LE CERTAIN REGARD


LE CERTAIN REGARD

Le rideau est redevenu calme

ce qui frissonne

n’est plus que ta  présence qui transperce

Ô Combien les yeux

quand ils ont ce Certain regard

ont le pouvoir de tisser

à eux seuls le fil du labyrinthe

Balayée des clôtures

Rabotée des montagnes

Emergée des eaux noires

cette ombre de toi-même est décrochée

Jusqu’aux liaisons des briques qui tremblent

des asphaltes qui retrouvent les silex du chemin initial

De ta gorge obstruée par des amas de cris étouffés

un air de fugue s’embouche aux tuyaux des grandes orgues

Tiens de mon sûr ô

je te donne la sarbacane de mes couleurs indiennes

soleil ceint d’émotion pour tant rober de bleu…

Niala-Loisobleu

18 Novembre 2015

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ETAT DES LIEUX 8


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ETAT DES LIEUX 8

Ma vie omniprésente se faufile, tapie, sortie, prête, retirée des humeurs -automne retrait des fleurs de sanies – ici pas de bleu déshydraté, en conserve, surgelé. Un drôle d’azur flânant dans une grisaille pas encore lavée du carminé à la boutonnière, juste au coin du sourire. Parce que si tu crois que le deuil c’est suivre les scoops des chaînes d’info, bardé des snifs-snifs de pleureuses fillette ce que tu te goures. A décharge faut dire que l’action est plutôt menée dans cette direction là. La gourance on marche dedans jusqu’au cou. Mais tiens là, cette cabane en retrait, comme elle a de bon sens dans ces déménagements, où les tours agglutinées à en bouffer l’espace racontent des films d’horreur en te calant l’hamburger spécial mauvaise bouffe dans ta tartiflette. Gamin j’ai vu tant de monuments aux morts ne rien empêcher des massacres guerriers que, plus par nature que par réflexe, je me suis tourné vers la vie. C’est vrai que Pavlov il a vite fait de te récupérer le comportement. Suffit que tu fonctionnes à la disparition des abeilles, crac tu passes du gag à l’angoisse comme on change de froc en gastro. C’est le rusch qui écrabouille la ruche.Pleurer c’est bon pour le sentiment, à condition que ça efface pas l’humilité. Puis que ça prenne pas impudiquement la place de ceux qui ont trinqué. Parce que la vraie douleur il n’y a personne d’autre qu’eux pour la connaître. C’est ce que j’ai appris du deuil quand j’ai fait connaissance avec la mort.

A l’intérieur de mon jardin

Parmi le vert
et la floraison
de toutes les plantes les plus belles
je flâne.
Je délibère ici
Je rêve par là.
L’heure s’arrête
ou plutôt s’étend pleinement,
se déplier et s’amplifier.

Ces tournoiements et ondulations soudaines
de brises d’été,
envoient tous les parfums
dans l’air chaud.
Contempler une feuille
ou le motif sur le mur
créés par des branches les plus près.

Ces têtes-là de fleurs dansantes
exposent délicatement
toute leur gloire.

Quelle simplicité à se perdre.
Et quelle aisance à respirer
doucement.
Et quelle aisance
à avoir des pensées profondes.

Chloe Douglas, 1995

Comme un vieux compagnon j’ai rassemblé les quatre coins de mon mouchoir pour l’accrocher à ma canne, le remplissant de tout ce qui borde la route du Chemin de la Vie. Jamais l’ornière n’en sort. C’est ainsi, le beau a besoin de passer part la marque de la Roue.

Une sorte d’empreinte posée par la foulure. J’avance, redresse la tête, moi le fou, le peintre, le poète, l’inutile, le marchand de couleurs qui divague, pas méchant enfin…sauf quand il se lâche comme un sage et qu’il se perd dans l’espoir de ne jamais connaître autre chose que le désir d’aimer.

