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LA GLACE SANS TAIN


leonor-fini-mutantes« LA GLACE SANS TAIN »

« Prisonniers des gouttes d’eau, nous ne sommes que des animaux perpétuels. Nous courons dans les villes sans bruits et les affiches enchantées ne nous touchent plus. À quoi bon ces grands enthousiasmes fragiles, ces sauts de joie desséchés ? Nous ne savons plus rien que les astres morts ; nous regardons les visages ; et nous soupirons de plaisirs. Notre bouche est plus sèche que les pages perdues ; nos yeux tournent sans but, sans espoir. Il n’y a plus que ces cafés où nous nous réunissons pour boire ces boissons fraîches, ces alcools délayés et les tables sont plus poisseuses que ces trottoirs où sont tombées nos ombres mortes de la veille.
Quelquefois, le vent nous entoure de ses grandes mains froides et nous attache aux arbres découpés par le soleil. Tous, nous rions, nous chantons, mais personne ne sent plus son cœur battre. La fièvre nous abandonne.
Les gares merveilleuses ne nous abritent plus jamais : les longs couloirs nous effraient. Il faut donc étouffer encore pour vivre ces minutes plates, ces siècles en lambeaux. Nous aimions autrefois les soleils de fin d’année, les plaines étroites où nos regards coulaient comme ces fleuves impétueux de notre enfance. Il n’y a plus que des reflets dans ces bois repeuplés d’animaux absurdes, de plantes connues.
Les villes que nous ne voulons plus aimer sont mortes. Regardez autour de vous : il n’y a plus que le ciel et ces grands terrains vagues que nous finirons bien par détester. Nous touchons du doigt ces étoiles tendres qui peuplaient nos rêves. Là-bas, on nous a dit qu’il y avait des vallées prodigieuses : chevauchées perdues pour toujours dans ce Far West aussi ennuyeux qu’un musée ».

André Breton et Philippe Soupault, 1919
Texte extrait de « Les Champs magnétiques »

Leonor-Fini-Pour-Richard-Pa

Un plomb d’étain

Dépoli

Glisse le long du miroir

Le mercure

Reste

Le seul à bouger

Quel bleu nuit

Viderait mieux l’image de l’être invisible

que celui du cauchemar tirant son faire de l’étui ?

Parler dans sa bouche fait un bruit qui éteint tout dialogue

Avant tout la langue cherche l’autre pour s’exprimer

Que de maux noircissent la huppe de la colombe

A l’instant où elle déploie ses ailes

Simplement pour avoir raté son décollage

Dans  mon train de nuit j’ai voyagé surréalisme

Breton, Soupault, Léonor Fini

dans le compartiment

Entre griffes et soies, odeur d’aqueux de chat et mi-août

Tout le théâtre d’un quotidien dépassé

Se mentant sûr de sa vérité bidouillée

Guerre de religion

Exploitation individuelle et sociétale

Tyrannies

Trahisons et abus en veux-tu t’en aura

et bien plus que tu voudras en auréole

Et alors

André , Philippe

vous  vouliez que je les vive vos prédictions ?

Ben reposez tranquilles

J’ai pire

Seulement j’en démordrais pas

Mon bleu il ente

Il tisse rêve

Onirisme

Pas communisme, socialisme caviardisant

Dehors les maux

Genre UE, mondialisation, économie de marché

Je marche pas

En corps moins à l’économie

Migrans, islamistes  conquérants, barbares, fanatiques,

Ce mariage pour tous c’est du boniment

Aimer voilà ma seule épargne

Pas besoin de livrée pour ça

J’suis pas un produit domestique

J’suis

Rien qu’un chien et quand j’aime j’aboie !!!

