SUR FACE, UN REGARD AU FOND


SUR FACE, UN REGARD AU FOND
La nuit passe traînant ses pieds aux poubelles, un chat vient de glisser dans ma gorge. Suis en amour à la vitre froide près de la fenêtre. Le réverbère tâtonne, son halo balance quelque part un reste de lumière gardé contre toute attente. Quel goût avait le vent à la ramasse du son des pas clairs
Vers aime rôde
Sanguine gnôle en
Jaune prune
Fauve êtes
Noir de fumet
Bleu outre mère ?
A la pulpe de la soif interne, mes ongles cherchent la pluie attachée au flacon du soleil, regarde-toi côté lumière face à l’ombre.De l’herbe foulée l’écume au galop porte en flux le reflux au traitement des déchets. Et mes paumes à l’à-plat repeignent d’un rehaut l’appel invisible de l’embrun aux touffes des côtes par mouvements porteurs d’un écho système. Suis en amour au lit de l’insomnie couché sur la pointe des pieds au guet du jour.
Et si je restais un homme ?
Niala-Loisobleu – 03/04/16

Quand ça était… avant Paris- Bruxelles…


Quand ça était…avant Paris- Bruxelles…

Jadis les arbres étaient des gens
comme nous.
Mais plus solides, plus heureux,
plus amoureux peut être.
Plus sages c’est tout. ~

Jacques Prévert

Photo de L'échappée Belle.
Photo L’Echappée Belle
Il nous reste les feuilles du printemps avenir
neuves du m’aime espoir
replanté
Unis comme un saule vouloir
qui pleure plus
la paix bleue de vie
Niala-Loisobleu
22/03/16

Souviens-Toi


Souviens-Toi

Tant go

tango

plein la gueule de bois

quand les souvenirs remontent

du bal con

La limace

traîne toute blanchâtre

sur les traces

phallocratiques

qui bouchent pas les goûts

Souviens-Toi

salades salades

C’est toujours  du fumier

que sort la fragrance de la fleur

Philippe

Aimer

tu le galérien

Niala-Loisobleu

11 Février 2016

 

L’enfant-monstre de l’humain


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L’enfant-monstre de l’humain

Il a vidé le cartable de la bêtise

d’une géographie mobile à hisser des frontières

avec un mal en trompe-l’oeil raciste

des portes-fenêtres à plaies purulentes sociales

des calculs régnaux de mégalomanes pisse-vinaigre

pythons hissent pavillon en berne

sales sorcières de sale aime

Il en a plein le point du verbe aimer saccagé

l’enfant tout fripé de sénilité parentale

Dans son bocal

petite-grenouille

à prédire le tempo décadence

L’enfant qu’est-ce qui voudrait

être celui d’une famille d’amour

pas d’un mini stère

contre-feu

d’un roi-faits-néant

à l’égocentrisme démesuré

néroniste en puissance

qui fout le feu à son espérance

L’enfant ne veut pas être le monstre de l’humain

il a pas de gène pour pourrir dans la fosse à pu rin des immatures

L’enfant il veut vivre  fils du futur homme

Niala-Loisobleu

6 Février 2016

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Roue de la forte hune


Roue de la forte hune
Le regard unique en son genre
de toutes choses
pose sur les pierres l’outil à graver la mémoire des pas
Barbelés et miradors aux cintres de la tragédie sous la cloche d’un glas de saloperies
qu’une main tient par la ficelle du gare au
Deux seins
plusieurs fossettes
une longue mèche
la perspective d’un espoir hors d’eau
autant de vertèbres qu’un manège de chevaux de bois
un sourire de nouveau nez et son coulis de babillements
le kama-sutra augmenté avant chaque faim de moi
des luths gréco-romains, des box taille, des zoos parturientes, des ailés copte-taire. un pape franc soit par exception à la règle, de la craie pour tracer un ciel honnête sur le plan des marelles, des pierres à cathédrales, une nuit avec Toi mon Amour avant pendant et après le levé du soleil.
Le tout dans la corbeille de fruits du verger
Et ta croupe pour que je préserve les steppes des chevaux de Troyes
Niala-Loisobleu
1er Mars 2016

