Si on sortait la tête nue des porteurs de chapeau ?


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Si on sortait la tête nue des porteurs de chapeau ?

Plus d’attitudes que d’heures au fil d’un désarroi permanent harassent le cheval tirant le sillon droit.Où semer ? Quand le vent éparpille le geste créatif. Quoi récolter ? Quand le bon grain tombe au coeur de la gangrène. Les arbres ne meurent que du geste létal des avorteurs traceurs de routes, êtres sans parole qui ne vont qu’en leur dérive déforester l’ozone . Paraître n’est en somme qu’un sempiternel vouloir se tromper soi-même en abusant les autres. Les mal-aimés ne voient que la mauvaise image d’un coupable tout trouvé pour tisser la calomnie perfide qui devrait, dans leur dessein fielleux, les rendre beaux par l’attribution du rôle de la victime. Pitoyable imposture. Un jour l’abus perce l’abcès, tout seul. Par la justice immanente, sélection du tri naturel.. Le trompeur devient trompé. Celui, « le coupable’ à qui on fait porter le chapeau, sans qu’il le sache ni l’apprenne, apparaît tête nue « innocent ». Plus blanc de vérité que jamais on ne l’aurait cru, si…

Si  on ne l’avait pas pris pour bouc émissaire…

Niala-Loisobleu – 15/03/16

Words Fisherman

 

 

 

Echo bu âge


Echo bu âge

Regardes et que vois-tu

de ces pierres

ton bal  ?

 

D’un crayon vif

je sanguine

le bois mort à la serpe

 

Ton souffle d’un cri sein

remontera sa jupe

jusqu’ô trou de la serrure

Niala-Loisobleu

14/03/16

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Bordel un peu de patience on travaille sur la décadence !


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Bordel un peu de patience on travaille sur la décadence !

 

Où t’es-t’y-tu encore barré Noé ?

On grève au bord du plein dedans du rien

Au point que ça prend au lycéen

se disant chouette un nouveau jeu :  on va niquer la mer

La table s’allonge

non tu voulais dire ça longe

longe attitude le discours, wouais c’est ce ça que j’voulais

c’est rap

un peu d’odeur de pied

beaucoup des selles

à vue d’né on a dépassé les 35 heurts

Pourtant ils avaient garanti  la fraîcheur

tu veux dire le froid

longe attitude le discours, wouais c’est ce ça que j’voulais

hier le coût de la bonne femme

là été pas à la fête de la parité

merde déjà qu’on les engrosse des mômes, des courses, de la cuisine et c’est pas souvent bon, de la vaisselle, du ménage, du ramassage scolaire, du suivi du devoir des animations du mercredi, d’un boulot égal moins payé, et ragnagna, ragnagna,

elles vont pas nous faire le caprice de revouloir un serpent à la maison, on leur a remis Ségolène nue clef air, si ça c’est pas le Jardin des dés lisses, demande à François de t’expliquer la règle du jeu de pommes !

Et le mariage pour tous

si avec, on baigne pas dans l’amour…

Bordel un peu de patience on travaille sur la décadence !

Niala-Loisobleu

9 Février 2016

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Mon Ombre aile ma Lumière


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Mon Ombre aile ma Lumière

Aux lueurs de mon soleil-phare, tel un papillon sans gouverne serais-je l’ombre égarée se cognant à moi_même ?

Errance d’un ascenseur sans pilote balloté dans l’air rance d’un passé non dépassé …

Baudelaire mécontente Nietzsche

C’est

Baudelaire qui postdate et voit juste de sa barque de souffrance, lorsqu’il nous désigne tels que nous sommes.
Nietzsche, perpétuellement séïsmal, cadastre tout notre territoire agnostique.
Mes deux porteurs d’eau.

Obligation, sans reprendre souffle, de raréfier, de hiérarchiser êtres et choses empiétant sur nous.
Comprenne qui pourra.
Le pollen n’échauffant plus un avenir multiple s’écrase contre la paroi rocheuse.

Que nous défions l’ordre ou le chaos, nous obéissons à des lois que nous n’avons pas intellectuellement instituées.
Nous nous en approchons à pas de géant mutilé.

De quoi souffrons-nous le plus?
De souci.
Nous naissons dans le même torrent, mais nous y roulons différement, parmi les pierres affolées.
Souci?
Instinct garder.

