LE CACHE NÉ



Dans les trous où tu te loges bien mieux que dans le plat d’une vie à deux, nous ne reculons devant rien pour oser l’absence en tout ce qu’elle a d’habitudes. Au questionnement auquel est plus ou moins soumis l’humain nous pourrions répondre à toutes questions du type : là où tu prends chaque jour ton pain j’ai l’odeur de ta mie présente, bien que n’ayant aucune idée du chemin qu’on doit prendre pour le boulanger. Il en va ainsi de gestes par milliers, le bruit du raclement de ta chaise lorsque tu te lèves, la voix du chien si t’en avais un, c.est possible après tout, comme ce qui face à toucher et qu’on ne voit jamais. La vie est un  multiple de recherche permanente du bonheur dont le plus grand nombre court ou trop vite ou ne pars jamais. À rire. Il faut. Tiens à ce propos je ne me tromperai pas de seins quand ta poitrine se laisse aller, alors que je pourrai ne pas t’entendre te rincer les dents. Un instant ouvrir le tiroir. Pour aérer le refoulé ça vaut une place de si né. Les gens s’étonnent à me voir. Je dois reconnaître que la fantaisie est une couleur qui fait peur au plus grand nombre. Je cherche pas. Pourtant ça marche tout seul. Et je ne dis rien. Le bavardage me priverait trop de l’observation. Mis sur le trottoir des sites sociaux, le sentiment humain n´est que du simili.Tiens de te sentir comment tout le fourniment du quotidien te cache, c’est plus proche du beau que de tout ce laid répandu .Et ce que personne ne saura jamais c’est ce que Toi t’es seule à me vivre toute entière dans mon cœur. Toi toute ma Poésie. Mon plus beau parcours d’amour.

Niala-Loisobleu

20 Octobre 2015


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EN VRAC A TERRE


11.10.15 г. - 1EN VRAC A TERRE

Les mousses sortent des cheminées tandis que les terrils halètent un peu plus loin, est-ce un reste de grisou qui par peur d’anthracite s’est abstenu de prendre feu ?

Bah, faisant appel à l’antécédent de mon histoire, me revient l’empilage des cartons sous le verre ou la tasse, sur la table ronde d’un troquet. Mabillon, face au métro, tu m’as-tu fait plus souvent passer par la Rhumerie que par l’arrivée d’Orsay. Je t’ai regardé durant des heures, coeur en oreilles Eluard. Les bancs de la Place de Furstenberg, en sont témoins. Un peu de Peynet pour attendrir les aboiements du quotidien.

Avec ses odeurs de Cité, la Seine se passait en public.  Prenez un bain Deligny, quatre remorqueurs d’Alexandre Dumas, une vierge en proue c’est mieux que peuh, pour les pêcheurs on sert à discrétion, enfin quelques ponts avec péniches et le conte est bon.Ce temps là broyait la couleur en poudre, huile de lin et coude de l’autre. L’huile de lin ça vous attrape d’abord par le nez, par bidon de cinq litres on a la frite avec. On l’avait comme jamais un tube n’a eu le hit. Pour peindre le drap de lit se tendait plus chair d’ébats antérieurs. Peindre sur la toile où l’amour s’est enduit, ma parole, c’est sans craindre d’avoir des craquelures à la peau. Les paysans, les marins-pêcheurs, les fondeurs, enfin toutes les sortes de manuels chantaient sans machines, trucs automatiques, et repos dominical.

A croire que le bonheur s’accommode mieux du simple. Pourtant les chiottes étaient souvent au fond du jardin. Pas d’eau chaude ça doit rapprocher à se bassiner le ventre, pris dans l’étau des cuisses. Bref la veillée cultivait autrement qu’une réforme régionale.. En plus de connaître ses départements on pouvait donner plus qu’une idée fausse de l’humain. A tout ça, sel que j’aime, j’en brasse.VIolon selle et cheval de ma neige, un sein que je ne saurai que voir.

C’est bon de savoir pleurer des mots scions.

