J’en dis que c’est l’Amour tout court qui fait la Vie !


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J’en dis

que c’est l’Amour tout court qui fait la Vie !

 

Le coin de notre intimité peut prendre ou avoir des formes citadines ou campagnardes. Il importe seulement qu’il échappe à un quelconque schéma préétabli par une instance étrangère à nous. L’enfant en manifeste immédiatement la mise en application. Tout le prédispose à se créer un monde à sa dimension. Combien continueront à entretenir leur jardin secret ? Peu, avec ce même naturel, cette spontanéité de l’enfant.. Les parents et les éducateurs s’appliquant à faire un « grand » de l’enfant de la même façon qu’on veut le faire « devenir propre »…

Je n’ai jamais accepté cet abandon. Une mise en garde naturelle, lançant des signaux d’alarme venue d’un savoir antérieur. L’instinct de quelque chose qui me semble provenir de vies précédemment traversées.

Sans jamais avoir sombré dans les méandres de pratiques du para-normal, j’accorde une confiance raisonnable à ce sentiment.

D’où mon état de folie déclaré et aujourd’hui incurable.

Prospect parfait pour mener aux chemins de traverses propres à l’artiste. Sans besoin de recours aux expédients que les paradis artificiels mettent sur le marché.

L’intelligence faisant d’entrée de jeu le choix de son organe directeur. Pour ma part, il n’y a jamais eu aucun doute, c’est le coeur qui me gouverne, pas la tête (pas plus que celle de nœud reptilien, en breloques au dessous de la ceinture)

Ma sensibilité est extrême, à fleur de peau.

Je perçois, devine, devance ce que toute forme de blindage, d’armure et de chausse-trappe tentent de dissimuler.. Je ne fais pas semblant, carré en totalité, c’est dur à assumer, mais ça perce mieux que tout trépan..

Quelle odyssée de se projeter dans la condition humaine. La découverte est omniprésente, avec une déception de tous les instants, qui s’entête inutilement à vouloir enrayer une énergie créative permanente. Se remettre sans cesse en question, est d’amour le premier signe de vie.

J’en dis que c’est l’Amour tout court qui fait la Vie !

Niala-Loisobleu – 29 Septembre 2016

La Boîte au l’Être 9


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La Boîte au l’Être 9

ATLANTE IDE

Le sable étendu aux plis du désert

souleve ses épaules à la vue des chameaux

Les yeux enfouis dans toutes les directions

il se dit

– Où que je regarde je ne vois que des bosses

pourtant mon Ami le vent

n’ignore rien de mon penchant à mettre les choses à plat

– C’est vrai mais tu rêves trop, me répondit-il en m’envoyant une poignée de grains dans les yeux

– Vois les choses en face

tu crois qu’il suffit d’être naturellement bon pour que le tant soit beau

c’est pas parce que tu vois le vrai apparaître en dépit des efforts du faux pour paraître

que tu vas initier un autre art de vivre

Cette manie des hommes de faire la roue

elle n’a nul besoin de la générosité

Tu donnes ils prennent

la simplicité ne mène à rien

le compliqué voilà comment l’homme se fait paon

et il adore

Le voilà devenu héros

Les grands mots du Je au nom du Nous

tu parles

c’est l’incroyant qui se devient dieu tout seul

de sa main

réflexe inconscient du mortel qui veut gagner l’éternité

Moi moi moi

c’est bien vrai ça que nous sommes tous égo

Le sable tournant le dos au sot

pris l’appel

et d’un élan du coeur

plongea dans la mer

en laissant les châteaux aux assauts de l’ô

Aux fonds du fond de moi

j’écoute la voix du Capitaine

sortir de son enfoui sous la mer

et lui réponds

Petit-Frérot je te l’avais montré que le bien n’appartient  qu’à soi-seul , que ce n’est pas une exhibition pour que ça rapporte, que le salaire peut en être la peur, que faut donner du dos à grands coups de reins pour en jouir d’Amour Bleu autrement que de pu teint.