COMME UN P’TIT-COQUELICOT


COMME UN P’TIT-COQUELICOT

A première vue tout semblait courant, les nuages, la pluie et le vent étaient dument à leur place, rien à priori ne disait tu vas voir Bouffi je vas te foutre la merde dans ton amour de l’amer.Mouais seulement ça c’était avant. Avant qu’un peintre qui cheminait genre secrétions de Fées, ne se mette à laisser libre cour à la vérité. Ainsi ce jour de chandeleur, que tous les nez se mouchaient seulement de morve, pas de rétablissement des choses à l’authentique, voilà t’y pas qu’il hissa un de ces putains de soleil en promo à faire rougir un tour opérator te vantant une plage pourrie dans un club infect au milieu d’un circuit en autocar  de la croisière Jaune. Ah le merdier. C’est que la fantaisie on aime mieux en causer, voire se plaindre de son absence, que devoir la vivre impromptue. Pour râler c’est toujours complet, pour l’acte, même à la 4° démarque, c’est toujours sans clients. Un petit coquelicot, minuscule et une petite fille, c’est mieux qu’une rosière qui en a vu passer des trains pour fêter le premier retour manifesté de Marie. Hein, badour, en plus y a des crêpes. Le tout avec un poil dans la main, voilà qui fait mieux que les 35 heures de Martine. Vive le soleil, aimons-nous mon Tit-Bout, t’es belle comme une flamme qui brille !

 

Niala-Loisobleu

2 Février 2016

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ÎLE EST UNE FOI


 

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ÎLE EST UNE FOI

Le s’aima fort en grosse fatigue, se la fait mise à jour, que si t’y comprends quelque chose les chances de te planter l’hérisson sous-marinier qui passait juste quand t’étais au milieu de l’asphalte, plus bitumineux qu’une chique, bien qu’en cet endroit la ligne jaune est blanche, sont à sang contre un

Dégoulinante d’amour la chaussée au moins si, elle se foutait les pieds nus, au lieu de se faire comme l’étalon-anguille, coucou c’est moa oui la, sous le gros caillou. J’me meurs d’amour, te l’dis pas, j’bulle contre le bocal, mais je flingue de l’entre-jambes tant l’haveneau qui remonte le vague du fond de ma culotte se fait de bouquets au lieu de la grise en pensant à toi..

Pauvre pêcheur  au lampe haro, regarde où tu marches c’est pas parce que t’es gaucher que tu marcheras pas au mauvais moment en plein dans le mauvais endroit. Et merde.

Un jour que je traînais le marais de Moëze-Oléron, alentour de Brou, un gros noyé est sorti de l’arbre qui est au pied des vieilles pierres. Ah, c’est un fameux trois mâts que cet endroit, la mer s’étend à perte de vue, en fin ça c’était avant que le Cartier se barre avec le sel et l’eau qu’y avait dedans.

Tu t’assieds dans l’herbe et tu imagines, tu reviens en arrière, refaisant la situation du tableau originel. Ben tu peux pas savoir, c’est tellement beau cet endroit d’amour que tu n’arrives pas que ça s’rait pu, tellement les herbes folles te disent qu’île est une foi…

 

Niala-Loisobleu

21/12/15

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GERMINE HALL


GERMINE HALL
Des doigts la peau tâte
On dirait que la paume se voudrait sébile
prise du glacé s’emparant des artères
veinules isolées du coeur
Ô monde,
non ne m’abandonne pas au parti d’indifférence, tu sais combien j’ai le derme tactile
je ne ferais jamais l’aumône à l’amour
En cela d’être étranger m’adoube au solitaire
diamant du pauvre
sans bague à la patte
L’automne
de toutes parts
engrosse en catimini de son bourgeon nubile
l’utérus d’un printemps avenir
de ses éjaculations solaires
Niala-Loisobleu
29 Novembre 2015

ÉTAT DES LIEUX 6


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ÉTAT DES LIEUX 6

L’heure affiche son présent, minutes de conséquences et secondes de traces à relever. Des heures clouées d’étoiles, lin tendu aux marées sur le châssis des bers, il n’y a pas eu que des passages aboutis, mais toute odyssée doit avoir son écope à bord.

Voilà un cycle qui, en dehors de cernes aux yeux, ne fait que nous enfoncer dans sa lise. La peur aux fesses de voir l’incompétence devenir mention d’examen. Nul n’a le droit d’ignorer le devoir…sauf les apprentis-sorciers du nouveau monde, uniquement préoccupés par la réussite es qualité du nul accompli.

