JE L’ATTENDAIS


JE L’ATTENDAIS

Elle n’est pas très bien réveillée
Elle fait tourner sa cuillère dans son thé
À quoi pense-t-elle dans sa tête
Je ne sais rien d’elle, on s’est connu hier

Une nuit, ce n’est qu’un début
Mais elle aussi a l’air un peu perdu
Est-ce qu’elle devine que je l’aime
Qu’elle me bouleverse déjà depuis hier

Je l’attendais, je l’attendais
Oh, comme je l’attendais
C’est elle, exactement
C’est elle que j’attendais
Une fille comme elle, c’est ça que j’attendais

Elle s’assoit sur le canapé
J’ai l’impression qu’elle aimerait bien rester
À quoi pense-t-elle, qui est-elle
Je ne sais rien d’elle, on s’est connu hier

Je l’attendais, je l’attendais
Oh, comme je l’attendais
C’est elle, exactement
C’est elle que j’attendais
Une fille comme elle, c’est ça que j’attendais

Je l’attendais, je l’attendais
Oh, comme je l’attendais
C’est elle, exactement
C’est elle que j’attendais
Une fille comme elle, c’est ça que j’attendais

Michel_Delpech


d198e356cb153b0a63d489e8ef851609

PREMIERS SOINS

A APPLIQUER EN TEMPÊTE

 

Bélier de vents, coups de lames butoirs le littoral relit le manuel du sauvetage en mer, le script maudit de la nouvelle vague scélérate. Le réseau retourné sous les assauts s’est enfoui dans l’abstinence communicative, réflexe de sauvegarde. Mais quand les poteaux sont en balance au bout des fils, bernique, mon gars pour le tout électric tu r’passeras quand ce s’rô fini. T’as peur de ne pouvoir surmonter ? Les punaises qui tiendraient l’inconnu en image ne se sont pas prises en considération. Faut puiser dans la poche kangourou de ton pantalon pour éviter de te gerber pareil qu’on s’tire une balle dans l’pied.

La plus paisible image que mes mains ont trouvé pour m’accrocher à ce matin, captif au beau milieu des hurlements du vent, avait les yeux verts ce qui seul compte seulement de vivre. Résister c’est quelque chose de tous les jours. Le baiser au sein de la nature, juste une voix d’enfant jouant avec un grand-père qui l’assure des oiseaux discrets sur le chemin tout boueux d’une crue s’arrêtant au seuil du tunnel, lèvres propres du temps qui s’arrête en vous remontant juste de son essence ciel frais, chaud d’une promesse qu’un hier se propose de rattacher aujourd’hui à deux mains.

Le visage d’un ciel qui nage en cet endroit

m’assied à prendre le tant de voir passer des années de bonheur ici

ces mots là me donnent à peindre

pour dire l’amour en corps d’un rêve qui ne finirait pas sans être.

Il fait très mauvais dans l’alentour de ma cabane bleue, tiens-toi contre elle mon Coeur, tiens-toi,  y a que sel là qui tienne à cru au cheval. Je t’aime tu sais et ça m’accroche.

Niala-Loisobleu

4 Février 2017

REGARD AU FOND


0a4400b469fad5519c933c9adc48db39

 REGARD AU FOND

Nuit passée, un matin se glisse entre les peaux de fleurs en s’asseyant sur l’appui de la fenêtre. Les derniers jours ont subi des dérangements ménagers tirant à eux les casseroles en batterie

un chat vient de glisser dans ma gorge

où sont les mots qui nous la font claire ? Impossible qu’ils se soient égarés.

Suis  plus que jamais en amour de Toi, cette stase ne peut que m’être étrangère. Mouche collée à la vitre froide des emmerdes qu’on a pas provoquées mais qui s’y s’imposent.

Le réverbère tâtonne

son halo balance quelque part

assez de lumière

gardée contre toute endémie en recherche.