Niala-Loisobleu – 25 Février 2013

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Mâle Aimé


Mâle Aimé

Passant des ruelles de vos chemins vicinaux

Je place du tertre sous l’olivier au Mas de Cocagne

La femme à barbe où je trône en fête épile mes mots laids

D’ici et de là, je vous regarde un de mes songes noué à vos couettes

Rêve qui ignore le changement d’heures aux pendules des saisons

L’un passe, la voie est tout verte aux brebis des causses

Petit caillou deviendra pierre au Nil d’un levé du soleil

Au fond de ma poche j’empaumais tes seins afin de les garder vivants

mais mes mots mis ont été sertis de l’ignorance des bandes let

Rien n’est plus près de soi que ce qui est en apparence très loin

On voit trop mal de près ce qui est lié d’habitude

Ne m’attrapent que les mains libres

Quel jour es-tu que je t’écrive à la page

Mon cheval est assis sur le lit de ma roulotte, pour quoi fer puisque je n’ai jamais eu de chance, juste la bêtise du sincère

Le vent nous pousse et nous tracte à son gré et à l’unanimité de l’équipage

Hier un enfant en nous voyant près de la fontaine, a demandé : C’est lequel Crin Blanc ?

Carmen a rit comme une crémière, ah la vache

Je suis d’Est lorrain jusqu’en Sud Ibère quand la marée descend

Du Nord quand Léon monte la mer au pied du beffroi

Puis file à l’Ouest border le soleil d’une histoire à le faire dormir debout à côté du coq

La poussière des quatre-routes aux semelles , le cheval et moi, cirons les mocassins des étoiles

Un cheveu de ton ventre sur la langue je zozote entre tes dents l’émoi de toi, mais ça c’était avant que mon oeil barre en bouillon de moules

Si j’avais été paysagiste je t’aurai peint sur le motif (ce qui m’aurait obligé à en avoir, n’importe lequel comme les autres, ma foi sans doute ai-je loupé de comprendre qu’à part mentir on peut pas réussir. Je croyais avoir avoir trouvé meilleur et surtout si Beau de te saisir sur le vif de ce que ton visage me donnait à voir dans le retour de couleur de tes cheveux

Couleurs du temps où je n’aurais fait que passer à côté

De vous je ne garderai que le Bleu de mes erreurs pour voyager à contre temps

Niala-Loisobleu – 27 Septembre 2016

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Et Alors ?


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Et Alors ?

S’il pleut dans ma mémoire c’est pour être au plus pré du jour, en tendant les lèvres pour prendre ton pouls aux veines de te sentir de plein champ.
Pourtant t’as pas la veine apparente, tu s’rais plutôt genre gros lot qui ne gagne qu’au jeu de cons. Jusqu’à désintéresser le voisinage, du plus intime au plus qui ne croisera jamais ta route.
C’est pas faute d’avoir du chien, c’est faute de trop l’sentir qui les éloigne les habitants du normal.
Mais c’est qui que ça repousse ?
Hein dis-moi, c’est qui en dehors du banal hume mains monté sur jambes ?
C’est vrai au sens du canon pin-up, t’es pas sexy sexy, rien dans la dentelle, le string, et la jupette qui n’a pas besoin de bretelles vu qu’elle fait juste un p’tit col une fois enfilée, laissant à découvert toute l’artillerie en solo de batterie en duo avec les trompettes, genre boeuf del amor.
Faut une âme d’artiste dérangé pour te dessiner sur le motif, nature authentique, plus qu’à poil, nue de vérité, sans rimmel et pâte à remodeler, sans appareil dentaire à resserrer le sourire en tirant depuis le point d’assise.
Ton tant c’est le contraire de la météo du pouvoir d’achat que tout candidat annonce, quelque qu’il soit, il te fout let au premier service, les primes de loyaux rendements c’est pas pour te refaire la garde-robe, t’as pas l’profil à t’balader en N°5 de Chanel.
Tu f »rais tousser ton ton.