Niala-Loisobleu

19 Août 2015

Fini-Leonor---La-peine-capitale---1969

https://www.youtube.com/watch?v=wMqt3cX2X7k

UN PONT DE TROP PLUS LOIN


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UN PONT DE TROP PLUS LOIN

Marennes

est là au centre du rond point

que de la cabane

je vois l’aqueux sécher la traversée

par la grâce d’un troupeau de tracteurs

paissant à l’horizon du

Château

qu’on voit que du côté continent…

Non de Diou ça sent la jacquerie

en Moëze-Oléron,

tout comme s’y on était dans n’importe lequel

des quat’coins de l’ex-agone-hie…

Mon pote le Gitan y m’dit p’têtre qu’on va revoir le bac

Ce s’rait temps lui je rétorque du tac au tac

tous ces trucs bidons qui servent qu’à faire de la désintoxe pour noyer le poisson

Ce pays bâtard d’un couple des Lumières

s’engloutit

au faim fond de sa décadence

et fier par-dessus ça d’être tête de liste de l’union, dont la seule force est de piquer du pognon

à ceux qui n’en ont pas pour engraisser ceux qu’en ont trop

Oh t’inquiètes, me fait le Bouffi, nos Valls-soeurs vont nous rebleuir le Danube

avec une nouvelle loi anti-anti-anti-anti-anti-anti-anti…quittés…

Si j’avais été un autre, sûr, je s’rais resté coi

Mais coi con dise j’ai de la répartie

Donc j’opine (un truc que je tiens de Dupanloup) et je pisse à l’arrêt du fol de l’agri-cul-dur

Ok

surajoute-t-ai-je

on laisse les reposés rentrer et les fatigués passer

le temps que les locataires du voisin marchand d’huîtres, posent les valoches et reclouent la terrasse et on répand le laid un peu plus…

L’hue gnon fait la soupe, à preuve Conne-benne-dite, qui en 68 a foutu le feu à l’ordre public, pour finir député européen, qu’on s’en remettra jamais…

Pôvres de vous à qui les promesses font acte…laissez pas trop longtemps vos yeux fermés…au cas où vous semblez l’avoir oublié…vos enfants vous les avez mis au monde…

Niala-Loisobleu

25 Juillet 2015

Kon Michiko

ERNEST HEMINGWAY – EXTRAITS


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ERNEST HEMINGWAY – EXTRAITS

POUR QUI SONNE LE GLAS

_  … Peut-être que je pourrai trouver quelque chose à faire à Madrid. Il y a longtemps maintenant que je fais ce boulot et je me bats depuis le début du mouvement. Il est possible qu’on me donne maintenant quelque chose à faire à Madrid. Je ne l’ai jamais demandé. J’ai toujours été au front ou dans des coups comme celui-ci. Tu sais que, jusqu’à ce que je te rencontre, je n’ai jamais rien demandé ? Ni rien désiré ? Ni pensé à autre chose qu’au mouvement et à gagner cette guerre ? C’est vrai que j’ai été très dur dans mes ambitions. J’ai beaucoup travaillé et maintenant je t’aime « , dit-il, dans un abandon total à ce qui ne serait jamais :  » Je t’aime autant que tout ce pourquoi nous nous sommes battus. Je t’aime comme j’aime la liberté et la dignité, et le droit de tous les hommes de travailler et de n’avoir pas faim. Je t’aime comme j’aime Madrid que nous avons défendue, et comme j’aime tous mes camarades qui sont morts. Beaucoup, beaucoup. Tu ne peux pas savoir combien. Mais je t’aime comme j’aime ce que j’aime le plus au monde, et je t’aime encore plus que cela. Je t’aime beaucoup, petit chevreau. Plus que je ne peux le dire. Mais je te dis ça pour essayer de te donner une idée. Je n’ai jamais eu de femme et maintenant je t’ai pour femme et je suis heureux.

_ Je serai pour toi une aussi bonne femme que je pourrai, dit Maria. On ne m’a pas appris grand-chose, c’est vrai, mais j’essaierai de me perfectionner. Si on habite Madrid, c’est très bien. Si nous devions vivre ailleurs, c’est très bien. Si on habite nulle part, et que je puisse aller avec toi, encore mieux. Si on va dans ton pays, j’essaierai de parler Inglés comme ce qu’il y de plus Inglés dans le monde. J’observerai toutes les manières des gens et je ferai comme eux.

_ Ce sera très comique

Surement. Je ferai des fautes, mais tu me le diras, et je ne les ferai pas deux fois; ou peut-être deux fois, mais pas plus. Puis, dans ton pays, si notre cuisine te manque, je te ferai à manger. Et puis j’irai dans une école pour apprendre à être bonne ménagère, s’il y a des écoles pour ça, et je m’appliquerai bien.

