A la Belle Transhumance


 

A la Belle Transhumance

 

Rien de ce qui fait nuit n’obstruant son Jour

je n’ai pas retenu ce qui tirait ma main au chevalet

« Ainsi commence la Clarté »

entendis-je

les oiseaux chanter en entrant dans l’ébauche

 

Le perçant de son regard ne pourra plus jamais redescendre

au ras de l’existence

De ce qui s’élève

Il Est

devenu l’entité

Confondus en un m’aime

l’Enfant et moi

faisons le premier mouton d’un troupeau

qui tire du précipice

haut vers l’alpage

 

A la Belle Transhumance

mes yeux collent à l’escalade du Bleu Nouveau

Niala-Loisobleu – 9 Décembre 2017

 

 

Niala, 8 Décembre 2017, le soir, devant l’ébauche de « LA VIE, L’AMOUR 2 ». En dialogue pictural avec « l’Homme de Clarté » toutes ailes déployées.

 

Irréfragable Permanence


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Irréfragable Permanence

 

Au fil du feu les laves ont brasé autrement qu’à l’éteint
le pipe-line des mers pour l’adduction d’ô de sa Nature
Des vents séculairement venus avant l’invention du poumon
le shaker des séismes ignore la glaciation pour tenir au frais ce cocktail unique sans apposer une signature
L’anonyme humble reconnu ne revendique pas quelque supériorité que ce soit
son Grand-Oeuvre sort de la polyvalence métissée du crayon inséparable de sa main

Le magnétisme de son regard reste au plus gris d’un bleu de Clarté

 

Niala-Loisobleu

8 Décembre 2017

 

Matthieu Gosztola : Nous sommes à peine écrits. Chemin vers Egon Schiele


Matthieu Gosztola : Nous sommes à peine écrits. Chemin vers Egon Schiele

par Michel Ménaché

Pianiste, photographe, poète et critique littéraire, Matthieu Gosztola rassemble dans son dernier recueil de courts poèmes écrits après un deuil intime. Les figures de l’absence engendrent d’infinies variations, attisent la brûlure intime du vide : « Le visage / Est un départ sur place. » Le pouvoir de l’infime peut être immense quand l’émotion survit en multiples échos, par la seule présence d’une photographie ou d’une image enfouie. Le regard ne se contente pas de voir, il scrute au-delà : « Il suffit d’un tout petit visage / Pour faire sur l’eau des / Souvenirs / Les plus beaux ricochets. » La mémoire est inséparable de la mort. Si oublier c’est faire mourir en soi, se souvenir c’est invoquer ce qui n’est plus mais qui résiste : « Ton visage / A fait un enfant au silence. » Écrire alors, c’est la rage consciente ou non de féconder le déni du manque par le poème, jeter un pont entre la réalité rejetée et l’envol de l’imagination : « Gabrielle traverse / cette mort inventée. » L’auteur exprime avec une grande délicatesse d’images les sentiments fraternels du « tremblement de vivre. » Le temps retrouvé de l’enfance lui permet de retisser le lien rompu, de revivre la fusion ardente : « Tout ce qui nous relie / c’est l’évidence des sources. » Si Egon Schiele, le peintre des morsures du désir et de la douleur, a cultivé un lien fusionnel avec sa sœur Gerti, son double féminin, le poète quant à lui n’a pas franchi les limites de la pudeur. Il continue d’être en chemin : « peut-être est-ce impossible / de venir à bout d’un visage. »

 

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Je reste

essuie

à ta Base

iso-selle

Re-naissant

N-L – 24/07/17

 

 

CROIRE EN CORPS


Soul of a Bird_Caroline Jamhour aka Lua Turquesa_painting

CROIRE EN CORPS

Le jour traîne à se lever, trop écrasé qu’il est dans la grisaille. Les premiers jours de Juillet sont couleur Novembre et la température oblige à rallumer les radiateurs. La cabane est à marée, la pluie la mise en flottaison. Il y a une absence dans le mouvement de la nature, le grand chêne qui borde la terrasse est en crise de voix des pigeons, plus loin le coucou matinal ne provoque personne. A croire que la pluie devient eau lourde. J’sais pas, sauf pour le dernier mot, il n’y a pas de miracle à en attendre. La météo dit que que dans les prochaines 24h on va passer de 20 à 32°. Alors on fermera le chauffage et on allumera la clim.

