LE VIDE SUR LEQUEL ON MARCHE
Les pieds en partie pris dans l’envers du bon sens, mon regard brumeux se demande comment se tirer d’affaire. Les brouillards d’automne sont il me semble, de ce premier septembre, un refus sans colère, calme et tranquille, dit non. J’ai la présence de Franck Venaille dans la vision. Sa disparition atteint chaque partie de mon être, j’étouffe de ce que nous n’avons su faire entendre aux êtres qui nous entourent.
«Pas assez crié dans ma vie. Pas assez hurlé ! Que cela se déchire, là-dedans, en pleine poumonerie. Ce qu’il faut c’est bien regarder à l’intérieur de soi. Le cri vient vite dès que les images se font plus nettes. Las ! Pas assez. Pas assez crié à la mort. Hurlé oui. Mais pas assez. Je vous en conjure : criez pendant qu’il est temps encore.» Franck Venaille
Niala-Loisobleu – 1er Septembre 2018

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