Niala-Loisobleu
16 Novembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=qOm9D46MHuY

COMMUNE PRESENCE


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COMMUNE PRESENCE

Tu es pressé d’écrire
comme si tu étais en retard sur la vie
s’il en est ainsi fais cortège à tes sources
hâte-toi
hâte-toi de transmettre
ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance
effectivement tu es en retard sur la vie
la vie inexprimable
la seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de t’unir
celle qui t’es refusée chaque jour par les êtres et par les choses
dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés
au bout de combats sans merci
hors d’elle tout n’est qu’agonie soumise fin grossière
si tu rencontres la mort durant ton labeur
reçois-là comme la nuque en sueur trouve bon le mouchoir aride
en t’inclinant
si tu veux rire
offre ta soumission
jamais tes armes
tu as été créé pour des moments peu communs
modifie-toi disparais sans regret
au gré de la rigueur suave
quartier suivant quartier la liquidation du monde se poursuit
sans interruption
sans égarement

essaime la poussière
nul ne décèlera votre union.

René Char

(Commune présence, in Le Marteau sans maître (1934-1935)

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https://www.youtube.com/watch?v=u6bjwZqo8wc

DEDICACE A VERS Ô


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DEDICACE A VERS Ô

Marchant à l’ambre de sa baleine, une ombrelle hésitait entre s’acheter une machine à bronzer et hâler tout simplement à la plage. On imagine pas ce qu’un objet peut se poser de questions, totalement inhibé par la certitude que l’homme est le seul objet de tourments de la nature. Quel égoïsme. Je me demande d’ailleurs ce qu’il serait possible de détacher de l’homme, sauf bien entendu son indifférence naturelle à ce qui n’est pas lui, ça va de soi. Alors pour sortir de l’impasse (et perd), avisant mon petit vélo, je saute sur la selle – fort heureusement qu’en bicyclette on monte pas à cru si l’on est pas rendu gai par une de ces ivresses un peu ouffes qui font perdre l’esprit de mots des rations- et décide de me faire l’ascension du pile Ah, chui-là m’aime qui sort des rémissions d’espoir, du tout au rêve et du prêt-à-porter de faire jusqu’au juré-craché. Ah, l’aventure me voici donc, abordant les dunes audieres avant d’épingler les cheveux de Marly en période de grands zoos. Un peu martron, l’abord d’ô de chez Nesles, plus du tout gironde, me plaça un clin entre deux montants discutables, genre qu’aurait pu foutre le feu si Halliday on ice avait pas eu un gala au profit de Mamour. Merde, on va pas se gratter les couilles à vouloir à tout prix une psy de sauvegarde, me souffla mon ange-gardien, allez ouste défourrailles bordel. Surtout que si t’aurais pensé trouver un génie attendant sagement que tu le sortes de la lampe à huile, j’te rappelle que les saints-sacrements c’est pas franchement porté sur l’avenir. Lueur. j’avise un gyrophare. Cordouan m’exclamais-je en reconnaissant que s’il est avéré qu’il est éteint, moi j’allume. On franchit la passe, les bancs de sables, les épaves et nous voici mon vélo et moi rendu Bonne Anse. On voit des seins partout. Des gros, des timides, des qui savent plus sur quelle plage y sont, des qui s’en foutent plein l’aréole, des plats, des rebondis, des fripons défripés, toutes essences fruitières représentées, puis des fesses-tivales pas du tout sceptiques que ça regonfle le biniou à recroire à l’Orient…Bingo, nous sommes arrivés chez les nudistes de la Côte Sauvage, on va pouvoir bronzer intègre graal !

Niala-Loisobleu

8 Novembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=dSRHSX2lHUk

LA POINTE DES HERBES


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.LA POINTE DES HERBES

Chaque murmure du vent, collé à l’oreille d’un nuage, et voilà tout s’abolit ne serait-ce qu’un instant.

Pris entre les cartons d’un déballage, le seuil hésite. Moment heureux. L’oeuvre est à pied. En plein soleil la fonte des statues équestres coule au galop. L’enfant embarque dans son voilier et traverse le bassin, l’esprit en dehors du cours de la géographie. La Bourse n’en place pas une. Merde à vos bans, qui j’aime me regarde.

René Char me dit :

L’heureux temps. Chaque cité était une grande famille que la peur unissait; le chant des mains à l’œuvre et la vivante nuit du ciel l’illuminaient. Le pollen de l’esprit gardait sa part d’exil.

Mais le présent perpétuel, le passé instantané, sous la fatigue maîtresse, ôtèrent les lisses.

Marche forcée, au terme épars. Enfants battus, chaume doré, hommes sanieux, tous à la roue ! Visée par l’abeille de fer, la rose en larmes s’est ouverte.