Les petites allées du bois sont des éponges. Gavées d’eau, elles n’avalent plus les flaques. Les arbustes reniflent et toute la végétation toussote, top d’humidité ramène les problèmes respiratoires à se nourrir de kleenex. La colonie de papillons qui loge dans mon lilas d’Espagne virevolte moins légèrement. Les jaunes et les bleus ont un lest d’eau à sortir de leurs ailes. Obligé de rester dedans, fait remplir les heures de pensées liées au mouvement statique. Que les faits du quotidien alimentent  sans efforts. La vie est à l’amarre dans une baie où la mort monte en surface. Exprimant par des événements sa tristesse par un sentiment affectif profond, ou terrifiant par sa dramaturgie avec l’inconséquence humaine mise dans ses démonstrations de barbarie pendant qu’on s »ébaudie sur les rapprochements des trains à grande vitesse (gouffre sans fond d’une situation sans le sou qui devra payer quoi qu’il arrive) L’algorithme y pourvoira un plus.

Tout le week-end, je n’ai pu sortir de mon quartier d’enfance. Allant, par les petites rues délaissant les boulevards St-Germain et St-Michel rejoindre le Panthéon. La voix d’outre-tombe d’André Malraux installée dans les kiosques à musique du limonaire Jardin du Luxembourg. L’éternel vivant des Grands-Hommes, couvre le morbide de leur société. Je ne fréquente les cimetières qu’en absence de chrysanthème conventionnel. Farfadet que je suis des lieux de pierres où l’esprit séparé du corps joue constamment en surface. Les traboules des passages d’occupation barbare, sont à mon passage clandestin, d’un grand secours. Jean Moulin tu es à mes yeux le plus proche parent de Simone Veil. Vous avez fait une exceptionnelle opposition à l’aliénation physique et mentale de l’être humain. Vous êtes du même temps dans un semblable tant. Voilà ce qui guidaient mes pas dans les rues de mon Paname ce Dimanche.

En rentant Camus m’attendait pour un dernier verre avec Char. Veillée du vivant avec la mort vue d’une autre manière que celle de rester passif à l’attendre tout en l’ayant jamais sortie de son vivant.

Niala-Loisobleu – 3 Juillet 2017

 

A LA GROTTE CHAUVET


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A LA GROTTE CHAUVET

La nuit à cheval sur le jour
pose sur la lune
ses sabots de clair-obscur

L’eau tisse un voile de rosée
que le front du voyage
ramasse en paysage aride

Les hippocampes mettent plus de silence
dans leurs fantasias
que les élans guerriers des fusils des bouchers

A l’orée des claires
les huîtres plongent hors des assiettes
pour célébrer la perle des côtes vides
que l’estran à la hâte
bâche pour se protéger des engins à moteur
Je suis de cette côte plus sauvage encore que la faune et la flore
que la horde colonise avec les ponts d’opération militaire
d’un mauvais génie sorti de la boîte à pans d’or
d’un égo dévastateur
que les seins-bernard tonnent laid

Les arbres tremblent en premier
la réception souterraine portant au plus intime de la racine
par la fissure des canyons
qu’au fond de la terre
bien à l’abri de la mauvaise lumière
gaz carboniques
et mauvaises alènes
je m’enfouis parmi les chevaux et les bisons
d’une fresque laissée par l’Homme
à 36.000 années de là
pour sentir la VIE me pénétrer

Terre aux ocres rouges
charbonne-moi de sanguine
et pose-moi en Amazone
sur le trait d’une sarbacane
chantant des couleurs de plumes libres…

Niala-Loisobleu – 21/03/17

RELEVE DU COURRIER

Au matin sur le devant de ma porte nettoyé des mots factices, l’ange-gardien avait mis dans ma boîte le récépissé d’accusé de réception signé de ton nom « ALWAYS ». Ce qui existe et demeure a la forme lumineuse du farfadet qui éclaire, la torche du cyprès, éternel gardien de la promesse qui survit dans toutes les apparences contraires.