Quel goût avait le vent à la ramasse

de l’empreinte claire de nos pas

Des yeux verts me disent

les ongles cherchent

la pluie attachée au flacon du soleil

l’herbe foulée

l’écume au galop

Et mes paumes à l’à-plat

repeignent d’un réhaut

l’appel invisible de l’embrun

aux touffes des côtes

mouvements porteurs

d’un écho système

Au lit de l’insomnie, tu n’as rien d’une fin  d’amour. Couchée à la pointe des pieds, au guet du jour, la tempête va finir par se calmer. Je relève ma fatigue du m’aime espoir qui sait emplir ce qui paraît vide. Aux termes des hivers, la sève se ramasse sur elle-même pour jaillir, vidant dans l’effort les muscles du nerf optique au point de la crampe.

Niala-Loisobleu – 3 Février 2017

LA BOÎTE A L’ÊTRE 11


main-header_father-naturemain-header_father-nature

LA BOÎTE A L‘ÊTRE 11

LE MATIN DU PROCHAIN AUTRE JOUR

Aujourd’hui mon amour je suis trop fatigué pour t’écrire. Tu trouveras dans ton cœur une lettre de plusieurs pages, remplie de silence. Lis-la lentement. La lumière de ce jour l’a écrite en mon nom. Il n’y est question que de toi et de ce repos qui me vient chaque fois que je tourne mon visage vers ton visage, là-bas, à plusieurs centaines de kilomètres.

Il faudrait accomplir toutes choses et même les plus ordinaires, surtout les plus ordinaires – ouvrir une porte, écrire une lettre, tendre une main – avec le plus grand soin et l’attention la plus vive, comme si le sort du monde et le cours des étoiles en dépendaient, et d’ailleurs il est vrai que le sort du monde et le cours des étoiles en dépendent.

Nous envoyons notre ombre en ambassade, loin devant nous. Nous la regardons parler à d’autres ombres, leur serrer la main et parfois se battre avec elles. Nous regardons tout ça de loin et le réel n’entre que pour peu dans nos vies – dans l’effraction d’une joie ou d’une douleur auxquelles nous commençons par refuser de croire.

La certitude d’avoir été, un jour, une fois, aimé – c’est l’envol définitif du cœur dans la lumière.

Christian Bobin

(Extrait de L’éloignement du monde)

 

De cette nuit franchie tes bras me sont restés pleins des odeurs fortes qu’à ton corps quand il se met à ne vouloir qu’aimer et rien d’autre, puisque aimer est le Tout, qui ne s’encombre pas d’inutile.

On en parle de partout à l’encan.

Les hommes ne croient qu’au pouvoir de l’argent.

La montagne et Jean en savaient plus haut que l’Everest de la simplicité qui fonde la grandeur de toutes choses. Messieurs les beaux habits, Mesdames les belles crèmes antirides, ne sont que des enduits de façade, promis à la fissuration.

Un petit chemin dans l’herbe qui s’y prête va mieux au coeur du bon endroit qu’une autoroute qui ignore l’âme des petits villages. La plage au bas de tes yeux, crique le bain de mes regards voyageurs qui croquent le bon geste .

Un cerne est un matin bleu des étoiles peints au nocturne de nos jardins sous la lune.

Ceux qui clament être des changeurs de monde ne sont que des allumeurs d’artifices mouillés, de marées sèches, de lunaisons sans fesses, de prothèses sociales, de mauvais numéros de transformistes qui ne savent absolument rien de la vertu première du sel .

Quelques fils de lin tissés aux poils du bois de mes pinceaux te serviront de cerfs-volants, je t’aime d’une écriture sans maux, je t’aime, d’un regain de vie trouvé au souffle de chaque baiser que tu s’aimes à la volée.

