J’ai d’Encre 3
Toi petite maison
nid de branche
mon village blanc
aux yeux fenêtres
accroché
au chemin bleu
J’encre en Toi
calligraphique
chambre d’Amour
nervure de mes feuilles
deux lignes de vie
en part à l’aile…
Niala-Loisobleu – 11 Janvier 2017

Toi petite maison
nid de branche
mon village blanc
aux yeux fenêtres
accroché
au chemin bleu
J’encre en Toi
calligraphique
chambre d’Amour
nervure de mes feuilles
deux lignes de vie
en part à l’aile…
Niala-Loisobleu – 11 Janvier 2017


Pour te trouver
tendre la main ne donne rien
il y a l’être là
tout entier
plus vivant
que le rasséréné donné par l’objet présent
Au-delà du calme bousculé
que les pas écrasent du trop pressé
collée à dermes
toi tu es
où que je sois
Au banc des phoques d’une sortie en mer
au carrefour du monde dans une rue du Luxembourg
au parvis d’un forum des halles
aux soupirs des gondoles
propres à la place St-Marc
Et en corps juché sur le rocher
battu par un vent rapprochant
aux oliviers de Filitosa
Ton odeur longe les pierres
grimpe
en se frottant aux marques humaines
froissant la graine à l’ouvrir
pour aller au bord de la rivière boire le ponton
embarcadère de l’estuaire
Qui mieux que toi
saurait extraire le goût du fond de la chair
dans la souillure du sédiment
et m’en enduire
couchée à plat-ventre
à chacun de mes pores
Qui sauf toi
ne laverait pas les draps de nos ébats
pour garder sous les yeux le cerne de leur bleu
et les plis de leurs écumes
Je te garde loin
pour t’avoir en tout
intégrale en moi
plus près
marquée des lignes de mes mains
peintes à l’aquarelle de ton désir
sur mon châssis tendu de lin
Réalité-vraie
de la fission cellulaire d’un noyau
toujours en germe
en dépit des apparences d’une fausse notion du sentiment vif
de l’absolu
Tu es la porte d’une cabane suspendue
où l’énergie bâtit la rampe de l’escalier
Eternité transcendantale
que la mort incorpore sic
sans éteindre les feux
du Tout
que nous sommes devenus
par notre seule volonté
de nous tenir près loin
pour nous rejoindre au plus vite
Niala-Loisobleu – 9 Janvier 2017
Dans le levé du jour laisser les traces d’habits qui n’allaient pas, quelque chose, m’a-t-il semblé au terme d’une nuit froide, blanche, tiens, oui c’est ça, de gel. Prendre le chemin de la cabane, une vraie toilette, en ce moment où elle est seule et ne s’attend pas à me voir.
Glacée dans sa robe de givre, mais le sourire sur la porte, à peine m’a-t-elle aperçu. Voilà qui réchauffe d’un autre quelque part., laissé pendu à son suspend d’interrogation.
Au retour fin d’après-midi, l’impression d’un trouble ne me quitte pas. Etrange, pas innocent mais spontané, j’ai senti la nécessité d’entrer dans la parenthèse. Ton vieil instinct animal mon P’tit-Gars. La purge. Comme dab, je refuse de faire un compromis avec le flou qui couvre une histoire qu’on a pas voulu dire dans son contexte vrai.Le tort ou à raison, empêche tellement l’existence de la simplicité. Sans l’avoir prémédité, toujours à partir d’une maladresse naît une erreur. Et la suite s’embourbe…
18 h, la nuit se remet en place, une Suze à l’eau…oui c’est moi, comment tu vas ?
Niala-Loisobleu – 7 Janvier 2017
Ici commence un nouveau chapitre de votre vie. Décider. Changer. Se réinventer. Agir. Expérimenter. Réussir. Oser. Rêver. Gagner. Découvrir. Exiger. S engager.Penser. Croire. Grandir. Appartenir. S éveiller.
Nous avons parfois besoin de retrouver un sens à notre vie, de lui redonner souffle et équilibre.Et si un livre avait le pouvoir de vous faire découvrir un monde nouveau ?Et si, grâce à la magie des mots et d une histoire, vous commenciez un nouveau chapitre de votre vie ?Aleph est ce livre. Aleph est un voyage qui pourrait bien changer votre existence.
(Source Babelio)

