Je ne suis du soleil qui couche ses matins sous l’ô rayé


Je ne suis du soleil qui couche ses matins sous l’ô rayé

A tes boutonnières

je n’ai pas cousu

ce que nous avions à nous dire

comme une légion

que le déshonneur s’empresse d’exhiber

Aucun de mes mots

je t’aime

n’a jamais tenu à un fil

Mes tremblements

sont d’une autre nature

que celles du vouloir lapider

par le reniement

du parapluie alibi

Niala-Loisobleu

28 Février 2016

Trini Schultz

M’AIME MORT


M’AIME MORT

Et je mords en corps

au point de mes ongles

à étrangler sous mes fa

l’ange

qui me ravit d’ailes

Santos Hu- 021

Seul gardien de mes buts

t’en déplaise

maux dits

J’aimerais oui le j’aimerais tous jours

m’aime mort !

Niala-Loisobleu

10 Novembre 2015

ÉTAT DES LIEUX 6


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ÉTAT DES LIEUX 6

L’heure affiche son présent, minutes de conséquences et secondes de traces à relever. Des heures clouées d’étoiles, lin tendu aux marées sur le châssis des bers, il n’y a pas eu que des passages aboutis, mais toute odyssée doit avoir son écope à bord.

Voilà un cycle qui, en dehors de cernes aux yeux, ne fait que nous enfoncer dans sa lise. La peur aux fesses de voir l’incompétence devenir mention d’examen. Nul n’a le droit d’ignorer le devoir…sauf les apprentis-sorciers du nouveau monde, uniquement préoccupés par la réussite es qualité du nul accompli.

Depuis que j’accroche des wagons à la petite locomotive de mon jardin d’enfants, la traversée d’un si long tunnel n’avait eu lieu. On a même plus la guerre pour entrer dans la résistance. Interdit de mettre l’œil à la portière sous peine de se pocher les deux aux parois du noir.

Alors la Muse se mettant l’oiseau en coiffe a percé le plafond pour y refixer la boule à faire reluire les parquets. Sortant le bandonéon de l’étui du barrio, un coup de miror au percolateur, quelques œufs durs dans le viandox et du fendu profond dans le décolleté, elle a mis le piano-bar des anesthésistes du quotidien au placard.

– Allez Loiso, viens me faire denser,

prends-moi dans tes bras qu’on se décortique le valseur de la nasse à crabes. Allons sur la jetée appareiller au chenal pour passer les grosses balises Botero. Miro et NIckie nous attendent pour faire l’aronde à relancer du printemps. Je voyage d’assez longtemps pour avoir le sens de la navigation sans Géricault et sa méduse ras d’ô dans le gilet de sauvetage. Plongeons dans l’amour jusqu’au cou, si ça tourne on ira tout droit sans s’attarder au rétro !

Niala-Loisobleu

29 Octobre 2015

https://www.youtube.com/watch?v=tRo-blKqQuE