MOT A MOT 5


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MOT A MOT 5

LE LANGAGE DES FOUILLES

Déchues les divinités muettes
veillent de désespoir en désespoir

À détecter le langage des fouilles
de part en part s’insinuent les soupçons

Qui osera encore lire dans la main
les lignes mal déchiffrées des désastres

Pour refaire la somme des preuves
s’impose à coup sûr la divination

Albert Ayguesparse

Sur la piste refroidie des plis d’un drap débat, je renifle. Les flairs du mâle ? Pourquoi pas, y a pas de mâle en moi au sens premier de l’équité refusée. Avant d’être j’ai l’intime souvenir d’avoir été conçu par là où je suis sorti. Une puissante nuance qui devait marquer à jamais mon concept de la Femme en un partage des deux genres me choisissant androgyne. L’humain que l’animal a dévoilé en moi est strictement lié à une évolution que le dressage n’a jamais abordé. Ma liberté de pensée est innée. D’abord la notion de respect, là pour induire le sens de ce qui va suivre: aimer. Les divinités s’expriment. Réduire une femme à un trou n’est pas seulement offensant, c’est métaphysiquement insane. Je laisse de côté l’aspect poétique de cette monstruosité qui fait entièrement défaut.

Les arbres font l’ola sans besoin de se déguiser en plumeau cul. Branches porteuses charpentant la canopée, ils font chambre d’hôtes aux oiseaux sans gîte à la noix. Le regard que les circonstances du contact m’amène à poser est dénué de soupçon en première intention. Brel l’a chanté dans la douleur. Mais on peut être mécréant et penser qu’on ne peut enfanter autrement.

J’ose lire les lignes dans la main. Ce qui non seulement me porte à faire l’état des lieux mais aussi avancer les travaux de génie-civil de jetée des ponts. Il pleut berges errent, se lamentent les épaves à la dérive… Je n’aurais pas perdu de tant à vivre indifférent. Mon enfance de l’Art m’a mis sur la voie.

“Enfance de l’art”

Les mots s’écoulent. Sans strophes. Sans mesure. Sans syntaxe parfois, tel un collage de membres de phrases reflétant l’espèce de confusion mi-rêvée, mi-réelle du couple. Pas de ponctuation non plus, aucune virgule — à peine un point au vers six, pour suspendre le poème avant la mer, les larmes, le lait, l’eau des lèvres. Ces liquides sont quelque peu coquins, qui renvoient — discrètement mais clairement — au plaisir. Et ce plaisir, goûté en pleine nature ensoleillée (les oliviers et les collines suggèrent un tableau méridional), au réveil, alors que les rêves traînent encore sur les yeux, achève de confondre la femme aimée avec le paysage (un peu à la façon de « La magie noire » de René Magritte [1945]). Puis contraste à l’avant-dernier vers : irruption d’un bel alexandrin, un vrai, au rythme symétrique 3’ 6” 9’ 12, agrémenté d’un jeu d’allitérations en [k], très minérales, qui rompt justement avec la fluidité des lignes précédentes. Pour signifier, après une césure rocailleuse au dernier vers (l’accentuation du « qui » en césure est, en effet, renforcée par les allitérations sourdes et gutturales de l’alexandrin ; point d’enjambement donc), cette pointe de jouissance traversant le corps jusqu’à la bouche — dernier mot du poème aux phonèmes longs, chuintés, sensuels.

Enfance de l’art

(La Rosée sur les Mains d’Albert AYGUESPARSE [1900 – 1996])

.Niala-Loisobleu – 14 Avril 2017

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SANS / MOT A MOT 4


SANS

De la boîte de cubes l’achoppement sans disparaître s’est mis en vacances. Mon vélo ceux qui me l’ont pris ont omis de néantiser son tracé. La flèche de la cathédrale est en tous points l’expression parlée de la cathédrale. Son âme, elle, tient toute entière dans le savoir du silence du tracé sur la planche au sol. Après le premier lit posé, sur les pierres les constructeurs ont ajouté des chants. On retient plus facilement l’aspect enluminant le sens d’un décor trompeur. Le Sans coule. Le joint demeure, visible de l’intérieur. Avec toujours.