_ Il y a des écoles pour ça mais tu n’en as pas besoin (…)

POUR QUI SONNE LE GLAS

Pages 374 / 375

Édition : Le livre de Poche

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Ma lanterne n’en d »émord

elle balance ses rayons en morse

la moustache à la traîne

je suis là qui te pêche

ô ma lutte éternelle

AMOUR – AMOR – AMOUR

Niala-Loisobleu

1er Juillet 2015

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ERNEST HEMINGWAY


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ERNEST HEMINGWAY

LETTRES CHOISIES

1917-1961

Présentées et annotées par Carlos Baker / Traduites de l’anglais par Michel Arnaud

GALLIMARD

Page 332

À PAULINE HEMINGWAY, en mer 1, vers le 28 mars 1928

Chère Miss Pfeiffer ou puis-je vous appeler « Mrs. Heming­way » ?

Nous en sommes à cinq ou six jours de notre voyage direction Cuba qui promet de s’étendre indéfiniment dans l’avenir. Je me suis souvent demandé ce que je devrais faire du restant de ma vie et maintenant je le sais – j’essaierai d’arriver à Cuba.

Il est certainement bigrement difficile d’essayer d’écrire. Toi tu es si belle et si talentueuse et tu n’as jamais mal à la gorge et tu ne dis jamais « Peut-être Mr. Hemingway mon mari ne peut-il pas jouer assez bien pour mériter votre intérêt. »

Mais on ne peut pas empêcher ce foutu bateau de tanguer. Seule Mothersills le pourrait et cela pas longtemps.

J’ai lu la documentation concernant les agréments des autres paquebots – l’Orcoman, l’Orita, l’Oroya etc…et ils ont tous des gymnases et des lits et des lits à deux personnes et des nurseries pour les enfants qui en résulteront mais notre bateau a des petites cellules à 250 dollars pièce et on aurait tout aussi bien pu payer 250 dollars à un bon ordre monastique (si ledit ordre pouvait se contenter de si peu).

J’ai découvert ce qui donne cet air furtif à notre ami indien – il a le cou si court qu’il doit tourner les épaules quand il regarde autour de lui. Toi d’autre part tu n’as aucun défaut mais ce bateau est le Royal Mail Steam Packet et je n’ai pas de [un mot illisible] à part ce quelque chose qui s’est pris à cette plume (peut-être l’un de tes cils) et qui maintenant a disparu et que peut faire un gars.

De toute manière je t’aime et si tu me pardonnes cette lettre vaseuse je t’en écrirai une belle un de ces jours. Seulement dépêchons-nous d’arriver à La Havane et à Key West et puis de ne plus bouger et de ne plus prendre les paquebots de cette ligne. La fin est faible mais Papa l’est aussi.

Affectueusement,

                                                                                                                              Papa

1-    A bord du RMS Orita, parti de la Rochelle direction La Havane.

De là,

où mon oreille s’est arrêtée

j’ai gardé aux yeux l’image d’un monde humain

Un voyage

commencé il y a bien longtemps et qui n’en finit pas

tenu par la main de grands hommes

si humbles que la foule est toujours passée à côté

Ne troublant rien de la Beauté

qui

avec la perfection n’existent que grâce aux défauts

Cuba retint Ernest pendant plus de 25 ans

Je l’ai vu partout dans les rues

à l’intérieur des maisons logeant la musique

souffle des hommes qui aiment

souffle de la douleur

organe du bonheur

Liberté que la Révolution n’ pas volé

Niala-Loisobleu

30 Juin 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=mSQkRKpQpyc

LA CIUDAD DE LAS DOS PACES


L'attente d'apres Patrick Jannin

LA CIUDAD DE LAS DOS PACES

Lame acérée du rai, murmure d’un voeu haletant que l’heure égraine, heur après heurt

racines au fond de poumons gorgés de crues de sang,  que des mains décousues de promesses tiennent

il pleut des éclats de rires au regard d’enfants abattus en plein vol, lestés d’éclats d’obus

le missile est là,

visible,

en lieu et place du Messie attendu

psalmodiant ses sermons de chaire à canons qui labourent pour l’épuration raciale

L’étron d’oliviers enfume la virginité de la colombe au fil du couteau

mains en prière dans une parodie d’amour

c’est ainsi que les hommes disent vivre

Il fait désert

je vois l’oasis tarir

Nous nous y étions plantés source bleue

doigts noués aux matins qui tissent

loin des dattes et de leurs régime

qui obturent les estuaires et leurs confluents

Pourquoi tout ça pour ça ?

