SANS OMBRE


 

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SANS OMBRE

 

Sans chercher la chaise où l’étagère où j’aurais pu laisser ma tête, pas besoin de rassembler les idées. La couleur de ma vraie nature ne se siffle pas pour revenir. Du chien j’ai l’aboi, la fidélité et l’ardeur sensuelle, mais que dalle du susucre. Surtout pas vouloir me caresser dans le sens du poil, je mords les flagorneurs.

D’île en île, je vais….St-John-Perse, hier mis en tête à mon convoi personnel de poètes-amis. C’est vrai que nous avons la géographie en partage, convaincu tout comme lui, que la poésie c’est avant tout dire l’individu, ce que l’on est, seul à deux toujours, au milieu des autres, non noyé, nageur libre dans son odyssée

L’horizon ne change que par la peinture fraîche qu’on y pose.

Les matins peuvent avoir la gueule des soirs. Au terme d’un jour où les devantures n’ont rien su proposer, que la boule terrestre est à plat. Les reliefs n’existent plus que dans le vide de leurs assiettes. Le néant est d’un poids terrifiant. Le vent lui retrousse et avive. Ne mets pas de culotte mon Amour que je sente au millimètre la beauté de l’estuaire à la gîte de ton erre.

 

Chanson

 Mon cheval arrêté sous l’arbre plein de tourterelles, je siffle un sifflement si pur, qu’il n’est promesses à leurs rives que tiennent tous ces fleuves.

Feuilles vivantes au matin sont à l’image de la gloire…

Et ce n’est point qu’un homme ne soit triste, mais se levant avant le jour et se tenant avec prudence dans le commerce d’un vieil arbre,

appuyé du menton à la dernière étoile,

il voit au fond du ciel de grandes choses pures qui tournent au plaisir.

Mon cheval arrêté sous l’arbre qui roucoule, je siffle un sifflement plus pur…

Et paix à ceux qui vont mourir, qui n’ont point vu ce jour.

Mais de mon frère le poète, on a eu des nouvelles. Il a écrit encore une chose très douce. Et quelques-uns en eurent connaissance.

 

Enfance, mon amour, j’ai bien aimé le soir aussi

c’est l’heure de sortir.

Nos bonnes sont entrées aux corolles des robes…

et collés aux persiennes, sous nos tresses glacées, nous

avons

vu comme lisses, comme nues, elles élèvent à bout de

bras l’anneau mou de la robe.

Nos mères vont descendre, parfumées avec l’herbe –

à-Madame-Lalie… Leurs cous sont beaux. Va devant et

annonce Ma mère et la plus belle ! – J’entends déjà

les toiles empesées

qui traînent par les chambres un doux bruit de tonnerre…

 

Et la Maison! la Maison ?.. on en sort !

Le vieillard même m’envierait une paire de crécelles

et de bruire par les mains comme une liane à pois, la

guilandine ou le mucune. Ceux qui sont vieux dans le pays tirent une chaise sur

la cour, boivent des punchs couleur de pus.

St-John-Perse

La pierre au pied de l’arbre qui parle, voici que viennent les parfums du frisson de ta chair. Il n’y a plus de tons rabattus, les pigments ont pris feu, faisant choir la monotonie de son piédestal. La cabane se donne aux marées, offrant son asile aux nageoires de tons maritimes. Le silence nous colle l’un dans l’autre au langage des fleurs.

Niala-Loisobleu – 13/05/16

 

Valeri tsenov - Nature dress

 

Mon Coeur, éloignons-nous, ils ne sont plus fous !


buondì

 

Mon Coeur, éloignons-nous, ils ne sont plus fous !

Le ton plomb-jaunasse tiré d’un culot de pipe éteinte que le ciel n’arrive pas  à s’ôter du bec, est de nouveau en pleine déverse nicotine. L’observation qui s’impose à mon esprit foreur me dit que la seule harmonie qui subsiste est bien la rancoeur ambiante entre l’homme et la nature. S’il n’y avait pas le combat des fleurs pour sauver l’éclat, tous les chemins de halage mèneraient aux récifs.Naufrageur le comportement ? Pas qu’un poil mon Cousin, à fond les manettes !