Le paraître déplace plus souvent les panneaux indicateurs qu’il n’apporte le sûr chemin du Centre. Dès que les façades se cravatent de vitrines, l’étal bonimente. La cabane sur son sel navigue toutes ouïes ouvertes sur la crête de ma montagne.

Niala-Loisobleu – 13 Avril 2017

MOT A MOT 4

Les clés des voyants

Entre toutes les rêveries d’une certaine vie
un sophisme se devine qui toujours dure

Albert Ayguesparse

 A bouche perdue (1973)

Albert AyguesparseJe voudrais te parler à bouche perdue
Comme on parle sans fin dans les rêves
Te parler des derniers jours à vivre
Dans la vérité tremblante de l’amour
Te parler de toi, de moi, toujours de toi
De ceux qui vont demeurer après nous
Qui ne connaîtront pas l’odeur de notre monde
Le labyrinthe de nos idées mêlées
Qui ne comprendront rien à nos songes
A nos frayeurs d’enfants égarés dans les guerres
Je voudrais te parler, ma bouche contre ta bouche
Non de ce qui survit ni de ce qui va mourir
Avec la nuit qui déjà commence en nous
De nos vieilles blessures ni de nos défaites
Mais des étés qui fleuriront nos derniers jours
J’ai tant de choses à te dire encore
Que ce ne serait pas assez long ce qui reste de mon âge
Pour raconter de notre amour les sortilèges
Je voudrais retrouver les mots de l’espoir ivre
Pour te parler de toi, de tes yeux, de tes lèvres
Et je ne trouve plus que les mots amers de la déroute
Je voudrais te parler, te parler, te parler

Albert Ayguesparse (Bruxelles, Belgique 1900-1996) – Les armes de la guérison (1973)

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FIN DE CONTRAT TANT LIBRE


FIN DE CONTRAT  TANT LIBRE 

Ici la nature est un paysage où ce qui n’est pas encore arrivé tend déjà à ignorer le désolé. Laisser les cortèges funestes se former en impasses, le voile déborde toute question religieuse, la nature humaine se suffit à elle-même pour tromper les autres de sa couleur  d’emprunt
Tiens au port les bateaux déshabillés de mâts en haut cherchent des rames
un triste visage en proue
les jambes plus guillerettes qu’un marathonien revenant de faire ses courses
un homme que je croisais avait dans l’entrain tant de lumière
que j’osais l’aborder
– Que passa ? lui demandai-je
– C’est magique je viens de voir un enfant instruit de ce qu l’école refuse de faire connaître
– Et alors ?
– Mais Tout est là !

Je compris soudain
et sortant mon arme de service, me crevai la toile du ciné au couteau… la salle obscure d’une fausse-route menant à l’exit du jour. Passant mon cou entre ses cuisses, je la mis en selle sur mes épaules pour que le printemps ne se retienne de fleurir ma barbe de ses fleurs de rosée

Niala-Loisobleu – 11 Avril 2017

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MOT A MOT 1


Mot à Mot 1


Louange des insoumis

À profusion se lisent aux fenêtres
les appels à la louange des insoumis

Est un signe de connivence
ce qui dans l’effusion s’improvise
Pays où l’irrationnel triomphe
y apparaissent une multitude d’étrangetés

Pour que s’abolissent les poncifs
il a fallu à tout prix un retour de force

Avant longtemps auront disparu
d’une tragédie les vestiges

Albert Ayguesparse

Comme le mort cérébral qu’on refuse de reconnaître mort, le paysage d’un monde qui a peut-être eu une âme, mais…me sourit de toute l’absence de ses dents. Il conviendrait certainement de reconnaître que j’en suis mordu tout seul. En l’absence de la réciproque. Les fruitiers d’un jardin n’ont de fruits que par la greffe de la semence au sillon qui trace au creux de la veine. Sang lui, rien. L’amour, élément vital de toute espèce, est incompatible au mariage pour tous. Marier son coeur à un cliché décharné de vie, c’est vendre son âme au diable. Il y a tout près, bien plus près qu’on ne le  voit, ce qui ne fait pas de bruit, battant d’énergie rentrée. Et dans ce qui ce montre sur une scène constamment ouverte, rien que du factice. Regarde en toi, la lumière ne fait pas clinquant, elle sourd de l’ô, naturelle, comme source vitale cachée. A force de courir d’un bout à l’autre du rien tu apparais comme une imagination sans scrupules, je te laisse à ton inconséquence, toi qui m’as trompé dès le début, tu ne seras pas ma fin. Être bon rime à tort avec con. J’aime le silence qui n’a rien vieilli du vrai malgré les années. Leur manque, leur vide apparent. Ce qui ne se montre pas est ce qui est visiblement intègrement pur.