La surdité de l’inconstance hurle le manque d’amour

en se jetant des quatre membres dans l’imposture

à force de mots étirés en phrases à maux discourant hors sujet

Dans l’ombre de l’au-delà, le chant de Montserrat vole de ruelles en ruelles

sorti d’une même voie innée des deux camps

débouché

que la réalité humaine rend impossible par la fragilité de son passage à l’acte

au nom d’un éternel remake de ses anciennes erreurs

comme s’il n’y avait d’autre solution que celle de mourir pour continuer d’aimer

avec sa connaissance, sa dignité, sa foi, sa probité, son humanité

sauvegardés des pirouettes de la lâcheté…

Niala-Loisobleu

21 Juin 2015

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VAS CHERCHER DE L’EAU


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VAS CHERCHER DE L’EAU !

Les allées du jardin gercent, dans les pissenlits un oeuf brisé tremble, le jaune au centre du vert.
La Marguerite, cou tordu vers la réponse, baisse les yeux sur les doigts qui la déshabillent…

Anxieuse, m’aime-t-il comment ? Un peu, pas du tout énormément,,,
La fontaine a tout bu, il faut racler les sots.

A la blancheur des maisons qui s’étagent en espaliers, le bleu des moucharabiehs dissimule mal les ancres noires de l’abstinence.
L’absence de foi donne un goût âcre aux vains de messe, entre l’appel du muezzin, les sermons de l’aigle de Meaux, l’ouverture à huis-clos du 49,3
qui,
hormis le poète fou que l’espoir nourrit, se souvient de celui du 18 Juin ?

Toi te souviens-tu quand nous avons-traversé la Manche à l’aller ? Ceux de Dunkerque furent parmi les premiers à nager. L’opulence avec ses obésités huileuses, dans l’installation des loisirs, a fait un sacré boulot, ya pas à dire, entre 36 et 68 le grand écart politique à mis la gauche à droite, mis à part les lampistes qui au milieu de tout ça n’ont pas changé d’un iota,
le cou du grisou n’a fait que s’allonger.

Quelques espagnols qui, entre Guernica et Franco, avaient échappé au garrot, s’étaient installés dans la peinture, l’écriture, la poésie.
Le rouge chez l’ibère ça crépite comme un immense feu qui brase l’union sacrée avec la vie,

Et ça c’est cri :

OLE comme CORRIDA !

Tiens j’repense à la Manche, dans le sens retour, te souviens-tu des drapeaux qui flottaient aux fenêtres de la Rue de Verneuil ?
Bien sûr, même que le crémier qu’avait fait son beurre avec l’occupant, non seulement c’était ses fenêtres qui en avaient le plus, mais comme il était beau son brassard tricolore, avec FFI écrit dessus….
A quelque pas de là en Raspail, les barreaux du Cherche-Midi ne retenaient plus rien des cris que les lettres des Fusillés avaient posté. !

– Qu’est-ce que l’art demanda un enfant , craie à la main ?

– Un bon placement répondit le Ministre de la Culture, si tu es dans la côterie des galeristes, qui en dehors du fric à en tirer, n’en ont pas la moindre idée.

– Nous avons fait un grand pas en avant de ce point de vue sur l’oeuvre artiste-hic.
Là où on moule l’esprit l’aqueux s’allonge, là où l’artiste s’exprime au seul profit du regard de l’autre, l’ennui fait souche.