Un attroupement s’est écarté de ma voie. Je parle tout seul. Enfin je leur laisse croire. Je n’ai pas envie de provoquer la pudeur. Il y a toujours un agent à proximité de la délation.

Le 121 attaque la montée du Fort de Rosny-sous-Bois. Sur la plate-forme, le receveur et moi, parlons du thym qui poussait en champs avant le complexe commercial. On ne bat plus que les femmes, la fessée aux enfants est interdite.Quant au chaume c’est les rois mages et la sanie des hommes un must…L’alarme ne sert plus à rien, la pointe des herbes est rouillée.

Niala-Loisobleu

4 Novembre 2015

JE SUIS UN CHIEN


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Je vous en laisse à dérision, cornes de mon front. Le vrai cocu des deux c’est pas mes coucous niet, lancés dans le trou du cul du néant qui trône aux feuillées d’un Printemps rimant à rien. Des ardoises où la craie de mes premières marelles a voulu écrire « Je t’aime » reste l’addition à purger. Entre la bonne foi et l’argument qui tue quelle cirrhose à éponger. Cyrénaïque m’était comptée j’aurais eu moins chair à payer.

JE SUIS UN CHIEN

À mes oiseaux piaillant debout
Chinés sous les becs de la nuit
Avec leur crêpe de coutil
Et leur fourreau fleuri de trous
À mes compaings du pain rassis
À mes frangins de l’entre bise
À ceux qui gerçaient leur chemise
Au givre des pernods-minuit

A l’Araignée la toile au vent
A Biftec baron du homard
Et sa technique du caviar
Qui ressemblait à du hareng
A Bec d´Azur du pif comptant
Qui créchait côté de Sancerre
Sur les MIDNIGHT à moitié verre
Chez un bistre de ses clients

Aux spécialistes d’la scoumoune
Qui se sapaient de courants d´air
Et qui prenaient pour un steamer
La compagnie Blondit and Clowns
Aux pannes qui la langue au pas
En plein hiver mangeaient des nèfles
A ceux pour qui deux sous de trèfle
Ça valait une Craven A

A ceux-là je laisse la fleur
De mon désespoir en aller
Maintenant que je suis paré
Et que je vais chez le coiffeur
Pauvre mec mon pauvre Pierrot
Vois la lune qui te cafarde
Cette Américaine moucharde
Qu’ils ont vidée de ton pipeau

Ils t’ont pelé comme un mouton
Avec un ciseau à surtaxe
Progressivement contumax
Tu bêles à tout va la chanson
Et tu n’achètes plus que du vent
Encore que la nuit venue
Y a ta cavale dans la rue
Qui hennit en te klaxonnant

Le Droit la Loi la Foi et Toi
Et une éponge de vin sur
Ton Beaujolais qui fait le mur
Et ta Pépée qui fait le toit
Et si vraiment Dieu existait
Comme le disait Bakounine
Ce Camarade Vitamine
Il faudrait s’en débarrasser

Tu traînes ton croco ridé
Cinquante berges dans les flancs
Et tes chiens qui mordent dedans
Le pot-au-rif de l’amitié
Un poète ça sent des pieds
On lave pas la poésie
Ça se défenestre et ça crie
Aux gens perdus des mots FERIES

Des mots oui des mots comme le Nouveau Monde
Des mots venus de l’autre côté clé la rive
Des mots tranquilles comme mon chien qui dort
Des mots chargés des lèvres constellées dans le dictionnaire des
constellations de mots
Et c´est le Bonnet Noir que nous mettrons sur le vocabulaire
Nous ferons un séminaire, particulier avec des grammairiens
particuliers aussi
Et chargés de mettre des perruques aux vieilles pouffiasses

Léo Ferré

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A crocs plantés au nibard, brouteur de touffe, j’suis cannibale-herbivore, mais sans rien du coprophage, stercoraire, sales mouettes pillardes qui merdent en éditant le code de conduite du puritain qui fait loi chez les fidèles de la nouvelle messe-noire du fesse-de-bouc. Ô nom de diou de bordel comment la naissance du monde peut-elle avoir le m’aime nom de baptême qu’un con qui ne vole que tout ce qui veut décoller de la glaise. Je suis un chien qui renifle, fier de l’être et tant pis pour vous si je mords vos petits mots laids !

