
SUR FACE, UN REGARD AU FOND


Jadis les arbres étaient des gens
comme nous.
Mais plus solides, plus heureux,
plus amoureux peut être.
Plus sages c’est tout. ~
Jacques Prévert

Souviens-Toi
Tant go
tango
plein la gueule de bois
quand les souvenirs remontent
du bal con
La limace
traîne toute blanchâtre
sur les traces
phallocratiques
qui bouchent pas les goûts
Souviens-Toi
salades salades
C’est toujours du fumier
que sort la fragrance de la fleur
Philippe
Aimer
tu le galérien
Niala-Loisobleu
11 Février 2016

L’enfant-monstre de l’humain
Il a vidé le cartable de la bêtise
d’une géographie mobile à hisser des frontières
avec un mal en trompe-l’oeil raciste
des portes-fenêtres à plaies purulentes sociales
des calculs régnaux de mégalomanes pisse-vinaigre
pythons hissent pavillon en berne
sales sorcières de sale aime
Il en a plein le point du verbe aimer saccagé
l’enfant tout fripé de sénilité parentale
Dans son bocal
petite-grenouille
à prédire le tempo décadence
L’enfant qu’est-ce qui voudrait
être celui d’une famille d’amour
pas d’un mini stère
contre-feu
d’un roi-faits-néant
à l’égocentrisme démesuré
néroniste en puissance
qui fout le feu à son espérance
L’enfant ne veut pas être le monstre de l’humain
il a pas de gène pour pourrir dans la fosse à pu rin des immatures
L’enfant il veut vivre fils du futur homme
Niala-Loisobleu
6 Février 2016


COMME UN P’TIT-COQUELICOT
A première vue tout semblait courant, les nuages, la pluie et le vent étaient dument à leur place, rien à priori ne disait tu vas voir Bouffi je vas te foutre la merde dans ton amour de l’amer.Mouais seulement ça c’était avant. Avant qu’un peintre qui cheminait genre secrétions de Fées, ne se mette à laisser libre cour à la vérité. Ainsi ce jour de chandeleur, que tous les nez se mouchaient seulement de morve, pas de rétablissement des choses à l’authentique, voilà t’y pas qu’il hissa un de ces putains de soleil en promo à faire rougir un tour opérator te vantant une plage pourrie dans un club infect au milieu d’un circuit en autocar de la croisière Jaune. Ah le merdier. C’est que la fantaisie on aime mieux en causer, voire se plaindre de son absence, que devoir la vivre impromptue. Pour râler c’est toujours complet, pour l’acte, même à la 4° démarque, c’est toujours sans clients. Un petit coquelicot, minuscule et une petite fille, c’est mieux qu’une rosière qui en a vu passer des trains pour fêter le premier retour manifesté de Marie. Hein, badour, en plus y a des crêpes. Le tout avec un poil dans la main, voilà qui fait mieux que les 35 heures de Martine. Vive le soleil, aimons-nous mon Tit-Bout, t’es belle comme une flamme qui brille !
Niala-Loisobleu
2 Février 2016


ÎLE EST UNE FOI
Le s’aima fort en grosse fatigue, se la fait mise à jour, que si t’y comprends quelque chose les chances de te planter l’hérisson sous-marinier qui passait juste quand t’étais au milieu de l’asphalte, plus bitumineux qu’une chique, bien qu’en cet endroit la ligne jaune est blanche, sont à sang contre un
Dégoulinante d’amour la chaussée au moins si, elle se foutait les pieds nus, au lieu de se faire comme l’étalon-anguille, coucou c’est moa oui la, sous le gros caillou. J’me meurs d’amour, te l’dis pas, j’bulle contre le bocal, mais je flingue de l’entre-jambes tant l’haveneau qui remonte le vague du fond de ma culotte se fait de bouquets au lieu de la grise en pensant à toi..
Pauvre pêcheur au lampe haro, regarde où tu marches c’est pas parce que t’es gaucher que tu marcheras pas au mauvais moment en plein dans le mauvais endroit. Et merde.
Un jour que je traînais le marais de Moëze-Oléron, alentour de Brou, un gros noyé est sorti de l’arbre qui est au pied des vieilles pierres. Ah, c’est un fameux trois mâts que cet endroit, la mer s’étend à perte de vue, en fin ça c’était avant que le Cartier se barre avec le sel et l’eau qu’y avait dedans.
Tu t’assieds dans l’herbe et tu imagines, tu reviens en arrière, refaisant la situation du tableau originel. Ben tu peux pas savoir, c’est tellement beau cet endroit d’amour que tu n’arrives pas que ça s’rait pu, tellement les herbes folles te disent qu’île est une foi…
Niala-Loisobleu
21/12/15



