CHERCHEUR D’HORS


Wanting More by Conlaodh

CHERCHEUR D’HORS

Au fur et à mesure que l’on marche, les paysages que l’on traverse nous entraînent dans des lointains qui nous rapprochent de nous. Nous nous éloignons pour mieux nous rassembler dans un retour au noyau qui ne pouvait que nous échapper malgré son intime proximité. Besoin inné d’apprendre, naturel à nous découvrir lavé de tout ce qui détourne. Ainsi nous appartenons à une éternité qui se renouvelle pour nous offrir le choix de magnifier notre temporel, cet épiderme constant de notre vérité.

Que de détours il faut emprunter, avant que nous parvenions au seuil de la conscience de ce que nous n’avions pas regardé, pas cherché à rencontrer, de cette errance en divers lieux, personnes, actes, pourtant à aucuns moments décousus de nous. Notre âme a son chemin, pareil à un tracé de cathédrale . Nantie de l’Art de Construire, elle nous place devant la porte basse où le voyage nous offre de nous vaincre ou de nous mourir. Sans autre alternative. La seule curiosité qui doit exister st bien celle d’aller au-devant de nous. Elle n’entrera jamais au rang des défauts. Elle ne peut pas ignorer nos tares, donc elle est un filtre, pas un accommodement pernicieux d’autruche.

Entends-tu cette musique ?

C’est la voix du premier matin. Instant où la Lumière n’a rien épargné. Elle a extrait chaque particule de nous, sans condamner à un destin tout tracé, mais  totalement à construire dans le libre choix.

Notre espérance a été définie à cet instant précis…Seulement nous n’avons vu le jour dans aucune pochette surprise, certes nous sommes une légende, nous avons un droit de graal,  oui et aussi une pelle, une pioche, différents outils…pour devenir un vrai chercheur d’hors…

Pour aller vers Toi Amour… hâler et hâler encore…

Niala-Loisobleu

5 Avril 2015

CHEMINS DE TAIRE


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CHEMINS DE TAIRE

Où que ce soit, il y a toujours un violon qui cogne dans l’étui,

des brûlures de cordes en mal d’archet.

L’âge n’est rien, pas plus que la provenance du sable,

les grains de quartz déambulent sur le tapis lapidaire du tant

un  manque mis en boucle.

Les oreilles des voies romanes semblent refuser l’érosion naturelle, bourdonnant de gestes, fraîches de vieilles peintures, empreintes malgré l’athéisme  naturel de symbolisme religieux, architecture, fresques, sculptures à intention pédagogique : tympans et chapiteaux, demeurant la « Bible des Pauvres », comme au Moyen-Âge toujours illettrés malgré les efforts de Jules Ferry.

L’espace lui s’est aboli des constructions de la simplicité.

La lumière y fait défaut, le rythme des colonnes a été tronqué en même temps que les absides

Le style reste néanmoins en accord avec la sensibilité d’aujourd’hui.

Il s’illustre par l’absence absolue.

Un outre-noir dressé à l’orient a coupé les cordes vocales du coq made in taïwan.

La ceinture verte des fortifs de mon enfance est interdite à la libre circulation, plus plombée qu’une hors d’âge de la rue St-Denis que le sidaction contrôle,

L’an pire décence est atteint.

Bien sûr il y eut des ô rages, comme seul le Grand Jacques demeure témoin, du Jef coincé dans la paume d’Adam.

Sans doute y avait-il comme dans l’amer, cette fonction naturelle de cycle propre à lever la tempête, pour épanouir les premières fleurs du printemps que la Poésie tient au cas où.

Contrairement à la vie, la mort n’a jamais portée de liberté.

Mes yeux voguent aux gouttières des ornières, l

le droit plus que l’autre, une escarbille le squattant,

tous deux tendus dans la quête de la larme espérée,

un demeurant de sel venu de l’iode

collé à la planche blanchie du dos de la cabane

des verdeurs de cheval dans l’amble espérée

et des vols d’oies sauvages à la rencontre du continent d’ailleurs.

