COULEES DE LAVE


YURIKO SHIROU

COULEES DE LAVE

L’heure étant à glacer, dans ses sueurs froides, voici demain retenu sans défense aux draps froissés. Par le rayon du phare lunaire, les formes en s’agitant du dos sur le ventre, donnent à cette campagne un visage de remous du passé. Ces ombres, en même temps qu’elles remettent leurs images d’angoisse dans l’âge du présent, font entendre clairement leur origine. Sans qu’on parle du coupable, quand un socialiste au pouvoir à remis l’extrême droite en passe de prendre le pouvoir,  agiter un guignol pour parer à cette éventualité  insulte l’honnêteté foncière.

Le coeur saigne à ne rien trouver, seules les spectres de l’idée qui s’impose occupent tout le terrain de la pensée. En même temps que le sentiment fort crie au menteur le loup carnassier mord dans le charnu de la confiance.

L’Amour tombé des nues

Un samedi du moyen âge

Une sorcière qui volait

Vers le sabbat sur son balai

Tomba par terre

Du haut des nuages

Ho ho ho madame la sorcière

Vous voilà tombée par terre

Ho ho ho sur votre derrière

Et les quatre fers en l’air

Vous tombez des nues

Toute nue

Par êtes vous venue

Sur le trottoir de l’avenue

Vous tombez des nues

Sorcière saugrenue

Vous tombez des nues

Vous tombez des nues

Sur la partie la plus charnue

De votre individu

Vous tombez des nues

On voulait la livrer aux flammes

Cette sorcière qui volait

Vers le sabbat sur son balais

Pour l’ascension

Quel beau programme

Ho ho ho voilà qu’la sorcière

A fait un grand rond par terre

Ho ho ho quel coup de tonnerre

Il tomba d’l’eau à flots

Et l’eau tombe des nues

Toute nue

Éteint les flammes tenues

Et rafraîchi la détenue

L’eau tombe des nues

Averse bienvenue

L’eau tombe des nues

L’eau tombe des nues

Et la sorcière se lave nue

Oui mais dans l’avenue

L’eau tombe des nues

Qu’elle était belle la sorcière

Les présidents du châtelet

Les gendarmes et leurs valets

La regardaient

Dans la lumière

… et un éclair qui brille

Et c’est vos yeux qui scintillent

… et votre cœur pétille

Nous sommes sourds d’amour

Et nous tombons des nues

Elle est nue

Oui mais notre âme est chenue

Nous avons de la retenue

Nous tombons des nues

Sorcière saugrenue

Nous tombons des nues

Nous tombons des nues

Qu’on relaxe la prévenue

Elle nous exténue

Nous tombons des nues

Et je…

Mais tombe des nues

Tu tombes des nues

Le monde entier tombe des nues

L’amour tombe des nues

Et vive les femmes nues !

Robert DESNOS (Recueil : « Les Voix intérieures »)

Le jour en entrant par mon oeil droit, mit de l’ordre dans le flou – Incroyable pour le plus malade des deux –  voir c’est voir chante un rock air. Posant les pieds hors de la tranchée du front où s’était déroulé mon combat intérieur, je fis chauffer l’ô. Entre la mie du peint et les fruits encore pendus à ta poitrine, je sentis en premier, s’approcher la vue du bleu, bien avant que me parviennent l’odeur des autres couleurs qui font l’harmonie. Que s’est-il donc passé ? Qu’importe; cette diversion du chemin tracé, le soleil en se levant, ne montre aucune blessure. Le désordre ne fait que suivre son chemin décadent. C’est normal, rien n’a changé sur le fond.

Je suis cassé du dos,  mou des jambes, saigneux du nez mais, entends bien, sans que ce qui raidit pour la bonne cause ait été enseveli. Tu es là mon coeur avec la m’aime rage de vivre, en dehors de ce qui demeure l’errance collective perpétuelle. Nous, nous n’habiterons pas à Pompéi.

Niala-Loisobleu – 5 Avril 2017

 

The Ribbons - Oil painting by Steven Kenny

PROMESSE 3 / « Le Coeur Innombrable »


P1050304

PROMESSE 3 / « Le Coeur Innombrable »

La vie profonde

Être dans la nature ainsi qu’un arbre humain,
Étendre ses désirs comme un profond feuillage,
Et sentir, par la nuit paisible et par l’orage,
La sève universelle affluer dans ses mains.

Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face,
Boire le sel ardent des embruns et des pleurs,
Et goûter chaudement la joie et la douleur
Qui font une buée humaine dans l’espace.

Sentir, dans son cœur vif, l’air, le feu et le sang
Tourbillonner ainsi que le vent sur la terre ;
— S’élever au réel et pencher au mystère,
Être le jour qui monte et l’ombre qui descend.

