Accident de transport


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Accident de transport

 

Glissade autour du paysage, le soleil au zénith s’est recouvert d’un tapis de brume. Tombé au nadir le point culminant est affalé dans sa propre vapeur. Le souvenir se parfume de cendres qui le refroidissent au passé. Le transport est en train de mourir d’ennui. La route bute à l’immobile d’une glaciation paralysante. Tombant comme une lame tranchante, il semble que l’abandon cherche à faire passer sa reconnaissance. Jet de l’éponge sur ce qui respire mal dans le présent. Si c’est cette destination que la voie aspire, sans oser le dire, je dois chercher dans les toiles la lumière significative. Passer par l’éclipse, corriger la promesse, la remettre à jour, en en dégageant la peau qui pourrait être morte, sans jouer aveuglement avec l’ivresse d’un mirage.  Toute ‘impression contient sa part d’erreur, l’absence de certitude appelle à gratter la couche du dessus. Qu’y-a-il sous le lit de feuilles, une plante qui continue à vouloir sortir ou un faux-bois qui y ressemble sans la sève ? Donner  la vie demeure, pas le faux-semblant d’un atome d’auto-satisfaction orgueilleuse. Je dois rester droit dans mon tain.

Niala-Loisobleu – 21 Novembre 2017

 

L’Espoir


 

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L’Espoir

Un moment pour rêver d’herbe
sans les pieds sur le tapis de ciment froid

Quand l’épicier de chine klaxonnera
fais-moi penser à lui prendre notre part de soleil frais il reste une grande part de lune

Ensuite nous irons marcher
sans papier-glacé dans les eaux chaudes du berceau à voiles

Tu as les cils qui frémissent que je crois sentir le parfum des baies libres sans les  longs couloirs aux barreaux des fenêtres
Bleu comme seule tu repeints quand sans le vouloir
là où il devait y avoir des mouettes s’est posée une épave de tristesse
Je remonte la vague des sillons la trotteuse court à l’eau pleine d’entrain
j’embrasse l’à venir à deux mains sur les fesses infantiles d’un nuage
en remontant un à un par les trous de ta nuisette l’intérieur de ta peau pour conter notre histoire au son de la respiration pulmonaire du carton perforé de l’orgue de notre  manège de chevaux-de-bois

L’espoir n’a que Nous pour Auteur

Niala-Loisobleu
19 Novembre 2014

LA BOÎTE A L’ÊTRE 28


 

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LA BOÎTE A L’ÊTRE 28

TANT QUE …

Le sifflement d’un avion vint aux oreilles de la tour de contrôle
il est tard Mac rentre tes mous tons
Protège lui le coeur contre les bruits des lices
les tours noient la campagne sous le manque d’attrait des chevaux vapeurs

Tant qu’un brin d’herbe résistera aux charabias
tant qu’un souffle remontera de lèvres en lèvres
tant que le vif de l’oeil allumera deux regards de la m’aime espérance
tant qu’au goudron les petits cailloux s’opposeront
tant qu’oiseau ne s’écrira pas cage
tant que le silence élèvera nos enfants hors des basses-fosses
tant que rien qu’à se voir on n’aura qu’en vie de nulle part ailleurs
tant que crottés de glèbe on roulera nos mues en un semblable cuir tanné

Tant
Tant

Tant que commencé d’un Bon Jour le soir nous aura gardé emboîtés mortaises et tenons

Tant qu’avant que les liserons s’acharnent
nous aurons pugnacé d’une irréfragable volonté de nous aimer à en mourir
nous n’aurons rien fait d’autre que vivre
comme fleur des prés
sauvagement simples
les magasins pourront vanter leurs prix singuliers
nous n’en deviendrons jamais le produit…

Niala-Loisobleu
18 Novembre 2014

TROIS ANS APRES

Tant et plus se disent encore

sans que les moins aient gagnés du terrain

N’est de Bon Jour que celui qu’on embrasse au matin

N-L – 18/11/17

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Qui suis-je sinon ce que je ne craie pas ?


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Qui suis-je sinon ce

que je ne craie pas ?

Tu viens de ces levés qui couchent la raison
et ses mi-graines
sous les ruades du sang de l’espoir

Muselant à la niche les clochers plantés sur les aiguilles
de la férule de Chronos
ne portant plus au poignet que le pouls de l’allant droit de vent

Libres espaces vers lesquels glisse ton ventre coque
que tu harponnes toutes cales ouvertes
au devant de ta propre découverte en boutant hors le scepticisme

Troussée des habitudes
usinées aux manufactures de guerre lasse
ficelant l’affranchissement d’un timbre sourd à l’éveil

L’interdit laissé aux gardes-fous du décor, saute élastique
tu voles alors de la couleur mimétique des marées montantes
en sel à la conquête de toi-même, évitant l’échouage des méduses de ton ombre

Des bois flottants noués aux orées de pontons ancrés
font étapes d’ile en île, faisant reconnaître
l’anonyme matricule par l’utopie salvatrice

Ce qui se touche a plus souvent  la nature du vide que ce qui rêve.

