TOI EMOI


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TOI EMOI

 

Le tant au poignet

frappe à la porte

c’est toi qui

je t’entends qui dis c’est moi

comme si ça pouvait être qui d’autre bordel ?

Dans la rue

la vie triée

cherche la pièce qui éclaire

à foutre dans le sombre puzzle

Y aura toujours un effroi dans le show

comme du chaud parce que t’es là

mon Moineau

Et que quitte à savoir qu’on mourira

on va d’abord vivre

cet amour si simple

qu’il fait pas de bruit

en passant d’une rive à l’autre

Niala-Loisobleu

3 Juin 2016

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LA MEMOIRE DES MUSES 5


LA MEMOIRE DES MUSES 5

Dans toute cette blancheur bleutée,  l’espace s’habite d’une absence nécessaire de mots d’explication. Etait-ce la fin de quelque chose ? Bien sûr que non, le tout début d’une longue haleine. Un cérémonial sans fumée racoleuses. Cet instant qui pose la petite mort à la bonne place.Si loin des bêtes  à deux dos des zoos des maisons d’abattage. Epices surannées du triche au jeu des bordels de Marrakech sauce Bangkok.

EROS SUSPENDU

La nuit avait couvert la moitié de son parcours.
L’amas des cieux allait à cette seconde tenir en entier dans mon regard.
Je te vis, la première et la seule, divine femelle dans les sphères bouleversées.
Je déchirai ta robe d’infini, te ramenai nue sur mon sol.
L’humus mobile de la terre fut partout.

Nous volons, disent tes servantes, dans l’espace cruel, au chant de ma trompette rouge.

René Char

Au frisson du rideau de scène, il est loisible de voir que la peur a eu le courage de ne pas s’enfuir. Vivre sans elle ça n’est pas possible. Le reconnaître arme à la surmonter. A la vaincre en chevauchées. Les bonnes petites maisons blanches le savent mieux que personne, elles n’ont rien à cacher à l’homme en lui dévoilant l’Art de Construire dans l’usage de la Pierre et non dans l’asservissement de l’être humain. Il se trouve en elles le Mystère de la Grotte-Mère.

Muse mon Amour, mon Edifice tes hanches violes savent l’impact du raclement du cri animal que le vent a forgé au long d’une longue croisade à travers l’Univers. Au cours de laquelle les odeurs en s’accolant ont lentement fait apparaître la différente pulpe à chaque fruitier du verger. Femme-Fleur je ne te coupe jamais, le vase t’es préjudiciable, l’éclat incomparable que tu as en toi, sans la régénération sauvage ternit à en faner ce que tu possèdes au-dedans et non au-dehors.. Tes seins s’en sont fait le métronome.

Niala- Loisobleu – 2 Juin 2016

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 LA MEMOIRE DES MUSES 5
2016
NIALA
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Adresse de mon site officiel: http://www.niala-galeries.com

2 Juin 2016

En cette matière la Kabale tient boutique, proposant toujours l’Ange-Gardien ad hoc pour tirer de l’impasse.


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En cette matière la Kabale tient boutique, proposant toujours l’Ange-Gardien ad hoc pour tirer de l’impasse.

 

Peau à peau ne plus être qu’un seul palpitement. Au point de n’en plus sentir que la première vertèbre d’où partit l’onde pour n’en jamais perdre la mémoire. Le point d’attache cherche la formation aérienne à force de soubresauts.Le feu brase les souillures laissées après les assauts des angoisses de l’inconnu. La force du rapprochement éloigné dépasse les pseudos-qualités du collage permanent. Que de remèdes hallucinatoires sont mis en circulation sur les lieux où la panique a suivi les sinistres du naufrage en traversée.

En cette matière la Kabale tient boutique, proposant toujours l’Ange-Gardien ad hoc pour tirer de l’impasse.

Tu es debout, bouts de seins durs à mes tétins, démêlant les torsades pileuses de ma poitrine. Ton ventre frôle mon pubis de sa toison en mouvements qui vaporisent des besoins d’amour. Ton souffle s’est pendu à mon cou, pendant que montent à mes épaules des muscs évadés de ta vulve battante redevenue primitive. Nos cellules vont nous désincarcérer de nos emprisonnements volontaires. La mécanique de sauvegarde naturelle enclenche son prophylactique remède.

Tu n’es plus en appui sur tes pieds, mes mains empaumant tes fesses t’ont montées au-dessus du fossé de la détresse.Plus rien n’entrave l’avance, le chemin s’ouvre dans un mouvement de vague montante, mû par le levier de la lune nouvelle, te voici en ceinte de confiance en ta seule Lumière, capable de vaincre. Le sentiment qui laissait croire s’être éloigné, terni, déplacé, détendu , ramolli se dresse visible sur ses racines profondes, vigoureux tel  qu’il n’avait cessé.

