JE REVIENS DE CABANE « LA BAIE DU CIEL »


140644

JE REVIENS DE CABANE

« LA BAIE DU CIEL »

« Glissant », je dois  te dire, à toi Edouard et à sel qui se reconnaîtra ô combien par tous mes pores, je vous suis intégral nu d’amour. Nous sommes la m’aime chair de cet archipel qu’hier j’ai nommé d’Utopies. Tout simplement par la foi qui prête à croire que la fraternité humaine est l’unique moyen de vivre en complète harmonie avec la nature et les hommes. La Beauté est omniprésente dans l’arbre qui borde une ornière , dans le caillou où l’on trébuche, dans la couleur d’une ondée que le vent retourne en soleil, la couche mousseuse qui couve le champignon, la roche que les reins déplace pour accéder au feu qui brûle à l’intérieur de l’âtre, la main qui tend le verre à trinquer, la guitare qui se fait intestine au pincement du frisson, le coup d’gueule qui demande à l’oeil de ne point fuir, l’étreinte qui froisse les draps sous les soubresauts de deux corps en amour, puis dans l’eau qui détarit le ventre stérile pour jeter le premier cri du nouveau-né…

Et tant de choses encore, si simples, qui devraient annihiler la complexité des plans d’investissements douteux, des échafaudages branlants, chevaux de Troie louches, diarrhées verbales des marchands du temple en quête de pouvoir, fins prêts à abjurer la plus avérée des impossibilités pour être élus…

LA BAIE DU CIEL
Elle, miroir, et si gardée
Que les herbes atroces fuient
Où vont l’attente la torture.
Un arbre ne tient dans la main creuse du chemin
Qui de vieillesse devient route.

Elle a gemmé, femme sur l’eau
Immobile à la surface, goémon
Nue, aveu de l’air qui de plaisir devient orage.

(Édouard Glissant, La terre inquiète, 1954)

Je reviens de cabane, transfusé une fois encore, sang neuf pour dire aimez-vous c’est ce qu’il y a de plus chair au prix le moins élevé.

Niala-Loisobleu – 3 Avril 2017

Enregistrer

A VRILLE QUE VEUX-TU


0b4b540f6a06dec4806bf91fc9312250

A VRILLE QUE VEUX-TU

Ceci n’est pas une pipe me dit-elle en refermant la blague à j’t’abas si t’avances à bout portant Si ça sent le poisson c’est pas moi qu’en ai mis un au bout du fil, vu qu’en Avril comme en autre, moi, j’suis pas couvert du moindre A vrille, à vrille, putain c’est déjà l’embryon du prochain président qu’est dans l’oeuf Euphémisme que cette tristounette campagne où l’amer est en plein centre vil Nous n’irons plus aux bois trousser l’ô net passant En politique plus tu mens plus tu sondes haut, à croire que la statistique s’évalue à la canule mise au plus profond du trou à purin, En France on aime pas le Ricain, alors comme dab on va se la jouer Trump pour avoir de quoi s’en plaindre durant un quinquennat L’école publique continuera de laisser croire aux enfants qu’on vit en démocratie tout en leur sapant un peu plus le sillon qui les abreuve La Marseillaise grâce à la Bonne Mère, pourra perpétuer l’enfantement dans la douleur

Je vois l’herbe devant ma porte et je me dis qu’à la cabane j’ai pas besoin de mots quête Sans doute que mon impression de paradis vient de là Quand le feu avale nos forêts et qu’il n’y a pas d’avion dans le pompier, me reste le saut en dehors du vide que je peux peindre grâce au talent personnel de tout un chacun de vouloir aimer vivre Pas plus que toi, Bouffi, j’ai la capacité de refaire ce monde pourri, seulement ce qui pousse dans mon coeur ne dépend que de mon savoir jardiner propre La haine m’excite l’amour Fou et fier de l’être, voilà dans le pire des cas ce que je vous souhaite Et ça ce n’est pas une pipe, m’aime si nous voilà le 1er Avril

Niala-Loisobleu – 1er Avril 2017

1.09.2016 - 1

DEBLAIEMENTS


IMG_0517

DEBLAIEMENTS

Premier matin sous l’eau qui lave. J’ai dormi dans la cabane, dormi comme je ne savais plus par où poser la joue. Les cailloux vous reconnaissent toujours au premier pas et avant que le pied se soit posé. Nul besoin de laisser-passer, d’instinct l’ordre recase tout en bonne et due place. L’essence de seul ce qui compte prend effet, la voie qui parle dit ce qui est.