Niala-Loisobleu – 12 Novembre 2017

Tremblement de Taire


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Tremblement de Taire

 

Poinçonné de mon haleine le tuf de l’Atelier a cédé passage à force cris. La mule se cramponne des quatre sabots pour rester dans la crasse ignorance. Qui a vu ? L’homme fort en gueule déhale la lumière plus vite qu’il ne passe la barrière de corail.

La couleur essence, la couleur est sens.

Le jour où j’ai dégrafé ton corps sage du passage public, je ne parlais pas avec mon appendice caudal. Je m’étais ouvert la veine pour l’écusson, une greffe sans méandres au coeur du noyau. Qui s’en rendu compte à part cet instant qui nous mis à part ?

Les mots qui sont posés sur le vernis d’étoile étendent l’ombre bien au-delà de son territoire naturel.

  • C’est du peint à la main ?
  • Non à l’aile de l’âme si tu pouvais comprendre de te taire eh Bouffi…

Le bruit est matière à discussion. La coque qui glisse entre la voix du vent et la profondeur de l’abysse, tient en totalité, l’origine du mystère originel. Les seins qui se balancent à ta poitrine, portent le Verbe de l’Ô Vers.

Derrière la grimace du tilleul quand la chaume se vit devenir un parking, il reste les bribes du vol de l’oiseau ne touchant pas terre. Je sauvegarde la teneur du fil de la rivière souterraine, ne pouvant le confondre à l’égout de surface du pot d’échappement. D’appréhender qu’après moi il restera en Toi, cette part féconde de ma semence, comble la prétention de la trace.

Niala-Loisobleu – 9 Novembre 2017

Je suis un trou de pigeonnier dans le mur de la Vie


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Je suis un trou de pigeonnier

dans le mur de la Vie

 

Bordant la côte et sans amarre, regarder derrière sa carte entre ciel et mer pour comprendre où continuer. L’émotion tient la plus large part. Croisant les regards avec les mots que les tableaux ont fait sortir des murs.

Rien à dire, tout à porter. Ensemencé du grain venu de loin, de tout près, d’ailleurs, pour lever au m’aime endroit.

Le premier tableau tire un si long train d’oeuvres, qu’aucune force motrice autre que l’Amour n’aurait pu le faire avancer à travers des chants, des cris, des sourires et des larmes à la jetée des estrans.

Les premiers visiteurs. On se revoit de si loin, vivants au-dessus d’un moment mis en consigne. Comme de près, neuf, nouveau mais sans question se demandant d’où il vient.

L’Homme n’est que le vivant de ce qu’il préserve en lui, une peinture à venir, en attente dans un univers en sommeil.  Je suis un trou de pigeonnier dans le mur de la vie.

Niala-Loisobleu – 5 Novembre 2017

 

LA BOÎTE A L’ÊTRE 27


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 27

MON JARDIN D’ECRITURE 2

Il n’était je ne sais plus d’heure

Minuit, mi raisin, pleine figue

Debout retournée tu coulais

Chair sablier

Et sans regarder ailleurs je voyais là, ton intérieur

Dépouillé d’artifices

Calcaires en médiane d’une colline d’herbe haute

Glissades du pinceau trempé aux larmes d’une ondée

Humecté de la pâte d’un mamelon de pré-montagne

Frisson de la teinte fluide

Couleur broyée au pilon dans ton ventre mortier

Quel champ de tournesols

Quelle plaine pour nos greniers

Les doigts mélangés aux pigments tissent nos méandres

Sans s’attarder aux barrages du bois mort

Rejoindre la mer

Et voguer coquillage

Comme on va au bout de son rêve

Lèvres gonflées de la grand-voile d’un

« Je t’aime »

L’encre a gratté la palette

De sa plume en profilant la carène

Le tube s’est ouvert à remplir l’assiette du flot remontant

Appétit bleu sur canapé irisé

Les chênes-lièges nous ont jeté leurs bouées

Au moulin l’olive a graissé l’étrave

Je t’ai dit jetons nos peaux mortes, tu m’as donné le sein

Le tableau s’est offert à la marée

Plein de secrets descellés, de malles ouvertes au déroulement du rite

L’Art

Maître des Cérémonies

A conduit le thème aux mouvements des formes, par l’équilibre

de la

Lumière

Accueillant le concept

Immatérielle entreprise

Portée à quatre mains de l’autel du Nord

Au sud par la voix de sortie des brumes

Sous le règne de l’arbre, immémorial gardien

Autour duquel nous accomplissons le cérémonial

Pour nous entrer au coeur du mystère de la Beauté

Cette île d’Amour

Île est perdue

Eperdu

Et je ne saurais toujours pas plus d’heure qu’il est

Le tant de vivre à écrire les mots peints

Peut tromper son adresse au mauvais numéro d’un jour sans facteur

Qui a perdu le sommeil dans une bouteille à l’amer

Poste script t’Homme

D’une nuit où le charme s’est rompu d’un bout à l’autre d’une toile restée blanche