Niala-Loisobleu

18 Octobre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=ijNm6iVCFqY

A L’AUBE D’UN COUCHE


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A L’AUBE D’UN COUCHE

Sur les étagères

du morne étendu, un sentiment de confusion admet

pêle-mêle

les préservatifs pour le coeur et les conserves

sauf le produit à vaisselle

de l’aliment taire se nourrit le non-dit

Ne pas aller vers se reconnaître est d’usage

courage fuyons

Ah tiens bonjour je vous ai reconnu

votre invisibilité quiète mon pouls

je n’ai plus peur

je vous vois à travers

vide

curé

de ces sentiments qui disait-on faisaient l’homme qu’avait vu l’ours

A vous marcher à l’amble

au moins le doute est omniprésent caché

rassurant

tout est mis de côté

voici le figuratif-abstrait

beau comme ce qui outre-noir

Soulages

l’élite mise sur le cheval gagnant

M’aime pu besoin de roi des cons pour être bourge-gentilhomme

je suis must

tu es must

ils sont musts

Must à fa m’aime comme disent les quarante-voleurs

dans la caverne des jarres rives méditerranéennes

Toc toc

à l’ô c’est qui

Néant-d’air-talé

le primate qui donna

pas rien que des couilles

du jus avec

Le thym qui polit la glace garrigue pour te prendre la main

Viens-tu z’y  ?

C’est le dernier mets trot…

Niala-Loisobleu

16 Octobre 2015

A Distant Future by Raluca Deca

A MA CABANE


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A MA CABANE

Aujourd’hui suis allé couper l’eau à la cabane

et lui ai laissé ces quelques mots de visite

Je sais comme tu attends
Le temps d hiver est toujours trop long

Surtout quand il a Eté pourri
Tu t’aies tricoté des manches aux étiers
Refais l’échine de la passe
Arrangé tes cheveux de rouille
J’arrive toujours tu le sais
Cesse de penser que je tarde
J’arrive
Prépare une marée neuve
Quelques nacres nouvelles
De l’errons cendré au décollage fuyons
C’est bien du celle qu’il me faut
L’ici moche d’abandon appelle les mains en fanal
Triste comme une horloge qui bat les mortes-heures
Mouvance d’ô
Le ciel est en corps à repeindre
La constance humaine c’est du bidon vide

Périe en mer

Con stance à marri
Mais j’arrive
Tire la barque des vases qu’on s’prenne un vert
J’arrive ma Cabane

Juste le tant que des gels passe

Niala-Loisobleu
15 Octobre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=vNRA7HYemIk

AUTOMNE TU FECONDES LE PRINTEMPS


A2-Niala 87_1(Automne tu fécondes le Printemps – 1984 – Niala – Acrylique s/contrecollé 65×50)

AUTOMNE TU FECONDES LE PRINTEMPS

Cette couleur fauve, un rôti d’ocres aux carmins qu’on trouve le soir quand les guitares quittent les musiques en boucle des zones commerciales, cette couleur rhésus qui fume en spirales aux naseaux des réverbères d’un seuil nomade, chaleur de flammes, pétille, craque et sue sans façons, omniprésente, devient mon intime pensée. Les géraniums ont repris le train des dernières vacances, le temps est au bord de devenir froid. Pourtant, indien, le soleil se la joue retour d’été. Se mêle alors l’indistinct, le non-accompli, la zone de gestation. Les pourritures sont autres. Celles du monde des hommes disparaissent pour un temps, celles de la nature apparaissent, organisatrices, faiseuses d’un ordre immémorial qui survit à une décadence en voie d’accomplissement. Les azulejos des rives atlantiques bleuissent, mes regards fados me donnent sa voie. Quelle est-elle ? A la question je répond merde.