Me voici bien réveillé au matin du prochain autre jour…

Niala-Loisobleu

17 Octobre 2014

FullSizeRender (6)

 

 

MON CAP SUD-OUEST


img_0517

MON CAP SUD-OUEST

 

Enfant, je découvris la  Charente-Maritime, ce large, qu’adulte resté innocent je ne cesse de voguer vers l’absolu. J’ignorais alors combien ma vie y serait liée…

1936 – Les premiers congés-payés, les trains de plaisir allaient me faire entrer  au bonheur des vacances familiales…

1939 – De St-Trojan où nous passions l’été, mon père et mon grand-père furent mobilisés…nous rentrâmes à Paris…

1940 – L’exode. Ma mère chargea la grosse C4 et en route pour l’exode…péripéties d’un chemin surchargé, ponts sur la Loire plus qu’aléatoires, Jeux Interdits…on finit par arriver…à Marrans où quelques jours après je vois les premiers soldat allemands entrer…

1945 – Fin de la guerre retour aux premières vacances depuis cinq ans…Mes parents choisissent l’Ile de Ré, où j’irai durant des années au Bois-Plage….

1972 – J’ai définitivement quitté mon Paname et m’installe à St-Georges-de-Didonne, suivront La Rochelle, St-Jean-d’Angély, Cognac et enfin la cabane en Moëze-Oléron…

Tour de Brou le gros noyer garde les pierres, debout au coeur du Marais de Moëze-Oléron, tout près, ma cabane s’y appuie la joue, yeux fermés sur un large tous jours grand ouvert…mon Île, mon Asile de Paix…parmi les oiseaux, le sel et le ciel qui n’en finit pas de joindre son bleu à la mer…

Le Ras d’Eau et Le Tiki à Royan  plus que ma Côte Sauvage, un temps fort de mon épopée, ma mue.

On ne sait jamais combien une histoire d’amour ça peut vous hâler votre tour de vie…

Niala-Loisobleu – 30 Janvier 2017

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/emissions/cap-sud-ouest

La Fenêtre


La Fenêtre

De tellement de vents contraires, un jour de belle au bois dormant, quand tout se déglingue à vous lâcher, la fenêtre se mit en rideau.

Ceci n’est pas un conte d’auteur

En navigation c’est le pot noir qu’on appelle ça.

Makache, plus de zef, t’es mis dans la quarantaine des improductifs possibles de contaminer les z’autres. A parler gringue comme d’une MST,  tu fous les boules et pas les bonnes, celles qui font tilt

Tu te prends furieusement à rêver des 40 rugissants à force d’être au bout de ton index à fantasmer  sur les sites Port-Nous, les laissés pour compte. Que tu t’en remets pas la gueule d’être passé pour un non-reconnaissable. M’aime la psychée (qui tu vas) quand tu passes devant elle te tire la langue.

Pis paf, la mer morte se réveille et d’un coup de clair on y va, l’amer meurt.

Pas question de faire quérir Charles, on va pas chialer c’te Mamma là. Merde une mauvaise mère que c’était à vouloir imposer ses diktats. Non, s’abaissant la culotte, la cravate, la chemise et le chapeau d’épines, on descend de la croix au rouge pendant qu’on a encore les ah tributs proches-parents.

On sort du lit vaseux

Pour un autre marécage que la nature lui a mis au lotus. C’est une vraie femme, là, qui fait du rideau une baie libre.

Tout s’enchante, l’haleine se tire des mous tons, c’est chaud d’aimer, c’est bon d’aimer, c’est vivre que de faire l’amour

Aile Emoi, nous voici étendue, vaste large, sortant de l’estuaire, l’horizon debout à la verticale, les corps-morts laissés aux épaves du cimetière marin. « Vive l’Amour ! »qu’ont ses cris reconnaissants.

