ? Bah qui poulpe peut beaucoup, dit d’un haussement des pôles le chargé de miction, vacataire ce Dimanche où les enfants sont sortis des châteaux de sable pour être rapatriés vers les succursales de l’Education Nationale, rechappées à neuf à part les qu’on reçu des minos vacanciers en mal d’occupations…

Tôt ce matin, des grains de sable prêts à conter le tant, avaient mis le nez dehors. Pas dupes, voilà deux mois qu’ils avaient choisis de jeûner de soleil pour pas se faire asphyxier  sous les serviettes de bains.

Le fond de l’oeil frais comme le poisson qui n’a pas été privé d’eau, l’océan étalait ses frissons à perte de vue. Même les fumées des bateaux à voiles ne sentaient pas la peau d’échappement. Quand on se trempe naturiste on fait pas pipi dans sa culotte Et les seins de marris de l »amer y z’ont rien à cirer des vierges noires. Pareil pour le gitan de show-bizz et ses flamencos  de fête foraine. La cuisse dans le chignon de l’arlésienne qu’on voit qu’elle. Ouf, comme on contraire des constructeurs du mur de l’Atlantique se collant la jumelle à la meurtrière du débarquement, on peut crier: « Ils partent ! ».

Des nuages épars pendus à quelques yeuses, je vois la paille de l’herbe à canicule se refaire les joues vertes. Les champs d’oiseaux redressent l’éteule. Là où le ru pousse le grillage ne clôture pas l’estuaire.

La tuile descend lentement la pente des toits.

Au bout du coin où un moulin reste solide sur ses ailes, un gros figuier étend les bras. Violet de fruits juteux qui se mangent avec les doigts, dents dedans pour que le suc explose de sa pulpe de chair. On a une idée plus précise sur le vin nouveau, la vendange s’est mise en route.

A midi c’est plancha

Thon abricots nectarines…

Niala-Loisobleu

16 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=3glhy2V12ME

DE CE NOIR QUI ENCRE DE BLEU SANS FRAPPER


DE NOIR QUI ENCRE DE BLEU SANS FRAPPER

Arcades sourcilières en perspective les réverbères font le pont

Halos auréolés

Tonsure de lumière de la blonde sur la brume

Les enfants sortis du sommeil font la ronde autour du rêve sur les numéros de marelle

Quelques cordes ont décamisolé les fous des murs capitonnés

Hauts-bois la clairière hisse l’ascenseur des soupirs

Nous avons entés nos âmes androgynes en un seul corps d’état

Quelque chose de Tennessee dans la ruelle me dit

Sur les tarmaks les rivières décollent la piste enfouie

Remonte le souffle originel

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Les bisons

Les chevaux sauvages

Les mains propres

Sortent de la cendre froide

Au dedans de ta fourrure

Je rupestre

Les parois de ta caverne de mes jets d’encre

Enfourchée

Tu ouvres la vibration cosmique du sillon

Je s’aime

De ce noir qui encre de bleu sans frapper…

Niala-Loisobleu

15 Août 2015

https://www.youtube.com/watch?v=w9g9jvZ4yJ0

LA MALLE A RIAS


Diego Fernandez 1164

LA MALLE A RIAS

A m’aime le sol de mes pontons, sous la poussière des voiles hissées, je navigue à fond de cales ce merveilleux grenier d’une enfance poursuivie au fil des années. J’ai commencé plus vieux très tôt. Méthode innée venue d’un doute précoce sur la franchise des écoles. Les mendiants qui font la manche n’ont de vrai que l’imposture de leur cécité, du bras qui manque ou du cul-de-jatte sur lequel ils assoient leur arnaque au sentiment. Quelque chose de la cour des miracles s’introduit toujours, hélas, dans le beau de la cathédrale.

Hier, a eu son cap de bonne espérance en plein milieu des 40° rugissants. Là où on plante les mâts de cocagne…

Et aujourd’hui tu crois que c’est pas pareil ?

Pire..

Le sourire du tartuffe, est d’une telle ressemblance qu’entre Tussault et Grévin c’est à qui l’aura. Tu prends une rosière tu la trempes dans le sérum de vérité, il en sort une mer maquerelle, que tu péris dedans. Pas de différence pour l’enfant-de-choeur qui fait des vidéos en tournante pour avoir des images pieuses à mettre dans son missel..

