Que ça Chante à gargouille !


Que ça Chante à gargouille !

91ccd9ae2375ea110ce83119719939bd

Par paquets la vague balaie.Tout vole, oh non où est le devant du derrière. D’un papier qui accompagne les casseroles, je ma tâche d’encre sur l’oeil du cyclone, que je ressemble au chien de la voix d’son mètre. A court de mot.

Pourquoi l’amour ça peut faire mal à faire passer du sublime au vil ?

Les millions de baisers qui mordent dans l’hostile d’un monde lupanar, aides-moi à en savoir lire le bon regard. Ta langue suce un nectar, viens pas l’inciter en m’aime tant à arroser nos fleurs de nitrate au moment où tes seins m’en serre le petit haricot dans le  peau de terre.

J’ai la passion pour Toi, me demande pas pourquoi, regarde juste les dégâts quand tu me débranches, tu comprendras alors le déréglage des tiennes dans le rapport qu’elles ont aux miennes

Tout ça n’existerait pas si t’étais pas une femme et moi un homme. Peut-être la vraie merveille du monde, j’en suis sûr, que j’efface le doute, te connais trop bien, ô sublime bonheur du complémentaire qui sans, néantiserait la nature de nôtre vie.

Un homme et une femme r’heusement qu’c’est différent

Toi c’est ta tripe en mon intestin, le boyau par lequel on résonne, on vibre, on allume, par l’Y de notre branchement grâce auquel on casse la gueule à la scoumoune.

Que ça chante !