Toujours porteurs de résurrection.

Niala-Loisobleu

28 Mars 2015

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A L’ENCRE DE MES PALETTES



A L'ENCRE DE MA PALETTE 1

A L’ENCRE DE MES PALETTES

Par les carreaux de la communale,

fleurissent les odeurs de bois saignés,

persiste la cire des pupitres où les petits encriers blancs se tenaient à l’encre des embarcadères en attendant de partir au loin.

Mes premières traversées de Verneuil et St-Benoît,

ports transocéaniques menant aux Beaux-Arts.

Elles attendaient au coude à coude, dans leurs bassins respectifs,

réunis dans un mouchoir de poches, mes écoles de voile.

Du vaurien au transatlantique.

Mon Père en prenant ma main, me fit faire les premiers bâtons.

La craie courant aux pavés des rues

mit des flèches dans les cases du damier

Elles crient toutes voiles dehors

les charrettes des quatre-saisons

cernées parfois de grands draps noirs

aux portes-cochères

Les métiers se rejoignent par quartiers

l’ô range les pécuniaires motivations au fond des chaussures qui ne marchent pas ailleurs que dans leurs boîtes.

A qui pouvoir faire croire que l’amour du travail faisait l’unanimité, au point que la permanence des différences ne pourrissait pas l’ambition.

Accompagnés par un rabot qui cisèle un chant de haut-bois

des doigts cousent la dentelle d’une cathédrale

taillée dans la pierre de l’art de bâtir

venu de la mer avec un long cortège d’oiseaux blancs

Le savoir-faire traverse les déserts en caravanes

ouvrant de larges sillons d’un soc brisant la stérilité

les grains qui s’éparpillent n’ont pas encore mutés

ils savent la douleur des tranchées

l’enlisement des boues aux cratères du feu des obus

Dis l’Oiso arrêtes

tu dors debout

tes contes sont à refaire

réveilles-toi on est plus d’hier

regarde t’as jusqu’à ce soir pour vivre

demain c’est quoi

à quoi ça pourrait servir demain ?

On fait plus d’enfants pour écrire l’histoire

L’encre a appris à lire sans porte-plume

elle a balbutié ses premiers mots

en se trempant l’empreinte dans l’encrier de la pierre

C’est comme ça qu’en écrivant « racines »

elle a fait des phrases de forêts tout en ignorant le Jean scéniste des Plaideurs

pour l’apprentissage de la greffe et de l’ente indélébile

qui ont fait des tomes d’oiseaux

que les ailes ont confiées au vent

qui les ont parsemés d’embruns

qui d’alluvions en torrents ont descendus des lacs

aux puits des oasis

Tu parles comme une couleur dénommée Amour

C’est pas un tantinet ringard ?

J’ai jamais j’té mes culottes courtes

en fouillant mes poches des craies me sont tombées

la bleue c’est la plus grande

pourtant c’est celle qu’à fait le plus de marelles

et alors

tu t’imagines qu’elle va devenir sèche comme une ancre

qui immobilise les bateaux au cimetière ?

Faut pas croire que j’ignore qu’on me prend pour un jobard

ça sert toujours d’avoir un illuminé d’amour dans sa proximité

surtout les jours de cafard

L’idiot qui encre en haut des pages

le fada qui encre en soulignant qu’on lui ment

le gogo qui encre dans le rêve des maux

le naïf qui encre tard bercer une nuit d’espoir

Ils sont à eux tous seuls la boîte de toutes les couleurs grand teint

m’aime si les ânées passent et que Buridan demeure…

Niala-Loisobleu

12 Décembre 2012/21 Mars 20i

 http://www.niala-artiste-peintre.com/

CASQUE BLUE


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CASQUE BLUE

Nous étions au bord du pair et du fils à couper l’beurre, rien à priori ne laissait supposer qu’on gagnerait à y regarder de plus près. Ils avaient tous leurs têtes de carnaval, que les fards ne cachaient plus.