Niala-Loisobleu – 22 Mars 2017

France Chauvet Cave Replica

AVEC LES DOIGTS / C’EST LA VIE


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AVEC LES DOIGTS

Le temps des doigts est aux travaux de la nature, la terre est notre chair, nous en sommes sortis et en ressortons toujours, dans un cérémonial où tout c’est confondu, le laïc et le religieux sans qu’il y ait d’oppositions, bien au contraire grâce à la Nature, qui sait que rien ne fonctionne isolément.

Je suis venu au monde porteur de créativité.

J’oublie la part négative que cela, comme toute chose, sous-tend, pour ne retenir que la positive, qui ne cesse de générer, de créer, à partir d’un concept d’Amour. Le bonheur n’existerait pas sans sa part de malheur, c’est simplement le rite de la Vie et de la mort qui se perpétue au rythme des marées.

Il n’y a pas d’âge, bien au contraire je peux affirmer que plus on vieillit plus on a une approche jeune de ce qui est fondamental. La docte ignorance révèle la maturité de l’Esprit. Le tant se substitue au temps.

Que peindrai-je tout à l’heure, que peindrai-je demain ? Jamais la question ne m’est venue, je peins aujourd’hui mains tenant dans une éternelle pensée visionnaire.

Hier n’est que de la matière ce n’est pas le fluide.

Je t’aime ai-je toujours dit depuis que j’existe, à présent je AIME au Centre d’une réalité abominable qui attise cet amour, mon Amour de Vivre, donc d’être, donc de faire l’Amour au sens littéral du terme m’anime en tout. La Vie est un matin.

Niala-Loisobleu – 20 Août 2014

C’EST LA VIE

En remettant ce billet de 2014 à la Une (mon autre guerre) ma victoire pacifique se confirme, toujours

Bien réelle. L’Amor toujours vainqueur pour donner la Vie, malgré les signes contraires qui s’affichent du matin jusqu’au soir.

L’épreuve est douloureuse, de toutes celles par lesquelles je suis passé, c’est l’initiation suprême que je vis. Chaque voyage est de larmes de sang, chaque pas en avant est physiquement éprouvant.

Je ne dis pas « Je t’Aime dans la béatitude, je dois faire « Je t’Aime » dans la blessure de mon orgueil. Apprendre à me dépouiller des strass pour sortir le diamant de sa gangue.

C’est la vie, c’est la vie !

comme la garde Chuck Berry

Immortelle !

Niala-Loisobleu – 19 Mars 2017

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AIGUEVIVRE


AIGUEVIVRE

La reculée aux sources : devant les arbustes épineux, sur un couloir d’air frais, un blâme-barrière arrête l’assoiffé. Les eaux des mécénats printaniers
et l’empreinte du visage provident vaguent, distantes, par l’impraticable delta.

Revers des sources : pays d’amont, pays sans biens, hôte pelé, je roule ma chance vers vous. M’étant trop peu soucié d’elle, elle irriguait, besogne plane, le jardin de vos
ennemis. La faute est levée.