Niala-Loisobleu – 20 Novembre 2016

https://brunoruiz.wordpress.com/2016/10/31/hommage-a-janis-joplin/

MONOLOGUE DE LA STATUE


MONOLOGUE DE LA STATUE

Agis, visiteur

Agis sur le monde et sur les vivants.
Pense.
Pense qu’il te faut vivre avec un bandeau sur l’œil de ta nuit.
L’univers n’est rien de plus qu’un désastre de l’ombre, un escalier d’étoiles, et tes métaphores seront toujours faibles dans la poussière.
Le temps te lie à ta peine, sans clarté.
Il neige sur ton revolver.
Sous la géométrie de l’infini, il y a la rigueur de tes filtres et ta rumeur peut bâtir des oasis inconnues.
Reste, visiteur.
Reste au chevet de ce monde, le tien, lent comme le rescapé aux portes de l’épouvante.
Entend, visiteur.
Entend jusqu’au bout le ressac des plaintes profondes de l’arbre, l’aboiement du mystère, la source sous la pierre.
Ecris, visiteur.
Ecris en attendant, pour celui qui te lira.
Même tes vieilles injures à la dérobée, si ta plume s’use trop.
Fonde ton théâtre d’ombres, donne des preuves de l’indicible.
Il n’y a pas de lieu pour mourir.
Dis-le, visiteur.
Dis le parfum de ce qui va renaître.
Insensible insensé, lis l’envers des livres.
Chante le fruit qui tombe sur les suaires, le bonheur sans masque, chante, sauvage ruisseau de clarté si souvent gémissant de l’étreinte première, la beauté du vent, aime l’adulte douleur.
Sur les plages, il y a le son des femmes, voix de gorge où les gardiennes, assises, égratignent les morts et les vivants.
Le sang aussi.
Les voix d’enfants.
Ecoute la plainte de ces anges enflés par le courroux des lionnes, brûle tes étendards, accepte le tournoiement de tes ailes.
Oh ! Langues de vie, qui donc s’écroule et sépare le chant dans la veine qui bat ?
Chevelure du cœur au front de la terre, couleur de toutes les consciences, cri de la brûlante nourriture, plonge dans l’abîme de miel de ta nuit mortelle.
Sonne l’heure pour l’étoile abandonnée, sans gouvernail, pour ta reine qui dort.
Dans les sèves rangées, dans les chairs bouleversantes, dans tes zéniths de bleuissure.
Vois, visiteur, les secrets du frisson de la pluie sur les joues qui dansent en ce monde, pour la folie des iris dans les fuites d’acanthes et le parfum des mousses, sur les pierres tombales où glissent, vers la rivière, tes racines.
Sous les toits, j’entends les loups.
Je n’ai aucune peur, aucune douleur.
Au loin l’irréversible bateau des heures me déserte.
Verdure de tes arbres, le voyage de tes lunes et du vent m’ignore dans les foudres.
Savon des mots, va-et-vient des mâchoires, douleur du temps, le désarroi de l’été ne trouble jamais mon allure.
Et ta ville, l’entends-tu ?
C’est une cargaison de rythmes où la magie du hasard se boucle à ton cheminement, dénouant les cordes du chaos, la migration joyeuse des rêves vers la maison familiale où s’ouvre ton jardin.
La danse des tumulus, pâtures de liesse et de musiques, abysses rayonnantes où rien de l’âme ni du cœur ne se résigne, un empire qui pleure sans yeux, des ventres baignés de vérité dans le souffle sans haine des orchestres, des cirques de guirlandes qui s’en vont plus loin, portés par l’énigme de la nuit suivante.
Ici est ta terre.
Un coin de ciel dans chaque marche qu’il te faudra poursuivre, vaille que vaille, dans les ferveurs du petit jour, malgré les cris et les peines de ceux qui restent, de ceux qui ne peuvent plus aller plus loin.
Oui.
Oui, comme un espoir incroyable, inespéré.
Oui pour que les hommes cessent de s’entre-tuer, simplement, pour que les hommes cessent de se battre.
Et là, au regard de ces images qui te touchent, dans la force de tes actes, lappant la vie jusqu’à l’ultime goutte de sang, comme une plaie à jamais refermée sur la tenace barbarie, sois la preuve animale.
Sois jamais, plus que demain, ce jour de terre et de pluie, parfum jeté sur la jeunesse, sois le mouvement de l’amour.
Que la lumière éclaire l’or de tes méthodes.
Que ton corps se réaccorde, dans la symphonie d’un nouveau monde qui t’arrime.
Spasme sans écho, absurde mesure de l’ombre, noie tes paroles vautrées, avec tes regrets de miroir, cette mort lancinante.
Etre, voilà ton aventure.
Comme un regard sur les vieux sourires, le souffle singulier de l’existence, l’illusion précieuse des bouées.
Vole aujourd’hui, visiteur.
Avec de grands gestes.
La première fois que je suis née, c’était la dernière.
Le sculpteur cherchait un corps, comme l’eau cherche le puits.
Il était alors si hésitant, si fragile.
Il est mort le jour de ma naissance, seul, un soir, avec ses mains.
Oiseau du silence, il a ouvert le ciel avec sa terre.
Il est fort désormais.
Reconnu.
Il t’aide si tu le veux.
Il est utile.
Il nous ressemble.
Il nous ressemble, visiteur.
Vole , à présent.
L’art est une réponse.
Relis-moi, aussi, sans cesse.
L’oiseau mort n’écoute pas les murs : il est lui même l’horizon.
Vole de ma provisoire immortalité, à hauteur de tes yeux, avec ta fatigue, tes muscles dans le cresson des ténèbres.
Déparalyse.
Aime cette eau fraîche, illusion d’étoiles.
Ne tue pas ton ennemi : la vie le fait pour toi.
Elle est ta naissance.
Tu n’as ici-bas qu’un rôle d’oubli et de mémoire.
Ne te prend plus au jeu des équivalences.
Pense demain, cet indiscret.
Souffre de ta vitrine, de l’horreur du mensonge.
Les héros sont sans valeur.
Le pouvoir est inutile.
Abolis tes boucheries de paroles.
Le devoir des hommes de marbre n’éclaire pas les départs.
La langue appartient à celui qui ose entrer dans l’œil de l’autre.
Edifie des lumières.
Met l’idée en danger.
Glisse sans bruit, captif de l’humanité.
Car tu seras toujours seul, visiteur.
Entre l’éther et la substance.
Et moi j’ai si froid d’être nue sur mon socle.
Aveugle.
Absente du sens.
Les temps nouveaux vont te mettrent à l’épreuve.
Aujourd’hui tu cherches le soleil.
Sois demain sa lumière.
Tu étais né pour être quitté.
Puisque tu le sais, désormais, sois plus fort que la séparation.
Car il existe en toi d’autres masses, la matière d’un autre univers.
Apprivoise l’ivresse, rassemble-toi hors de l’hystérie.
Dans la substance de tes vaisseaux, traverse les nouvelles logiques du néant, trouve d’autres mots pour les nommer, revendique le droit au doute.
Demain peut-être sera ta nouvelle existence, tes pensées sauterelles, tes pensées cahotantes, tes fictions déchaînées.
Regarde autour de toi comme déjà les destinées se rassemblent, dispersant leurs résidus d’ignorances.
Tu vas courir maintenant.
Dans les senteurs d’une nature nouvelle, le long des eaux caressantes.
Tu vas plonger dans l’or des aériens muséums, regarder tomber des tours les stèles agonisantes.
Tu vas blanchir tes pensées, tes rides, tes rébellions.
Etreindre l’avenir de leurs forces primitives.
Tu vas délasser les chalands des ondes trop collantes, saigner Sisyphe pour abreuver tes nouveaux enfants.
Toutes tes alarmes seront enfouies dans l’océan, avec les vieilles idées nouées aux corps des tyrans désormais ridicules.
Tu vas tracer des routes verticales au-dessus de ces plâtres immobiles, construire des ponts au-dessus des encriers enfin vides, parce que tout est ici-même, dans le goutte à goutte des flots bleus, les discontinuités enfin dissoutes, l’oubli dans la haine dépassée par la souveraine mémoire.
La souveraine mémoire.
Ecoute.
J’entends l’hymne d’une fraternité animale.
J’entends un nouveau verbe.
Regarde.
Je vois de nouveaux actes.
L’éblouissant exercice d’une autre vie.
C’est parce que tu es né, visiteur, que je suis vivante.