Comme du pourpre soir aux couleurs de cerise,
Laisser du cœur vermeil couler la flamme et l’eau,
Et comme l’aube claire appuyée au coteau
Avoir l’âme qui rêve, au bord du monde assise…

Anna de Noailles – (Recueil Le coeur innombrable)

Profiter, que n’ai-je pas pris assez au sable des parties du goût de ta peau quand tu t’en étais roulée pareille à la vague dans l’éclat de notre m’aime cri, nus l’un dans l’autre, tous les habits de la grimace perpétuelle du monde jetés aux orties ? Profiter, de l’assaut  hors de la mort des guerres que mes parents ont traversé, ma main tenue, je me demande et jamais ne saurait, comment elle a réussi à franchir le feu meurtrier. Profiter, des guitares se collant aux murs des rues qui montent à la lune, accroché comme l’hibiscus mauve de rose tirant au bleu, le toro sans les oreilles ni l’aqueux sorti du labyrinthe. Profiter, éjaculé d’un front populaire ce refus de subir du con j’ai payé. Profiter, de l’équité qui laisse aux femmes les poils qu’un féminisme anti-nature arrache, pour une pseudo éternelle illusion infantile. Profiter, mon libre-arbitre sur tous les terrains de foutre bal comme un ça ira, si on y va, pas si y on reste. Profiter, à bâtir des trous dans les murs. Profiter, dans un monde aveugle de mon oeil visionnaire avant que la surdité ne l’ô raye. Profiter, vivre, vivre, ô oui vivre, debout putain de cheval, ruant des rins au centre d’un univers ne rêvant qu’au profit. Ne laisser au temps que la place légitime qu’il nous accorde, sans perdre le sens de l’heur lisible sur la voûte étoilée. Les jardins n’ont que des voyages au fond des valises et des épines aux bouts des tiges, raison suffisante pour ne rien ignorer de la culture de l’école buissonnière. Ne croire qu’en son âme dès lors qu’en se torchant, on a pas condamné un arbre à devenir victime de la divine comédie humaine.

Niala- Loisobleu – 2 Mai 2017
P1050300
(Promesse 3 – 2017 – Niala – Acrylique s/contrecollé, encadré s/verre 40×50)

LE BRUISSEMENT DES ARBRES, DANS LES PAGES DE GILLES BAUDRY – 2


LE BRUISSEMENT DES ARBRES, DANS LES PAGES DE GILLES BAUDRY – 2

« Gilles Baudry est-il ce poète « chrétien » dont on parle parfois ? Un homme tourné vers le Christ, sans doute aucun. Mais un « poète chrétien » ? Cela veut-il seulement dire quelque chose. Evidemment, non. Il n’existe aucun poète chrétien, cette façon de qualifier, si l’on ose employer un tel mot ainsi, est une hérésie, plus encore quand elle se veut regroupement « d’écrivains chrétiens ». On nous dit que cela existe et nous avons du mal à le croire. Comment une telle ânerie peut elle être ? Les temps sont bel et bien au règne de la quantité autrefois évoqué par René Guénon, en tous les domaines semble-t-il. Non, Gilles Baudry est un poète. C’est un état de l’être devenu ce qu’il est, on entendra cela en des lieux proches et je m’en réjouis. Que dit Baudry ? Des notes de vie prononcées dans ce « parler en langue des oiseaux ». La poésie, cela vient de loin, de l’origine même du Chant du monde, de ce monde renaissant de déluges en déluges. Et cela chante sans cesse. L’arbre de vie est une corde. Et cette corde nous enracine dans des univers de réalités dont nous peinons à avoir idée.

Ce parler fulgure souvent :

 

Le ciel est la moitié du paysage
l’autre moitié
 

la presqu’île cloîtrée
par les brumes d’opale
 

l’ombre portée de l’invisible
celle des choses à venir.

 

Fin de toutes les peurs, et ainsi de toutes les prétendues « protections » en forme de qualificatifs qui ne disent rien des êtres. Il y a des mondes qui viennent, et nous cheminons en dedans du présent. Nous sommes des mondes. Quoi d’autre ?

La poésie de Gilles Baudry en appelle au réel né de la « vraie mesure », ce que nous nommons ici Recours au Poème, et cela ne va pas sans cet « étonnement inouï d’être en vie ». Bien sûr, cela est évident, tellement il est absurde de ne pas vivre cette préoccupation à chaque instant.

La poésie de Baudry nous remet à l’ordre, en permanence devant le miracle d’être. Car c’est bien de miracle dont il s’agit lorsque l’on évoque la vie. La question n’est pas religieuse. Elle est celle de l’extraordinaire beauté de la vie, et de la sagesse architecturale à l’origine de ce qui est. Nous, et tout ce qui est.

 

Sans la nuit la plus noire
que seraient à nos yeux les étoiles
 

qu’attendre de l’apparition
d’une aube miraculée ?