« Il est des moments où il faut choisir entre vivre sa propre vie pleinement, entièrement, complètement, ou traîner l’existence dégradante, creuse et fausse que le monde, dans son hypocrisie, nous impose. »

Oscar Wilde

L’odeur prend les roux sillons, des argiles ouvertes, au sommet du compas des cuisses. La sève perle, là le végétal pileux ne tombera pas avec les feuilles. Je pense qu’il faut un gardien au sacré, quel qu’il soit. Le lieu de la naissance du monde, caverne à jamais, rupestre pour toujours de cette première main qui y apposa son empreinte. Accompagné des brames des cerfs, assaut des bisons, feulements d’avant le Verbe. J’ai perdu mon âge avec la raison d’une folie qui rebondit. Des carreaux des salines arrivent des reflets d’un érotisme de sel plus charnel que poinçonneur des lits las. De ses yeux de chien battu Leny sort la chansonnette, y veut plus mourir. Il sent bien l’arrivée de l’ibère, même si son idéal communiste est d’une autre utopie. Il veut avoir cette autre chaleur. L’absolu de la poésie.

Merde à vos bans

Je mimétise automnal

J’veux sentir humus sans numéro

Avoir les pores qui repoussent les plagistes

l’aisselle qu’on choisit

jusqu’à la dernière griffe qui rognera la terre

Au bord de la petite mer…

Niala-Loisobleu

13 Octobre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=FzreJdLzxR0

ET TU TE RECONNAÎTRAS


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ET TU TE RECONNAÎTRAS

Sans jamais devoir étiqueter tes composants

quand bien m’aime tu fus en surcharge de sots d’hiommes

génération des cadences oblige

au rire de tes seins déployés

libérée des mâles façons de vouloir dépasser les quarantièmes rugissants

simplement femme

qui veut l’être et le rester

tu te reconnaîtras

sans que je donne le nombre de points de rousses heures

que nous avons fait flamber en ta cheminée

Sans jamais dire le grade de la pierre à franchir

l’usage du bon outil nécessaire à se polir

le tablier de sa peur

d’eau, d’air et de feu

tu testes amanteras l’épreuve philosophique

un peu de sel beaucoup de soufre

et personne pour te tenir la chandelle

juste Toi

à devoir te connaître

Au bord de nous

rien de derrière ne bouche de vent

la traversée ne prend les rides que du temps inutile

Mains tenant

les yeux fermés

ton ventre me porte

sans judas contrôleur d’entrée

Du monde qui s’effrite nous aurons étayé

en nous transvasant l’ô jusqu’à l’estuaire

pour appareiller l’amour au large sans dire de non

Niala-Loisobleu

10 Octobre 2015

Bed

D’ARBRES MORTS EN FEUILLES VERTES…


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D’ARBRES MORTS EN FEUILLES VERTES …

Mon pays n’est pas d’ici, tout au moins d’ici-bas, puisqu’il est de désir plus haut. Ce qui fait que les septiques et toutes autres fausses, n’ont pas à s’interroger sur le comment con fait pour y aller. On n’a que ce qu’on mérite. Qui restent là où y sont, c’est leur place.La mienne est t’ailleurs de pierre, donc je polis

J’allais à la Plaine des Jarres autrement que par l’inaugural crash d’air France, sans un ersatz, au volant du zinc à Ulysse, pour me refaire un plein d’air de mine de rien, fait de satisfaction à pieds, pas en auto. Un air d’aimer jouir de la vie sans nécessairement avoir besoin de pilules, poudre, où fumées magiques, pour tenter d’y parvenir. juste avec trois gouttes de bon sens. Simple plande déménageur.

Dans leurs longues queues et leurs belles crinières des pointes d’étoiles brillaient encore. Tant qu’il n’y aura plus d’hommes le bonheur sera illusoire. Et au vu du depuis quand ça dure, m’arrive de frémir en pensant que la terre aura cessé d’être avant que les pseudos y parviennent. Mais qu’on se rassure d’ici là ils auront débarqué les premières équipes de démolition sur Mars.

Ce soleil brille à faire enrager Saturne et malgré tous ses efforts à me pourrir l’existence, aujourd’hui je pars bichonner la cabane en vue de la mise au sec d’hiver. Le sel c’est une autre peinture personnelle dont un univers pourri ne saurait pouvoir s’astreindre.

N’oublions pas la coutume :

Amis de Fesses de Bouc

Bon Jour !