BRUNO RUIZ

 Extrait de Muséum (1998)

https://brunoruiz.wordpress.com/

Source EMILIA GITANA

113478378

 

MAESTA ET ERRABUNDA


MAESTA ET ERRABUNDA

MAESTA ET ERRABUNDA

(Triste et Vagabonde)

Dis-moi, ton coeur parfois s’envole-t-il, Agathe,

Loin du noir océan de l’immonde cité,

Vers un autre océan où la splendeur éclate,

Bleu, clair, profond, ainsi que la virginité ?

Dis-moi, ton coeur parfois s’envole-t-il, Agathe ?

La mer, la vaste mer, console nos labeurs !

Quel démon a doté la mer, rauque chanteuse

Qu’accompagne l’immense orgue des vents grondeurs,

De cette fonction sublime de berceuse ?

La mer, la vaste mer, console nos labeurs !

Emporte-moi, wagon ! enlève-moi, frégate !

Loin ! loin ! ici la boue est faite de nos pleurs !

– Est-il vrai que parfois le triste coeur d’Agathe

Dise : Loin des remords, des crimes, des douleurs,

Emporte-moi, wagon, enlève-moi, frégate ?

Comme vous êtes loin, paradis parfumé,

Où sous un clair azur tout n’est qu’amour et joie,

Où tout ce que l’on aime est digne d’être aimé,

Où dans la volupté pure le coeur se noie !

Comme vous êtes loin, paradis parfumé !

Mais le vert paradis des amours enfantines,

Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,

Les violons vibrant derrière les collines,

Avec les brocs de vin, le soir, dans les bosquets,

– Mais le vert paradis des amours enfantines,

L’innocent paradis, plein de plaisirs furtifs,

Est-il déjà plus loin que l’Inde et que la Chine ?

Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs,

Et l’animer encor d’une voix argentine,

L’innocent paradis plein de plaisirs furtifs ?

Charles Baudelaire

(Les fleurs du mal)

Chariot tintinnabulant de ses dents de lait, que le Beau croque d’un crayon maîtrisé aux premiers matins d’un voyage, j’avance depuis plus longtemps qu’une couronne garde le mordant.En perles de sel, juchées au cou du récif, la vague éclate du rire saute-mouton, au jeu que la vie privilégie, par son innocence que tous les dangers menacent.

Tu n’es que soies et rubans glissant d’une mèche à l’oreille du chant, verdure, ondoyante dans la complicité des vents favorables. Les craies en larges traînées ont tracées des voies lactées dans un ciel encombré par le conditionnement des empêcheurs de rêves. Il y a un âge qui passe ou qui casse, aux portes de la première rentrée scolaire.