Je vais gerber en m’embarquant pour la cabane. Mais avant, il me faut aller à l’atelier vidanger. Les hauts-le-coeur du système faut que je les purge. Que tu me sentes le boyau propre ma Muse, puisque ces histoires de sabordage ne nous concerne en rien. On a pas le genre à se scier la branche de l’assise, pas plus que celui d’une mode que le net opaque développe. Se filmer passant l’ultime seconde avant que le train t’explose, en voilà une idée intelligente La dernière super-pub pour démontrer la fiabilité de notre SNCF qui déraille de tous les bords? Des fois je me dis qu’on rejoue les premiers chrétiens, tu veux que je te dessine un poisson partout sur les murs mon Amour ? As pas peur de la craie j’en ai des carrières.

Mon Coeur, éloignons-nous ils ne sont plus fous !

Niala-Loisobleu – 12/05/16

 

Zurab Martiashvili  5

Les couleurs que l’oiseau porte dans ses vols ne sont pas de plumes en cage


Les couleurs que l’oiseau porte dans ses vols ne sont pas de plumes en cage

Jupiter le Grand Bénéfique voilà des mois qui m’a foutu en quarantaine, j’suis tricard du bonheur renvoyé, enfin celui qu’on doit trouver en équilibre sur l’autre plateau de sa balance par rapport à ce qu’on a mis du sien. Aujourd’hui bien que ce soit pas plus Dimanche qu’hier, le vent passe juste ses bruits de claquements sous les portes. La mauvaise alène, la celle qui coupe les signes normaux de la chaude présence, laisse juste les cuirs de ses erreurs grammaticales. Faut corriger la barre. Cappadoce ? Oui,  la transposition tire de la dérive. Sortir d’une opacité byzantine où le brouillard avale les repères, par la voie claire d’une cheminée des Fées c’est revenir à la base de mes débuts sur le pavé parisiens.

Quand j’ai senti que la peinture manquait de sa poussée pigmentaire naturelle je n’ai pu me cacher que le minerai ne décollait plus de la gangue. Le végétal qu’avait-il fait des talents naturels de l’Arbre à Médecine ? Quelle pâleur pour des primaires !

Les couleurs que l’oiseau porte dans ses vols ne sont pas de plumes en cage.

La métaphysique du vol contient des spécificités qui ne sont en rien comparables à une couleur passée comme la série exsangue « Les Feux de l’Amour » qu’on balance comme si l’éternité était de cette vie. A moins de considérer que l’amour est l’archétype du faux  il n’y a pas un baiser dedans (en dehors du gogo téléspectateur) qui soit vrai.

La Mémoire des Muses c’est pas mon histoire ancienne c’est mon journal de bord de chaque jour avenir avec ses maisons qui volent de luminaire en luminaire. Fleurs sauvages non porteuses de senteurs artificielles, mains tenant.Une générosité sans 49.3 au pied du lit.

Niala-Loisobleu – 11/05/16

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El pájaro


 El pájaro  

Mírenme, a la vida vuelvo ya…
La la la …
Pajarillo, tú me despertaste
Enséñame a vivir.
En un abismo yo te esperé.
Con el abismo yo me enamoré.
Pájaro, me despertaste.
Pájaro, no sé porqué.
Mírenme, a la vida vuelvo ya…
La la la …
Pajarillo, tú me condenaste
A un amor sin final…
En un abismo yo te esperé.
Con el abismo yo me enamoré.
Pájaro, me despertaste.
Pájaro, no sé porqué.Mírenme, a la vida vuelvo ya…
La la la …
Pajarillo, tú me condenaste
A un amor sin final…
En un abismo yo te esperé.
Con el abismo yo me enamoré.
Pájaro me despertaste.
Pájaro yo sé porqué.Mírenme, a la vida vuelvo ya…
La la la …

L’oiseau

Regardez-moi, je reviens à la vie…
La la la…
Petit oiseau, tu m’as réveillée.
Apprend-moi à vivre.
Dans un abîme je t’ai attendu.
Et je suis tombée amoureuse de l’abîme.
L’oiseau, tu m’as réveillée.
L’oiseau, je ne sais pas pourquoi.