                                À Juliette

Un jour, je sus peu à peu qu’elle venait à moi.
J’eus la bouche pleine de son amour.

Mes yeux n’ont qu’un chemin, ils te parcourent entière Gchaliand_feu_nomade
et mes rêves vacillent au creux de ta rivière.
Tes bras rives de douceur, à tes yeux, en cortège, des rêves de velours
toute l’eau des neiges fond aux perles de tes doigts
et tu offres ta grâce sans désir de retour.
Chacun de tes sourires déchire un peu de roche.

La fraîcheur des rivières au bord des yeux du jour
coule par tes reins fragiles oasis de faiblesse
la rose de ton cœur réclame sa chair de lune
l’amour perle au collier de ta gorge légère.

Je t’aime, la gorge nouée aux fibres de l’été
chaque aube m’éveille tes yeux au fond de mon regard
ma femme heureuse jusqu’au bord des paupières.

Nos rires feront trembler des miroirs d’eau légère

Ton corps offrit un été plus pur à mon corps privé
de sa saison.

Ta cuisse où perle le long filet de ta vie intérieure.
Et le merveilleux éclatement de ton ventre,
séjour nocturne d’obscures espérances
dans le jaillissement de la redoutable fleur
à jamais offerte
fruit de la seule apocalypse.
Toi
enfin nue.

Gérard Chaliand (In Feu nomade et autres poèmes, © Poésie/Gallimard, 2016, p.54-55)

Je vois du garenne se frotter les poils aux premières violettes sauvages. Le soleil en pleure, il a eu si peur. Aujourd’hui mon corps va pouvoir s’épuiser à remettre la cabane à flot. Le mât est à relever, toute ma pensée à hisser, la verticale attend que la plume dise le cri du lion. Le chenal tend la direction du large. Partons mon Coeur l’un vers l’Autre, nos mains sur  la m’aime rame.

Niala-Loisobleu – 31 Mars 2017

AVEC LES DOIGTS / C’EST LA VIE


r

Benoit-Courti-photographie-1

AVEC LES DOIGTS

Le temps des doigts est aux travaux de la nature, la terre est notre chair, nous en sommes sortis et en ressortons toujours, dans un cérémonial où tout c’est confondu, le laïc et le religieux sans qu’il y ait d’oppositions, bien au contraire grâce à la Nature, qui sait que rien ne fonctionne isolément.

Je suis venu au monde porteur de créativité.

J’oublie la part négative que cela, comme toute chose, sous-tend, pour ne retenir que la positive, qui ne cesse de générer, de créer, à partir d’un concept d’Amour. Le bonheur n’existerait pas sans sa part de malheur, c’est simplement le rite de la Vie et de la mort qui se perpétue au rythme des marées.

Il n’y a pas d’âge, bien au contraire je peux affirmer que plus on vieillit plus on a une approche jeune de ce qui est fondamental. La docte ignorance révèle la maturité de l’Esprit. Le tant se substitue au temps.

Que peindrai-je tout à l’heure, que peindrai-je demain ? Jamais la question ne m’est venue, je peins aujourd’hui mains tenant dans une éternelle pensée visionnaire.

Hier n’est que de la matière ce n’est pas le fluide.

Je t’aime ai-je toujours dit depuis que j’existe, à présent je AIME au Centre d’une réalité abominable qui attise cet amour, mon Amour de Vivre, donc d’être, donc de faire l’Amour au sens littéral du terme m’anime en tout. La Vie est un matin.

Niala-Loisobleu – 20 Août 2014

C’EST LA VIE

En remettant ce billet de 2014 à la Une (mon autre guerre) ma victoire pacifique se confirme, toujours

Bien réelle. L’Amor toujours vainqueur pour donner la Vie, malgré les signes contraires qui s’affichent du matin jusqu’au soir.

L’épreuve est douloureuse, de toutes celles par lesquelles je suis passé, c’est l’initiation suprême que je vis. Chaque voyage est de larmes de sang, chaque pas en avant est physiquement éprouvant.

Je ne dis pas « Je t’Aime dans la béatitude, je dois faire « Je t’Aime » dans la blessure de mon orgueil. Apprendre à me dépouiller des strass pour sortir le diamant de sa gangue.

C’est la vie, c’est la vie !

comme la garde Chuck Berry

Immortelle !