Dis-moi Agathe resteras-tu où pas cette bille aux couleurs internes qui roule en dépit des travaux de démolition ?

J’avais la fontaine sur la langue dès mon arrivée dans ce cloaque.

La rue de Verneuil, en tous points chaussée d’accessible m’a étalonné mieux qu’un Maître rue ban.Toujours rafraîchie du bleu nouveau de chaque vendange, elle va son cru sans besoin d’A.O.C.

Visage fouetté des embruns qui font l’exceptionnelle couleur des fougères, si tu même me suis, nous irons au-delà de la dernière falaise sans périr dans l’amer.

Niala-Loisobleu

17 Novembre 2016

Laurie Kaplowitz blue-morpho-mask

 

L’AVALE HANCHES


L’AVALE HANCHES

 

Incertitudes de direction qui tiennent le vent en stase. Les tentations en ragent. Tellement facile de saisir le désarroi de passage pour en faire le caillot qui barrera le bon itinéraire en avale hanches.

Dis-moi ton nom? Le bon pas les autres…

je sais comment mauvais sang tentateur tu t’appelles.

Du sirop d’égo en intraveineuse, un billet pour la mort par suspension des godasses du sol fertile. Mirages. Première classe en vas donc couchettes, le plaisir d’essence en main carbure slip in ô riant express pervers…

Les Amériques et le camp serf du Colomb ouah la junkie parade de la poudre au né…

Une petite cuillère de ce type est du plus mauvais service qui se puisse mettre au ber saut.

Hallucinogènes rencontres, poursuite fatale, mort subite…Pêche au l’hampe haro…

Dans l’anse du pas nié le canot rugissant du tigre, tire la barque du pire, l’amour est enfant de Beau Aime,

Petite Fille ton Odyssée se sauvera du plus purulent marécage qui soit. La fosse aux crocodiles n’usinera pas son sac .

Fauve et charnel tout corps plongé dans l’ô reste sensuellement aimant par  pôle positif.

 

Niala-Loisobleu – 16 Novembre 2016

 

tumblr_o9n0vl8n4q1qaf9imo1_1280

 

 

 

 

 

 

J’ai été…seulement voilà c’était avant…


tumblr_oavsmquca21srgaato1_1280

J’ai été…seulement voilà c’était avant…

 

Ma première rencontre avec toi Léo eut lieu au bas de l’escalier de Castor et J-P , angle rue Bonaparte-place St-G-des-P. Il était très tard dans la nuit, bien tôt matin, instant propice au dosage de rosée, pour touiller délicatement le verre de lune. Moment où les électriques éclairages en sortant le boulanger par le soupirail, excitent par l’odeur du croissant show, annonce de la relève.

Les yeux d’un fou qu’une tignasse d’auguste sort de leurs orbites me frappent en plein cœur, il vient à peine d’ouvrir la bouche, que la rage s’est jetée à travers l’écart de ses dents.

Ce quartier de mon Paname, avait choisi tout seul d’être l’unanime asile des contrebandiers de l’espoir, en plein cœur d’une déroute de caractère, toutes ces années de laissés pour compte, naufragés de l’esprit, apogée du fromage-beurre, une pincée de sel, des tonnes de marché noir, servez horreur miss teint guette, maréchal nous voilà, cris de torture au Cherche-Midi à deux pas, avant le dernier tour au Mont-Valérien. La honte est plus forte que l’absence de scrupules. Au moment où elle est écrasée par le vide, elle tranche vif le nerf de l’espoir qui tient vivant

Ce matin, ces années là me revisitent, un couteau au milieu du dos.

Pas pour faire peur, au contraire pour m’assurer que j’ai eu tort de croire au sincère, que loin de les avoir éradiqués les actes de sombres complots, le temps présent de la déchéance la plus élaborée, la misère de tout et son panel de mascarade d’aide en tous genres d’indifférence, de prospérité promise, n’ont fait qu’acérer les dents au lieu de les limer.

C’était aussi lamentable, les politiques avaient faillis, les opportunistes s’étaient engraissés, la chanson était triste et les chanteurs, toutes proportions gardées, aussi mauvais que tous les tatoués d’aujourd’hui. Soixante-et-onze ans que l’Europe a pas joué à la guerre. Un manque dans l’équilibre naturel de la société humaine. Qui tente désespérément de se combler par des substrats extrémistes prêts à remporter la victoire.