Regardez-moi, je reviens à la vie…
La la la…
L’oiseau, tu m’as condamnée
À un amour sans fin…
Dans un abîme je t’ai attendu.
Et je suis tombée amoureuse de l’abîme.
L’oiseau, tu m’as réveillée,
L’oiseau, je ne sais pas pourquoi.

Regardez-moi, je reviens à la vie…
La la la…
L’oiseau, tu m’as condamnée
À un amour sans fin…
Dans un abîme je t’ai attendu.
Et je suis tombée amoureuse de l’abîme.
L’oiseau, tu m’as réveillée.
L’oiseau, je sais pourquoi.

Regardez-moi je reviens à la vie…
La la la…

 

 

 

 

RESISTANCE


RESISTANCE

J’ai à lutter contre la douleur qui me coupe de peindre jusqu’à perdre la plume de mon encre.

Les matins en s’usant des levés déployés dans les multiples veinules  du vouloir vivre amarrent de grimaçants ténèbres au moyen de mal de dos,, de feu d’oeil  et d’amputations des jambes.

Je ne serais pas responsable de l’errance humaine qu’à l’expresse condition de ne pas m’en repaître pour moi-même tout en la décriant.
 

Allégeance

 

 Dans les rues de la ville il y a mon amour.

Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n’est plus mon amour.

Chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus, qui au juste l’aima ?

Il cherche son pareil dans le vœu des regards. L’espace qu’il parcourt est ma fidélité.

Il dessine l’espoir et léger l’éconduit. Il est prépondérant sans qu’il y prenne part.

Je vis au fond de lui comme une épave heureuse. À mon insu, ma solitude est son trésor. Dans le grand méridien où s’inscrit son essor, ma liberté le creuse.

Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé.

Il n’est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l’aima et l’éclaire de loin pour qu’il ne tombe pas ?

René Char (Fureur et mystère, Poésie-Gallimard p.214)

 

J’ai à faire entendre à ma vieille naissance la jeunesse de ma présence. L’acte étant l’heur universel, le discours est rendu inepte par le retard gémissant d’un grincheux Chronos.

Dans un monde qui recule j’ai à jeter sans me freiner le lest qui m’est étranger, on ne peut espérer ranimer ce qui est mort.

 

Niala-Loisobleu – 08/05/16

 
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J’suis un Parasite


J’suis un Parasite

Le kiosque à journaux est là, ses offres de croisières, appartements à louer, échanges, fausses nouvelles, soleil sous les palmiers dans un air de franchise telle que ça explique le classement du site dans la racole de ce trottoir où le vent glisse son quotidien du matin au soir.

En se levant ce matin là, les idées toutes faites en pense-bête, fondent comme le beurre de la tartine au contact de la déconfiture du regard de son vis-à-vis. Entre eux passe le vent glacial qui souffle au dehors de ce nid douillet ne menant jamais son éclosion à terme.

Qu’est-ce qu’un couple-modèle  sinon ce qui boîte le plus de perlimpimpin, la pochette surprise  ne requérant que peu d’imagination et beaucoup de faire semblant.

Pourtant elle l’aimait, lui aussi d’après…mais ça c’était avant. Une autre histoire qui n’a rien eu à voir avec l’amour… Ce qu’elle en a dit ne se l’est jamais prononcé qu’en monologue, s’adressant  pas à l’Autre en tant que ce qu’il est, juste à un qui sert , dans ce que ça lui donne l’impression de jouir de l’instant. Juste avec la différence tenant au genre, pour lui c’est itou pareil.