 

Le poète (je veux dire l’état de l’être que l’on nomme poète) a ceci « d’embêtant » qu’il pose en chaque moment d’authentiques questions. Cela pourrait être épuisant. Et ça l’est. Comment pourrait-il en aller autrement, depuis l’intérieur même du Poème ? La poésie et la conscience du Poème, c’est être vivant. Lire Baudry, ce peut être, pour peu que ses univers parlent à ceux de son lecteur, demeurer en vie. N’est-ce pas que :

 

Il n’y aurait que les étoiles
à rêver tout haut en plein jour
et nous veilleurs

 

Alors Gilles Baudry évoque Ce que peut le poème : « rendre au silence couleur et naissance ». Il y a tellement d’importance dans ces quelques mots, que les saisir en devient presque douloureux. Parfois, la musique dira ce qui est, comme dans cet Ostinato :

 

Las, le temps réduit sa voilure
et dans l’ostinato des vagues
toute la mer se ride, mais
que veut le vent, que veut le vent ?

 

Clignotent, pianotent les étoiles
le braille de nos insomnies
sur un clavier pour quel nocturne, mais
que nie la nuit, que nie la nuit ?

 

La nuit est au bout de ses yeux
et la forêt se cache
derrière ses paupières, mais
que sait la sève, que sait la sève ?
 

Neige pétale par pétale,
cloche s’embrume et s’enveloppe
d’un linceul de silence, mais
que tait la terre, que tait la terre ?

 

La terre ? Cette part féminine de ce qui est devant nos yeux. Que tait cette terre là ? Nous voilà plongés en plein mystère. Et toute pensée en cette direction ne peut être qu’extérieure à ce que nous continuons à nommer « raison », un concept douteux.

La poésie de Gilles Baudry, dédiée :

 

à ce qui fait chanter
la sève humaine
sur fond de matinale

 

Une poésie qui sait « la montre inutile / au poignet de l’agonisant ». Alors, le volume se termine nécessairement sur L’opulence du peu pour « donner aux mots une présence ». Le corps entièrement empli de ces mots, l’on se prend à croire en la possibilité de vivre chaque instant en lien avec cette présence. »

Philippe Bétin

La cause du bonheur présent je la dois à Gilles Baudry. Voilà le poète qui fait l’Homme Universel. Vide de parti pris. Oui c’est Joie pour moi mécréant déclaré et reconnu de sentir l’égalité sans réserve avec lui. Il croit, je ne crois pas en dieu, nous croyons tous deux à l’amour. Intelligence pure et simple, dépouillé de la raison, l’humilité qui fait aller mains tendues en remplacement de la joue pour les claques. Les sens aiguisés, tout se reçoit, se comprend, peut établir l’acte. « Langage des oiseaux » ô puissante métaphore qui conduit à beaucoup d’autre au grand bonheur de la compréhension. Le débarras de l’ombre au profit de la lumière ouvre en perspective autrement que les dangereux discours de prétendants à toute forme de pouvoir.  Avec cet esprit, nous sommes dans la volonté humaine de faire au lieu de dire. L’exact contraire du discours itéré des deux candidats à l’élection présidentielle actuelle. Lourds de rien, pesants d’envie personnelle, assommants de redites jamais tenues, pauvres de bêtise, dangereux sans coup férir de par les manoeuvres qu’ils contiennent pour un futur assuré d’être incertain.

Surtout détourner sa marche de la raison avancée par des intérêts qui ne sont pas à nous.

Niala-Loisobleu – 28 Avril 2017

Henri Julien F_lix Rousseau - Happy Quartet

(Joyeux quartet – Peinture d’Henri Rousseau)

LE BRUISSEMENT DES ARBRES, DANS LES PAGES DE GILLES BAUDRY


LE BRUISSEMENT DES ARBRES, DANS LES PAGES DE GILLES BAUDRY – 1

Seul avec le silence bourdonnant d’abeilles
et la fenêtre en croix
sur l’absence habitée
 

le coquelicot de la lampe dans la nuit
 

seul  à traduire ce qu’on gagne
à vivre dans un lieu perdu
au bout du monde
où tout commence
 

où se penchent les ombres tutélaires
de Sérusier   de Max Jacob   de Ségalen
de Saint-Pol-Roux le Magnifique
 

seul avec tous
frère des choses
à écouter sans fin venir
les pas de Dieu
 

la plume à la fine pointe de l’âme
à mains nues
 

j’écris

 

Et cela se passe donc « où tout commence ».
Chaque poète crée chacun des mondes à chaque instant.
Quoi d’autre ?