Niala-Loisobleu – 19 Mars 2017

Enregistrer

TOUT CONTE FAIT, SUITE A…


351ae9f9263af4d48b62a4b516813904

TOUT CONTE FAIT, SUITE A…

Quand le sabre en lui pénétrant les reins se retourna, il avala sans boire l’eau de là. Une idée défaite du passé. Dans les étuis, les cuivres ternissaient sans plus se prendre la tête à vouloir retrouver l’âme des violons. L’ocarina colle aux quintes, de son air cucurbitacée qui aurait percé ses fonds de culottes, sur un piquet d’école trop fréquenté pour imaginer sans tirer avec une mention très bien.

Son choix presque à terme, juste à deux pas du mûr, montrait comment sans coup férir, on peut se sortir du bilieux mal fréquentable. L’ictère cornue de la famille du crotale au sein se reconnaît aux bonnets 95 B, qui au premier signe de fugue, vous met en moins de 30 secondes, sur le carreau d’un ô cul us des polis tout à la main.

a74087b6344349d93f4016cb5e273eeb

Marcel à force de vouloir offrir ses pôles sur la poitrine et plus loin que les avant-bras de l’entrecuisse, au vu et au su d’un monde ouvert (que dans sa tête) comme un lit-clos en période de congés annuels, s’en était sans doute pas assez pris dans la tronche, pour qu’à chaque fois il remonte à l’assaut de l’infortune, qui veut gagner des biles lions.

Tout ayant une faim, Marcel, sans que rien ne l’ait laissé paraître se mit à regarder les étiquettes, pour voir ce qui entrait dans la composition du plat du jour. Le profiteur se reconnaît des autres, à ce détail près, qu’il s’imagine pas un instant plus pouvoir se gaver de son légume préféré :le naïf, qu’on trouve en tous climats et en n’importe quel potager du monde.

Sa Grand-Mère lui en avait eu beau montrer les différentes espèces, il en avait pas tenu compte par excès de bonté, probablement une séquelle judéo-chrétienne, qui avait réussi à l’infiltrer, lui le mécréant consacré (il est prouvé que le vrai mécréant est un croyant souvent plus sincère qu’un pratiquant de la messe du Dimanche à 11h). Son vieux copain Achille, l’étalon, comme l’avaient surnommé les filles, ne manquait jamais de lui réitérer entre deux stations, lorsqu’il voyageaient ensemble.

Je tiens à ma santé, lui renvoya son image depuis la glace de sa toilette, ablution psychique.

fr.pinterest.com.jpg

A force de mirages de leurs belles paroles sauf les chameaux, que voyaient ses yeux ? Eh ben rien que des cars à vannes, sans qu’un chien s’y hasarde. Troublant, non ? En un éclair il défoudrayât d’un coup son an blême. Frappé par une brusque apparition du Vésuve, lui projetant un documentaire sur Pompéi, ses maisons closes ouvertes aux partouzes, et où, à présent, l’or gît sous la cendre, sans qu’un phénix ait remédié à la situation depuis l’Antiquité. Surprenant non ?

Ton oeil droit ne connaîtra plus d’amélioration, l’intervention subie il y a maintenant quatre ans, a réussi en ce qui concerne la destruction de la capsule qui l’obstruait, mais a causé un affaissement de la rétine, qui en réduit la vision. Quant au gauche, c’est statu-quo, sa capsule ne s’est pas développée depuis ce même délai, restera-elle ainsi, ou proliférera-elle d’un coup, les deux sont possibles. On ne l’opère pas en l’état, chui là. Nous nous reverrons donc dans un an, si rien ne se produit entre temps…..merci Docteur., cligna-t-il des deux, acide.

Marcel, s’arrêta un instant devant son passé. Il vit dans un coin de la vitrine, une image de cabane, qui se tenait à l’écart des belles peintures à faire croire et des mélis-mélos du Grand-Guignol du quotidien. Il entra et vit un espace ouvert donnant sur la mer. Il avança vers son vélo en chantonnant que la mer on en voit jamais l’bout en apprenant à la prendre par le bon.

J’ai écrit ce billet en réponse à celui d’Océan de Couleur: « Sommeil d’une Vie »

Sommeil d’une vie

Niala-Loisobleu – 14 Mars 2014

526fc55588ca7d79ae04b25b55462bbb

LE JARDIN MAGIQUE


5f74f327b88a6eedf223bcafb37cedb5

LE JARDIN MAGIQUE

Puis ces mouches, cette sorte de mouches, et le dernier étage du jardin… On appelle. J’irai… Je parle dans l’estime.