Et alors…

Tes cheveux d’herbe ma poitrine n’en tond rien,
avec chaque brin en retour de blonde heur
elle gramine d’autres espaces défaits de clôtures .
Hors de ce monde
Tout gonflé de joues, le ciel sourit, visages en mouvement
sur lequel me vois-tu, aère aux nefs les voies, je plane.
Innocent comme une fontaine qui pleurniche pas de son sort
au milieu d’un lit de sentiments humains totalement à sec.
Des tâches de couleurs que tu m’envoies, j’expose aux cimaises de l’orée,
les images d’un Pablo hors mesures qui ne peut se poser que chez Nous.
Il est d’un format que les plafonds des constructions ordinaires des petits nains
ne peuvent accueillir, faute de hauteur au-dessus des plaintes.
Accrochée aux branches des toits, ta robe blanche fleurit les patios
d’une musique intérieure géranium, feu de tomettes aux tiges des belvédères
Quand tes cuisses guitares ouvrent les portes des chemins,
la grange au grain tend les bras pour que le delta compose son plan d’ô pour que j’y plonge de par tout.
Mes doigts polissent les pierres pour te donner la douceur des paumes aux seins,
cette grâce qui coule de tes aisselles à faire sourdre la source bleue
l’oued qui va s’greffer aux chenaux du marais des salines
soulevant d’un horizon bouché un envol d’oiseaux aux couleurs d’un état long sublimant les frissons du vent au mépris du quotidien.
Ne dis rien, je te respire au point d’épeler chacune des nages de ta langue, au grand bain de ta baie où j’ai jeté l’encre de mes mots bleus.
Fidèle au vrai visage blotti au creux de ta boîte.
Ce matin je me sens que guitare et flammes and co; ce serait fastoche que tu t’éloignes quand m’aime pas trop.

Niala-Loisobleu – 27 Septembre 2016

Lettre à Facebook qui m’a bloqué pour infraction à son code de Bonne Conduite…


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Lettre à Facebook qui m’a bloqué pour infraction à son code de

Bonne Conduite…

Je suis artiste, poéte peintre, reconnu par mes pairs. Mes publications vont d’un pays à l’autre rejoindre des musées, des galeries, des particuliers. j’interviens dans des écoles…instruit des règles du respect de l’Homme. Mon savoir-vivre ne peut être mis en doute au contraire de tout ce qui se pratique qui insulte, abaisse, tyrannise, exploite et aliène de la manière la plus en contradiction avec les Droits de l’Homme. Alors quelle règle ai-je enfreint ? En publiant des photos de nus de peintres renommés, de photographes non moins célèbres pour lesquels des expositions universelles sont organisées au nom d’une défense et d’un développement de la Culture ?
Votre code ne peut avoir de mérite que dans sa capacité de nuance. Chaque jour votre site publie des écrits et des images incitant aux pires exactions…
Relisez-moi, avant de laisser place à une insane dénonciation.Je publie chaque matin, au seul nom de ma liberté d’expression, pour la défense de l’amour fraternel, dans la paix, le refus du laid, en poésie levant l’espérance au coeur de la ruine.
Merci et bien cordialement.
N-L

 

 

Cette densité qui me chimique les nerfs gît-ailes ?


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Cette densité qui me chimique les nerfs gît-ailes ?

Putain de placards

Abats-les !

Oh Barbe-Bleue rends-my mes bonnes clefs

tu t’as gourré

j’suis que l’Petit-Peintre

pas un cas de nasse à pu teint

ni un compte de Canterbury

en corps moins un des cas mets ronds

« Combien de vaillants hommes, que de belles dames, combien de gracieux jouvenceaux, que non seulement n’importe qui, mais Galien, Hippocrate ou Esculape auraient jugés en parfaite santé, dinèrent le matin avec leurs parents, compagnons et amis, et le soir venu soupèrent en l’autre monde avec leurs trépassés. »

— Boccace, Le Décaméron, Première journée4.

Prends-my par les yeux

et regardes bien au fond

tu verras

que j’as bite à seins germés des prés

que d’Amour

Léo, Philippe, Serge et les Autres

dans le franc-parlé !

Niala-Loisobleu – 23 Septembre 2016

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Et c’était encore plus tard…


Et c’était encore plus tard…

Nous avions jeté l’encre

d’un pont entre deux-rives

qui use pas les

Je Nous

en traverse de boue

des lettres des lises

Antre le sort et l’hareng

ce bleu qui du blanc vacille au noir

résultat non venu

d’une analyse de sans

met deux seins en front tiers

en tirant à bout portant  des gueuses

l’embu l’anse en crique…

Niala-Loisobleu – 22 Septembre 2016

 

Des Hommes Pareils


Des Hommes Pareils

Vous, vous êtes et nous, nous sommes
Vous, vous êtes et nous, nous sommes
Des hommes pareils