L’arbre de vie

Va chercher de l’eau
Au fond du puits !
Va chercher de l’eau
Je t’en supplie !
Va chercher de l’eau
Et l’arbre de vie

Tout contre nos coeurs
Déjà refleuri
Va chercher de l’eau
Au fond du puits
Tout au fond du puits
Des souvenirs
Laisse aller les jours
A jamais enfuis
Puisque nos vingt ans
Vont nous revenir

Alors toutes nos amours
Vont repasser
Pour faire un seul amour
Car nous avons
Découvert aujourd’hui
L’arbre de vie

Va chercher de l’eau
Au fond du puits

Va chercher de l’eau
Je t’en supplie
Pour nous deux
Le temps va recommencer
Nous ne verrons plus
Passer les années

Va chercher de l’eau
Et l’arbre de vie
Tout contre nos coeurs
Déjà refleurit
L’arbre de vie
L’arbre de vie

Leny Escudero

Les dunes dans leurs frissons ont du mal à retenir les caresses du vent sur le sable. Les agapanthes dressés embrassent les trouées de nuages. Au bord du chenal deux bouées en marcel à rayures, se gonflent la poitrine d’un air de traversée. Il y a ce qui part et tout ce qui ne reste pas, trop de choses s’effacent sous l’apparence d’être là. L’homme n’est fidèle à lui-même que dans l’infidélité faite à ses promesses.

Niala- Loisobleu
19 Juin 2015

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ECUMES POETIQUES


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ECUMES POETIQUES

J’avais sorti ma tête de ses poches percées,

ma rétine n’imprimait plus qu’en boucles tes longues mèches.

Qui sommes-nous, où n’irons-nous pas?

Telle était devenue sans matraquage

ma pensée-unique

Cogito ergo sum

Des rouleaux se brisant, les embruns d’espérance fracassent l’obstacle d’une seule volonté.

Le temps qui nous est donné à vivre n’a pas mis de montre à notre poignet.

Je vis en Toi,

tu es l’une et l’autre de mes oreillettes depuis que nous avons fait m’aime sang.

A l’amble des chevauchées où les marées nous portent,

nos pierres sont à bâtir.

Il leur reste toujours à faire, il faut sans cesse hâler.

Nous, sans les autres deviendrions réduits à l’exclusion de l’ensemble vital.

Il ne saurait battre seul.

Les couleurs se mélangent en une seule palette aux multiples nuances.

Ta parole est tienne comme ta foi.

La religion du plus fort est fanatique, le cri des illuminés plonge dans l’obscurantisme.

Libre de croire ou de ne pas croire,

sauf en l’espoir

par-delà tous doutes portés par le chaos entretenu du quotidien

Solaire l’araignée tisse à l’infini le symbole cosmologique de la plus haute importance.

Epiphanie lunaire, dédiée au filage et au tissage, artisan du tissu du monde, l’araignée est maîtresse du destin.

Elle le tisse, elle le connaît, . Ce qui explique sa fonction divinatrice, universellement reconnue : elle détient les secrets du passé et de l’avenir (Seghers)

Galopons à la foulée des flux et reflux,

galopons, nos poulains accrochés par le flair que nos odeurs leurs auront révélés.

Il n’y a pas dheure pour venir, d’heure pour partir,

il y a que l’l’heur d’être toujours.

Le chevalier se découpe sur l’orée d’un soleil à révolutions.

L’écharpe qui ceint son avancée porte la nourriture spirituelle de l’amour .

L’échelle est dressée pour franchir le tunnel du nuage noir, du bleu est là ne demandant qu’à s’élargir.

Sur la toile vierge, J’entends l’encre crisser, de sa plume active,

la musique des mots ouvrant sur la poésie.

Passe la lumière à l’infinité des possibles

Viens danser mon Amour

Niala-Moisobleu

11 Juin 2015

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QUAND LA MERE MONTE


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QUAND LA MERE MONTE

Au chevet du lit des heures décalées peu importe où fout le temps,

les pores sont tatoués comme pour délimiter les quais dans le dédale des grues,

le grincement des plaignants, l’air ébahi des véhicules accus, chaises pliantes, génuflexions, signes de croît plus en rien.