Niala-Loisobleu – 7 Avril 2017

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Où sont les fruits ?


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Où sont les fruits ?

Rien ne grandit ici qui n’ait le poids de l’ombre.
La nuit même se cueille avec des gants de suie
Et son bouquet se fane entre les mains des pluies
Et l’on dit que son cœur est plein de graines sombres.

Le monde surprenant des bêtes endormies
Glisse dans les chemins et laisse un long remous
De sueur et de lait à la robe des loups.
Les pieds dans les cailloux, je t’attends, mon amie.

Car sans toi ma journée est perdue et s’en va,
Comme tant de journées, se mêler à l’oubli,
Si tu lèves le bras, les murailles d’orties
N’arrêtent plus le sang de couler sous pas.

Je ne vois pas tes yeux mais je sais comme ils brillent.
Le vent noue à ton cou son collier de fraîcheur.
Tu pousses les verrous des portes de la peur
Et tu n’écoutes plus ce que les soldats crient.

L’un a perdu la voix et sa besogne est faite;
L’autre reste les bras ballants devant la vie
Et défait le cocon d’un sommeil de charpie.
Pour moi le jour s’avance avec ses chants de fête.

S’il se mêle à cette aube un goût de tragédie
Il vient d’un souvenir que nulle eau n’effaça
Ton amour s’il me manque est un jeu de forçat
Et mon cœur pique au mur sa triste broderie.

Il pousse au bord des champs de grandes feuilles rouillées
Qu’aucune main n’arrache aux mortelles caries.
Les pâles tournesols surveillent les prairies
Et penchent leur œil noir vers les herbes mouillées.

Quelle fronde a brisé le fil des rêveries?
On n’entend plus le bruit du vent dans les villages.
La guerre a devancé dans la plaine l’orage
Et disperse ses morts sous des terres fleuries.

Il ne se passe rien, mais on ne sait quel feu
Réveille dans le chant d’un oiseau la folie
De la terre et des cieux. Les désastres s’oublient
Trop vite et la lavande enlève ses bas bleus.

Albert Ayguesparse

J’ai bien arrosé les espaces secs, binné les mottes racornies, filtré les zones polluées, enfin mis, sans intercaler, sans doute, le doute suffisant, la volonté d’aimer au-delà de la raison. Pareil au sens qui m’anime dans le concept de mon coeur. Qui s’en souvient, parce que demander qui s’en souviendra serait pour le moins totalement dément…Ce monde ne sait que prendre, donner est au-dessus de ses moyens.

Niala-Loisobleu – 5 Avril 2017

 

 

SOUFFLE HALETANT


SOUFFLE HALETANT

Je te sais à connaître

Ma veine bleue

Ta lèvre haute

Verticale chevaline

Tu n’es là

Ni ailleurs

Avec ta certitude

D’être présente

Je marche sur des poignards

Acérés

Quand tes seins s’enferment

Au clos de la muselière

Dans le monde absurdement contraire

Où les lises racoleuses

Te retiennent muette

Toi qui te sais non parjure à ta promesse

Tu as besoin du silence de tes coucous

En attente du bruit du caillou

De retourne ovaire alpage

Auquel ton ventre tend l’oreille

J’ai pas changé une foi

Pour trouver ta clef de vanne

Dans une pochette-utérine-surprise

Méprendre pour un autre

Servirait à quoi

J’ai ta certitude à mes pas

Je ne changerai pas de toi

La quincaille ni l’orfèvrerie

Je te bois telle que t’es

Fraîcheur chaude aux rigueurs du chemin

Niala-Loisobleu – 5 Avril 2017

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Hâlons, la vie nous fait signe !