Ceci :

l’envers du monde je le vois   j’entends
des pas de brume qui s’approchent

Gilles Baudry

Je ne suis pas de la même croyance,

pourtant

de l’absence habitée

nous sommes frères…

Nos pas vibrent au coeur des dalles d’un déambulatoire posé dans le ciel qu’un arbre caresse au gré du vent. Bateau du silence qui transporte nulle part et partout le sens des cris de l’origine humaine. Symbolique manifestation réglée sur le mouvement pendulaire des deux luminaires. Une femme au ventre ouvert me donnant l’amour à boire, pendant par l’ogive d’un vitrail sa lumière le pénètre. L’approche à l’infini. Les Maudits devenus radieux à l’intérieur du Cercle où le rayon de la couleur s’ajoute à la Roue. Monde naturel défait d’ambitieux. Le ver nettoie la tâche de vain. L’oiseau sème le noyau et les pépins. Que les doigts des racines propagent en médecine à l’écart des laboratoires de la chimie du fric. C’est quoi faire l’amour si ce n’est avant tout la fusion platonique de qui l’orgasme charnel pourra naître après que les âmes se seront mises à nu. Couleur d’une eau dont la source est ailleurs que dans les packs du commerce. Cette ornière, empreinte que nous suivons et répétons, à son point de départ dans les gènes de la première caverne. Rupestre BD qui créa la Poésie dans la sauvage proximité des monstres qui devait séparer et confondre à jamais l’Homme et la Bête. Lucide, je laisse aux regards perdus la cohorte des banderoles partisanes. Nous avons choisis d’aimer, dans le pire pour le meilleur.

Niala-Loisobleu – 27 Avril 2017

henri rousseau soir de carnaval via connaissancedesarts.com

(Soir de carnaval – Peinture d’Henri Rousseau)

Mot à Mot 6


Mot à Mot 6

De l’hermétisme des données

A l’abri de toutes arguties
seul à loisir le génie se transcende

Albert Ayguesparse

Encore fumant le jus de chic concocté dans l’ombre par le déchu, en fin de mandat, miroite de lui m’aime, l’égo bandé à l’extrême par maman qu’il se brosse à reluire faute d’avoir au programme inventé la poudre de riz,  c’te vieille gagneuse des trottoirs de la pénombre. Vise le fauteuil comme une Emmanuelle du tant passé, cherchant l’orgasme à bans coqs, prêt atout rater comme dab. On change plus une équipe qui perd dans l’esprit libéral.

Au moins pour une fois, on aura  jamais eu moins peur de perdre la foi, la réussite est  assurée pour cinq ans

Niala-Loisobleu – 25 Avril 2017.

Henri Julien F_lix Rousseau - Mauvaise surprise

(Mauvaise surprise – Le Douanier  Rousseau)

Le Miroir d’un moment


Le Miroir d’un moment

 

Il dissipe le jour,
Il montre aux hommes les images déliées de l’apparence,
Il enlève aux hommes la possibilité de se distraire.
Il est dur comme la pierre,
La pierre informe,
La pierre du mouvement et de la vue,
Et son éclat est tel que toutes les armures, tous les masques en sont faussés.
Ce que la main a pris dédaigne même de prendre la forme de la main,
Ce qui a été compris n’existe plus,
L’oiseau s’est confondu avec le vent,
Le ciel avec sa vérité,
L’homme avec sa réalité.

Paul ÉLUARD
Recueil : « Nouveaux Poèmes »
Alfred_Stevens_-_La_Parisienne_japonaise - wiki
Alors que nous habitions les contre-allées du Bois d’Amour, double espoir, la fontaine de la place ne put se retenir de montrer son jeu d’eau, modeste abreuvoir fréquenté par un cheval sauvage, chevalier de la licorne miraculeuse, maîtresse de ballet de la troupe de l’ô paiera. Mouvance aux deux visages que le tant des cieux rise porte en vents favorables d’une chanson célèbre ou moins porteurs selon les jours de panne. La carte à jouer, quant à ailes, gardant tous jours (de paye ou non) sa reine tête-bêche pour l’atout coeur de son valet. Ô mon beau miroir dis moi, tu me trouves label d’ici ou pas du moment qui sied ? Dis-moi twoo. Je ne suis assurément double qu’entre les bras du nid des cuisses de chui là que j’aime, mon Autre unique, parce que nos différences nous unissent, sans deal,  pour plus de complémentarité. C’est simple, humain jusqu’à l’os, redis moelle-le en me dénouant c’técharpe de la taille, que tu me vois sortir du kimono bleu en état de vérité intégrale. M’aime que l’éventail se tirera tout seul sa fugue musicale quand tu m’éplucheras la marguerite, en vrai jardinier de Lady dont la chatte hurlait. Un jour d’élection aux interrogations multiples, on va pas se tirer une balle dans l’pied. Ce sera assez tôt ce soir pour savoir. En attendant aimons-nous du m’aime reflet comme si le bonheur ça ne dépendait avant tout de comment on le fait Toi et Moi mon Coeur.
Niala-Loisobleu – 23 Avril 2017
(La parisienne japonaise – Peinture d’Alfred Stevens)

PROMESSE 1


PROMESSE 1

Les machinations du Sable (extrait)