Depuis que j’accroche des wagons à la petite locomotive de mon jardin d’enfants, la traversée d’un si long tunnel n’avait eu lieu. On a même plus la guerre pour entrer dans la résistance. Interdit de mettre l’œil à la portière sous peine de se pocher les deux aux parois du noir.

Alors la Muse se mettant l’oiseau en coiffe a percé le plafond pour y refixer la boule à faire reluire les parquets. Sortant le bandonéon de l’étui du barrio, un coup de miror au percolateur, quelques œufs durs dans le viandox et du fendu profond dans le décolleté, elle a mis le piano-bar des anesthésistes du quotidien au placard.

– Allez Loiso, viens me faire denser,

prends-moi dans tes bras qu’on se décortique le valseur de la nasse à crabes. Allons sur la jetée appareiller au chenal pour passer les grosses balises Botero. Miro et NIckie nous attendent pour faire l’aronde à relancer du printemps. Je voyage d’assez longtemps pour avoir le sens de la navigation sans Géricault et sa méduse ras d’ô dans le gilet de sauvetage. Plongeons dans l’amour jusqu’au cou, si ça tourne on ira tout droit sans s’attarder au rétro !

Niala-Loisobleu

29 Octobre 2015

https://www.youtube.com/watch?v=tRo-blKqQuE

ETAT DES LIEUX 4


Catrin Welz Stein --tothelighthouse

ETAT DES LIEUX 4

Chemin tremblotant dans l’épaule, le long d’un long coude, monte la brume du matin rampant au sol.Quelques étoiles falotes se balancent entre les premières fermes du village. Suivies des aboiements de chiens qui tirent sur leur chaîne. Le jour qui se lève laisse le bois dans la pénombre au chevet des gouttes . La cheminée s’est endormie vers l’aube, sous le poids des rondins qu’elle a réduit en cendres.

Dans les plis des vêtements pendus aux couloirs de la vie, l’enfant n’a pas ôté les cailloux que ses doigts ont polis à force de prières. Ils reposent avec les morceaux de ficelles effilochés qu’un noeud retient à la filature de l’histoire. Mieux que des cadres, ils retiennent plus d’images du puzzle, qu’un album, où faute d’air, elles jaunissent aux érosions du temps. Ne laissant survivre que le bord blanc du cliché.

Ta poitrine en me battant au coeur, nourrit ta présence en dehors des repas. J’aime le balancement de tes seins au clocher de ta poitrine. Tantôt nonchalant, il m’emporte à l’intérieur du fourré, derrière lequel pousse mon rêve. Loin des bavards qui ne tarissent pas d’histoires sans goût. Ils ont l’instinct affuté tes seins. Je reste émerveillé, sans rien dire, en les voyant comme deux animaux que rien ne sépare. Ne rien laisser échapper de la moindre manifestation de leur environnement, me dis-je en souriant. Car ils sont bien les vrais géniteurs de mes plus beaux sourires. Ceux qui n’ont de parenté qu’avec le bonheur tranquille. D’instinct ils sentent les changements de temps qui vont survenir. Leur volume diminuant de chapitres, ou ajoutant les pages d’un tome supplémentaire.

Quelquefois, au bord du vent, ils se mettent à courir, se jetant en avant, joyeux de savoir qu’ils peuvent arriver les premiers au bout du sprint. Joueurs comme des chiots ils se roulent l’un sur l’autre, en se mordillant, sous d’inoffensifs coups de griffes.Ils se mordillent, et font des sauts en l’air en jonglant avec leurs balles.

Nous irons à la mer voir le gonflement des voiles, peut-être…

Le soir où poil galeux, comme un chien sans race, méprisé, laissé pour compte, je t’avais trouvé repliée sur le vide d’un bord de gare, j’ai vu un instant briller ton regard de cette envie de ne plus te déplaire. Le boulier a des constipations de calcul mental, pas facile d’être sur le m’aime fuseau horaire. Quand l’âme doit vivre de l’expédient de la littérature, la morsure du froid est profonde dès que la couverture se tire déposer les lunettes sur le livre fermé. Le seul rêve qui tienne ne peut provenir que de la page qu’on écrit soi-même.

Niala-Loisobleu

6 Octobre 2015

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