Fils de rien et promis à rien, nous n’aurions que quelques gestes à faire et quelques mots à donner.
Refus.
Interdisons notre hargneuse porte aux mygales jactantes, aux usuriers du désert.
L’œuvre non vulgarisable, en volet brisé, n’inspire pas d’application, seulement le sentiment de son renouveau.

Ce que nous entendons durant le sommeil, ce sont bien les battements de notre coeur, non les éclairs de notre âme sans emploi.

Mourir, c’est passer à travers le chas de l’aiguille après de multiples feuillaisons.
Il faut aller à travers la mort pour émerger devant la vie, dans l’état de modestie souveraine.

Qui appelle encore?
Mais la réponse n’est point donnée.
Qui appelle encore pour un gaspillage sans frein?
Le trésor entrouvert des nuages qui escortèrent notre vie.

René Char

Nous sommes notre pire ennemi.
Une pierre brute qu’il nous faut polir au quotidien. Défait de cette illusion prétentieuse d’avoir  vaincu, nous serons lucide. Innocence préservée. Devant le derrière de chaque victoire une nouvelle bataille s’avance, ainsi va le voyage.
Niala-Loisobleu
4 Février 2016
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Affranchissement


Affranchissement

Ex-voto
Tordu par la force
un cri d’olivier
sort d’une saignée du trop berné
l’âme kidnappée par un désert humain
se dévoie d’un m’aime espoir à deux voies

Happé d’un tel vertige
qui fracasse
rebondit
ricoche
décoche

S’affranchissant de l’esclavage
les nuits blanches ne seront plus comptées
sorties de leur mensonge par l’énergie d’un sommeil actif
bercé
apaisé
la force
qui manquait à l’homme écorché

S’arracher à la vague scélérate
pour l’éveil à la marée montante
remis à l’eau
rompant la béquille
flotter debout hors du ventre stérile
face au large

La chandelle des messes noires s’est éteinte
le feu de la cheminée d’un Dimanche franchi  par la Porte-Basse
monte, monte, monte
sur la falaise où rien de ceux naufrageurs ne brille
Seul l’Amour porte à traverser Libre

Niala-Loisobleu

29 Février 2016

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Je n’t’en veux pas, je t’en veux plusse


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Je n’t’en veux pas, je t’en veux plusse

Le cartable plein

trousse

d’une maladie de poitrine

Ah que spirales

mes petits carreaux sont pleins de larmes

J’ai cassé ma plume

en piqué

contre ton mur d’absence

Chat fait si longtemps que tu te montres molle

que faudrait te remettre à l’heur d’été

ma grande aiguille

s’fait dépasser par la trotteuse de dit amants

Niala-Loisobleu

27 Février 2016

 

Mon parapluie, la grisaille et Toi mon Soleil


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Mon parapluie, la grisaille et Toi mon Soleil

Appuyé d’un coude
au bas de la porte
il garde le soleil
Alain t’es rieur

Mon parapluie
couché
en chien de fusil
prêt à tirer sur le gris

Sur la toile
les baleines
ont rejoint les jardins
de mon Amour !

Ce matin j’ai parlé de mon père à ‘vy. Une autre histoire d’eau, velin, 100% cellulose, pur extrait des sens exotiques de bois flotté. Tu vois mon Coeur que rien ne meurt qu’en plutôt, que vouloir faire d’ici un matin-truc n’ayant plus rien d’uni vers, on reste dans l’arbre en se foutant pas du l’hier qui nous a enfermés dedans. Des secousses pendulaires tagada tsoin tsoin c’est loin de Pi et de l’odyssée. Entends-tu le tigre ? Voici que la couleur doucement remonte à la nage des brumes que les marées se servent pour certains estrans. Je peins pas mon Coeur, je te cause mots d’amour en te mettant le prochain en chemin.

 

Niala-Loisobleu

24 Février 2016

 

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(En photo : Etudes en cours pour le 7° Aux Jardins de mon Amour)

BRAS TENDUS VERS LE HAUT


BRAS TENDUS VERS LE HAUT

C’est ainsi que tout arbre pousse. M’aime quand le vent d’un manque de souffle le plie

Croire que la tempête dresse

Doit juste servir à montrer la berne du faîte

La canopée n’a d’autre ton que le vers

Bras tendus vers le haut nous ramassions tous les rebuts du ciel
Nuages troués
Étoiles pétrifiées de la taille d’un caillou
Et parfois un ange élevé au grain que la mère plumait pour la fête

Les larmes de la mère n’étaient pas dues à la honte ni à la désapprobation des voisins
la mère pleurait le plein d’une bassine pour laver nos pieds prêts à s’échapper
nous étions plus grands que la maison
les cils des filles atteignaient la cime des arbres
les garçons partageaient la volubilité du lierre et sa capacité à enjamber la haie

Maudits les murs qui ne savent pas retenir les enfants…

 

Vénus Khoury-Ghata (Bras tendus vers le haut)

 

Lorsque la pierre roula au bas du levier, l’enfant à la blondeur bleue eut un long cri que la peinture repris en écho des branches aux voix mortes. On vit une éclipse se saisir du burin pour griffer la dalle.