 Tu n’es pas en colère
Mais tu n’es pas un homme sans colères

Qui va au milieu de ses sables
Perdu au cœur de sa propre sciure –  sont-ce les copeaux de ta vie qui s’émiettent sous tes pas en grains incandescents pour te rappeler les bruits oubliés de tes brisures ou les graines de vie qui ruinent l’espoir d’une mort certaine

*

Ancré dans le duvet de tes propres cendres
tes pieds s’enfoncent dans le sable des certitudes diluées d’où tu renaîtras droit blanc comme un squelette de phosphore illusoire sémaphore comme une amphore perdue au milieu des ruines d’une incertaine aurore
parfois la pensée a la blancheur d’un squelette et les mots l’épaisseur de la chair

Dans les sables noirs de ta vie
il est une aube qui ne dira peut-être jamais son nom d’étoile
si tu n’étends les mensurations de ton esprit étriqué
pour entrer dans la grâce de l’inconnu

*

Cet homme qui écrit de ses pas un nom évanescent sur l’ardoise des sables reviendra-t-il un jour de pluie ou de grêle brûlante
Se souviendra-t-il de ses voies plurielles et entrecroisées
Se reconnaîtra-t-il dans cette immensité sans souvenirs
L’homme des sables feuillette sa vie sur la table rase et jamais pleine et toujours nouvelle de la vie

*

Errance
inconstance
turbulence
la cadence de l’impénitence
depuis des siècles astreints au mouvement perpétuel
et cela n’est pas pour finir bientôt
les hommes bleus du désert marchent
le cœur lové dans le délire circulatoire de son désert affectif et dissertant sur l’impossible haine de la vie

*

Le désert qui s’étire devant éveille en toi des souvenirs inguérissables et dessine en silence une nature féérique qui est loin d’être une évidence poétique
Marche
Cette guerre que tu mènes contre la nature accentue la beauté des dunes ondulées sous tes pas trébuchés.

*

VA
ta foulée irrégulière et monotone
absente à force de martèlement
marche sur les sables mouvants de tes souvenirs abîmés
sur cette terre incendiée qui t’appelle sans espoir de retour
Souffrant comme un esclave soupire
après l’ombre ou le forçat après la trêve
l’homme expire et où est-il

*

Comme l’aveugle qui lacère les plis de la nuit ou la barque qui fend les eaux orageuses dans le noir silence l’homme transi et disjoint agrippe les lambeaux d’espoir
Ceux qui ont apprivoisé le désert ont conquis l’éternité
la liberté y a l’ampleur de la lumière
ce qui manque à l’imagination dans l’enclos de la raison

*

L’océan de sable crayonne l’infinie courbe des dunes qui se prélassent avec nonchalance leur dos gondole pour faire des vagues géantes, longues, lisses et lasses à la beauté sulfureuse de cuisses déharnachées
De tes regards éperdus tu saisis toute la distance qu’il te faut encore courir avant la tempête de la nuit
Que nulle part ailleurs les ténèbres sont menaçantes et le jour si fort comme au désert – le danger éclaterait de partout comme une averse impromptue qui tombe promptement en trombes
Mais à quoi bon la peur de mourir quand le vent qui siffle assèche la peau les os

Un vieux grillon aux élytres noires crie son esseulement – le sable chaud se glace tout d’un coup le froid est maître de la nuit comme l’est du jour le soleil

*

Le cactus fier et majestueux
Tend ses multipliés épineux adipeux
Pour implorer du ciel quelle clémence
Le désert est triste et vaste comme un océan de sel
On y est si près des résonnances mythiques et élégiaques de la mer
La vie ralentit son pas fou sur des ombres ratatinées
Tourmentée par un soleil acharné

Et comme on peut se sentir vain
Homme dans la création foisonnée
Le sable des souvenirs moisis s’entasse dans les couloirs noirs de la mémoire où l’amertume entretient ses racines de plante vivace.
Les pas que tu allonges ne t’avancent guère plus loin
D’où vas-tu et où viens-tu

*

Et c’est ici le paradoxe de ta folle randonnée
La foulée propulse toujours plus loin creuse un cheminement vers l’inconnu du monde et engendre derrière le tracé d’un potentiel retour
L’amont appelle l’aval et les deux se tiennent inséparables

*

Espace horizon le désert est fascinant
et par sa raideur terrifiant
une oasis y est un mirage aqueux au milieu d’une réalité de feu
une exception qui survit au creux d’un songe de sable
comme une espérance tremblée au fond de l’âme

*

Il y a pourtant plus aride que le désert rouge d’Australie
c’est l’esprit cuit à point au foyer des préjugements
ou le galet durci d’un cœur chauffé à blanc par la froideur de la haine
ou la raison prise au piège des isthmes idéologiques – les mondialismes fondamentalismes intégrismes
les terrorismes angélismes intégritéismes et autres humanitarismes
tous ces paradigmes de l’infécondité des temps passés et présents

Ce qu’il faut combattre dans chaque religion et qui est en chaque homme c’est justement cette dérivation propre en is(th)mes qui est une dérive hystérique.