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Hâlons la vie nous fait signe !

Cession

Le vent,

  dans les terres sans eau de l’été, nous

  quitte sur une lame,

ce qui subsiste du ciel.

En plusieurs fractures, la terre se précise. La terre

demeure stable dans le souffle qui nous dénude.

Ici, dans le monde immobile et bleu, j’ai presque atteint

 ce mur.  Le fond du jour est encore devant nous.  Le

 fond embrasé de la terre. Le fond

et la surface du front,

  aplani par le même souffle,

ce froid.

je me recompose au pied de  la façade comme  l’air

bleu au pied des labours.

Rien ne désaltère mon pas.

Face de la chaleur Poésie /Gallimard page 106

Ce feu qui nous précède dans l’été, comme une route

déchirée. Et le froid brusque de l’orage.

Où je mène cette chaleur,

                   dehors, j’ai lié le vent.

La paille à laquelle nous restons adossés, la paille

après la faux.

Je départage l’air et les routes. Comme l’été, où le froid

de l’été passe. Tout a pris feu.

Le jour qui s’ouvre à cette déchirure, comme un feu

détonnant. Pour qui s’arrête auprès des lointains. Le

même lit, la même faux, le même vent.

 

André du Bouchet

(Face de la chaleur Poésie /Gallimard page 89)

Oubliant l’antan, des neiges d’apparence sont venues éteindre le feu de notre St-Jean. Dans les crues le courant en crise de démence peut casser les soudures et charrier le vide au coeur du trop-plein. Tout coula, des prés salés, branches et troncs, n’auraient dus restés que les pleurs des saules si l’osier n’avait tenu tressé le fond du pas nié dans le lit du chemin que nous avions percé. Qu’est-ce que la Beauté ricane l’atrocité du quotidien qui s’acharne à en découdre le bâti ? D’hier trop d’innocence gazée au sortir d’un wagon de marchandises, pour aujourd’hui d’asphyxie répétée en corps et en corps au tarin me demeurent pour ignorer le paradoxe humain qui tue au nom de la vie. La mort n’en demeure pas moins battue. Ce matin j’ai du souffle d’hier, la vraie couleur de mon encre aux creux de la veine. Aimer dans le clos d’une armoire demande la charge électrique de tes seins pour rebattre du coeur. Ouvre les cuisses j’ai les bras d’eau vive pleins de mains qui chantent.  Hâlons, la vie nous fait signe !

Niala-Loisobleu – 5 Avril 2017

FRAGMENTS ET LOUANGES


Fragments et louanges

Partout l’air nous appelle, de l’horizon

aussi bien que de la poitrine. L’avons-nous vivifié

à notre tour, lui apportant une forme lucide

avec des mots comme parmi les arbres ?

Seraient-ils nus et noirs, isolés en hiver,

pour eux le jardin sans clôture, l’océan proche,

la marée haute, ils font mieux que s’ouvrir,

ils livrent un passage. Ces lèvres minces, durcies,

après tant de refus, que craignons-nous de perdre ?

Plutôt murmurer, plutôt balbutier :

quelques syllabes prononcées lorsque nous avançons,

les mots justes, généreux, se découvrent d’eux-mêmes,

ils n’ont pas à parler de nous, ils ne demandent pas

qui habite le seuil.

Pierre Dhainaut

Un bout de chemin s’il s’arrête, cogne du pied, en appel à la racine. Le bandeau d’une murette peut soudain masquer le devant soi. Les mains s’agitent, le corps tourne et nage dans ce premier bassin noir où pourtant jamais ailleurs eau ne sera plus claire. Etrange, nous sommes issus de ténèbres chauds que nous appelons toujours comme la Lumière Originelle à laquelle nous fier. Le mystère de la Mère est plus vaste que le plus grand des ô séant. La corde est à noeuds. Ancestral ombilic, coupé de génération en génération où toute notre vie avance en cordée sur la paroi lisse qui ne cesse de monter. La verticale est l’épreuve la plus noble de notre temporelle traversée, sorte de souffle intime auquel nous sommes raccordés. Les paysages où nous pensions n’avoir jamais posé le pied surgissent au centre des clairières de notre pèlerinage à la fontaine. La marque des chevaux humidifie toujours le sillon de son haleine, soc enfoncé dans la chair qui s’entrouve. Le premier souffle appelle la graine de la perpétuelle récolte..