Un cul pourtant, quand il prend la place de la figure ça interpelle.

Enfin, c’était ma pensée, mais je devrais toujours ne pas confondre les miennes avec celle des autres.

C’est tout p’tit que ça m’a pris d’être étrange.

Alors que l’insouciance conduit à la cécité mentale, j’avais dans le bulbe le regard d’un extatique.

La même chose dès que je la touchais des yeux devenait autre.

Avec une dominante : couleur. Pierre. Bleue.

Mais en plus prononcé, sans accent grave et air composé,

toge ramenée sous le sein gauche complètement dégagé, le laurier abondant par son absence.

Pourquoi aurai-je du faire compliqué ?

J’aurais devenu pareil au autres.

Ordinaire.

L’Expressionnisme marquât fortement ma première émotion picturale.

Mon premier Maître fut Georges Rouault.

Quelle foi profonde dans sa représentation du Christ entourée de Juges, de clowns et de putes.

Le monde tel. qu’il se dissimule.

La Beauté émanant au-dessus du sordide.

L’image quitte l’image. La tripe est en macro.

Il faut rappeler l’Historique autodafé que cet artiste fit Place de la Concorde à Paris.

Au nom de la Propriété Artistique, il récupéra plusieurs centaines d’oeuvres que son marchand de tableaux lui avait prises.Elles n’étaient pas signées. Il les a brûlé pour qu’elles ne soient pas vendues.

C’est le cours le plus magistral que j’ai reçu.

J’ai si mal à l’oeil. Le droit.

Résultat de ces années à ne voir que le fond des choses.

Les cons se vengent sans limites.

Mais il peut me bouffer de son feu, il ne peut atteindre  le gauche, celui de mon coeur.

Lui, il est ouvert dans ma poitrine,

A l’abri sous mon blouson bleu, que mon oiso ouvre en grand quand il reconnait l’Amour.

Monté sur ses cheveux à Ailes, je galope, lucide utopique comme pas un.

Le vent me sel…

Niala-Loisobleu

14 Mars 2015

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DU SANG DES PIERRES


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DU SANG DES PIERRES

Du jour

où sous les pieds

des plages de notre disque

le sable a cessé d’écrire

l’encre

dans la pierre s’est mise en quête d’absolu

indélébile au tuf

buveuse au schyste

opiniâtre au granit

gardienne à l’ardoise

jusqu’au dernier plein du délier de sa signature

aiguille dans la cire

verticale à l’épitre

d’une chanson de geste

répétée à l’infini

Niala-Loisobleu

13 Mars 2015

jamie baldrige

TA GRANDE ÎLE LUSION


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TA GRANDE ÎLE LUSION

Un sourire figé montre les dents jaunes d’un clavier que le web came

par des promesses en papier

plus jaunies qu’une carambouille dans le dos de l’innocence

Asphyxie

quand tu nous tiens

les cendriers débordent

rien que de fumées

Des corps en perspective

posent en flou artistique

Ils sont entrés aux studios de bille en cours

prendre

une chambre à l’ô tel où l’on ment

Art l’est- y ?

Plutôt gare rance

Les beaux yeux de vers nulle part tu parles d’une atmosphère

Cinéma

la vie te rattrape à la sortie

Ta belle gueule

atout des affinités d’avatar

reprend son erre

tôt ou tard

Faux-marbre avec ses faux-seins

la clairière en faux-bois a ses fenêtres donnant sur l’amer

Vue imprenable sur les mous tons et les voies

de la

Jeanne d’Arc

(rien que du bas tôt école)

le pas lasse

bée des anges construit sur la décharge à ors durs du virtuel

au point du brame des cocus

– Tu me sens dis, comme je brûle de toit ?