*

Les yeux rivés sur l’éternellité de ta rage de vivre d’aimer de vaincre avance vers le goulet ouvert sur le temps sans fond et sache que ces larmes gaspillées n’auront pas séché que d’autres inonderaient déjà les rainures creusées sur tes joues.

*

On l’a dit, mais est-ce vrai, c’est l’espoir scintillé d’une oasis qui dit la beauté du désert. Ce poème de sable sans fin que tu traverses comme une ligne de fuite est un réservoir de promesses fossilisées. L’étendue exquise le tournis – ou est-ce le contraire ?
Quand il fait feu de toutes parts, l’espoir d’une oasis rend le désert plus beau encore. La soif devient un simple compagnon de route. Fidèle d’une inquiétante  loyauté. Mais l’étendue seule rend le vertige doux.

*

Le Sahara le Kalahari le cœur de l’homme échancré par la haine et la peur de l’autre ont certainement les mêmes économies – et la rugosité.

*

Homme ridicule fourni parmi les sables infinis de la vie ombre sans corps temps sans histoire échoué dans ce vide plein de Dieu tes heures heurtées s’écoulent avec monotonie
Mais chaque désert a ses oasis même si tes déserts à toi te semblent sans espoir d’eau sinon celle qui sourd des geysers de ton cœur trahi
Que faire des désirs qui naissent dans la nudité de ce lieu cimetière de vents et de sables qui brouillonnent ton cœur d’insomnies invaincues

*

Homme hombre
Tes pas redoublés s’enfoncent dans les rainures des chemins de dunes
Ta foulée a beau se faire ample
Tes pas sont toujours à l’étroit assurés même de sombrer dans le vide
Tes pas scandent leur litanie et ton rayon de jeu ne passe guère ta conscience
Tu tomberas à coup sûr dans le tourbillon de ta propre tautologie
Ombre qui s’en va à vau sable nulle part (ailleurs) que la tienne te tend un bras ami ou armé
Creuse le sable de ton cœur il est sûrement un chemin inédit

*

Le désert est un lieu-temps où le temps se distend et l’espace dure
le désert est un vaste champ de ruines un chant dévasté en plein vent
où l’homme mène une lutte d’épuisement de poussière et de sable

*

Un vol d’oiseaux déchire le ciel sans fond
Sont-ce les nettoyeurs du désert qui réclament le dépôt immédiat de ton âme sur le matériau fossile de ce lieu horizon
Tu as posé le talon sur ce filet de sable aux mailles béantes et la trappe sur ta route sans chemin se referme sur ta cheville
Elle ne tardera pas à t’ensevelir à moins de quitter le poste de spectateur de ta vie

*

Vas dans ta claudication solitaire
peut-être où se trouve le salut
vois-tu de tes regards affamés quelque lamproie accommodée
quand le soleil dans ses éclats de lampyre dévoile les courbes sereines des lames de sable qui s’étendent à l’infini
la vie qui au loin t’appelle ne te laissera pas le temps d’aimer ces lieux fascinants et terrifiants de féérie

*

Qui es-tu homme des vents galet brûlant errant roulant tes désirs de pierre
ton pas hésité est une prière évaporée dans ce temple aride et sans bout
où vas-tu dans cette intime solitude qui te colle au pas et remplit tes silences crevassés de chants de ruines
tu claudiques preuve que tu ne boîtes pas que tu passes ton chemin comme une étoile va s’étreindre dans les voies lactées et inexpugnables avec les ténèbres sidérales

*

Où vas-tu de ce pas précipité
et d’abord d’où pars-tu pour t’atrophier
dans ces flots de sable où les rêves d’eau d’un coup
se muent en cauchemar de feu de soif de faim
connaîtras-tu en ce lieu immense le bonheur
de boire après avoir eu soif

*

Il faut sonder ta pensée jusqu’à pleine saisie de l’ineffable qui se déploie sous tes yeux mais cette mer salée et immobile ne gardera pas le souvenir de ton pas haletant
Contemple les fenêtres de Dieu et cueilles les pépites du soleil qui fuit à l’horizon
Tu te crois touriste tu es flâneur
Fétu de sable sur la paille dorée des dunes
Un lieu de ruines un lieu aride avide torride à l’horizon strié de cris d’hyènes qui guettent l’heure fatidique où tu poseras fatigué ton bâton de pèlerin vaincu dans tes inassouvissements

la vie aspirée par la lente seringue du temps

*

Un serpent s’efface dans la dune laissant sur le sable une trace qui te tente. Se souvient-il des temps où il allait sur ses pattes avant d’être aplati de tout son long Ce tout premier rhéteur a tracé une voie mentie à une descendance innombrable.