Niala-Loisobleu

2 Novembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=-e-oFrauEpo

CLOTÛRE AUX LEVRES ROSES


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CLOTÛRE AUX LEVRES ROSES

Aux yeux des vitrines

Les strates

De jours mal choisis

En rigole

Vont

Passer les grilles

Battues en brèches

Les cernes repoussés

D’où seraient-ils venus sinon de ce sillon

qui sorti de la nuit

porte la graine du jour en lui ?

Enveloppe sphérique paisible

où la lave cautérise la griffe

Sa plaie

Son infection

Son agression

La palme débarque la pâques et ses oeufs cernés

de la Trinite

A l’étiage du bénitier

Il pleuvait

D’un gris uniforme

Quand du rideau de leurs paupières

sortirent les trois coups solaires

Et là

Dans les Recollets

Les Bleus-Blancs Matins

Nous mirent au m’aime soleil

Pour que naissent les Reflets d’Estrans

mon Capitaine

En appareillage

Pour une aube

Que le silence projette au coeur d’un absolu échange

Troublé en rien par les battements sonores des coeurs

Peindre pour voir la couleur enfanter
Recule d’ô tant la pensée de mourir

En donnnant

Mains tenant

Le désir de renaître en corps et encore à l’amour !
Loisobleu
31 Octobre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=EidJV2mb9h8

Chanson du vis trié où le solfège selon Facebook


Chanson du vis trié où le solfège selon Facebook
N’importe qui se retrouve sur Facebook. Haut-lieu du partage actuel, site sot-cial par excellence.
Aussi, l’éminence a revu tous les fondamentaux de la Beauté en fonction du n’importe quoi de ses adeptes-rois. On a connu l’hérésie des anciens pionniers du genre qui fixèrent ce qui est digne de respect et ce qui fait offense à la bonne conduite.en rejetant des oeuvres que les musées exposent au public, des écrits d’écrivains et poètes universellement connus et reconnus, que dans le monde entier les écoles incluent dans leurs programmes d’enseignement scolaire, des oeuvres appartenant à toutes les disciplines artistiques, bref en un mot refondant toute l’Histoire de l’Humanité sur les critères de sa propre décadence actuelle.
Il suffit d’une dénonciation d’un coincé(e) pour mettre un membre au ban et lui supprimer sa parution.
Bien entendu le tout au nom de la liberté d’expression….revue et corrigée par le nouveau dogme qui fait de la barbarie un système de formation pour l’avenir. Sont donc considérés comme ne présentant aucun danger, l’incitation à la haine, par tous ses canaux de propagation.
Couper la tête d’un indigne d’extrémistes illuminés, et la montrer en photo sur son profil est autorisé. Vu le développement du genre, je serais tout prêt de penser que c’est recommandé…S’y ajoutent les scènes de persécutions envers des femmes. Le recrutement de pauvres égarés par un toile d’araignée qui tisse large. Le moyen de se procurer armes, drogues, enfants et animaux dociles. La prostitution…etc…
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Enfin merde, arrêtes ton char Facebook, aujourd’hui tu me fous le bouilli pour avoir épinglé Jean Diharsce et Marc Lagoutte, deux êtres plus que dignes de respect, sous prétexte d’avoir fait paraître la photo que je mets dans le présent article.
Elle est belle cette image
Photographiquement parlant
Elle n’est que Poésie d’un bout à l’autre
cette
FEMME JE L’AIME D’EMOTION TOTALE
elle crie en silence
la propreté d’un corps symbolisant ce qui est le plus Beau
dans un environnement porteur d’ouverture
ce n’est pas un crachat porno de votre cru
c’est un
HOMMAGE à la VERTU
Cette censure est une hypocrisie réac du plus bas étage. Je la réfute et la conteste au nom de ce qui constitue l’esthétique irréfutable d’une architecture de l’Esprit, spiritualité qui fait défaut  chez Facebook.
Mon père spirituel j’en appelle encore à ta transparence, chante-leur le Vitrier :
CHANSON DU VITRIER
Comme c’est beau
ce qu’on peut voir comme ça
à travers le sable à travers le verre
à travers les carreaux
tenez regardez par exemple
comme c’est beau
ce bûcheron
là-bas au loin
qui abat un arbre
pour faire des planches
pour le menuisier
qui doit faire un grand lit
pour la petite marchande de fleurs
qui va se marier
avec l’allumeur de réverbères
qui allume tous les soirs les lumières
pour que le cordonnier puisse voir clair
en réparant les souliers du cireur
qui brosse ceux du rémouleur
qui affûte les ciseaux du coiffeur
qui coupe le ch’veu au marchand d’oiseaux
qui donne ses oiseaux à tout le monde
pour que tout le monde soit de bonne humeur.
Jacques Prévert
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Niala-Loisobleu
26 Octobre 2015
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SOUS LES AQUAR’AILES