L’origine du monde est complètement épilée. Plus un poil de vérité dans le tabernacle. On baise au figuré comme au malpropre.

Et pourtant je n’ai pas de blancheur que dans mon capillaire. A croire que tant de balais m’ont tenu la cambuse nette de saloperie mentale plus que corporelle. Au point que pris d’un besoin de rejoindre en écho l’action du pape en cours, je vais faire les abbayes retirées pour cause de mauvais esprit. La canicule a certainement déclenché ce besoin de fraîcheur, d’asile protecteur contre la tromperie dont je fais l’objet. mais il ne faut voir en cela qu’une forme de réaction, pas le fond de l’orientation.

Mon sauveur, c’est ce petit caillou qui depuis plus de huit décennies n’a jamais quitté ma poche. Mes doigts l’ont tant malaxés qu’il a rentré son minéral dans ma chair. Tous ces arbres à musique qui frémissent comme la sale gueule du gitan qui tire les aboiements de son chien avec ses tripes. La claque qui frappe les deux joues de mes croisades, c’est comme un coup de tisonnier qui me fait le truc du phénix. Les larmes sulfuriques qui me dévorent la rétine, c’est pour passer la foi en macro. Le mal de dos des ruades d’ânes c’est l’arc-boutant de mon échine à tirer le godet de noria de ma source.

J’en ai tellement entendues des faiseuses d’anges, quelles me font vomir leurs fausses amours…et que toujours je plonge dans ma malle à rias pour me rincer de la vérole qu’elles mettent au monde comme un poison d’Avril..

Niala-Loisobleu

13 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=sBo7OaFpHIg

OU SONT NOS VOIES ?


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OU SONT NOS VOIES ?

Voici

la double-porte  qui se met en filet

entre-deux fois deux gonds

laissant juste un interstice entre l’huis et aile

au point d’empêcher l’entrée de plain-pied

Latérale attitude

d’un gothique flanc-baillant

qui ô givre à la jetée des colonnes

sur ce qui fut le jet de la flèche

en reléguant la nef aux bossoirs du déambulatoire

A quelques encablures de la cabane

Sablonceaux , Trizay

Aulnay

restent les épaves d’un roman pur

émietté dans les étapes de St-Jacques

dans une mer de verdure

Brouage

paît son sel

en se ramassant une sacrée gabelle

Pierres majestueuses dressées au milieu de chants qui s’élèvent en volutes

Les grimaces d’amours trompeurs

semblent s’être pétrifiées dans les tympans

vomissant des gargouilles

monstres d’un bestiaire humain

que les chapiteaux n’ont plus la force de porter

Le temps d’une évangélisation sincère

aurait-il été strangulé ?

Où donc est passé le souffle divin,

dans les sarcophages retournés

les croix de fer

les perles d’une couronne promettant de ne rien oublier

ou dans le remord des ex-votos ?

Il y avait dans cet amour trop de pureté

un état surhumain

porté troubadour par l’amour courtois

que l’homme ne peut tenir

repris le vulgairesa nature

incapable d’absolu

juste d’utopie au premier degré

où la transcendance ne franchit pas son seuil

Avortant de son rêve

la poésie

seule preuve matérielle nécessaire à sa propre croisade…

Niala-Loisobleu

12 Août 2015

Hand concept of FlewDesigns

https://www.youtube.com/watch?v=YnXpsJMqewo

HUIS-CLOS CHEZ LES PIERRES


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HUIS-CLOS CHEZ LES PIERRES

Le vert des mousses polies par le temps

le poreux du sentiment

ce plein dans un isolement

d’une autre foi non moins sacrée

mettent aux chaises la halte d’un recueillement

où des papillons en nuées posent mille couleurs

Abolissant toute distance

l’aiguille tire le fil qui coud le rapprochement

On dirait que la musique se joue des portées

en attrapant le son de l’âme

coeur à coeur

Solitude d’amour

alliage du divin qui donne un sexe aux anges

dans un acte naturel

que la pensée abyssale scelle d’une expression carrée

Les mots hâbleurs

reculent

impuissants

incapables

anéantis

muselés

la tête dans le sac à mal hisse….

Niala-Loisobleu

11 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=-ZQ_1Mp_QTc