Plus ou moins nus sous le soleil
Mêmes cœurs entre les mêmes épaules
Qu’est-ce qu’on vous apprend à l’école
Si on y oublie l’essentiel ?
On partage le même royaume
Où vous, vous êtes et nous, nous sommes…Moi, j’ai des îles, j’ai des lacs
Moi, j’ai trois poissons dans un sac
Moi, je porte un crucifix
Moi, je prie sur un tapis
Moi, je règne et je décide
Moi, j’ai quatre sous de liquide
Moi, je dors sur des bambous
Moi, je suis docteur-maraboutEt nous sommes
Des hommes pareils

Plus ou moins loin du soleil
Blancs, noirs, rouges, jaunes, créoles
Qu’est-ce qu’on vous apprend à l’école
S’il y manque l’essentiel ?
Semblables jusqu’au moindre atome
Vous, vous êtes et nous, nous sommes…

Moi, je me teins et je me farde
Moi, mes chiens montent la garde
Moi, j’ai piégé ma maison
Moi, je vis sous des cartons
Moi, j’ai cent ans dans deux jours
Moi, j’ai jamais fait l’amour
Nous, enfants neveux et nièces
On dort tous dans la même pièce

Quelque soit le prix qu’on se donne
On nage dans le même aquarium
On partage le même royaume
Où vous, vous êtes et nous, nous sommes
Où nous sommes des hommes pareils
Plus ou moins nus sous le soleil
Tous tendus vers l’espoir de vivre

Qu’est-ce qu’on vous apprend dans les livres
S’il y manque l’essentiel…?
S’il y manque l’essentiel…?
J’aime mieux ce monde polychrome
Où vous, vous êtes et nous, nous sommes…
Des hommes pareils…

 
Francis Cabrel
 
J’étaie une foi que j’échafaude à mon tracé de cathédrale, pierre brute au tympan sculpté d’animaux monstrueux où l’Homme trône. La gargouille tend le coup à Quasimodo en lui faisant la cour des miracles genre Esméralda dans la grille du l’ô tôt.
Je fais la buissonnière des colles pour que Théo r’aime étudier comme on sent les choses et non comme on veut nous les imposer. L’enfant que je ne cesserai jamais d’être a suivi les bords durs de trottoir, les deux pieds dans l’ô en chantant sous la pluie !
Niala-Loisobleu – 17 Septembre 2016
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La Mémoire des Muses 7 (De Paris à Cognac)


La Mémoire des Muses 7

(De Paris à Cognac)

C’est le dernier mets trot…

 

Sur les étagères du morne étendu, un sentiment de frustration a forcé ma porte.

Pour me squatter 47 ânées

Moi l’ouvert

me suis retrouvé bouclé

interdit de ces jours où vous avez été petits

petits, neufs, fragiles, bruts de sans moule en creuset

Ne pas aller vers reconnaître est d’usage en tyrannie

courage fuyons m’a joué vôtre mater closet

Devant mon regard où vous êtes crus usés de ma vue interne, pas un instant mon sang vous a vidé

Ah tiens bonjour je vous ai reconnu à tout jamais

votre invisibilité quiète mon pouls

je n’ai plus peur

mais je tremblera  à fendre les eaux

sur ce quai de Montparnasse

endroit maudit

que je connais si bien

Je vous vois à travers

de ces sentiments qui disait-on

faisaient l’homme qu’avait vu l’ours

A vous marcher à l’amble

au moins le doute est omniprésent caché

rassurant

tout est mis de côté

voici le figuratif-abstrait

beau comme ce qui outre mère indigne

l’élite mise sur le cheval gagnant

M’aime pu besoin de roi des cons pour être bourge-gentilhomme

je suis must

tu es must

ils sont musts

Must à fa

comme disent les quarante-voleurs

dans la caverne des

j’Arrive

dans moins de 24 heurs

Père

Néant-d’air-talé

primate qui vous donna

pas l’aria

mais le choeur avec ses couilles

sera

face à face au présent sorti de ses cendres

C’est le dernier mets trot…

Niala-Loisobleu

16 Octobre 2015

 

L’Autre Rivage


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L’Autre Rivage

Fort courant

ascensionnelle

plongée dans le feu

Le cheval d’art son

entre les cuisses

Elle mêle ses eaux intimes

à la semence du cheval marin

où sentant venir la tempête d’une autre rive

elle s’est mise à l’encre

La flamme de leurs mots

crépite de bois vert

de leurs deux mains

 Trois petits poissons les regardent

chacun faisant de son Signe

un s’aima fort Bleu

menant au lointain

Niala-Loisobleu – 11 Septembre 2016