La robe qui lui agaçait le désir chaque fois qu’elle passait devant la vitrine, est là, accrochée dans la énième section du cimetière de sa penderie, au-dessus des quantités de chaussures qui ignorent le but de ses pieds.

Lui sa grosse voiture qui brilLe plus que celle du voisin, elle a démâtée à la première vague du twoo terrain. Rien qu’un 4×4 que dote de tir aux pigeons petits poids.

Puis qu’on est fourbes de vrai, on va pas reconnaître les dégâts collatéraux des môminards, déjà qu’en les faisant on a pas forcément pris plus son pied que dans les tirs à blanc, fais pas chier.

Elle va s’inscrire dans un club de rencontre avec soi-même. Lui dans la musculation, il compte sur la gonflette pour arranger tout ça. Enfin, si c’est pas gratuit, parce que ce qui se donne ne vaut rien à leurs yeux. Ils leur faut du must au prix fort. Cette sensation libertine du masque cachant son visage aux hommes qui monôment la femelle solitaire. Une vie SPA dans laquelle on se jette en chiens avec le sentiment du Maître. A l’été, on attache les gosses à l’étape d’un arbre sur la route.

Partir est-ce pour arriver ?

Bof le cynisme ne se complique pas l’avis avec chat.

Il rééquilibre les maux de tête et les remords de l’infériorité sans coup férir.

Ma gerbe ne prouve qu’une tâche malodorante au sol de la pièce commune : la marginalité qui me caractérise.

J’suis un parasite.

 

Niala-Loisobleu – 03/05/16

 

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Les orteils au bord du vide


The Witch's Garden

Les orteils au bord du vide

 

Les restes d’un sommeil baillent aux branches.

la pluie n’a pas réussie à décoller le côté rebelle d’une nature peu encline à la contrefaçon de son libre-arbitre

et alors

t’imaginais quand m’aime pas que j’allais plier, c’est pas le fait de te sentir saule qui doit te rendre pleureur.

Bien sûr  j’aime pas la pluie, que la rue ait des arcades ou pas et encore moins un parapluie pour se croire en dehors de sa responsabilité.

Des fois je m’arrête au point où se trouve ma vie.

Faut dire que ça fout un tel vertige de s’oser voir, que d’une certaine manière ça donne une réponse à la fuite en pratique chez l’homme en général.

. Que fous-je là ? Suis-je ? Qu’est-ce qui me prouve que l’image dans la glace c’est la mienne ? Ouah, le frisson, t’as les prunes qui sèchent genre fruit de mendiant, putain pourtant j’suis jamais été téméraire, y faudrait qu’je me stoppe avant de partir au tourbillon.

Entrez !

Voilà ça a en corps sonné dans ma pauvre tête.

A l’avoir pleine d’ô j’ai le coeur en crue qui refoule.

Je pars sur mon cheval, appuie sur les pédales sans penser que la chaîne va sauter du dérailleur. Même sur la côte les serviettes des petits-baigneurs ne pompent plus l’odeur d’ombre solaire, ça pue la mort hue.

Tant pire, j’veux pas  voir l’outre-noir, moi ça me Soulages absolument pas. J’veux que du bleu, fou s’il le faut. Comme croire que moi jamais je me serai fait cocu.

Après

Non maintenant c’est mains tenant que la vie ça se vit pan dans !

Niala-Loisobleu – 30/04/16

 

Daria Petrilli 55

 

 

Toi ma Bleue


 