Niala-Loisobleu – 29 Janvier 2017

img_1498

Encre de Niala- « La Fenêtre » -Canson Vidalon 300g 24×32 – 29/01/2017

Il n’y a là que Niala/Être personne en fait ça prouverait qu’on a réussi à être quelqu’un/1


Il n’y a là que Niala/Être personne en fait ça prouverait qu’on a réussi à être quelqu’un/1

Je jurai à plusieurs reprises, passant en revue les gens à proximité. Ceux qui n’ont pu partir à cause de l’immortalité acquise par nature, plus nombreux selon les jours avec ou sans, que ceux qui n’en finissent pas de rester en figeant le libre échange. Je me mis à marcher dans une direction, me retournai et repartis dans le sens opposé. Je vis un enfant avec une femme, ouvris la bouche pour parler et m’aperçus que l’enfant était un garçon en fait triple et que la femme n’en était pas une au sens que j’ai dans mon coeur.

Je m’adossai au béton froid qui sort de cette terre, sentant mes genoux se dérober sous moi, parcouru d’une onde bouillante et glaciale, les larmes me piquant les yeux. En manque de respiration, cherchant le retour du souffle en sachant parfaitement où il venait de se déplacer. On me retrouvera sans doute jamais là, me dis-je en aparté.  Il n’y a que moi et mon Autre qui savent où c’est, ce qui fait que mourant tous deux à la même seconde, restera personne.

Être personne en fait ça prouverait qu’on a réussi à être quelqu’un

Je fondis en larmes, le visage entre les mains. Voilà ce que tout ce que tu n’as pas fait te rapporte, me disait une voix intérieure. Voilà ce que ça te rapporte d’avoir été un père à côté de ce qu’on attendait de toi, jamais dans le schéma et pis d’avoir avoué à la mère qui te faisait cocu que tu avais rencontré quelqu’un, que par fidélité tu devais lui avouer pour ne pas la tromper. C’est beau les devoirs. Et ceux de tes enfants les scolaires, en quoi  les as-tu aidé à les aire en étant pas là, t’es qu’un raté, t’aurais au minimum du boire, te shooter, faire le tour de l’aide sociale, mais non t’as fais peintre, artiste la pire des hontes.

J’entendis alors des pas, on marchait dans la mémoire d’une salle obscure, sur l’écran l’Olympia avait DALIDA  au néon de son fronton. Je m’immobilisai dans la voix d’ailleurs, sublime, chaude, une voix qui vous mord la poitrine de ses doigts en y plantant profondément ses ongles, une voix qui chantait « Je suis malade »…Analysant de mon radar médiumnique les images, les sons, les situations qui m’entouraient, je n’eus rien d’une quelconque angoisse. J’étais de plain-pied dans ma vie à moi. Marginale peut-être mais par les autres, pas de mon choix. De tout ce qui m’entourait alors je levai les yeux sur cet Amour absolu que j’ai. Je t’aime fou mon Coeur, allié sans regret à ce que je suis pas d’avoir été.

A suivre…

Niala-Loisobleu -24 Janvier 2017

 

img_1474

Entre Mais et Si On… – 2014 – Niala – Acrylique s/toile 65×54 – Collection de l’artiste.

 

Dis-moi de l’encre de sève, l’Arbre


803853

Dis-moi de l’encre de sève, l’Arbre

Dis-moi de l’encre de sève, l’arbre, rien qu’une branche pour m’asseoir et quelques feuilles pour écrire

Dis-moi l’arbre, un vert bouteille, à la nôtre

Dis-moi l’arbre, un bonnet de vent sur mes épaules

Dis-moi l’arbre, ces poils d’animal mis au vestiaire du tronc

Dis-moi l’arbre, couteau gravé au coeur de l’écorce

Dis-moi l’arbre, cabane ouverte ses pas résonnant sur le pont

Dis-moi l’arbre la voix de tes couleurs, rouge argent, vert bleuté, terre au pied, blancheur de neige, araignée du givre, rose heur fruitière, tombé rousse nudité. Dis-moi l’arbre le sol qui vibre à la peau du sentier qui enlace ton orée. Dis-moi la mousse de nos horizontales pensées, le drap d’herbes, l’oreiller de fougères, l’autel du rocher où nous posons nos mains jointes

Dis-moi l’arbre un battement de ta voix de plumes

Dis-moi le son de toi papiers par chemins de ton ventre tam-tam, la transmission de notre m’aime pensée au-delà des longueurs d’une nuit posée devant le soleil sans que le rideau ne bouche les voies de ses dentelles. Dis-moi sans te prendre les pieds dans le tapis d’un WP bordélique les choses en claire, comme là où on fait verdir l’huître spéciale

Dis-moi l’arbre, de ton violon, notre état d’âme….

