Réassurance


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Réassurance

 

Dans la faible clarté d’un tapage, l’ombre avoua la vérité. Par la brèche d’un malentendu, reculez tambours de vils

L’affichage n’à qu’un vouloir : vendre

Juste au départ de l’orée

le battement tient la direction clairière

Fichée au Centre

la fontaine d’Amour suit le balbutiement de l’En Vie sans vices

Une porte s’ouvre sur la Blancheur du tissage du Fil à Suivre…

 

Niala-Loisobleu – 28/01/18

PROMESSE 2 / L’espoir ça prend toujours racine au plus bas.


PROMESSE 2 / L’espoir ça prend toujours racine au plus bas.

 

Le cagibi en déballant un effet de veste, offre en dernier recours, de quoi sauver le mal de coeur du vomir par-dessus bord au bastingage. Ma foi, tout est là pour satisfaire le nécessaire à fabriquer un épouvantail qui sauvegardera les oiseaux avec une nourriture non-empoisonnée. Le filet ajouté à la glu de l’oiseleur, trop c’est trop pour l’équilibre du symbole de la liberté absolue. Vole ô mon zoizo, vole et aime la beauté qu’il faut garder dans la perspective avenir. Quand ce fut la guerre et toute sa misère, mondiale, coloniale et sociale, le rationnement a forcé à inventer, pour compenser et maintenir. Le sang versé valant davantage que le sans temporaire. L’espoir ça prend toujours racine au plus bas. Quand t’as tout, vouloir en + c’est hâler le gâchis. M’est avis que le bleu va remonter plus haut dans mes bourses que dans le crack qu’à rentes…

J’aimerais à en mourir plus loin !

Niala-Loisobleu – 26 Avril 2017

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Hermann Hesse / Extrait 1 / Le Loup des Steppes


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Hermann Hesse / Extrait 1 / Le Loup des Steppes
Réfléchir une heure, rentrer chez soi un instant et se demander combien on est responsable soi-même du désordre et de la méchanceté dans le monde, cela, nul n’y consent ! Donc, tout se poursuivra comme toujours, et des milliers de gens préparent tous les jours avec zèle la guerre prochaine. Depuis que je le sais, je suis paralysé et désespéré, il n’y a plus pour moi de « patrie » et d’idéal, décors truqués, bons pour les messieurs qui travaillent à un nouveau massacre. A quoi bon penser, dire, écrire quelque chose d’humain, remuer dans sa tête des idées meilleures – pour deux ou trois hommes qui le font, il y a, jour après jour, des milliers de journaux, de revues, de discours, de séances publiques et secrètes qui recherchent et obtiennent tout le contraire !
– Oui, dit-elle, tu as raison […] La lutte contre la mort […] est toujours une chose belle, magnifique et respectable, de même que la lutte contre la guerre. Mais c’est en même temps du Don Quichotte sans issue.
– Peut-être, m’écriai-je violemment, mais, avec des vérités comme celles-ci : que nous mourrons tous et que, par conséquent, on peut se moquer de tout, on rend toute vie plate et bête. Faut-il donc tout abandonner […]
[…]
Eh oui ! J’avais souvent ressassé ces réflexions, non sans éprouver de temps en temps la soif violente de contribuer, moi aussi, une bonne fois, à modeler la réalité, à agir en être sérieux et responsable, au lieu d’évoluer éternellement dans l’esthétique et les idéologies. Mais cela finissait toujours par la résignation, par l’acceptation de la fatalité.
Hermann Hesse