Sinon l’enfance, qu’y avait-il alors qu’il n’y a plus ?

Plaines ! Pentes ! Il y

avait plus d’ordre ! Et tout n’était que règnes et confins de lueurs. Et l’ombre et la lumière alors étaient plus près d’être une même chose… Je parle d’une estime… Aux lisières le fruit

pouvait choir

sans que la joie pourrît au rebord de nos lèvres.

Et les hommes remuaient plus d’ombre avec une bouche plus grave, les femmes plus de songe avec des bras plus lents.

Croissent mes membres, et pèsent, nourris d’âge ! Je ne connaîtrai plus qu’aucun lieu de moulins et de cannes, pour le songe des enfants, fût en eaux vives et chantantes ainsi distribué… À droite

on rentrait le café, à gauche le manioc

(ô toiles que l’on plie, ô choses élogieuses !)

Et par ici étaient les chevaux bien marqués, les mulets au poil ras, et par là-bas les bœufs ;

ici les fouets, et là le cri de l’oiseau AnnaôHapax, mot qu’on ne rencontre qu’une seule fois dans la langue. – et là encore la blessure des cannes au moulin.

Et un nuage

violet et jaune, couleur d’icaque

Une prune (fruit de l’icaquier)., s’il s’arrêtait soudain à couronner le volcan d’or,

appelait-par-leur-nom, du fond des cases,

les servantes !

Sinon l’enfance, qu’y avait-il alors qu’il n’y a plus ?… »

Saint-John Perse

(Extrait d’Éloges 1911)

Ah mon Jardin, tu me tires en corps du mal extérieur ! Tes arbres aromatiques sur les pierres à réchauffer les espoirs fous, me sauvent d’un moment de torture. Mais il faut bien rentrer de tant à autres au « vrai monde » comme ils disent, pour jouir de l’Absolu.

Mais le choc de tous ces glapissements, le faux-bois des vrais cercueils et le faux-marbre des journaleux, dur dur. M’aime blindé, j’succombe pas à cette manière d’utiliser tout et son contraire pour faire passer la pilule. En touchant l’arbre d’amour, de la langue qui le boit, des couleurs sont montées au grenier et sortant le cerf-volant de la malle à rias, m’ont emmené remonter l’estuaire. D’en haut, cette vulve ouverte sur la mer m’a donné envie de faire un enfant. J’ai peint, libre de moi.

Estuaire, naissance du monde où l’algue se laisse bercer par le flus et le reflux qui huile et oint tout à la fois. Vertige qui depuis la nuit des temps nous traverse sans commandements.

Je ne suis qu’amour de vivre, ouvert et combatif, de négation déclarée à l’impossible. Et alors, oui Môssieur, j’assume mon rêve en entretenant mon jardin magique.

Je rentre de cabane, séchant la larme d’un retroussé de manches pour la remettre debout sur ses jambes.

Niala-Loisobleu – 25 Février 2017

Billet d’adieu aux lignes perdues


0e0d631e23ea2c8e0a0c7b85cf64daa2

Billet d’adieu aux lignes perdues

Ramper des las le long du carreau
sentir de rouille cet ocre aux rouges
qu’un fond de bleu
a mis en écailles
dans une image du ciel
venue s’arrêter là
peut-être simplement pour saluer les mouettes
Sentir aussi bien des montées marines
chargées d’iodes sépias
par voie nasale
qu’au profond du derme refermé aux manches des vieux outils de bois
la sentir cette vie sans autre pourquoi avancés

 Ici le tant est suspendu à t’attendre

l’érode en rien ne fabule mon Amour

Les rives de Brouage ont appareillées
encablures lointaines
sans que le sel ait fondu d’un grain, la planète n’est plus ronde, ce ciel à plat se fait parallèle à la mer. Infini vertical ouvert luisant tantôt boue vert d’âtre
tantôt argent sans fric
pointillé de plumes blanches aux cris d’abordage
avides de labours proches
aussi bien d’étraves que de socs

On dirait que je cabane
l’atelier me marine, peindre me lance.