Niala-Loisobleu
9 Octobre 2015

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MAINS TENANT ENCORE


MAINS TENANT ENCORE

Le jour n’avait pas sonné qu’il était encore cette lumière à l’intérieur

déjà..

Dans l’enveloppe du gland, de la faîne, la poche du rein,

la prescience du minéral battant la roche,

la pierre à feu soufrant le bout de l’allumette,

pourquoi pas

le tabernacle

eh oui, si tu veux

le choix est,

le choix sera-t-il ?

Le secret du vote se fout de l’urne, tu le connais dans le coeur

Il n’existe pas ici-bas d’endroit plus haut

Le tremblement bleu-argent, olive dans les branches de ses veines

artères tordues, doigts à l’incision d’où jaillit la sève du vouloir contrer l’impossible

cette puissance qui alimente le néant à perte de vue

partout présente dans nos matins jusqu’au soir

Nous y sommes confrontés

Alors la promesse va devoir défier sans rien d’autre

De partout les bêtes lance-flammes déploient leurs ailes

la ville passe à l’ombre

les rues tombent au fond des souterrains d’un avaloir quotidien

Ne sommes-nous pas sortis de la pire des conditions pour avoir  dit oui à la croisade ?

Le graal c’est l’entité initiatique

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Mains Tenant 5 – 2015 – Niala – Acrylique sur panneau 65×50

L’amertume déverse le verre fielleux en pleine pulpe

la coupe de fruits se taille au bazooka au verger d’un incendie de faux rais

le vitrier et le rémouleur sont en plein film d’épouvante

qu’est-ce que ça plombe la chasse au bon heur

Jusqu’aux os

jusqu’au par-dessus la tête

Et dans tout ça vous étiez à quel endroit ?

Au fond de la tranchée devant le sifflet de l’officier ordonnant l’assaut

tous les nids de guêpes des mitrailleuses en batterie dans l’axe

Et la mine ?

Anti-perso pour t’arracher les jambes des fois que t’aurais encore des couilles

Et l’à venir ?

Le trou-noir

Ben dis-dont

c’est quoi ce plan ?

L’espoir mon P’tit-Gars

ça qui fait le pigment de mon bleu

qui te propulse à poil pour sortir du mauvais oeil

qui porte quand la rafale lâche ses vagues scélérates

qui rend visible

ce pour quoi tu avais décidé d’un nouveau départ

et qui te relève quand t’es au plus bas, attrapé par la ficelle du cerf-volant

Mains tenant…

Niala-Loisobleu

30 Septembre 2015

MATISSE PARLE


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MATISSE PARLE

Je défais dans mes mains toutes les chevelures
Le jour a les couleurs que lui donnent mes mains
Tout ce qu’enfle un soupir dans ma chambre est voilure
Et le rève durable est mon regard demain

Toute fleur d’être nue est semblable aux captives
Qui font trembler les doigts par leur seule beauté
J’attends je vois je songe et le ciel qui dérive
Est simple devant moi comme une robe ôtée

J’explique sans les mots le pas qui fait la ronde
J’explique le pied nu qu’a le vent effacé
J’explique sans mystère un moment de ce monde
J’explique le soleil sur l’épaule pensée

J’explique un dessin noir à la fenêtre ouverte
J’explique les oiseaux les arbres les saisons
J’explique le bonheur muet des plantes vertes
J’explique le silence habité des maisons

J’explique infiniment l’ombre et la transparence
J’explique le toucher des femmes leur éclat
J’explique un firmament d’objets par différence
J’explique les rapports des choses que voilà

J’explique le parfum des formes passagères
J’explique ce qui fait chanter le papier blanc
J’explique ce qui qu’une feuille est légère
Et les branches qui sont des bras un peu plus lents

Je rends à la lumière un tribut de justice
Immobile au milieu des malheurs de ce temps
Je peins l’espoir des yeux afin qu’Henri Matisse
Témoigne à l’avenir ce que l’homme en attend.

1947 Louis Aragon. (1897-1982)

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