SAUVEGARDE


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SAUVEGARDE

 

Attachant ma pensée au fil de mon cerf-volant, par ce gris matin, je laisse glisser l’éponge sur le tableau noir de l’atmosphère trafiquée. Les problèmes éco-logiques traités dans l’esprit du seul intérêt des nantis sont du pipeau à trois balles pour faire croire que le serpent va sortir de sa culotte totalement désenvenimé. Epouvantails à moineaux.

Elle allait; le bois touffu bien en place, la fouine et le blaireau volontaires pour tester le dernier extrait corporel à l’écart de nos terrains de jeux. Si belle, d’être libre de sentir la bête humaine au mépris des fleurs en papier-peint de nos campagnes électorales. Justes bonnes à domestiquer en singe savant nul.. Au balancement  de ces seins nus en tous sens, le doute sur la vérité ne m’atteignait pas. Le nichon quand ça balance de droite à gauche, du haut en bas, ça triche pas avec le naturel.J’adhère à son parti.

M’aime que ça me parle à voie hôte.

C’est plus franc que les prothèses mammaires à base de résidus pétrolifères qui font la route vers l’hors de la polyphonie des corps.

Elle sent la terre retournée. C’est mieux que la Marseillaise au stade où en est la France tatouée à seins dénis, de  voir comment les mouettes lui suivent le sillon dans la joie sur un chant ailisé, le tablier du sapeur en tête de cortège.Libre à chacun d’se vouloir un coq, moi j’préfère garder ma poule !

Pourquoi y en a qui veulent cloner la Femme en hommasse ? C’est l’Arbre de Vie de l’immense contrée sauvage de l’Amour que vous compromettez bande d’hermaphrodites.

Niala-Loisobleu – 12 Juin 2016

 

Christine Muraton

 


L’AUTRE MATIN

Bloc-notes et pars
sans chaussettes
un noeud au mouchoir

Pourquoi ce que l’on ne fait pas
serait-il interdit aux autres ?

3 cuisines, cinq armoires, quelques plantes grasses, un ordinateur, un canapé et deux fauteuils fatigués, en haut d’un escalier à monter
il faut abattre cette cloison avant Pâques

Pourquoi l’aventure devrait-elle n’arriver qu’aux autres
si l’on vit prêt à tout ?

14 chiens, 1 chat, des poules, des canards, des lapins, un jardin de moutarde, des patates, en Décembre des roses en fleurs, sous un soleil qui pleut, les vieux tracteurs font collection à côté de la moissonneuse-batteuse qui vendange quand le vain est tiré
Aux dalles du palais des marches militaires désertent

Pourquoi il m’arrive toujours de vouloir être heureux
sans suivre pour autant le mode tripes de quand ?
Parce qu’au banal j’ai choisi d’être anormal
en aimant qui veut sans vouloir faire mal résister
à la tentation de l’abandon

Nous n’hâlons qu’à vouloir nous tirer de l’amer
et de ses aigreurs
en nageant contre le courant du jour qui meurt de ses matins disparus
comme si on voulait pas se faire à l’idée
que ce qui nous manque ne vient que de ce qu’on a cessé d’aller chercher
les pochettes-surprises de l’amour sont pleines de vide

Allah

faites fort haine je ne veux pas aller Maman
le manège des hommes
c’est qu’une baraque de tir au pigeon

Dans ma tête un Dieu est et n’est pas
toute la place est prise par l’Amour
que j’en tolère tous ses défauts à ma Terre
en me poussant d’un bout à l’autre de l’Univers
tous mes doigts noués dans sa main à ailes

La

Femme que j’aime

musique éternelle orient-occident que les cordes délient

du marché aux esclaves

Niala-Loisobleu
19 Octobre 2014 / 15 Décembre 2015