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Toi ma Bleue

Quand la rue a tracé tes regards dans cet avenir de nulle part

le pavé rejoignit le bosselé des coins intimes

porte-cochère

ouverture de l’instant avant la minuterie

où la voûte mâchouille l’escalier

Nous ne nous sommes rien dit depuis la première promesse

à part le langage des fleurs

que ton chapeau aurait eu si tu en avais porté

mais que seraient devenues les longues vagues au bas de ta nuque

cette tendre courbe où mes lèvres aiment se poser

Rien ne nous a obligé à porter des dessous

alors comment expliquer ce manque de nudité

A te mordre partout je bois à la sève des arbres

avec ou sans feuilles

m’en fous

une craie ça peut écrire des voix célestes

là où un enfant dessine sans règle

à main-levée

D’un coin de l’absence à l’autre

je décroche du brouillard en gueulements continus

la sonde mesurant le fond tant bien que mal

pour garder la tête hors de l’eau

Comment tu fais avec les journaux et les revues

tu gères les bouillons

faits divers

entre rubriques de naissance et nécrologie

mêlant noces et baptêmes avec les sans fleurs ni couronnes

Chaque jour de merde

pas besoin d’ordonnance pour se prendre la pilule

Je ne ferme pas cette lumière qui mit soudain les oranges bleues

aux branches d’un temps noir goudron défait de la fève et du rose roi-mage

Le vent il avait une idée coquine à vouloir jouer entre tes jambes

ma parole à l’instant où tout ça fesses

l’amour en bretelles ça dresse les bouts de seins en pointes

autrement que le nichon en celluloïd d’un baby-boom

Aujourd’hui je mets le bateau à voile dans le pinceau

viens

on va peindre une cabane pour se changer du muguet

et faire un autre Mai

avec les roues du vélo dans l’orée des bouts d’ficelles

qui montent l’échelle au soleil !

Niala-Loisobleu – 28/04/16

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INDEX DE NIALA


Devant des fausses interprétations faites sur ce que je peux écrire, je pose ce poème d’un grand poète libanais, pour éclairer ce qui semble échapper sur ce qui fait mon identité. Heureusement, reconnue et totalement partagée avec beaucoup d’autres artistes qui veulent exprimer librement leur refus de devenir esclaves d’une société robotisée.

Niala-Loisobleu – 21/04/16

Index des travaux du vent (aphorismes)

J’ai écrit mon identité
A la face du vent
Et j’ai oublié d’écrire mon nom.

Le temps ne s’arrête pas sur l’écriture
Mais il signe avec les doigts de l’eau

Les arbres de mon village sont poètes
Ils trempent leur pied
Dans les encriers du ciel.

Se fatigue le vent
Et le ciel déroule une natte pour s’y étendre.

La mémoire est ton ultime demeure
Mais tu ne peux l’y habiter
Qu’avec un corps devenu lui-même mémoire.

Dans le désert de la langue
L’écriture est une ombre
Où l’on s’y abrite.

Le plus beau tombeau pour un poète
C’est le vide de ses mots.

Peut-être que la lumière
T’induira en erreur
Si cela arrive
Ne craint rien, la faute est au soleil

Adonis

(Publié dans L’Orient – Le Jour du 12 mars 1998)

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J’SUIS UN BEAU AH CON SCRUTEUR !


J’SUIS UN BEAU AH CON SCRUTEUR !

Cette maison nôtre qu’un végétal chlorophylle de senteurs étranges, tapisse l’aller-et-retour de mon train à travers un chant d’anémone sauvage. Sur des paroles battantes de pouls, au sang des veines, je vais étranger aux reflets des gorgones placées par les sectes démarchant, diseuses de bonne-aventure, ayant siège Boulevard du Crime. La paille de ton ventre nourrit ma litière de toutes escapades au-delà des interdits et fariboles recommandations d’ineptes du savoir-vivre. Il faudrait toujours faire le beau pour avoir un sucre, bah, j’ai de Quasimodo un air de profil qui me sied tout à fait.Un craint de beauté sur l’affaisse, du poil partout mieux que de la barbe de bio ce putain de vert-de-gris d’une centrale atomique consacrée à l’éclairage politique juste éteint ce qu’il faut pour tromper le possible électeur pris d’ébriété. J’veux pas plaire, j’veux pas m’vendre, j’veux que vivre comme l’enfant que l’amour oxygène, mon Bleu mettant ses suçons partout !

Niala-Loisobleu – 20/04/16

 

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