ÉTAT DES LIEUX 6
L’heure affiche son présent, minutes de conséquences et secondes de traces à relever. Des heures clouées d’étoiles, lin tendu aux marées sur le châssis des bers, il n’y a pas eu que des passages aboutis, mais toute odyssée doit avoir son écope à bord.
Voilà un cycle qui, en dehors de cernes aux yeux, ne fait que nous enfoncer dans sa lise. La peur aux fesses de voir l’incompétence devenir mention d’examen. Nul n’a le droit d’ignorer le devoir…sauf les apprentis-sorciers du nouveau monde, uniquement préoccupés par la réussite es qualité du nul accompli.
Depuis que j’accroche des wagons à la petite locomotive de mon jardin d’enfants, la traversée d’un si long tunnel n’avait eu lieu. On a même plus la guerre pour entrer dans la résistance. Interdit de mettre l’œil à la portière sous peine de se pocher les deux aux parois du noir.
Alors la Muse se mettant l’oiseau en coiffe a percé le plafond pour y refixer la boule à faire reluire les parquets. Sortant le bandonéon de l’étui du barrio, un coup de miror au percolateur, quelques œufs durs dans le viandox et du fendu profond dans le décolleté, elle a mis le piano-bar des anesthésistes du quotidien au placard.
– Allez Loiso, viens me faire denser,
prends-moi dans tes bras qu’on se décortique le valseur de la nasse à crabes. Allons sur la jetée appareiller au chenal pour passer les grosses balises Botero. Miro et NIckie nous attendent pour faire l’aronde à relancer du printemps. Je voyage d’assez longtemps pour avoir le sens de la navigation sans Géricault et sa méduse ras d’ô dans le gilet de sauvetage. Plongeons dans l’amour jusqu’au cou, si ça tourne on ira tout droit sans s’attarder au rétro !
Niala-Loisobleu
29 Octobre 2015
ETAT DES LIEUX 4
Chemin tremblotant dans l’épaule, le long d’un long coude, monte la brume du matin rampant au sol.Quelques étoiles falotes se balancent entre les premières fermes du village. Suivies des aboiements de chiens qui tirent sur leur chaîne. Le jour qui se lève laisse le bois dans la pénombre au chevet des gouttes . La cheminée s’est endormie vers l’aube, sous le poids des rondins qu’elle a réduit en cendres.
Dans les plis des vêtements pendus aux couloirs de la vie, l’enfant n’a pas ôté les cailloux que ses doigts ont polis à force de prières. Ils reposent avec les morceaux de ficelles effilochés qu’un noeud retient à la filature de l’histoire. Mieux que des cadres, ils retiennent plus d’images du puzzle, qu’un album, où faute d’air, elles jaunissent aux érosions du temps. Ne laissant survivre que le bord blanc du cliché.
Ta poitrine en me battant au coeur, nourrit ta présence en dehors des repas. J’aime le balancement de tes seins au clocher de ta poitrine. Tantôt nonchalant, il m’emporte à l’intérieur du fourré, derrière lequel pousse mon rêve. Loin des bavards qui ne tarissent pas d’histoires sans goût. Ils ont l’instinct affuté tes seins. Je reste émerveillé, sans rien dire, en les voyant comme deux animaux que rien ne sépare. Ne rien laisser échapper de la moindre manifestation de leur environnement, me dis-je en souriant. Car ils sont bien les vrais géniteurs de mes plus beaux sourires. Ceux qui n’ont de parenté qu’avec le bonheur tranquille. D’instinct ils sentent les changements de temps qui vont survenir. Leur volume diminuant de chapitres, ou ajoutant les pages d’un tome supplémentaire.
Quelquefois, au bord du vent, ils se mettent à courir, se jetant en avant, joyeux de savoir qu’ils peuvent arriver les premiers au bout du sprint. Joueurs comme des chiots ils se roulent l’un sur l’autre, en se mordillant, sous d’inoffensifs coups de griffes.Ils se mordillent, et font des sauts en l’air en jonglant avec leurs balles.
Nous irons à la mer voir le gonflement des voiles, peut-être…
Le soir où poil galeux, comme un chien sans race, méprisé, laissé pour compte, je t’avais trouvé repliée sur le vide d’un bord de gare, j’ai vu un instant briller ton regard de cette envie de ne plus te déplaire. Le boulier a des constipations de calcul mental, pas facile d’être sur le m’aime fuseau horaire. Quand l’âme doit vivre de l’expédient de la littérature, la morsure du froid est profonde dès que la couverture se tire déposer les lunettes sur le livre fermé. Le seul rêve qui tienne ne peut provenir que de la page qu’on écrit soi-même.
Niala-Loisobleu
6 Octobre 2015
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