Surtout ce frisson venu de ton aine où le varech mouillé sable mon chant pagne par le dérapé d’une dune passée entre les boutons du corsage ouvert de la pinède
avant que les huîtres baillent aux claires en se tirant du talon d’Achille

Ô mon coquillage

Je me ciel ô

pour m’abstraire de ces formes ordinaires où tout se confond
pour mieux goûter à cette palette saline
où mon pinceau trempe d’en vie
Au marais le marin
tient sa viole entre les cuisses de la Cayenne
son archet frotte au remous du clapot qui se lève
Un jour en corps à vivre

Je dois appareiller des pièges côtiers, les sirènes ne cessent de chanter coeur d’étocs en chalutant la nasse du miroir aux alouettes. Je vois à portée de brosse les premières touches d’un autre tableau, mes mains n’en tremblent que d’émoi.

La fenêtre est toute à ton guet, en attente de rouvrir ses volets sur l’accent de tes bras. On ne peut vouloir le bonheur des autres sans être soulevé par le sien propre.

Je règle notre erre à ton courant ascendant nos corps hissés tous voiles dehors

Je t’aime couleur de vie d’une autre traversée d’encre jetée

Hâlons hâlons, sortons droit devant, la fleur de celle…

Niala-Loisobleu
23 Février 2017

eec9f2bc2abe49fce4f86fe2708bd192

 

A TON BORD


pro10621-sepedit

A TON BORD

A contre-vent l’eau se met en rafale, sur la route l’impression que les marches de l’écluse à poissons sont plus hautes qu’avant, oblige à serrer davantage ses mains sur la godille. Ce rideau d’éclaboussures célestes ne facilite en rien le choix. Mais qui n’avance pas recule, il faut trouver son passage, quitte à creuser un autre chenal. Pilotis en échasses on peut espérer sauter le trou. Les sorcières malmènent les tuiles, mon Toi, je t’entends qui gémis sous les abats torrentueux.

Si la couleur des cabanes résiste au déluge, le risque d’engloutissement des tons chauds, passera la 3° vague, réputée plus dangereuse. A ta poitrine, seins ruisselants d’écume, je resserre l’écoute mon Coeur. Tes flotteurs te rendent insubmersible, je me rassure rien qu’à l’évocation des pouvoirs magiques que tu m’as appris d’eux.

Passent les poids lourds des rails tanker. Là-bas au loin les derricks ne me font pas prendre les alouettes par la tête. Les mires peuvent appeler tant qu’elles veulent à la prière, ma Muse est in, je l’entend par dessus les moulins me coiffer de son chapeau. Passé la peur, aimer rend si différend. Je serais capable de me faire la Manche en traversant le Channel à pied.

L’hippocampe s’est mis en anneau sur l’horizon, il tient bon la voile à la barre. Je te souris vert le fond des yeux, anse qui me protège de la tempête, ton âme est la digue qui fait obstacle aux éperons de l’amer.

 

Niala-Loisobleu – 5 Février 2017

 

 

Les yeux dans mon Herbier où la sauvegarde de mon Jardin – 1


d2c605d201d15782cf9977b0e7036a29

Les yeux dans mon Herbier

où la sauvegarde

de mon Jardin – 1

CE VENDREDI  (N-L – 3 Octobre 2014)

Au tant passé présent, un champ s’aimé de petits cailloux répond
Pierre qui rouille n’a masse que dalle
Naître mousse a du Capitaine dans la voilure
Quand j’ai appris le Bleu
J’ai su que ma vie ne suffirait à le savoir
Rose est fait de blanc au laiteux répandu
Jaune cocu ?
Non c’est le soleil qui baise la lune sur la bouche
A marée basse comme hôte de marque
Après un parcours reste des vers à hâler voir
Rien n’entoure le monde d’un corset de rétention
A preuve
Selon le vent que où tu pisses
Ou t’es à rosée
Ou arrosé
Les grandes formations symphoniques ont besoin de solistes
Le kiosque du théâtre de verdure
n’est pas le clown blanc c’est l’Auguste
Chui là
Qu’à les yeux qui soulèvent les grandes godasses du chapeau qui pleure
Pour les journaux et les grands magazines
Remontez l’impasse de la cover-girl si vous pouvez
Un poète est toujours isolé mais jamais perdu
Sa folie lui tient compagnie
Aujourd’hui n’est qu’un Vendredi ordinaire
On est pas obligé de prendre du poison
On peut manger sein

ee43799bd7c97a5891d2da1423875b77

AU COING DE CE VENDREDI-CI  ( N-L – 27 Janvier 2017)

Quelques ans après mois, flux et reflux ont rincés la lisière des jours  de leurs écumes,  recousant l’écusson de la greffe. Sans quitter la branche, l’oiseau a du la serrer plus fort  de ses pattes pour garder le désir d’autres récoltes. Il avait été noté sur la feuille précédente que « Les grandes formations symphoniques ont besoin de solistes ». Indubitablement c’est ce qui a fait défaut. Où donc est passé l’aria ? On n’entend que les choeurs des sorciers faire tapage. L’Auguste s’est pris les grandes godasses dans le tapis.