-Tape au fond, tape au fond, dit-elle au maillet, de mes yeux sortira l’acide des grandes douleurs pour l’eau-forte

Gravés les dix doigts s’imprégnèrent dans la vibration de la roue. De la presse une litho mit un long baiser au parchemin.

De la paume de l’arbre on entendit monter le premier vagissement de la Vie

 

Niala-Loisobleu

23 Février 2016

gomarota ©EPolo2016

 

LES ARBRES BLEUS 1


LES ARBRES  BLEUS 1

Aux noirs de nuit de St-Rémy croassent les blés d’Auvers, le champ à rides est au front de la montagne. Sous le plomb, le crayon descend à la mine, étayant de son bois un couloir tracé au coeur de l’estompe. Des mûres roncent l’accès lointain, les pieds attachés aux pierres des puits. Posés aux rayons d’un ciel en étagère, des moutons comptent un à un le sommeil, dans un ballet de sorcières. D’où que tu ailles te sortent des pellicules aux cheveux repoussés d’hier.Muet, un instant se retient, immobile, hésitant au-dessus du vide. Les oliviers comme le soleil et la lune, ne se rencontrent pas avec les colombes. Ils ont à leurs troncs toute la tourmente des canons, circulant dans le rouge sang de leur sève. Tu cultives l’eau profonde de ton espoir dans le brasier du quotidien.
Surréalité qui, tout en refusant de tordre le cou au rêve, regarde le pendu qui se balance aux gargouilles de la Cour de Miracles, les doigts plongés dans la lèpre. Un enfant s’enfonce dans la boue humaine, un bâton de dynamite allumé aux chevilles, par l’obscure avidité de l’exploiteur. L’acide entre au point d’ars des petits chevaux.Requiem pour un verger.

UNE VOIX

Ecoute-moi revivre dans ces forêts
Sous les frondaisons de mémoire
Où je passe verte,
Sourire calciné d’anciennes plantes sur la terre,
Race charbonneuse du jour.

Ecoute-moi revivre, je te conduis
Au jardin de présence,
L’abandonné au soir et que les ombres couvrent,
L’habitable pour toi dans le nouvel amour.

Hier règnant désert, j’étais feuille sauvage
Et libre de mourir,
Mais le temps mûrissait, plainte noire des combes,
La blessure de l’eau , dans les pierres du jour.

Yves Bonnefoy

Aux friches hachurant les plaines, des restes indélébiles ont posé des dalles de pas, que les semelles du vent déplacent en tous points. Un pont-levis franchit la douve des ciels gris. Zébrant de ses couleurs courbes l’à-plat bitume d’un arc sept fois nuancé. Il sort du jour sous tous les passages. Un volet s’est hara-k’irisé d’un seul coup de lame lancé par la marée. L’ormeau noyé aux rivières se régénère aux rochers des océans, la coquille en évent, muscle palpitant au granit. Qu’avons-nous oublié de meurtrir, doigts gourds d’orgueilleuses premières en escalades répétées ? Les sabres de nos mécaniques décapitent l’émergence des sources, sans assouvir leur soif paranoïaque de conquête. L’électricité est en fonte de glaciers.
J’étais demain dans chacun de mes hiers, attendant la pousse du regain. Le soleil sans brûler la fraîcheur de l’ombre de mon arbre, n’a pas coupé ses feuilles. Elles se dressent en contrescarpe aux chemins qui grimpent avec les chèvres. Sous forme de maisons-nids.Leurs façades crevées d’autant d’yeux ouverts, que le bleu activé par l’arbre, a besoin d’écouter, sans épeler le prénom en attente.Un jardin d’amour aux fondations germe dans mon espoir.Pour être libre de mourir, la conscience en vie.

Niala-Loisobleu
17/02/16

 

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Les Arbres Bleus 1 – 2012 – Niala – Acrylique s/toile 65×54