Je n’ai volontairement ouvert que mes volets intérieurs, choisissant de laisser ceux de l’extérieur en dehors. Pourquoi me demandes-tu de cette Voix-Toi, de jet mots, qui me chamboule à chaque fois ? Oh pour plusieurs raisons, qui dans le fond sont la même, te réponds-je.Tu sais les traces des dessous que tu ne portes jamais, se mettent par tout comme un territoire que tu m’as mis en partage. Je suis en brossage dedans, mijotant, à la nage, ta peinture aux doigts où que je sois. Le jour où je, qu’on s’est Nous, l’un des émois qui m’a intensément traversé c’est ton côté animal. Tu sens par les vertus phénoménales du poil laissé librement occuper ses jardins ouvriers. Tes seins ne supportent pas plus que moi d’être tenus en cage comme des serins. C’est d’ailleurs ce que je vois sur la jetée du bout des pores en venant voir les marées. T’es une criée retour petit-bateau. T’as l’écaille rose en corps ruisselante. Les voix qui accompagnent tes diverses apparitions ne galèrent pas sous le fouet.Elles sont chansons de marin tirant sur les écoutes en carguant la toile. J’tire un bord, tu viens à la gîte, rase-motte le dessalage. Toute façon comme tu dis t’as déjà vu ma quille, question safran t’épices et tiens bon la barre. J’attends pas les printemps pour t’avoir au nid de ma façade mon Hirondelle. Quand me sachant mécréant tu viens m’évangéliser, en communiant dans ma bouche ton hostie, c’est qui qui part le premier en encens voluptueux ? Au bastingage de tes hanches j’crains rien du coup de tabac. Un coup d’sein en pleine tronche ça vous île grand-large. L’étagère du dessus du lit, où tes cris tiennent dans le serre-livre de tes cuisses, reste ma préférence de chevet. Mon cheval aime l’harnais de tes aisselles, ça le balance à paris mutuel. Je ne sortirai de Toi que pour les commissions nécessaires à te manger. Je te bois vert orée mon Amour.
Niala-Loisobleu – 6 Janvier 2017

Si c’était qu’tu voudrais rien défaire
Toi
qu’tu m’as tellement voulu là
Moi
j’laiss’rai tout autrement
mieux comme ça
en corps plus près de Toi
Toi mon Coeur !
Niala-Loisobleu – 30 Décembre 2016
Affermi par la bonté d’un fruit hivernal, je rentrai le feu dans la maison. La civilisation des orages gouttait à la génoise du toit. Je pourrai à loisir haïr la tradition, rêver au givre des passants sur des sentiers peu vétilleux. Mais confier à qui mes enfants jamais nés? La solitude était privée de ses épices, la flamme blanche s’enlisait, n’offrant de sa chaleur que le geste expirant.
Sans solennité je franchis ce monde muré : j’aimerai sans manteau ce qui tremblait sous moi.

Trop longtemps. La germination peut prendre un rythme pachydermique. La taille, comme toujours, demeurant proportionnelle à l’évènement-dès lors qu’on ne fait rien anormalement-cette fois, elle a bien tenu sa dimension secrète. L’argument avancé fut un mystérieux froid créant un état inhospitalier de l’atelier. En fait après cette nuit de blancheur freudienne, m’est apparue la véritable raison qui m’a bouté hors, des semaines durant.Et soudain la Lumière. La page blanche s’est auto-asphyxiée…
Un pan après l’autre les murs se déchirent l’un après l’autre. Tout démonter, marquer chaque pièce, devenir son archéologue.
Cette année parvenue à son terme. Le chariot du grand couloir et son seuil et son coulis de valise. La grande Carte. Une femme. La mienne. Bon Anniversaire. Souris, t’es filmé, fait trois p’tits-tours et fous l’camp de tes enfants. On entend des bruits métalliques, rails qui perforent la poitrine, chocs frontaux. Peur aux trousses.Nuit glaciale, que de chiens pleurent. Puis du rouge tribunal avec le noir sentence, scandent la marche funèbre.
Mon road-movie, Magicien d’Oz qu’as-tu fait, te v’là aux 4OO Coups, Godard par défaut au Cinéma Paradiso
Tout se rembobine, ça vient copier-coller à remonter trois mousses que taire. Cliquetis, lui c’était qui, elle ses yeux m’échappent ou bien c’est moi qui refuserait de regarder. Oriente bien le rétro, t’as pas de caméra de recul. Gare.Que de serpents, ça grouille partout. Il faut sauter. J’envoie la voiture en cascade dans la clôture et en laisse deux sur l’bord de la route. Abandonnés à leur choix.
Absolu je te veux, Absolu je t’aurais.
Passent les ânées, les poubelles devant derrière, mon vélo, un autre soleil ? Oui l’Amour dit Bon Jour.
Vous avez bien dit authentique ?
Pantalon, chemise et sous-vêtements arrêtez-vous. C’est le dernier seuil. Allez à poil !
Le temps est décomposé en plusieurs jets de dés du subjonctif au conditionnel passé et présent. Merde que le futur fasse pas chier, on a besoin d’élan pour le tant présent. Mais ça fait combien de foyers à garnir, de kilomètres à séparer, de lits à bassiner entre cité, campagne, mer, montagne, cabane, chalet,mas c’est la gamme de l’ardoise-chaume-tuiles…
Le cheval est là, il n’est jamais sorti du sillon. Juste une panne de récoltes et un grenier vide qui se les gèle. Un quotidien enrhumé qui se balade en tenue d’été comme si rien n’avait changé. On vole à mains-basses, pas de branche en branche. On escroque, on tyrannise, l’imposture est un must. Le grand N° s’approche.
T’as d’beaux yeux tu sais mon Coeur, ça au moins c’est pas du grand-guignol. C’est ton âme nue, qui se cache de rien. Elle montre sa souffrance comme son bien-être. Sans ignorer la distorsion entre les deux.Non rien n’est fini, tout est en continuité de recommencement.
L’espoir en nudité avec du poil autour on a besoin de rien d’autre, c’est le Tout.
Niala-Loisobleu – 28 Décembre 2016