*

Le désert se déploie à perte de voies et les voix mêmes se confondent dans leur propre écho.
Ombres portées sur les sables les pèlerins aux corps tremblants suivent l’appel de l’horizon si proche et intouchable.

*

Tends l’oreille et ouïs le vaste silence de cette immense voyelle sonore
Le désert parle plusieurs langues l’amour la paix la dilatation de l’être La violence qui se greffe sur chaque grain de sable Le chaud le froid la beauté des dunes alanguies au milieu de l’horizon Partout le temps s’involue pris dans son propre vertige Le ciel n’est pas un couvercle lourd c’est un voile bleu tinté de nuages blancs et secs qui ouvre sur l’inédit et l’ineffable

*

La soif qui assèche la langue est la seule évidence qui rappelle les corps perdus dans les riens arides de cette poussière renouvelée Le vent habile manège soulève de vifs espoirs de fraîcheur et s’acharne à effacer toute trace de mémoire de tes pas brûlés sur le sable C’est le poème d’une fin probable et d’un départ prometteur Le désert est une promesse poétique et terrible Une prophétie dont l’épiphanie inquiète plus qu’elle ne rassure.

*

Au fil de la traversée des voix fusent
Si l’on y croit des voies s’ouvrent
Et l’écho l’onde du silence se heurte s’amplifie rebondit sur les formes plurielles des sables ou sur les épaves de navires naufragés qui rappellent que ces lieux furent arrosés
Graviers Alluvions
Débris de chair polis par les vents
La traversée du désert est une équipée terrifiante
Une marche lente où le temps devient éternité

*

Il faut résister aux courants qui noient ou électrocutent et revenir en avant pour faire triompher les bonheurs simples et la fascination des éléments dans leur présence/absence

*

La vie est un itinéraire de sable
Un voyage sans destination initiale
Le désert un naufrage de sables qui dessine sur les délinéations du sol des dunes aux contours de femmes éphémères
La lumière fulgurante omniprésente et brûlante effrite le son et perd le regard

Univers mystérieux où la somptuosité de l’immensité écrase tout autre boniment le désert est plongé dans la lumière éternelle et l’horizon qui de loin en loin s’efface s’écrit dans le même mouvement

Le désert est tout à la fois début et fin vie et mort
Lumière aveuglante jeux d’ombres et de lumière
Les heures se traînent en un cortège infini

*

Toi qui croyais fuir La rumeur Le mécontentement populaire La guerre des mots qui volent comme des balles sifflantes
Te voilà assigné à solitude seule demeure où rien ne croît sauf l’évidence du vide qui se creuse dans ta tête ton cœur troué ton esprit béant

*

Voyageur
Passager
Déambulateur qui troue de ses rêves les volutes de sable
Tu apprends enfin l’art de l’essentiel
À te soustraire à la loi du superficiel à savoir que tous les paradis artificiels ne sont qu’artificiels

Et si ton ombre s’allonge devant ce n’est pas pour dire d’autres dimensions qu’elle n’atteindra pas
tes pas essoufflés déjà viennent se coller à ta silhouette pour te rappeler tes faux départs tes épuisements tes écroulements
tu n’es jamais arrivé n’étant jamais parti
hors de toi

*

Tu échéances la perte
Tu échelonnes le déclin  mais le déclic déjà est déclenché
Tu échancreras encore un cœur ou le duvet soyeux de la vie
Mais tu sais très bien que le sursis est une corde qui craque au-dessus de la fosse qui offre si heureusement ses entrailles au proscrit

*

L’horizon est tombé se lèvera-t-il sur d’autres mondes
tu n’as fait qu’un petit tour du rond-point de ta conscience
et te voilà encore perdu dans les détours d’une histoire
l’amour dont on ne sait s’il existe ou s’il faut l’inventer tient-il de la physique ou dit-il la négation du déterminisme
car à peine commencé tu es maintenant au point de chute l’effroi
la terreur sont plus sûrs compagnons et tu sais les épouvantements des fins de parcours
l’obscurité qui envahit comme une nuée ardente

*

La vie s’exfolie les hommes comme des feuilles
tombent – deuil
de l’arbre de la vie
derrière les plus paisibles nuages s’élèvent de silencieuses tempêtes
Mais le silence ne couvrira pas d’absence le surgissement de la parole qui échappera à l’épuisement du vécu par le mouvement.

Dans ce monde parcouru d’un frisson d’hébétude seule la distension de l’être personnel qui suit l’appel aval (à val) des pentes déclives au-delà des délinéations telluriques offre la possibilité d’une insertion dans le cycle universel. Ton pas se mouvra en une dynamique qui déplace les tracés pour t’arracher à l’entrave charnelle. Mû par les démangeaisons d’itinérance en ce monde de références résiliées tu suis un trajet hypnotisant dans la quête frémie de la plénitude de l’exister.
Tu sais que seul le mouvement parvient au possible.