Et dans son coin le lambda qui s’enrôle à la trahison naturelle.

Jusqu’ici j’ai été d’une résistance continue à tous les régimes (de privation). N’ayant eu que l’intime conviction que seul l’Amour signifie la Vie , lui donnant son seul sens valable, étant à m’aime de nous faire-à-part, en tant que nous-même, au sein d’un quotidien se montrant totalement étranger à ce concept.

J’ai été…seulement voilà c’était avant…

Léo, toi tu m’as jamais rien repris, ni fait passer de couleur la justesse de ta vision, la richesse de ton expression, la grandeur de ta présence, aussi, si t’es là ce matin, plus montré, c’est parce que tu m’as téléphoné de dire, que rien n’arrêtera l’incapacité à se refaire de chaque être qui se ment à perpète.

Qu’il s’agisse du premier venu comme d’un Hollande, l’obligation de la ramener d’un Obama, la révolte du désespoir de Kiev, comme du Caire, comme de Tunis et, et , et…Poutine n’a pas peur d’aller au terme de sa froide résolution, il sait lui, que la révolution qui détrône les tsars, en couronnera toujours un autre, jusqu’à ce que la civilisation des Césars fasse place à une autre.Les puissants ont déteint sur les êtres ordinaires, trahir c’est devenu si naturel qu’ils n’ont même plus conscience du parjure.

Léo, je glisse ici, un lien pour donner à ceux qui sont trop nombreux à pas te savoir, apprennent beaucoup de choses. Elles sont immensément porteuses d’espoir. Jacques Layani, est à mon sens, celui qui a su t’écrire dans le texte.

Sera-ce utile ? J’en doute, mais je me serais pas pardonné de pas l’avoir fait.

(Attention il y a là un immense mémoire qui donnera aux courageux, la possibilité de se rendre dans 3 années d’archives pour découvrir des informations complètes)

http://leoferre.hautetfort.com/

Salut Léo mon Ami, chante, chante, chante !!!!

Niala-Loisobleu – 15 Novembre 2016

 

A FRONTON


A FRONTON

S’étrangler la ligne droite à la corde du virage

regard tourné derrière la carte est-ce que ça sert ?

Ya t’île un ô séans à l’estuaire ?

Crever l’oeil-de-boeuf

percer ce toi

vider l’égrainé

labourer des ongles

jusqu’au sans arrêt

Ya t’île un ô séans à l’estuaire ?

Si vous étier le bon chemin

Marin Marais

auriez vous poivrer la saudade

dans un viole migratoire ?

Ya t’île un ô séans à l’estuaire ?

Oui t’humer

fleur de celle qu’on galope 48 heures sur 24

déraison à n’en plus savoir que dire

qu’écrire à jeter l’encre et partir

d’une vague de fond à la surface

soie toi m’aime

caravane malles et valises

le trauma d’air

m’oedème les poumons

mets haro peau taire

Ya t’île un ô séans à l’estuaire ?

Je chaloupe à tes hanches

tiré par les chiens fous de ta poitrine

dans l’airain de ton échine

où le fol amour armature

L’invertébral escalier

à la gîte de tes rugissants

violet des embruns crachés par la fureur lubrique

qui déglace le rétroviseur voyeur

te renverse au chevet des livres de messe

plus diablo nique

que l’âne de bourre y dents

Puti

que je la vois

là devant

c’est Elle Emoi

l’Île aux Séans

Niala-Loisobleu – 12 Novembre 2016

dsc_3606-2

 

LETTRES DE PANDORA « 5 »


LETTRES DE PANDORA « 5 »

Ce matin Pandora

s’il-te-plaît boucle-là

au nom de tout, pour tout le rien qui s’étale à la hune…

Allez loup ya, Pandora, remballe ta boîte à malices, avec tes certitudes nouées à tes doutes, tes affirmations biffées de ratures, tes engagements désertés, c’te berceuse à mitraille, les serments de la trahison, tout le panel de l’imposture en baise-position, le blanc plus noir que mort-né mis en pro jet. L’haut-le-coeur  de l’hypocrisie quand du vomis jaillit de mes narines d’avoir qu’à repousser les couleuvres de promesses rampantes faites par intérêt…