D’avoir subi

Une intrusion violant la bulle

Dans leurs flots

mes Noëls

traînent sur eux un froid

de

Styx

Niala-Loisobleu

29 Janvier 2014

Et si le brouillard est moins épais, c’est pas par la reconnaissance de leurs fautes que les autres y sont pour quelque chose. Qu’ils s’en mordent la langue et s’empoisonnent. Je tire l’échelle. Une nouvelle fois. Ce qui rampe ne s’envole que le temps de retomber en piqué. Hier la stupidité s’est promenée dans les rues sous la conduite responsable de parents grisés par une fierté déplacée.  Déguiser des innocents pour se faire reluire, c’est dégrader sa famille.. Le monde est devenu laid par une volonté provocatrice étrangère à la Nature. Abrités à l’intérieur des Récollets, les Gardiens de la Transe Mission, se sont montrés vigilants. D’une rencontre importante, une exposition prochaine va naître dans les mois à venir. C’est le Bon Jour pour aller faire dormir la cabane

Niala-Loisobleu – 1er Novembre 2017

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A carreaux tiens-toi, t’auras du Coeur


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A carreaux tiens-toi, t’auras du Coeur

A me battre le clou, je la carène de la plante à l’épi. Les jours sans, quand tu vois à ne plus entendre la cloche de brume. Les autres aussi, mais si c’est le blues, faut régler le tempo comme on recale l’aqueux du chas pour aider le fil à repasser dedans. Rien ne saurait prêter à remarque quand du foie ça bile à te faire la langue vert de gris. La connerie ne limitant pas la vitesse de la bêtise, elle croît – c’est un comble pour de l’obscur – à la vitesse-lumière. J’lui disais des essences de bois à cabane. De l’exotique pour le santal qui dégage les bronches, au séquoia pour les boules. Vînt alors le vieux chêne, blasé de la justice à rendre genre dégobille. On lui pèle le gland avec la différence sociale entre l’yeuse qui garde ses feuilles vertes et le liège qui les perd mais reste fluctua nec mergitur. Alors  hésite pas à prendre du être. C’est le meilleur.Ma parole on doit savoir que l’injustice c’est ce qui nourrit l’homme. Tiens il te suffit juste l’écouter cinq minutes. Il va accuser les autres en ignorant totalement qu’il en fait partie. Une salope pire qu’une pute accro de la lime au trottoir des sous en mise tarifée selon le choix, sur place, dans la voiture, sur le ban contre l’arbre. Il en voit des terribles ce pauvre, écorcé au couteau pour un coeur initialé pour la vie qui va pas passer l’année. Ma parole si je mens…

La Parole

Ton vœu qui répugne à l’aisance d’une trame

appauvrie,
Balance entre deux morts.

Les marges se resserrent autour de ton lingot aride
Et déjà, le dernier refuge, le feuillage, flambe,

O ma parole en perte pure,

Ma parole semblable à la rétraction d’une aile extrême sur la mer !

Jacques Dupin

Sois belle et tais-toi. Non, dis tout et ne change rien à ton visage, la beauté c’est l’âme pas le corps tiré au canon. Les compliments de menteurs c’est pire que l’affligeant, c’est une injure. Quand le public se lève pour applaudir casse le prompteur. Artiste c’est pas se faire chanteur, écrivain, plasticien, jongleur, etc.. Artiste c’est savoir l’art de pratiquer avec maîtrise la connaissance approfondie que l’on a acquise en tant qu’humain en tout premier lieu et ensuite dans la profession que l’on a choisi. L’idéal de l’ensemble vivant, la voilà la Beauté où elle se trouve.

Niala-Loisobleu – 29 Octobre 2017

 

Un Tableau à Venir


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Un Tableau à Venir

Durant une précédente période on pouvait penser qu’une sorte de genèse en s’accomplissant , avait définitivement mis les choses en ordre.
La vie se manifeste en se faisant fête, certainement pas faite à l’avance.
Le bal de l’amour sort ses instruments et entraine la Muse à travers chants. C’est la forme du sentiment propre à l’artiste qui s’exprime dans sa force, et avec sa passion poétique. L’expression même de son écriture picturale.
c’est la percée de l’amer, le trou par lequel un nouveau et grand voyage commence.
Le rêve se veut la réalité vivante d’un amour absolu. Le tableau s’écrit à l’Encre  couleur de soi.

Niala-Loisobleu – 25 Octobre 2017

Dire la dada


RobertFrank

 

Dire la dada

 

Le tain pâle d’un jour ordinaire balance son raisin sec sous la treille. Ses bas troués chaussent le boitillement faisant bon ménage avec la canne. Le bègue de lièvre ne saurait conter les spasmes troublants des garrigues à l’ouverture des pores tiers.

Ce relent de saut à la perche tire son élan de toutes ses forces. L’instinct du refus conservant une trace de mémoire. Mot d’espoir qui cherche l’orthographe du sans faute.

Sous les fleurs non-sevrées du corsage, la forge tient la braise. Du cou il faut bien fer quelque chose de l’enclume.

Comment dire à un enfant qu’il n’aurait pas du venir au monde ?

Niala-Loisobleu – 20 Octobre 2017