
PENSEES SOUS LES NUAGES
Je m’adosse à son ombre,
je recueille dans mes mains son silence
afin qu’il gagne en moi et hors de moi,
qu’il s’étende, qu’il apaise et purifie.
Me voici vêtu d’elle comme d’un manteau.
Mais plus puissante, dirait-on, que les montagnes
et toute lame blanche sortie de leur forge,
la frêle clef du sourire. »
(Ph. Jaccottet, Pensées sous les nuages, 1983,
dans Œuvres complètes, Pléiade, Gallimard, p. 730)
Puis le petit linge sorti de son tiroir
Chaque larme y vint poser l’intimité
cherchant à donner par sa présence la moindre trace qui ne saurait demeurer cachée
Illustration: Henri Matisse
N-L – 1er Juin 2018
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