Niala-Loisobleu – 4 Avril 2017.

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FORTE NUIT DE BILAN


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FORTE NUIT DE BILAN

Le silence au petit-matin, en couverture, ça rassure les yeux au terme d’une longue conversation qui n’a pas nuit.

La lune demeure expansive et libertaire. Elle se fout des yeux chiasseux qui matent d’une serrure à l’autre en se disant « cachons-nous jusqu’à nous m’aime, faut pas rougir de salaces idées ». Tâchons seulement de tout savoir de ce qui ne nous regarde pas

Lune et l’Autre, n’avons pas à nous souvenir du rêve qui de Nous deux n’a fait qu’Un, le jour le poursuit. Nous restons branchés sans craindre un soupçon libertin rajouté aux poivres d’épanchements de si nos vies (n’étaient pas ce que nous en faisons, nous ne serions que le regret de nous mêmes).

Tout au long de tes  collines je continue à coller à tes flancs. Mains tenant les fauves qui ont le musc des feulements restés accrochés aux branches des voeux érectiles. La chaise sur laquelle mes fesses t’ont prises en amazone, andalouse, cheval à rab au manège ondulant, un toro noir dégainé chauve, traversant lô live à taper au noyau…

Ole ! Anda !

Non, ne parle pas, laisse ta langue allée

principale

par laquelle j’antre

parler à ces oiseaux multicolores qui nous excitent de leur plume hard

puits à ce chat

denseur du grand écart

laisse-moi , croix de bois, crois de faire, le salto de mes dernières pointes, chant de bon signe lancé à la volée, qui n’écrase pas sa balle, out dans le mur…

Ce que j’ai vécu cette nuit me permet ce matin de partir, je n’ai plus rien d’ici à faire, mon Amour est d’Ailleurs.

Je n’aime pas ces portraits psychologiques il font trop beau pour être vrais, la preuve preuve tient dans ce que l’on trouve au bas de la page de sa vie

Niala-Loisobleu – 30 Mars 2017

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A LA GROTTE CHAUVET


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A LA GROTTE CHAUVET

La nuit à cheval sur le jour
pose sur la lune
ses sabots de clair-obscur

L’eau tisse un voile de rosée
que le front du voyage
ramasse en paysage aride

Les hippocampes mettent plus de silence
dans leurs fantasias
que les élans guerriers des fusils des bouchers

A l’orée des claires
les huîtres plongent hors des assiettes
pour célébrer la perle des côtes vides
que l’estran à la hâte
bâche pour se protéger des engins à moteur
Je suis de cette côte plus sauvage encore que la faune et la flore
que la horde colonise avec les ponts d’opération militaire
d’un mauvais génie sorti de la boîte à pans d’or
d’un égo dévastateur
que les seins-bernard tonnent laid

Les arbres tremblent en premier
la réception souterraine portant au plus intime de la racine
par la fissure des canyons
qu’au fond de la terre
bien à l’abri de la mauvaise lumière
gaz carboniques
et mauvaises alènes
je m’enfouis parmi les chevaux et les bisons
d’une fresque laissée par l’Homme
à 36.000 années de là
pour sentir la VIE me pénétrer

Terre aux ocres rouges
charbonne-moi de sanguine
et pose-moi en Amazone
sur le trait d’une sarbacane
chantant des couleurs de plumes libres…

Niala-Loisobleu – 21/03/17

RELEVE DU COURRIER

Au matin sur le devant de ma porte nettoyé des mots factices, l’ange-gardien avait mis dans ma boîte le récépissé d’accusé de réception signé de ton nom « ALWAYS ». Ce qui existe et demeure a la forme lumineuse du farfadet qui éclaire, la torche du cyprès, éternel gardien de la promesse qui survit dans toutes les apparences contraires.

Niala-Loisobleu – 22 Mars 2017

France Chauvet Cave Replica