L’enfant d’un signe a retourné l’obscurité d’un vertical silence. Les mots pour dire la profondeur n’ont jamais été inventés. Ils se sentent sans nul artifice de bruit d’écriture

Niala-Loisobleu –  2 Juin 2016

 

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Tant qu’il s’égoutte par les


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Tant qu’il s’égoutte par les

Comme le bruit des pas qui s’écoule par l’escalier, le bruit de la situation telle qu’elle est réellement peut nous parvenir. Voilà en fait le ressenti du partage sans marge d’erreur.On aime si on entend de soi, de son moi le plus intime, que ce qui n’a trait qu’à l’Autre. L’ô raye le cérumen de son égo. Eustache ne trompe alors plus personne.

On franchit le 3° degré allègrement.L’autre requiert tout le suc de notre pensée pour atteindre les rives de son âme. Les paramètres esthétiques sont ignorés.On se met dans l’autre pour le comprendre tel qu’il est par son état d’esprit et non tel qu’on voudrait qu’il soit à n’importe quel propos.

Ainsi va le bon cap ou la dérive.

L »art de s’abstraire nous montre figuratif. Pas de maquillage possible, la technique est maîtrisée. La peinture ne pourra masquer l’ignorance du dessin. Les lois de la connaissance par l’apprentissage ont porté leurs fruits.

je ne t’aime pas ma vie que quand ton minois est joli, le procès de sale gueule est d’une lâcheté hypocrite au possible. Quand t’as les ragnagnas mon quotidien, jsuis une salope de te faire la tronche. Dans toute douleur, si t’es pas maso, tu verras que la faim est porteuse au contraire du repu qui endort.

La morale c’est que du flan si ça ne sert qu’à s’appliquer aux autres. Je choisis d’être le vieux con qui cherche, plutôt que le con incurable qui sait tout.

Il peut pleuvoir, orager, réfrigérer, en mode décousu

Tant qu’il s’égoutte par les

variations hors de saison, mon tant c’est celui que pour rien au monde je veux pas perdre de vivre amoureux.

Niala-Loisobleu – 30/05/16

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OUI…DIRE


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OUI…DIRE

La rue meurt

C’est suffisant pour dire…non ?

On va quand même pas céder à la rumeur

Mais pour dire quoi ?

Dire la dire la dira dada

D’une voie de ventre

Le ch’min d’la tripe

En selle Anselme et bonne manade

Des cailloux bordel j’en ai les godasses pistées

Des jetés…j’s’uis pas un saint

Des ramassés…les plus nombreux

A un point qu’autruches le sable s’enlise tout seul par précaution

Tu Gribouille?

Non je m’écries

Si t’aimes pas mains tenant

Compte pas sur les autres

Et j’en suis content que pour une fois faille plonger seul

Tu vois le bleu ça dit rien à priori

Mais à postériori….

Regarde le brin d’herbe qui avec une réputation de vaurien, de mauvais, de chiendent, ce qu’il est capable de faire.Il est le premier verre que les vers transpercent tellement ils en ont marre de voir que tu mort de soif dans l’enseveli. Le premier ver à soie du poème en prose sortant du cocon, c’est autre chose que le Carmel. Déjà une esquisse de chemin, le vers quelque part ailleurs.Quand les arbres qui s’étaient fait piqués leurs fringues alors qu’insouciants ils jouaient sur la plage, qu’épuisés de se souffler sur le bout des branches pour éviter l’onglée, ouais quand le blanc des glaces, le confus des brumes fait pas grand chose sauf pâlir, eh ben une petite robe de printemps ça donne des idées tout pareil.

Imagines ton jardin se coiffant d’un décolleté plongeant.

Vois mousser la marée dans ta crau en bourg

Un merle huchon s’appuyant sur un bar

Une doudoune donnant le sein à un marcel

Des spartiates allant voir la grande bouffe

Une hutte se rempaillant pour un tôt t’aime

Un cèdre de pomme avec des crêpes

Un lit banc en paix

Une scierie qui fait la planche à repasser ses leçons d’humanité

Un nez rouge qui coupe la mèche d’ictère

Un cheval cosmique qui chariote les étoiles

Un haut de contre comme je suis pour

Fais que ce que tu veux

Mais dit quelque chose

Tiens prends n’importe quel pore de Vincent

Et je t’assure

Tu prendras vraiment le large

Parce qu’à toujours pleurer sur ton saur

Tu t’es complètement fumé

Niala-Loisobleu – 21/05/16

Irina-Kotova.-Vesna

 

LA MEMOIRE DES MUSES 3


LA MEMOIRE DES MUSES 3

LE VISAGE NUPTIAL

À présent disparais, mon escorte, debout dans la distance ;

La douceur du nombre vient de se détruire.