Niala-Loisobleu – 20 Janvier 2017

 

DEVANCE TON OMBRE ET SOIS VISIONNAIRE


tumblr_ocy4e0snax1t0vtkjo3_540

DEVANCE TON OMBRE ET SOIS VISIONNAIRE

Cet instant

garde-le en lunettes sonotones

sois préhominien

ce qui bouge oscille monte évapore,se montre et se cache, caméléone, s’adapte en mimétisme, fuis le modèle, invente, crée, pulse, bat, ressent, intuitive, bouleverse

c’est ta partie la plus sensible qui s’éveille

ton moi le plus intime

ton antenne

ton saut nard

juste préhensile, prégnant, précurseur, préexistant, prédéterminé, préconscient, prééminent, prédicat

n’aies pas peur

rêve parce que tu existes

fort et ô

tout de toi n’est que stimuli

ne crains pas la rouille t’as rien de métal hic

t’es que de boyaux

tendus

d’un piano aqueux

à un no bois

de seins balles

aux gambes de viole au-dessus des coucous occasionnels

la racine des violons allant des chemins

ouverts par les guitares

aux archets acérés

qui émincent le plomb des scaphandres

pour nager nu aux vagues de ton cerf-volant

invente-toi tel que tu vibres

sors aux encres chacune de tes pierres à fusil

émane comme t’es

Devance ton ombre, touche ta vérité

sois là par ta constante présence signifiée

Ne reste pas à te fuir dans un mensonge cultivé

Niala-Loisobleu- 14 Janvier 2013

Le Carré Bleu de Ma Vérité


13907137_1631544267157898_7737580253702778558_n

Le Carré Bleu de Ma Vérité

Leur laissant les regrets de ce qu’ils auraient voulu avoir (ce qui reste à démontrer) de mon habituel carré, j’extrai sans peine ma vérité. Espèce du frisson mammifère qui nourrit au sain. Ariane tel est le petit nom qui t’a grandi. C’était pas le soir, mai on y était à un cheveu, que les ténèbres nous avalent.Joindre deux bouts épars, à croire que la proximité des poubelles, la lampe à génie en planque, était tombée au moment où la roue avant de mon vélo les avais heurté. Bien qu’il n’était pas loin de midi, ce fut un zénith exceptionnel qui illumina notre rencontre.

Les arbres s’en souviennent de cette image surréaliste. Rien ne faisant apparaître l’environnement du présent contraire à celui du futur. Si l’utopie bouleversante de l’apparition n’avait été, jamais le quotidien qui n’a fait depuis qu’aggraver n’aurait été. Des feuilles qui transpirent l’air n’est plus sec. nous avons mis la clairière à la place de l’arc du triomphe et le ruisseau à la place de Suez dernière version, où les tankers s’évitent le choc frontal. Qu’est-ce qui marée noire plus que le manque, hein veux-tu me le dire ? Sauf qu’il y a manque et manque, du plus pire c’est souvent celui d’être ensemble

.Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !

Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Le violon frémit comme un coeur qu’on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu’on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige…
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !

D’une présence à ne pas contredire l’amour courtois, tu es le son qui rend l’étrange de la forêt, enchanté. Lac où mes peintures baignent, de mes doigts s’ébroue le chien fou d’un pinceau qui glisse les mauvaises langues comme sur le dos du canard. Levier diagonal qui s’évertue à faire d’une rive à l’autre, le moment donné qui va dresser la verticale projection.

Niala-Loisobleu – 12 Janvier 2017