Le sac sur l’épaule des aiguilles sorties des mailles ne peuvent plus rien pour les moutons, les nefs prennent l’eau à contresens depuis fort longtemps, les apaches chassaient le bison genre naturlich que c’était déjà la Bérézina pour les retraites

Caler au clocher les clavicules d’un cadran lumineux ça relève de l’intox politique

au moment où les serpents à sonnettes des élingues dansent jour et nuit

dans le roulis désabusé d’un charme faisandé de flûte enchantée,

requiem, requiem

Les bretelles d’un accordéon à lunettes noires mendiaient quelques miettes dans un tube de hit-parade au son des mirlitons d’une bande d’escorts girls au moment où le commissaire-priseur affirma « Ceci n’est pas une pipe » au grand dam du proxénète qui fut débouté con co mithe amant avec un reste de morue dont le rimmel fondait.

Au sommet, des pierres s’éboulant sous la poussée de séismes de forte magnitude laissaient les moulins à prière gémir autour des morts.

Reste-il un lieu où le divin pourrait s’oser à l’abus moral ?

La criée largue des râles ayant franchi la date de péremption.

Où s’étaient planquées les pochettes-surprises de la pythonisse commanditée par le roi faits néant, quand les stats avancèrent de ressortir de Gaulle du radoub ?

Il se pourrait que des picpockets les aient fouillées à corps et à cris en disant que tous voleurs mène à roms

Peu importe le chemin dès lors qu’il est le sien à soie.Des soies pour peindre, puisque faute de pouvoir le faire on sombre vers-le-gris, les interludes accompagnés d’orgues, psaumes tendus, tentatives de voix sorties de mirages divins c’est que du bleu à gnon pour queue de billard.

Quand les bouées mettent les mouettes au lit des voiles, on ne reconnaît plus les rues dans l’ombre des mosquées.

Ailes au repos d’une escale, sur la couchette de la cabine téléphonique des sauveteurs en mer, le self-contrôle est dans le couloir de l’amor.

La marée se voyait traverser l’océan à dos de baleine entourée des dauphins de Neptune, transat en tête, gorges étraves coupant le vide.

« L’évent qui s’engouffre par la porte du cabaret ça chambre à erre comme qui rigole »

railla la goualante d’une boule à paillettes en éclaboussant le décolleté de la rade que l’amour à trois balles lardait d’étoiles.

Sous la lune complice qui cacha les amants d’une éclpse au regard de la marée chaussée

de chaussettes à clous en quête d’identité.

Qui sommes-nous lamellibranche-moules-pétoncles, gaz volatile, fumet de bison, note dans la marge d’une genèse, que sais-je….à moins, à moins qu’on soit sans le savoir au paradis, ce qui donnerait du sens au cash…

Bon c’est pas tout d’élucubrer, là faut qu’j’y aille, la cabane m’attend pour une toilette, je file, bonne journée et à bientôt…

Niala-Loisobleu

29 Avril 2015

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BRUISSEMENTS


Surrealism by Jake Baddeley

BRUISSEMENTS

La rivière doit bien avoir des pensées qui lui sont propres. L’arbre ne pousse quand même pas sans se poser des questions. Quand à l’oiseau je n’ai aucun doute, mon jardin a perdu ses hirondelles bien avant que les fils téléphoniques ne connaissent le numérique. Leurs couleurs si vivantes, vous en connaissez-vous des tons qui volent, qui font des sons musicaux de feuilles jouant avec le vent, non ça n’existe pas chez l’homme la lumière qui tressaille naturellement. Il faut qu’il se fasse des préalables pour espérer décider ce qu’il n’ose, sauf quand ça va porter malheur à l’équilibre, où là connerie est déjà faite avant qu’il se pourrait, rien n’est moins sûr, qu’il la voit.

C’est fou de voir que plus les siècles passent plus l’affligeant épaissit.

Ils sont forts les maîtres à penser. Des manipulateurs hors pairs.Pourquoi y râle puisqu’il accepte tout au nom du n’importe quoi. Sa révolte est sinistre de bêtise crasse. Limitée au procès de sale gueule, il va mettre un danger à la place d’un autre sans s’être un instant penché sur le vrai problème.

M’enfin pourquoi y se fatiguerait le RTT, ça va pas pas ? Allez ouste, sortez et ne revenez pas avant la prochaine messe, à genoux j’ai dit !!!