– Oh oui, sur une grande échelle qui fait pont peint

Le regard humain a de la poignée quand tu le serres

et sentir le cal des paupières d’un ami

ça marque d’une vraie pierre la fondation d’un édifice…

Niala-Loisobleu

12 Mars 2015

andew jerez4

LA NOUVELLE EVE SORT DE SON OEUF


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LA NOUVELLE EVE SORT DE SON OEUF

Ô Grand Jour de la Femme

soit loué

te voici  sortie de la vaine en fan !

C’est décidé je m’épaule en proie à démancher, décapiter, déraciner :

Popaul,

la queue, l’engin, la banane, le tuyau, la bête, le poireau, le manche, la tige, la béquille, la poutre, le teub, le zob, le zgeg, la nouille, le gourdin, le truc, le grand chauve, le joystick, la saucisse, la pine, boby, la bite, le chybre, la grosse Bertha, le dzoub, Dumbo, le nem, le braquemard…

Boucher

que je vais faire

mais boucher quoi

ta gueule Bouffi

le 9 Mars y s’ra trop tard

faut couper et dard dard

J’en pute comme un boy hard dans un chapitre des onze mille verges non de diou

en espérant qu’un hérétique ne m’accusera pas de démolir des monuments de l’histoire ceinte !

Niala-Loisobleu

8 Mars 2015

michael hutter

Regarde toujours devant mon Alain


J’as les yeux d’arrière temps de forêts de mas qui alpillent, que pas un poil de ma barbe (neuf d’une poussée récente), n’est hors de la proue.

J’aime pas parler de moi J’aime pas les compliments

Alors aujourd’hui si je suis content c’est parce que rétrospectivement me r’voilà à Paris en 1954

Ma première expo

Et coule la scène

quai de Verneuil

rase paille mon Parno

regarde toujours devant mon Alain

Des ports fument d’estomac tordus

des trous aux semelles des rues des bosses aux front de la bataille

des regards accusateurs on a pas idée d’avoir pas entré aux PTT

la bohême c’est que de l’art ménien

bah c’est plus courageux que la banque route

C’est tout là avec des giclées de sang plein les yeux

pas facile de laisser des amours au bord de la route

pour ne suivre que le seul qui soit que d’amour plein

Vous connaissez Niala ? Alors, accourez voir « D’hier à aujourd’hui », l’exposition rétrospective autour de l’oeuvre de l’artiste : vous serez surpris. Vous découvrirez le cheminement d’ Alain vers Niala, le parcours d’un peintre amoureux de la vie et de son pays. Vous partagerez sa traversée sensuelle et dramatique d’événements qui ont fait ou bousculé son quotidien – et parfois le nôtre – ces quarante dernières années. Mais surtout, vous approcherez avec bonheur le parcours poétique d’un artiste ancré dans la réalité, vivant près de chez nous, collectionné à l’étranger et que l’on connaît à peine …

Daniel Boyer, Maire de Châteaubernard, et l’artiste Niala ont le plaisir de vous inviter au vernissage de cette rétrospective inédite, mardi 22 octobre à 18h.

Salles d’exposition 2, rue de la Commanderie Châteaubernard

D’hier à aujourd’hui, du 22 au 31 octobre 2013 mardi, jeudi, vendredi , dimanche 15h-19h mercredi , samedi 10h-12h & 15h-19h L’artiste sera présent les mercredi, samedi, dimanche.

En savoir plus sur Niala : http://www.niala-galeries.com

Nous espérons que cette information vous aura été agréable. Si tel n’est pas le cas et si vous ne désirez plus recevoir d’informations de notre part, retournez-nous simplement ce courriel avec objet « désinscription ». Commission culture http://www.ville-chateaubernard.fr

Je ferme les yeux pas de morts, que des vivants

pas de lâcheté, que de la pugnacité

Alors j’as fier sans gêne de brosse à reluire

Simplement parce que pour vous tous je n’ai que de l’espoir

Cet espoir de vous donner la fibre d’aimer

Elle est du bleu de tes yeux ma Muse

Niala-Loisobleu

19 Octobre 2013

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