Congé à vous, mes alliés, mes violents, mes indices.

Tout vous entraîne, tristesse obséquieuse.

J’aime.

L’eau est lourde à un jour de la source.

La parcelle vermeille franchit ses lentes branches à ton

front, dimension rassurée.
Et moi, semblable à toi,

Avec la paille en fleur au bord du ciel criant ton nom.
J’abats les vestiges,
Atteint, sain de clarté.

Ceinture de vapeur, multitude assouplie, diviseurs de la crainte,

touchez ma renaissance.
Parois de ma durée, je renonce à l’assistance

de ma largeur vénielle,
Je boise l’expédient du gîte, j’entrave la primeur des survies.
Embrasé de solitude foraine.
J’évoque la nage sur l’ombre de sa
Présence.

Le corps désert, hostile à son mélange, hier, était revenu

parlant noir.
Déclin, ne te ravise pas, tombe ta massue de transes,

aigre sommeil ;
Le décolleté diminue les ossements de ton exil,

de ton escrime ;
Tu rends fraîche la servitude qui se dévore le dos ;
Risée de la nuit, arrête ce charroi lugubre
De voix vitreuses, de départs lapidés.

René Char

J’avais osé les deux mains. Modestement instruit de ce que je n’avais pas retiré de l’expérience, oblitération sénile ou omission juvénile, vas savoir. Idiot tel le preux s’en remettant à la diagonale du rai lumineux qu’un technicien du spectacle rompu au maniement du suiveur, fait traverser le vitrail. D’où sommes-nous, comment irions-nous à un autre terminal, les deux questions s’autodétruisent. A construire on voit, plus de gueuses s’accrocher hauban pour casser à la boule que de mains calleuses dresser le derme de soie des cathédrales.

J’ai peint, je peindrai, pour au tant de N° à suivre.

Il était une foi…paraît qu’on ne conte pas quand on aime et c’est bien là que la vie se pose en problème.Donnant plus encore de rebelle à mon caractère, je cracherai jusqu’à crever, sur l’ampoule aux paumes pour rallumer l’Esprit.

Niala-Loisobleu – 19/05/16

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 LA MEMOIRE DES MUSES 3
2016
NIALA
Acrylique s/toile 55×46

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19 Mai 2016

LA MEMOIRE DES MUSES 2


LA MEMOIRE DES MUSES 2

Bordé de quat’saisons mon caniveau déverse ses denrées charnelles. L’amour c’est périssable quand c’est juste un arrangement avec la saison. Faut le nourrir, ne pas le laisser sans la becquée. Une chambre de bonne ça commence par devoir grimper cinq étages, faut des forces la vie quand elle commence on peut savoir quand c’est qu’elle finira.
J’ai des doigts de terre à planter. Une âme dans la vue pour l’organe de l’esprit. La couleur de mon coeur est Bleu-Vers-le-Bonheur. Des jambes de vieil enfant ne traçant qu’à la craie à marelles.
Muse est ma Femme. Un tableau où la mer lèche chaque fleur du lin qui la tend. Quelque écume sertie à l’anneau qui relit le ruban à la haute sphère qui l’élève. Je ne bois qu’à ses seins la métaphysique du prisme. L’instant qui fera de rien un tout pour jusqu’au bout. Sans le moindre trait de différence, l’amour ne peut qu’être l’égal partage de l’ensemble.
La peinture d’écrire se taille au couteau. A vif. Ecorchée. Pas de béatitude lénifiante. C’est la mienne celle de dire à mots-peints ce feu d’Elle qui brûle n moi . Je me fous de l’académie, de sa grammaire, de ses canons, de sa règle d’or. J’la peins comme j’lui fait l’amour, à poil, sans sortir couvert de tout un tas d’ustensiles de bonne conduite (hypocrite) de recettes de savoir-vivre (goujat) de minauderies de sacristain (sainte-nitouche) A la Botero, un vrai cul, deux gros nichons et un con bien poilu au bon endroit (pas dans le caractère) pour le silence des mots crus de notre humilité vraie.
Dur la peinture
rien de
Place du Tertre
ni
faire-valoir à touriste
un cri de chair
un hurlement de pleurs
pas un rôt de repu
Vie, vie, vie !
Aujourd’hui du bruit des orgues, la mer ex-voto affiche les noces. La Muse se marie. L’amour elle vient d’en franchir la porte, des fleurs sur la poitrine en promesse d’enfants.
Lui, à sa droite, s’est fondu en elle, invisible . Saura-t-il garder l’Autre ?
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LA MEMOIRE DES MUSES 2
2016
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18 Mai 2016