Quand la télé cultive une telle diversité d’émissions culturelles, merde comment dans un quotidien de chômdu, de parents qui se nourrissent aux imbéciles qui s’occupent de garder leurs mômes, éducateurs en tous genres, garde-chiards et employées de crèches, pour qu’ils puissent faire les magasins avec leurs caddies en taillant la bavette, comment remettre les choses en dehors du désordre le plus constant ? Comment un gouvernement pourrait-il se maintenir si les attentats de religion, les crahs de pilote en mal de vivre, les mômes qui violent en tournantes, qui tuent dans le trafic de drogue, inspirés qu’ils sont par une large propagande du crime, du sang à la une que les émissions de télé dispensent en boucle ? Sans oublier ces reportages hautement réalistes sur la vie des milliardaires qui achètent des pays sauvages pour construire des hôtels à circuits-poubelles. Enfin on a que ce qu’on mérite…quand le nazisme sera de retour aux commandes, si on extermine pas davantage de populations ce serait une nouvelle déception humanitaire…

Le monde n’a aucune chance d’être refait. Ceci ne doit pas vouloir dire que tout est pourri sans recours possible. Il faudrait juste que les combines à pognon qui ne font que générer le vice et la corruption soient éradiquées des seules priorités d’une minorité qui pratique l’esclavagisme planétaire.

Je t’aime la vie, t’es belle de l’intérieur,

c’est l’allure qu’on te donne qui te va pas,

ton maquillage trop lourd, te fait pute,

nettoies-toi la goule….

Niala-Loisobleu

26 Avril 2015

Sammy Slabbinck

LES RUES SOMBRES


Shichinohe Masaru

LES RUES SOMBRES

La chaise est si haute à regarder du bas de soi quand on a le noeud dans les cheveux plus bas que l’assise et que l’épi accroche les toiles d’araignées des dessous d’armoires. Petit enfant qui se retrouve là, au monde, au milieu d’un film de Gulliver, tiré par toutes les ficelles de géants plus dépourvus d’esprit que des nains hydrocéphales. La nuit a couleur du corbeau à serres de de vautour. Il fait peur au moindre pas, dès la sortie du parc…

Des jeux d’enfants ?

Non une invention de grands à desseins parfois, mais trop souvent, machiavéliques

On trompe par ces saloperies de déviances qui infestent le corps humain avec un grand besoin de les développer sordidement suivant la règle ancestrale de la chasse. L’instinct grégaire jusqu’au haut des chaussettes et le dessous de la ceinture, l’homme-prédateur est friand de chair infantile. Les petites filles et petits garçons imberbes en dessert ça croque sous le dard quand ça perfore le rire et son cristal à en faire un hurlement de biche qu’on finit au couteau après la poursuite.

Le regard fou révulsant les yeux d’un gosse dans la vision des dents de lait ça porte au plus haut du plus bas…au point que ça peut s’organiser en movies-party sans se limiter à l’expérience individuelle. Pratique tellement bourgeoise qu’elle rassemble d’ailleurs des notables au rang desquels, masqués bien entendu, le juge des mineurs et d’application des peines comme le psychiatre se retrouvent à l’office avec monseigneur et dame-patronnesse.

Viens mon cher petit, tu es si gentil, je vais te donner un beau cadeau, j’suis un gentil lapin, regarde bien mon pendule…

J’aime pas le mélo qui sert tous les matins, multi-usages, prêt-à-porter, unisexe…il est permanent c’est le pain quotidien de la société humaine. Sauf que cette société n’a plus rien d’humain. Les marches blanches remplacent les roses blanches de ma jolie maman, dans un essor qui fait défaut à l’économie, qui ,sans nul doute en dépend puis qu’il en découle. La crasse se déploie couverte à grand renfort de lois, de créations de mesures, d’interdits inutiles étant donné qu’on se fout totalement de leurs applications. Un pays où les députés toujours absents de l’Assemblée voudraient rendre le vote obligatoire, c’est à pleurer de tristesse. Rien n’intéresse en dehors du fric.

Je déteste ce monde pourri et j’ai mal aux autres, comme le Grand Jacques qui s’en ait brisé la voix à montrer ce tas d’ordures. J’suis un chien qui nomade la roulotte au poignet, sa guitare et sa musique en bandana…

Niala-Loisobleu

18 Avril 2015

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