Etat d’avancement du tableau au 27 Décembre 2016 au soir.

Tout ce qui nous importe s’éloigne de nous
Tous les rêves, tous ces rêves, tous ces baisers volés
Tous ces rêves envolés qu’on a abandonné
Et qui nous donnaient l’envie d’aller jusqu’au bout
A présent nous supplient de rester debout
Mais les rêves, tous ces rêves que l’on ne faisait plus
Mais les rêves, tous ces rêves que l’on croyait perdus
Il suffit d’une étincelle pour que tout à coup
Ils reviennent de plus belle, au plus profond de nous…
Aimons les étoiles
Laissons-les filer
Aimons les étoiles
Tous ces rêves, nous élèvent, nous font aimer la vie
Tous ces rêves, ça soulève et ça donne l’envie
L’envie d’un monde meilleur, c’est beau mais facile
De pas commettre trop d’erreurs, c’est bien plus difficile
Car les rêves, car les rêves parfois viennent s’échouer
Et s’achèvent, et s’achèvent devant l’écran d’une télé
Dans un monde qui nous agresse, qui peut vous mettre en pièce
Solitaire dans un trois pièce, tout ce qu’il nous reste…
C’est d’aimer les étoiles
Laissons-les filer
Aimons les étoiles
Laissons-les, laissons-les, laissons-les filer
Tous les rêves, tous les rêves que l’on a poursuivi
Tous les rêves, tous ces rêves pour un bel aujourd’hui
Et qui nous donnaient l’envie d’aller jusqu’au bout
A présent nous supplient de rester debout
Mais les rêves, tous ces rêves que l’on ne faisait plus
Mais les rêves, tous ces rêves que l’on croyait perdus
Il suffit d’une étincelle pour que tout à coup
Ils reviennent de plus belle, les rêves sont en nous.
Les rêves sont en nous…

