Con Damné ?


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Con Damné ?

J’m’a rage

Eclabousse

Urine

Défèques

Tripes en sot

Ailes astiquent

A hurler

Que j’t’aime

Ah mon à vie

J’suis qu’un con damné

Qu’éjacule ras

A l’amour

Jusqu’ô dernier jour

Dans c’monde de sourds

sachant faire que guère

!!!

Niala-Loisobleu – 2 Août 2016

 

Mon Coeur, éloignons-nous, ils ne sont plus fous !


buondì

 

Mon Coeur, éloignons-nous, ils ne sont plus fous !

Le ton plomb-jaunasse tiré d’un culot de pipe éteinte que le ciel n’arrive pas  à s’ôter du bec, est de nouveau en pleine déverse nicotine. L’observation qui s’impose à mon esprit foreur me dit que la seule harmonie qui subsiste est bien la rancoeur ambiante entre l’homme et la nature. S’il n’y avait pas le combat des fleurs pour sauver l’éclat, tous les chemins de halage mèneraient aux récifs.Naufrageur le comportement ? Pas qu’un poil mon Cousin, à fond les manettes !

Je vais gerber en m’embarquant pour la cabane. Mais avant, il me faut aller à l’atelier vidanger. Les hauts-le-coeur du système faut que je les purge. Que tu me sentes le boyau propre ma Muse, puisque ces histoires de sabordage ne nous concerne en rien. On a pas le genre à se scier la branche de l’assise, pas plus que celui d’une mode que le net opaque développe. Se filmer passant l’ultime seconde avant que le train t’explose, en voilà une idée intelligente La dernière super-pub pour démontrer la fiabilité de notre SNCF qui déraille de tous les bords? Des fois je me dis qu’on rejoue les premiers chrétiens, tu veux que je te dessine un poisson partout sur les murs mon Amour ? As pas peur de la craie j’en ai des carrières.

Mon Coeur, éloignons-nous ils ne sont plus fous !

Niala-Loisobleu – 12/05/16

 

Zurab Martiashvili  5

D’une pierre sur l’Autre


D’une pierre sur l’Autre

Le premier frisson de l’éveil s’étant blotti par-dessus les longues distances, chacun à sa place tout au chaud, est entré de son jardin secret.On, qui quoi qu’il soit, nous toi émoi. Chat rade, bercé par le flot de la lune mise à l’ô. Mon premier pas concerné, mon second tout entier et mon troisième oeil pour oeil est en mille. Tu n’as pas eu le froid des jours derniers, ton pouls est resté calme en sa braise. Sans doute sont-ils supérieurs en nombre les drames engendrés par le noir.Comment s’y prendre plus mal que de choisir l’hérésie de refaire le monde. Le bonheur est à faire de soi pour pouvoir aux autres quelque chose de simple, griffonné sur un cahier de brouillons, de cette automatique écriture qui ne se relit que par le destinataire. Et où la nécessité du décret à paraître est inconnue. J’aime l’inconnu. Tout comme Toi quand tu te blottis contre ma poitrine. Ce sont les départs en voyage partout où vit une certaine folie. L’amour abolit et oppose. A quoi me servirait de savoir tout sur comment ça marche le téléphone, si ce n’est que pendant cette inutile connaissance j’aurais perdu l’essentiel de la tienne toute en moi par l’oreille, mieux que si face à face on ne trouvait pas quoi se dire. Tant de lits sont à deux seuls côte à côte.

COMPTER LES POTEAUX

Compter les poteaux à travers le brouillard lui faire croire qu’elle
     possède un champ
sa maison peut prendre le chemin opposé au paysage
le phare derrière ses lunettes d’orphelin ne trouvera pas à redire

Il ne faut pas rater le coche crie-t-elle quand le tonnerre roule à
     bride abattue dans sa direction
sa valise à la main
elle hèle le premier nuage
en pestant contre le vent qui a déplacé ses terres et ficelé ses murs
comme un vulgaire fagot de bois

Vénus Khoury-Ghata, Miroirs transis in Les Obscurcis, Mercure de France, 2008, page 87

Si le boulier de nos jours attend une de nos mains allons d’abord voir le chant de l’oiseau, les paroles qu’il aura mises à l’arbre seront de la bonne encre. Tricoter avec les aiguilles du sablier c’est trop proche des mailles qui sautent pour que l’envie de te conditionner me prenne. Non laisse-toi nue à mes touchers, il me faut ton haleine. Enfant de mes traversées.

Niala-Loisobleu

17 Février 2016

28.02.16 - 1

 

A l’instant depuis qu’il pleut toujours…


A l’instant depuis qu’il pleut toujours…

Pas de bruit rien qu’un chuintement

une plume court sur la feuille

et  au bord, l’arbre ne se doute de rien

Comment il s’y prend ?

Du premier bouton

de l’apporte

à

l’odeur de la présence proche des poils

que le buisson se garde des passages

je flaire mine de rien

Je suis nez comme ça et je le cultive

Et pourquoi ?

Parce qu’un seul cas m’isole

de la question de savoir ce que je fais dans ce monde

sans m’empêcher de rien de folie

Ah, oui et c’est qu’est-ce ?

Mon pré haut

ses maisons dans l’arbre-nid

toit tout contre

me voici bien à l’abri de ce temps de merde

avec ses maux qui se foutent de l’amour !

Niala-Loisobleu

4 Février 2016

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Carnets z’Intimes 2 – Déraison and Le fou by Émile Nelligan


Déraison and Le fou by Émile Nelligan

 

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ÎLE EST UNE FOI


 

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ÎLE EST UNE FOI

Le s’aima fort en grosse fatigue, se la fait mise à jour, que si t’y comprends quelque chose les chances de te planter l’hérisson sous-marinier qui passait juste quand t’étais au milieu de l’asphalte, plus bitumineux qu’une chique, bien qu’en cet endroit la ligne jaune est blanche, sont à sang contre un

Dégoulinante d’amour la chaussée au moins si, elle se foutait les pieds nus, au lieu de se faire comme l’étalon-anguille, coucou c’est moa oui la, sous le gros caillou. J’me meurs d’amour, te l’dis pas, j’bulle contre le bocal, mais je flingue de l’entre-jambes tant l’haveneau qui remonte le vague du fond de ma culotte se fait de bouquets au lieu de la grise en pensant à toi..

Pauvre pêcheur  au lampe haro, regarde où tu marches c’est pas parce que t’es gaucher que tu marcheras pas au mauvais moment en plein dans le mauvais endroit. Et merde.

Un jour que je traînais le marais de Moëze-Oléron, alentour de Brou, un gros noyé est sorti de l’arbre qui est au pied des vieilles pierres. Ah, c’est un fameux trois mâts que cet endroit, la mer s’étend à perte de vue, en fin ça c’était avant que le Cartier se barre avec le sel et l’eau qu’y avait dedans.

Tu t’assieds dans l’herbe et tu imagines, tu reviens en arrière, refaisant la situation du tableau originel. Ben tu peux pas savoir, c’est tellement beau cet endroit d’amour que tu n’arrives pas que ça s’rait pu, tellement les herbes folles te disent qu’île est une foi…

 

Niala-Loisobleu

21/12/15

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