LA BOÎTE A L’ETRE 10
MUE
Contretemps, aiguillage à tricoter des déraillements
la preuve par neuf est éculée
quelques crèmes de beauté ridulent aux cerneaux des noyés
L’empêcheur de tourner en rond
forme son dernier carré
Tu sens comme dans le rêve tu m’as bordée la nuit, dis mon Amour ?
Mes reins en courbatures
sont depuis des lignes droites au but que nous ne voyons que mieux
L’automne fait peut-être pas le printemps
mais elle l’aide à pousser le vain hors des vendanges
du sol qui repose et pourri
germe le grain de nos prochains greniers
Je sens le foin
des luzernes de tes alpages, le troupeau va transhumer
en remettant une nouvelle-lune aux marées
Depuis les pierres à feu le volcan couve l’autre matin
dans le déclin du jour fini de Pompéi…
Niala-Loisobleu – 21 Octobre 2014
Déjà 3 ans entamés, que j’ai peint ces mots à la veille des voeux qui allaient naître comme maintenant nous y sommes revenus. L’an tourné un autre s’ouvre. La volonté du passé reste vive. Toute emplie de cette m’aime intention qui l’avait mise au monde. On ne va, je crois jamais au terme de sa construction, on la porte pierre à pierre, jusqu’à s’en remettre les clefs.
Mon cheval poursuit le chemin de la quête entamée un matin où l’été s’est promis d’être.
L’écharpe demeure du blanc qui va au bleu en s’en approchant davantage.
N-L – 02/01/17


Vous devez être connecté pour poster un commentaire.