Je pense aux holothuries angoissantes qui souvent nous entouraient à l’approche de l’aube
quand tes pieds plus chauds que des nids
flambaient dans la nuit
d’une lumière bleue et pailletée
Je pense à ton corps faisant du lit le ciel et les montagnes suprêmes de la seule réalité
avec ses vallons et ses ombres
avec l’humidité et les marbres et l’eau noire reflétant toutes les étoiles
dans chaque œil
Ton sourire n’était-il pas le bois retentissant de mon enfance
n’étais-tu pas la source
la pierre pour des siècles choisie pour appuyer ma tête ?
Je pense ton visage
immobile braise d’où partent la voie lactée
et ce chagrin immense qui me rend plus fou qu’un lustre de toute beauté balancé dans la mer
Intraitable à ton souvenir la voix humaine m’est odieuse
toujours la rumeur végétale de tes mots m’isole dans la nuit totale
où tu brilles d’une noirceur plus noire que la nuit
Toute idée de noir est faible pour exprimer le long ululement du noir sur noir éclatant ardemment
Je n’oublierai pas
Mais qui parle d’oubli
dans la prison où ton absence me laisse
dans la solitude où ce poème m’abandonne
dans l’exil où chaque heure me trouve
Je ne me réveillerai plus
Je ne résisterai plus à l’assaut des grandes vagues
venant du paysage heureux que tu habites
Resté dehors sous le froid nocturne je me promène
sur cette planche haut placée d’où l’on tombe net
Raidi sous l’effroi de rêves successifs et agité dans le vent
d’années de songe
averti de ce qui finit par se trouver mort
au seuil des châteaux désertés
au lieu et à l’heure dits mais introuvables
aux plaines fertiles du paroxysme
et de l’unique but
ce nom naguère adoré
je mets toute mon adresse à l’épeler
suivant ses transformations hallucinatoires
Tantôt une épée traverse de part en part un fauve
ou bien une colombe ensanglantée tombe à mes pieds
devenus rocher de corail support d’épaves
d’oiseaux carnivores
Un cri répété dans chaque théâtre vide à l’heure du spectacle
inénarrable
Un fil d’eau dansant devant le rideau de velours rouge
aux flammes de la rampe
Disparus les bancs du parterre
j’amasse des trésors de bois mort et de feuilles vivaces en argent corrosif
On ne se contente plus d’applaudir on hurle
mille familles momifiées rendant ignoble le passage d’un écureuil
Cher décor où je voyais s’équilibrer une pluie fine se dirigeant rapide sur l’hermine
d’une pelisse abandonnée dans la chaleur d’un feu d’aube
voulant adresser ses doléances au roi
ainsi moi j’ouvre toute grande la fenêtre sur les nuages vides
réclamant aux ténèbres d’inonder ma face
d’en effacer l’encre indélébile
l’horreur du songe
à travers les cours abandonnées aux pâles végétations maniaques
Vainement je demande au feu la soif
vainement je blesse les murailles
au loin tombent les rideaux précaires de l’oubli
à bout de forces
devant le paysage tordu dans la tempête
1942
Cesar Moro (poète péruvien – 1903-1956)

Au bout qu’y-a-t-il ? Une représentation de ce que l’on cherche. Certains, pessimistes par nature, diront ouais mais c’est l’image d’un échouage.
Aqua réponds-je: on n’âge qu’en ses artères. Si t’es de ceux qu’impassent, pourquoi tu dis je sors chercher puisque t’es rien. La quadrature du cercle ça te dit ?
-Mais de quoi il cause, là l’Oiso ? Je pédale à le lire ?
– Mais andouille, si tu savais me lire tu saurais que je parle toujours d’amour. En allant d’un endroit à l’autre de ses multiples paysages.Je parle à mon Coeur. A la fois Elle Emoi. En cheminant par le chemin que l’ouverture des volets, m’a montré le matin. Oh, ces chemins sont rien à voir avec les vices innés ordinaires. Pas non plus des autoroutes, chez moi pas de péage, tu te balades gratos. Capito ?
Aimer c’est un polissage de soi des plus difficiles. Garder l’équilibre de l’Autre, ouah des fois, m’aime honnête, tu débordes dans son privatif, que tu deviens cannibale. Tu fais con presse. Etouffoir. Baillon. Muse lierre…
Je sais les besoins qu’on a de l’autre en des moments se mettent en érection, que t’es entraîné dans une ascension volcanique que t’en as plus le sens de la mesure. Tu causes plus tu laves à tout cramer.
Toi, t’as des besoins de t’en aller tout seul, pourquoi pas Elle ?
Et ce qui perle sur mon front
Gouttes de pluie, gouttes de froid
L’envie de m’éloigner de toi
Et mes larmes, et mes armes
Sont ma peine, ma peine plus que la haine
Et mes larmes, mes larmes
Dieu que j’ai mal
Et tournent, et tournent dans ma tête
Les images du long métrage
Où tu es belle et moi la bête
Et la belle n’est jamais sage
Quand tu diras que c’est ma faute
Que je n’ai jamais su t’aimer
Au diable toi et tes apôtres
Je m’en vais
Je m’en vais
Je m’en vais
Et tournent, et tournent dans ma tête
Les images du long métrage
Où tu es belle et moi la bête
Et la belle n’est jamais sage
Quand tu diras que c’est ma faute
Que je n’ai jamais su t’aimer
Au diable toi et tes apôtres
Je m’en vais
Je m’en vais
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