Débat et des bas…


Débat et des bas…

Un vernis de finition à craqueler qui balade son air fatigué, son odeur de peinture fraîche, m’a fait penser aux arômes de terre retournée qui vaporisent les salades d’un craquant artificiel au banc des supermarchés.

De la chasuble aussi, tâchée de vain de messe, dans le ton de franchise d’un fac-similé de confession. On oublie pas de lire à l’intérieur des yeux, quand on écoute l’interlocuteur. Jocriss jure toujours sur la Bible, ne dire que (sa) vérité. L’humidité plaque ses nitres aux parois dans le secret espoir de gagner les chèvres.

Débat et des bas

la sauce allonge le légume de peint sec…

Cette maison du peuple qui louvoie au long de ses interminables couloirs, digresse, plein de poches sous les yeux, en promettant un changement ressemblant comme dégoûte d’ô au précédent.

Entre un gardien d’hangar à sous-marins de Bordeaux et un pilote à bord du cargo, y a pas photo. Les navires marchands  n’ont pas à craindre les mauvais bancs de sable de l’estuaire pour aller commercer au large de la mer morte franchouillarde.

Depuis le temps que les barons s’emplissent les fouilles, faudrait revenir à la cotriade qui partage la pêche entre les marins. En donnant à l’envi, le courage de sortir de la galère.

Niala-Loisobleu – 25 Novembre 2016

Spaghettitime

LA BOÎTE AU L’ÊTRE 8


LA BOÎTE AU L’ÊTRE 8

L’ÂGE DE

Des couleurs dont je suis né, j’ai le sang des chemins verts

Verts le dépassement, verts la pensée,

verts la transcendance,

verts tout ce qui entre dans l’espoir.

L’espoir pour un monde plus humain, naturellement,

mais l’espoir de faire

sans attendre

d’un Messie

que ça tombe du ciel…

Le ciel nous en sommes le pilote.

Car c’est de notre ciel qu’il s’agit.

Notre ciel incluant notre environnement

quelque

ÎLE

soit.

La vie est belle au naturel d’une saloperie ambiante.

Je ne vais pas dégueulasser les couleurs qu’elle m’a donné.

J’ai à mon âge, les jambes du gamin qui m’a fait découvrir tout seul le trésor

de mon Paname.

J’ai à l’âge que j’ai le m’aime sourire du môme qu’on recevait de plaisir pou lui faire connaître

le savoir à transmettre

J’ai en fin de parcours plus de jeunesse de découvrir qu’avant d’avoir vu

J’ai le coeur à aimer, en dehors de la peur de mourir

Je n’ai pas besoin d’aide

J’appelle pas au secours

Je vais tout traverser du désir d’aimer dans cet

Absolu Vertical

qui refuse

L’aliénation

La trahison

La compromission

L’imposture

La soumission

En chantant de toutes mes cellules et mes viscères qu’il est bon de vivre

Dans le grand bassin

des

Tuileries

mon bateau à l’ô…

Niala-Loisobleu – 7 Mai 2014

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Et comme si je l’avais su

Mai sans le savoir

cet été là, sortit la bicyclette des poubelles

Rayonnement de l’Amour

cabane aux carreaux du sel

N-L – 23/11/16

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L’Adolescent Souffleté


L’Adolescent Souffleté

Les mêmes coups qui l’envoyaient au sol le lançaient en même temps loin devant sa vie, vers les futures années où, quand il saignerait, ce ne serait plus à cause de l’iniquité d’un seul.
Tel l’arbuste que réconfortent ses racines et qui presse ses rameaux meurtris contre son fût résistant, il descendait ensuite à reculons dans le mutisme de ce savoir et dans son innocence.
Enfin il s’échappait, s’enfuyait et devenait souverainement heureux.
Il atteignait la prairie et la barrière des roseaux dont il cajolait la vase et percevait le sec frémissement.
Il semblait que ce que la terre avait produit de plus noble et de plus persévérant, l’avait, en compensation, adopté.

Il recommencerait ainsi jusqu’au moment où, la nécessité de rompre disparue, il se tiendrait droit et attentif parmi les hommes, à la fois plus vulnérable et plus fort.

René Char
Je fus d’abord anonyme. Lâché, ignorant tout du parachute. Mais pareil en tout cela que tous les autres marmots mis au monde.
Gardant la leçon première de natation in puris naturalibus.
Le premier aiguillage survient, c’est la règle imposée. Le bon comme le mauvais vont s’y trouver.
De toutes les naissances successives qui s’ensuivront, la plus importante se situe dès l’apparition de la règle imposée, elle s’appelle l’Equilibre. Auquel nous ne cesserons jamais de devoir faire appel. Ying et yang. Nôtre Porte Basse.
Je suis né d’une pierre brute
j’ai levé la tête
puis à genoux au sol ai tracé
Pierre
j’ai poli
j’ai monté rang après rang
pour atteindre la flèche
j’émane d’avant pour après
je construis ma cathédrale
mécréant sacré
Homme de Foi
Niala-Loisobleu – 18 Novembre 2016
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MAESTA ET ERRABUNDA


MAESTA ET ERRABUNDA

MAESTA ET ERRABUNDA

(Triste et Vagabonde)

Dis-moi, ton coeur parfois s’envole-t-il, Agathe,

Loin du noir océan de l’immonde cité,

Vers un autre océan où la splendeur éclate,

Bleu, clair, profond, ainsi que la virginité ?

