POUR LA LUMIERE


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POUR LA LUMIERE

Au bord des craies muettes et d’un tableau d’asphalte, des pinceaux secs ont amassés du remblai de l’un, toc de la plante bleue, lin pour l’autre.

Qui poussera autre que ronce dans les gravats sinon l’épine selon saints mats yeux ?

A tourner tout un non en comédie

croire pouvoir dissimuler sa peur de s’engager n’est que désertion

naufrage d’un chercheur d’hors imposteur.

Ma Muse et moi n’habitons pas au bord de l’amer. Nos arbres ont les mêmes parasites que les vôtres et nos rivières étouffent de la même asphyxie qu’en tous lieux où les tronçonneuses se déploient.

Nous ne serions rien qu’inexistants en l’acceptant

Aussi le refusons-nous

Par la création en continu.

Niala-Loisobleu – 8 Juillet 2018