Jean-Claude Abada Medjo

P1050283

 

Promesse 1 – 2017 – Niala – Acrylique sur canson aquarelle, encadré s/verre 40×50

Et après t’être mordu l’Adam

dans une humanité aux sables mouvants

s’il te reste un grain de cette

« Promesse »

faite dans le secret de toi-m’aime,

sème-le immédiatement

dans le seul sillon fertile  que tu connaisses

avant qu’il ne t’échappe à son tour

Niala-Loisobleu – 21 Avril 2017

PROMESSE


PROMESSE

Nouvelle série de mon parcours pictural

L’instant se suspend, décrochage, la réflexion fait sa toilette vespérale. Il y a plus de bruit dans le vent des éoliennes que d’acte lumineux requérant l’énergie. Je suis une fois encore placé nu face à ma nature non exhibitionniste. Poésie, je place ma confiance en toi. Tu m’as appris ce discernement qui produit la nuance. Face au brouhaha de la fumée qui occulte, tu n’habilles pas tes images de falbalas et fariboles trompeurs. Dans ton inimitable jardin le kiosque à musique joue mots z’arts. Toute la vie se trouve résumée dans la promesse. L’homme en fait fi ou foi, mais pas de forfaiture ne passe sa rivière. J’ai peint les prologues de la mienne en différents wagons de mon convoi terrestre. A présent en ouvrant cette nouvelle série sous son vocable, je montre que je tiens parole, en me rapprochant à ma locomotive.

Niala-Loisobleu – 19 Avril 2017

IMG_1638

PROMESSE – Le N°1 de la série en écriture sur la planche à tracé

PRESENCE


PRESENCE

Il y a ce qui court le trottoir avec son caddy à provisions. Echanges de mots au hasard de la rencontre. La mère Michèle court toujours après son chat. Puis, ayant de la fenêtre qu’un regard dur le large, présent comme ce meilleur ami qui donne sans rien demander, le bonheur de faire de ses mains, un acte gratuit.

Mon ami, peins tu entendras plus de sel que d’attente frustrante.

Niala-Loisobleu – 18 Avril 2017

P1030307

Le Tant perdu Rattrapé


16532512_5403479_70062741

Le Tant perdu Rattrapé

Non l’inclinaison de la tige ne renseigne pas sur la couleur de la feuille à venir, il reste entre l’attente et la longueur de la part de ce que l’on ignore, l’énigme de la réalité. Dans laquelle en méli-mélo, nos envies et besoins, bien au chaud, montent constamment la garde, prêts pour toute éventualité qui leur ouvrirait un passage. Sur l’assise du vide le pont s’appuie de toutes ses jambes. Le vent porte d’Est bien plus loin que le coin de la rue du couché au moment où le feu passe du rouge à l’avance du vers la sortie du stationnement. Les deux trottoirs de nos rues n’ont pas la même exposition ce qui laisse à la chaussée le choix de la m’aime direction

Au bord de la fenêtre du toit tournent les moulins en celluloïd des grands pavois que le nombre de tours n’influence pas. Il y a du grain ente les pierres des balises comme on trouve heureusement de l’air sous le kiosque scaphandrier du grand bassin de la chanson des sources

Ne me demande pas as-tu mal de l’attendre puisqu’elle est là la présence, même si – parmi les prises en souhaits – ce soit pas celle qui était entrée en programmation.

Les eaux mortes laissent au bateau la vision libre du large, au repos des vagues des bulles prouvent la présence des poumons du sable, la plage suce le ciel sans nuages confiserie d’iode piquée sur un mât. A chacun ses pâques, les miennes ont eu plus que leurs oeufs. Surtout qu’aux sucreries je préfère le sel sans hésitations.

La cabane attendait une soeur qui a changé d’avis sur sa route, en m’aime tant que c’est un fils qui a fait « Coucou j’suis à Royan, peut-on passer te faire un bisou ? » qui est venu… A la surprise, totale, mais pas dans l’inattendu, dans le tant perdu rattrapé

Te savoir à mon souffle lié

mon Patou

me tient bien plus en l’haleine qui préserve du froid de la séparation

que dans la chaleur artificielle d’une présence simulée

ton coeur ventricule le mien de vibrations sanguines au pouls régulier

Les maisons blanches se serrent mieux aux cordes des guitares

qui vont faufiler par les venelles des cheminées

cette odeur particulière que la terre chaude exhale après l’ondée

au seuil des encres du lit des fontaines

Ô Cécile

t’es comme la chanson de Toulouse, devenue ma fille

cerise sur le gâteau tu y as mis Louison

Alors la vie de merde peut tartiner ses jours, y a que les cons qui demeurent sans comprendre le sens intrinsèque du sentiment, les Autres qui s’aiment ils surmonteront comme Pi, l’épreuve, de l’odyssée de la souffrance.

Niala-Loisobleu – 16 Avril 2017

IMG_1634