Dis-moi, ton coeur parfois s’envole-t-il, Agathe ?

La mer, la vaste mer, console nos labeurs !

Quel démon a doté la mer, rauque chanteuse

Qu’accompagne l’immense orgue des vents grondeurs,

De cette fonction sublime de berceuse ?

La mer, la vaste mer, console nos labeurs !

Emporte-moi, wagon ! enlève-moi, frégate !

Loin ! loin ! ici la boue est faite de nos pleurs !

– Est-il vrai que parfois le triste coeur d’Agathe

Dise : Loin des remords, des crimes, des douleurs,

Emporte-moi, wagon, enlève-moi, frégate ?

Comme vous êtes loin, paradis parfumé,

Où sous un clair azur tout n’est qu’amour et joie,

Où tout ce que l’on aime est digne d’être aimé,

Où dans la volupté pure le coeur se noie !

Comme vous êtes loin, paradis parfumé !

Mais le vert paradis des amours enfantines,

Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,

Les violons vibrant derrière les collines,

Avec les brocs de vin, le soir, dans les bosquets,

– Mais le vert paradis des amours enfantines,

L’innocent paradis, plein de plaisirs furtifs,

Est-il déjà plus loin que l’Inde et que la Chine ?

Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs,

Et l’animer encor d’une voix argentine,

L’innocent paradis plein de plaisirs furtifs ?

Charles Baudelaire

(Les fleurs du mal)

Chariot tintinnabulant de ses dents de lait, que le Beau croque d’un crayon maîtrisé aux premiers matins d’un voyage, j’avance depuis plus longtemps qu’une couronne garde le mordant.En perles de sel, juchées au cou du récif, la vague éclate du rire saute-mouton, au jeu que la vie privilégie, par son innocence que tous les dangers menacent.

Tu n’es que soies et rubans glissant d’une mèche à l’oreille du chant, verdure, ondoyante dans la complicité des vents favorables. Les craies en larges traînées ont tracées des voies lactées dans un ciel encombré par le conditionnement des empêcheurs de rêves. Il y a un âge qui passe ou qui casse, aux portes de la première rentrée scolaire.

Dis-moi Agathe resteras-tu où pas cette bille aux couleurs internes qui roule en dépit des travaux de démolition ?

J’avais la fontaine sur la langue dès mon arrivée dans ce cloaque.

La rue de Verneuil, en tous points chaussée d’accessible m’a étalonné mieux qu’un Maître rue ban.Toujours rafraîchie du bleu nouveau de chaque vendange, elle va son cru sans besoin d’A.O.C.

Visage fouetté des embruns qui font l’exceptionnelle couleur des fougères, si tu même me suis, nous irons au-delà de la dernière falaise sans périr dans l’amer.

Niala-Loisobleu

17 Novembre 2016

Laurie Kaplowitz blue-morpho-mask

 

L’AVALE HANCHES


L’AVALE HANCHES

 

Incertitudes de direction qui tiennent le vent en stase. Les tentations en ragent. Tellement facile de saisir le désarroi de passage pour en faire le caillot qui barrera le bon itinéraire en avale hanches.

Dis-moi ton nom? Le bon pas les autres…

je sais comment mauvais sang tentateur tu t’appelles.

Du sirop d’égo en intraveineuse, un billet pour la mort par suspension des godasses du sol fertile. Mirages. Première classe en vas donc couchettes, le plaisir d’essence en main carbure slip in ô riant express pervers…

Les Amériques et le camp serf du Colomb ouah la junkie parade de la poudre au né…

Une petite cuillère de ce type est du plus mauvais service qui se puisse mettre au ber saut.

Hallucinogènes rencontres, poursuite fatale, mort subite…Pêche au l’hampe haro…

Dans l’anse du pas nié le canot rugissant du tigre, tire la barque du pire, l’amour est enfant de Beau Aime,

Petite Fille ton Odyssée se sauvera du plus purulent marécage qui soit. La fosse aux crocodiles n’usinera pas son sac .

Fauve et charnel tout corps plongé dans l’ô reste sensuellement aimant par  pôle positif.

 

Niala-Loisobleu – 16 Novembre 2016

 

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TEL UN FILET ENTRE LES PIERRES


TEL UN FILET ENTRE LES PIERRES

Café au lait un matin des brouillards

accroché ci-et-là

ça commode

Morceaux de jour qui fument après l’amour

humidifient en corps cette sécheresse de discours. Peint chaud-doré, tapis au carrelage froid d’un perron se voulant ouvert côté jardin.