CE MATIN BLEU


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CE MATIN BLEU

C’est un matin qui chante, fredonne en se brossant joyeusement les dedans.C’est bien moi, personne n’a pris ma place dans l’encadrement de ce nouveau jour. Mais, bien à leur place, les fonctions génèrent l’allure d’autres sensations. La vie s’est mise en priorité. Les petits agacements de mouche sont allés se chercher un autre fromage. Je vois propre.

Phénomène printanier propre au comportement de la nature. Les temps à rebours doivent s’être mouchés dans leurs doigts, l’odeur n’a pas du tout le reniflement morveux de ces moments où la savate  traîne au parquet. Absence de goût d’acre dans le talon.La radio tire un peu la tronche et alors l’avait qu’à chanter au lieu de, sous prétexte d’informer, balancer son désastre journalier.

Le m’aime trajet peut prendre plus longtemps selon l’entrain qui le déplace.

Il faut dire qu’il y a des périodes marchandises où les triages faire au vers stagnent. Les voies traversent un marais-cage qui enlise les aiguillages. L’attente Jeanne peut dessiner des moutons tant qu’elle veut, la voie est enrouée quelque part, on ne sait plus où prier.

Des  yeux restés à quai dans cette petite gare-maritime d’un été particulier la fumée a cessé de siffler trois fois. Les marées je me souviens, le vent je me rappelle, l’écume oh oui quelle fraîcheur d’embruns ! Pas un seul caillou a quitté sa place. Le gros arbre où j’appuyais mon vélo pour libérer mes mains aux boutons de ta robe, j’en ai..

C’est ça oui tout à coup, j’en ai les doigts qui tremblent !

Du sel qui revient à sa place la mer adoucit sa caresse. Les carreaux des paludiers ont de la couleur rouille de tomettes comme le feu sait mettre à la fleur de celle qui va à nouveau croissant. L’olivier prestidigitateur a changé le pigeon en colombe, du chapeau du terrier sortent les petits lapins.

Ce matin bleu…

Niaka-Loisobleu – 15/05/16

CE MATIN RENOUVELE


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CE MATIN RENOUVELE

Entre braise et fumée reste l’ocre clair de la pierre à feu

où mon vélo appuyé

ne se sent pas de changer de braquet

Pourquoi du minéral couloir de sève

prendrai-je un tissage de fibres synthétiques ?

La serinette de la coiffeuse ne démêle rien des musiques en boîte

tout comme la carotte du tabac n’indique pas le chemin du sana

Ne rien faire à l’encontre  de ce qui doit garder son naturel allant

L’écluse qui a son chemin de peupliers de chaque côté du canal

a commencé par lui apprendre à nager

avant de construire les premières marches des échelles à poissons

Contre toute logique

nôtre paire qui est aux cieux

divise les images de communion

A quoi bon prier pour faire qu’attendre

Aujourd’hui je n’ai rien fait.

Mais beaucoup de choses se sont faites en moi.

Des oiseaux qui n’existent pas

ont trouvé leur nid.

Des ombres qui peut-être existent

ont rencontré leur corps.

Des paroles qui existent

ont recouvré leur silence.

Ne rien faire

sauve parfois l’équilibre du monde,

en obtenant que quelque chose aussi

pèse sur le plateau vide de la balance.

Roberto Juarroz

Au matin d’un rêve poursuivi, la corde à linge n’a pas pris la robe blanche au collet.

Elle flotte bien devant l’haveneau qui ratisse la première vague. Le plancton de service, les deux bras tendus à Jonas, ne baleine pas la poitrine de l’air vide. L’erre de la musique dense chaque pli de l’accordéon et nourrit les doigts au bout de chaque téton durci.

L’enfant-Lumière au sommet de son grand arbre, sent venir l’amour sans longue vue, sans notice de montage, hors d’emploi du temps, en toute absence de tant de cuisson. Sa force vient du vide tiré de la mémoire du silence. Où les marteaux forgent le Centre du Cercle.

Aujourd’hui je ne ferai rien d’autre qu’arroser nos racines

Niala-Loisobleu – 14/05/16

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