J’veux qu’Léonard soit tout seul à dire

que la vie c’est plus fort que la mort
Alléluia

Il paraît qu’un accord mystérieux
Que jouait David plaisait à Dieu
Mais la musique ne t’intéresse pas, n’est-ce pas ?
Ça fait comme ça :
La quarte, la quinte,
Le mineur tombe, le majeur monte,
Le roi surpris composant Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia

Tu voulais des preuves malgré ta foi.
Quand elle se baigna sur le toit
Sa beauté au clair de lune te subjugua
A un tabouret elle te lia
Ton trône brisa, tes cheveux coupa,
Et de tes lèvres tira cet Alléluia

Je suis déjà venu m’étendre
Et j’ai marché dans cette chambre.
Car je vivais seul avant de te connaître.
Sur le porche j’ai vu ton fanal.
L’amour n’est pas marche triomphale.
C’est un froid et c’est un meurtri Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia

Jadis, tu ne me cachais pas
Ce qui se passe ici en bas,
Mais maintenant ce n’est plus le cas, n’est-ce pas ?
Souviens toi, lorsqu’en toi j’entrais
De même la colombe sacrée
Chacun de nos râles était Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia

Tu dis qu’en vain j’ai pris le nom
Mais je ne connais pas le nom
Et puis, qu’est-ce que ça peut te faire, au fond ?
Dans chaque mot brille une flamme
Et qu’importe que l’on proclame
Le sacré ou le meurtri Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia

A faire de mon mieux j’ai cherché
Ne pouvant sentir, j’ai touché
Je t’ai dit vrai : je n’suis pas venu tricher.
Tout est allé mal et pourtant
Je viens devant le Dieu du Chant
Sans rien d’autre à mes lèvres que Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia

Et qu’on pour qu’on

Alléluia

on ne pleure pas que de ce qu’on reste indifférent

mais qu’on chante

Alléluia

tout l’espoir qu’au delà de tout on porte en soi !!!

So long Léonard

Niala-Loisobleu – 11 Novembre 2016

LETTRES DE PANDORA 2


LETTRES DE PANDORA 2

 

Bernadette Griot

11
Minuit, Wellington
Ma chère Athéna,
Ce qui m’intéresse, c’est l’écart.
La distance entre deux lieux ; entre vous et moi.
L’écart entre deux êtres ou entre deux choses, dans son
apparence de rien, me paraît contenir tout l’or de notre désir, en
même temps que son ombre. Dans l’air, circule ce que le mental
projette ; on ne sait jamais d’où ça vient, et cela fait peur.
L’arrière du visage brouille le regard qui, pour se rassurer, préfère
endiguer plutôt que s’abandonner aux eaux du fleuve.
Plus que réunir, j’aimerais pouvoir traverser ce que le monde
sépare.
Mais je ne sais comment vivre cela.
Je vous interroge, Athéna, dans le silence des mots.
Pandora
Parti pour un bain de lumière, j’essaie de coordonner le mouvement de mes bras avec ceux de mes jambes. Savez-vous ce qui en blizzarde la progression ?
Je n’ai pas de partage avec la cynique attitude qui assure qu’on se noie à la première goutte d’ô. Et qui surnage avec assurance en se mettant des brassards de police secours.
C’est dans les petites lignes que sont tendus les rêts.
– Non Madame, rien chez-moi ne laisse croire que je suis oiseleur…
Réunir Nous…
et je ne crois en rien d’autre…
Niala-Loisobleu – 9 Novembre 2016
7ae16a8d9572601bc6e9e952c404fe18

PROXIMITE


PROXIMITE

A quelques brasses

j’entends déjà

tes odeurs neuves

venir à moi

Autre couleur

que l’Arbre tire de son esprit visionnaire

Il était une fois…

rien d’autre qu’il y aura

juste ce qui tient qu’à Nous

Souques, souques et cargue la voile

Du confus l’écorce s’ouvre

et du noyau

le rayon vers la Lumière fait laser…

Niala-Loisobleu – 7 Novembre 2016

ef7145b5579d448beb71efea4d6bb1c3