René Char

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PRIEURE DE LA CHAUME

Les vitraux regardent du plomb que leur couleur tente en rosacées, parmi les plantins et les colchiques d’un bord mis en attente.L’enfilade d’un couloir à n’en plus finir ventile un mélange de vie passée au moisi actuel. Il a plané de cellule en cellule l’esprit d’un dieu qui donnait à la ronde le jointoiement des prières.
Ici un délire rococo se prend la tête dans un fantasme roman, gargouillis de diables échappés des buissons d’orties qui retiennent les pastels roses de lauriers d’une autre époque.
Il plane en ces lieux un quiproquo de lumière. La clarté s’en est remise à l’hibernation. L’allumeur de réverbère n’ayant pas fermé le rideau, juste soufflé les candélabres, en panne de société.
J’ai marché dans le temps suspendu, colimaçant d’un escalier d’échauguette à un ascenseur en radoub. Les grands tableaux des salles d’études en haleine au bout des craies, semblent avoir été collés.
Premier séminaire où je suis entré mécréant.
Baigné dans le surréalisme d’une dévotion de chapelle où la vie close m’a semblé enfin avoir fait l’école buissonnière. J’ai vu se projeter sur la scène du petit théâtre enclos, des séquences espagnoles, séquelles d’une blessure franquiste mis dans la bobine par Saura.
Le soleil ne brille jamais tout seul, il faut le repeindre chaque matin, ai-je profondément ressenti en trempant mes pieds dans la sortie. Un ange est vraiment passé dans mon coeur.
Fini-Leonor---Timpe--Timpe--Timpe--Tare---1985
Impression de visite du Prieuré de la Chaume (Ancien séminaire, désaffecté) 17250 Pont-l’Abbé-d’Arnoult
Niala-Loisobleu
29 Août 2015

ENTRE SORTIR ET RENTRER


Jordan Tiberio. Loose ends (Sister), July 2014 p7o1_1280

ENTRE SORTIR ET RENTRER

Avant qu’une nouvelle forme jaillisse des ténèbres
Passe une ombre diaphane poussant ses cristaux

le sel des yeux dans la sortie est opaque

au contraire de l’approche macro issue de toute naissance
Une toile est encore vierge
Au jardin retourné

L »émotion se limite à vibrer côté gangue
Perle une goutte de sang

La tête d’un fétu risque un oeil
Le buisson ardent allume les lumières du ciel
D’un bleu qui fracasse l’indécis par le milieu des flammes
D’un orange soleil de minuit
Sur le front suent les cris de la bataille
Qu’un clairon accompagne d’armistice
Les corps épuisés se laissent prendre par les lèvres de la paix
Le blanc de la colombe signe sur l’ocre des terres
Le début du tableau par la vie de l’oeuvre

Il y avait cette étendue entre nous,

les choses oomme les gens, les bêtes, les éléments,

De la mauvaise herbe  à l’aromatique, source les rus non commercialement nés,

en passant par l’encre des trousses où les craies faisaient la couleur des marelles,

pour que les plumes volent des crayons de joies enfantines, interdites de pelouses aux adultes immatures, faux parfums de trafiquants d »émigrants étiquetés « Bonheur » au bout de leur bateaux-épaves, marie-salopes du mauvais endroit sur le mauvais trottoir, sans oublier les indiens à grosses babines et corps-peints à qui on scie les arbres à médecine, dernière canopée des poumons planètaires.

Stop.

Trop serait à dire pour que je purge tout à la fois de mes colères devant pareilles insultes

à la plus élémentaire humanité

Ce ne sera jamais une raison

parce que l’homme préfère être gouverné par des escrocs

et croire en des dieux imaginaires

pour que je me couse la gueule et la brayette.

Non je me la couperai pas !

Le monde en finissant pas de taire la direction orientée au profit

ne peut m’égarer de mon libre-arbitre.

J’ai mal aux autres au quotidien

c’est la vérité nue de la présence de l’amour

Quand un de mes amis s’en va

l’envie de le suivre

me retient

pour finir le nouveau tableau qui n’est pas commencé

Le bleu ne sèche pas de l’intérieur, les nattes des semailles ne coulent pas au noir…

Niala-Loisobleu

16 Mai 2015

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