Quand l’épicier de chine klaxonnera devant le seuil

fais-moi penser à lui prendre du soleil frais

s’il en a

Ensuite nous irons au marché

je te prendrai dans mes bras, comme si de rien n’était

colorée anémones

sans papier-glacé, pour ne rien faire disparaître des chaleurs que ta peau m’inspire

Tu as les cils qui frémissent que je croirais sentir un parfum de rampes ouvertes sans longs couloirs souterrains

que seule tu me donnes à voir en plein sur les champs dépassant l’enrouement de toux-inclus d’un organisateur de mirages (amoureux, c’est plus grave)

Là où des mouettes

remontent à la charrue la vague des sillons

j’embrasse l’à venir

à deux mains

en remontant un à un les trous de ta nuisette

qui a glissé des bretelles

afin que nous demeurions petits-chemins

hors Descartes…

pour ne pas porter la poisse au rêve

Niala-Loisobleu

13 Novembre 2016

 

utopia.house

MOTS D’ARBRES D’AU REVOIR


MOTS D’ARBRES D’AU REVOIR

Tu me bruisses papaïne

Extraite de tes secrétions suspendues aux sabliers

Laitances hévéa dévalant les escaliers de ma palette

En prospection minière au fond du feu de la montagne sacrée

Des feuilles aux nervures canalisatrices les gouttes de siccatif se refusent à sécher

Les castors ont été tenus à l’écart du projet de barrage

Ils pourront de leur queue battre le faire sans détourner la voie de nos vaisseaux

Entends-tu comme tu résonnes d’en corps plus loin ?

Hier un nuage a tenté de lever une armée de mercenaires pour renverser le point du jour

Termites en division sur des chevaux mécaniques blindés

Ils sont montés à l’assaut des petites vies vertes pointant aux branches en sommeil

Leurs lances-flammes pointés sur les salles de travail des fruitiers

En vouloir violer les enfants dans le ventre des femmes

Sabres brandis pour étêter les pépinières

Tu as si fortement tremblée de la racine, que tu as fait sauter le couvercle des volcans.

La mer en se renversant est montée si haut que des cabanes serrées les unes contre les autres, ont essaimées des armures bandées de flèches à crever les orages

Les craquements des rotules des branches a faire croire un instant à la fin du monde

Alors que ce n’était que la faim de vivre qui tordait les fûts

Soudain la montagne a monté ses pics de plusieurs étages

La cime mirador coiffée d’un arbre nouveau

Ouvrant des étendues au silence

Pour qu’il fortifie sa musculature en faisant de la fonte aux neiges noircies

S’écoulant

Par les brèches que les cris de Vincent ont percées aux murs de l’hôpital

Quand Léonard est parti en chantant Alléluia…

Niala-Loisobleu – 11 Novembre 2016

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REGAIN DU SANG…Extrait


REGAIN DU SANG…Extrait

 

La terre brisée où je te retrouve

– tes mains puisent à mon visage et j’ai cessé de mordre le vent dans tes cheveux –

cette terre de sacre, de couleurs avides d’ombre tendre compte ses failles avant boire.

Un peu de feu nous tient à distance.

Des armes dorment près de nous qui ne sont pas les nôtres.

Soudain cette hâte à rompre les fruits sur l’étal au plus cru sous le ciel,

et dans la pulpe la lumière fraye

– nous sommes avec l’eau courante le sucre sur la peau,

celui que la faim oublie, qui réveille les langues.

Nous prendrons le chemin à l’heure où l’horizon vacille,

avec ce goût d’orge dans le désert de nos gorges.

Emmanuel Damon

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Peinture d’Emmanuel Damon

 

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Je te dis


Je te dis

 

Sortant des doigts graisseux d’un embarcadère à vidanges, du moins est-ce ce que la plupart des touristes pensent faire en s’inscrivant dans le dernier train pour le must en vogue, j’aperçus le petit chemin de mes conversations en tête-à-tête.

Oui je me parle à moi tout seul.

Et vu que je suis pas causeux dans les coins faits pour ça, j’étonne. Mais ce n’est pas nouveau. Je sais que les gens me trouvent bizarre. Les plus courageux passent a frôler cette question qui leur fait se gratter le cul en me voyant; heureusement qui sentent que je suis pas de la jaquette…m’enfin qu’à se tripoter les joyeuses, peut-être qu’ils souriraient…on f’rait tout pour dégriser.

Apres mon premier échange de points de vues, .je me rince la bouche au souvenir des pincements  à travers les poils de ma poitrine, c’est comme si ta présence ne se coupait pas d’une seconde. Que j’aille entre deux couleurs ou au châssis à tendre, je sens tes doigts me faire outil  pour façonner la prochaine parole. Ta présence est quasiment majeure dans ces rencontres de l’Autre. Je t’aime de cette abolition de différence. On est  à peaux nues en symbiose.

A partir de cet instant Bleu, des heures vont nous laisser ensemble.

Niala-Loisobleu – 04/11/16