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SOUS LES AQUAR’AILES

Alors que les portes aux bords des trottoirs continuaient à entrer et sortir en un incessant battement, celui-là qui informe de la marche de la pompe de vie, dans cette salle du Prieuré où j’attendais ta visite, le journal m’a appris que tu ne viendrais plus.

La première fois depuis 35 ans. Pas facile. M’aime impossible à s’y faire.

Alberto Muro te voilà parti.

Je peux dire que t’as été mon photographe officiel durant toutes ces années. Quand parti à Royan pour une retraite méritée, on a fait des photos sur le Bd Garnier, marquant le besoin de suite.. Un lien viscéral que celui-là.

Puis avec Mano, ton épouse, vous êtes revenus à Cognac. A croire que la terrible guerre d’Espagne qui comme beaucoup d’autres vous a conduit à l’exil, vous menant à Cognac, avait décidé que ce serait là que t’aimerais la chaleur de la terre.

Alberto, comme j’aurais voulu qu’on partage cette renaissance extraordinaire de mon expo en cours, l’accueil que le public lui réserve est symbolique..

Mais je te connais assez pour savoir que c’est pas possible que tu y sois pas pour beaucoup.

Alors je te mets des morceaux d’aquarelles dans les ailes, la pureté de notre amitié, ta douceur qui va si bien à ton regard sur la couleur me paraissent bien cadrés pour un sourire à poursuivre….et puis parmi tant d’autres, je choisis deux photos du magnifique reportage que tu avais fait dans mon atelier de Jarnouzeau….attention à ta tête ne te la recasse pas sur la ferme de la charpente….

Bon voyage Albertito…

Niala-Loisobleu

25 Octobre 2015

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.https://www.youtube.com/watch?v=enYGAkX7Mm0

L’AUTRE PORTE


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L’AUTRE PORTE

Un autre son venu, depuis si longtemps attendu, surgit comme la pointe d’une respiration lointaine. C’est un murmure au lit de l’intime solitude qui casse la croûte pour donner naissance. Le silence tient ce qui précède entre ses mains, les jambes demandent l’aide des bras. Sur ce chemin aussi stable que la chute du premier âge. Me voici mu par la conclusion qui est là, en train d’ouvrir l’autre porte. Moi, qui les accompagne de ce regard vif, conscient, présent aux obsèques qui lèvent.Ma Fin gagnant son Existence, oui c’est ça, Le Bonheur d’avoir gagné la lutte sur l’Ombre. Quelle étrange et magnifique cérémonie, être plus vivant à son enterrement que l’inertie du monde qui s’inscrit en tout ce qui bouge autour de soi.

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L’enfant se passe la main dans la blancheur du poil, les arbres déclinent la vigueur par la voie initiatique où ils engagent leur sève. L’apparat s’est amati, le grand air livre la rue aux cordes vocales du pavé.

L’effondrement général du temps présent n’est plus là que dans son déroulement d’incapables tireurs de ficelles. Ils n’ont pas tué l’Homme, sans fleurs ni couronnes, sans pleureuses, sans déplacements de ministre, sans envolée de manches au Parlement, sans imposture de banderoles et trompettes de supporters déguisés en maquillages nationaux, la tripe sort et parle.

Elle dit, depuis tout ce si longtemps que nous nous connaissons, ce que que vous nous avez donné à devoir savoir par nous-mêmes, là sur les cimaises de ces Recollets, nous lisons le grand A de vérité de ce qui a été votre première intention. Les mots-peints ont portés l’espoir, ils nous tiennent en vie..

Le mur en s’effritant laisse l’amour libre. Je vois ma couleur à pleines mains dans des bras à venir, et j’en pleure comme si il n’y avait d’autre merci plus sincère à te donner  à Toi visiteur, membre d’une m’aime humanité que la mienne.

Niala-Loisobleu

24 Octobre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=Y4SWje-lbcU