Ce matin à la lecture de ce qui sortait des serres, je n’ai eu qu’une sensation contraire à mon habitude. Pas la plus petite présence d’insecte de ceux qui continuent à oeuvrer en se foutant totalement de l’oisiveté de sentiment d’alentours.

Soudain une question de cadre mise à l’évidence au menu des plats du jour d’hier me saute à la conscience. Voilà, plus besoin de chercher, j’ai trouvé. Il y a de l’étouffant dans mon air. Je le ventile en permanence par un système de vase communicant. Un garrot y fait caillot quelque part. L’air manque de retour. Mon tableau de vie s’est fait encadrer à son insu. L’oeuvre est sous une influence qui tait une partie essentielle du vrai auquel j’adhère. Car des vrais aujourd’hui il y en a des tonnes de versions. Atteinte en son âme par une emprise à ses choix de liberté communicative, mon oeuvre délire en partie toute seule. J’ai une part de mensonge à moi-même dans ma conviction. Cela  débouche  sur une privation créative. Le voilà l’effet cadre. La pensée mise en clôture dans une idée fixe d’amour absolu ? Je sens mal cette idée. Il faut la positiver.

826df8643c34fe8f5dfed4355795929d

Je ferai Dimanche aujourd’hui, comme n’importe quel jour qui s’rait pas de merde…


Je ferai Dimanche aujourd’hui, comme n’importe quel jour qui s’rait pas de merde…

 

Son sourire sur son air d’à côté conduisait tout droit dans le mur. Non pas parce qu’elle voulait montrer son gouffre, mais parce qu’elle croyait ainsi pouvoir s’en sortir. Ce qu’un visage montre peut-être truqué au départ par un jeu de masques qui viennent comme des filtres offrir différentes hypothèses. Tenter de se désembourber en rusant aveuglement de soi-même, dans les convenances d’un code de bonne conduite on ne peut plus jésuite.Le jeu des manipulateurs devient aisément diabolique. Ils multiplient le nombre de portes sans issues. Les progrès scientifiques et industriels réalisés depuis le premier jour sont considérables et sans commune mesure avec le sur-place de la nature humaine qui se mord toujours la queue dans sa quête au bonheur. L’homme clame sans arrêt son avance, alors que ce qu’il fait le conduit à reculer sans cesse. Il ne sait faire que des machines à le remplacer…Grande question d’une vie qui se prolonge en âge en cultivant en parallèle les moyens de supprimer ses sources de maintenance vitale.

La philosophie du produit matériel a gagné sur la pensée de la pérennité de l’espèce.

Le matin des droits de l’homme est largement dépassé par les ténèbres.

L’individuelle résistance reste la seule validité d’un espoir illusoire. Résister au sein de son existence, l’éternel retour tribal refaçonné aux réalités du jour.Survie jusqu’au boutiste conduite de l’animal qui demeure en nous, puisque l’évolué ne peut que détruire.

L’intelligence de faire encore, sans fausse-idée de sauver, me ferre les quatre sabots le plus efficacement possible. Nous sommes armé de notre salut.

Mon rêve a su différencier l’utopie dangereuse du conquérant de la simple volonté de maintenir, pour poursuivre l’humanité. Sans s’en remettre aux charmes de mirobolantes bannières dressées par de dangereux directeurs de conscience, faux-idéalites,  n’ayant d’autre but que le leur. Chaque seconde contient à elle seule plus de bonheur que des matins  à venir. Le monde est Beauté en soi, il faut en découvrir sa nature sans se fourvoyer dans l’erreur de croire que l’homme en est le créateur. De l’amour qu’on peut lui donner survivra la vie. Et la vie étant Amour, le bonheur en découle.

Je ferai Dimanche aujourdhui, comme n’importe quel jour qui s’rait pas de merde…

Niala-Loisobleu – 22 Janvier 2017

 

f8729f90a49469f205aeff7f89ac9d9f