ROULEURS D’ECUME


Victor Hagea  800 (1)

ROULEURS D’ECUME

Des manches à air retroussées ce ne sont

ni la peine ni le regret  qui me cachent la vue

à ton quai

j’ai le front de mer altier

défait de la promenade des anglais,

il lave son pont à grands sauts de reins

pour qu’à la fourche de ton bassin

mon Coeur

ô mon bateau

je fasse radoub

Les alluvions de marie-salope

n’ont pas de lisiers

En tant d’aime

à cheval sur mon porte-bagage

je te lâche du guidon

pour t’attraper plain-seins des demains

Là où le noir,

encensé comme une vertu,

ne

Soulages

que du porte-monnaie

pissons dru

que du bleu crénom de dieu

Nous n’irons point aux pays d’où jamais on revient

je traverse, tu traverses, nous traverserons

pour aller denser

denser chez temporel…

Niala-Loisobleu

1er Août 2015

Thiny Things by Mrs-White on deviantArt

https://www.youtube.com/watch?v=8TFvlvbl-30

ERRE A T’HOMME


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ERRE A T’HOMME

Il m’est paru,

dans la presse,

qu’à réfléchir trop on déraille

plus et d’avant âge

quand

dans la locomotive le mécanicien est plus fantôme que le train

Ainsi parlait z’haras tousse gras, le cheval qui me sert des talons quand ma folie se lâche

Alors je sors des grilles

des murs

des enceintes (excepté les parturientes)

des haies pleines des pines contaminées

des préjugés bourges

manières de saintes-nitouches

positions non reconnues par le kama-sutra

statistiques en tous genres et sermons d’obédiences

particulièrement les fausses-promesses qui font la loi

et

tout ce qui fait prothèse

(faux-culs, faux-seins, faux–bois, faux-marbres, faux-soyeurs, etc….)

Lorsque la question d’où que je viens se glisse entre le d’où que je vas,

se pose

je me chante du grand Jacques sur une musique de Gauguin,

à l’abri sous les Marquises qui vont tout bien

Puis corps élancé dans un esprit de sel, je plonge dans le noir pour en ressortir

plus bleu qu’un fromage

tout puant

ben coulant

pour que l’époisses en reculent battues sur leur propre terrain

Je suis heureux d’un ensemble de malheurs

mécréant plus croyant qu’un prêche ne remplacera jamais un acte

Mon erre heur

en bande houlière  je vas éjaculant d’encre d’échine

Ô mon bateau, ô mon Capitaine

la vie je l’avale et bien…

Niala-Loisobleu

29 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=sBo7OaFpHIg

NU D’ETE


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NU D’ETE

La mer rampe  sous le feu

les mâts des bateaux en panne d’érection

perdent leur fonction d’étais

laissant d’un seul coup

le ciel s’étaler de tout son long

Derrière la ligne de protection de la pinède et loin des parasols

nous avons fui les relents d’huile solaire

Un atelier naturel

libère nos corps des linges superflus

Au pied des chassis-nus

et contre le chevalet

nous avons posé nos yeux dos à ventre

jJe ne suis venue pas au bord de mer pour photographier le chant des mouettes

quand tu m’as dis viens on sort

j’ai compris qu’il ne s’agissait ni de la serviette et du roman de l’été

mais bien de nos pores qui avaient soif de sel

Ils se balancent

ils jouent

au beach-bisous tes seins

mon Coeur

c’est moi qui sers

et smasche en y mettant tout l’effet désiré

Ne bouge que d’une hanche à l’autre

un oiseau blanc se dresse sur ses grandes pattes

Sorties des iris de l’étier tous les ocres de rouille sanguignolent de bon coeur

te peindre ainsi

est un motif d’engagement dans le corps de ballet de la folie

ça coasse sous la touffe de la fourche du sourcier

La chaleur attise les tons

du vent éteint

l’ombre s’avance

complice

Nous nous avalons en mouvements d’ambles

sans faire peur aux chevaux qui lissent leur crin à l’herbe folle

à deux pas un couple de cigognes

en noir et blanc prend les mains mortes

qui émergent du sable blond

pour en faire des nids à oeufs

Niala-Loisobleu

22 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=OH5dP31yQVQ

TOI, MON EXTRAORDINAIRE VIE


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« Les destins guident ceux qui les acceptent. Ils traînent ceux qui les refusent. »

Carl Gustav Jung

Peinture de José Jopay juarez

TOI, MON EXTRAORDINAIRE VIE

D »emblée, le premier piquet qui tend le fil sur lequel, Toi et Moi marchons, nous est apparu si loin qu’immédiatement nous avons su, qu’entre lui et le second, le vide de ce que nous ignorons serait plein de réponses à devoir apprendre à lire, à comprendre du bon côté.

Est-ce que nous existons en réalité ?

Je dirai oui et non. Il y a la « vie ordinaire » et la « vie extraordinaire ». La première est surpeuplée. Tellement de terriens que le nombre d’habitants peut à lui seul répondre à l’absence de vraie vie. Plus d’air étouffe tout ce qui ne peut exister sans lui. Le Poète l’a compris. Il sait que le monde où d’aucuns se prennent pour se qu’ils ne sont pas, ou avec amertume, pour ce qu’ils auraient voulu être, est un mirage qui fait courir plus de chameaux que de chiens. Reculer pour éluder la simple pensée d’être mortel est un aveu refoulé de faiblesse. Toutes les déviances prennent leur source sous ce masque. Et les morts-vivants croissent plus vite que les autres.

Tiens bon la rampe mon Amour. Oui ça dérape plus souvent que ça glisse comme le petit Jésus.

Tu es l’expression de mon art. La Muse, l’essence de tout ce qui est à deux venir.

Notre destin c’est de nous être rencontrés au point de fusion d’un désir d’être à qui la volonté avait fait défaut d’une certaine manière.L »Absolu. Le carrefour entre les deux piquets. Confluent de nos deux lits. Delta de nos forces régénératrices. Alluvions de nos cultures, ne l’écopons pas, vivons-le par volonté..

L’expression picturale sur laquelle et par laquelle j’exprime, je me prononce, a marché durant des étendues élastiques plus figuratives,que poétiques au sens de l’abstraction concrète de l’Absolu vers lequel elle tendait sans parvenir à l’atteindre.Le temps impose son mélodrame en déversant son sablier. qui enlise Le tic-tac se fait Pavlov.On est à cloche-pied en demeurant inaccompli On devient bof sans s’accepter.Tellement le matériel devance le spirituel.

L’amour pourquoi ne fait-il jamais de réel compromis ?

Tout simplement parce qu’il n’est pas représenté autrement que par nôtre Âme.Il est rayon pas réceptacle.

On ne peut que transcender tout ce qui se greffe autour pour en connaître la réalité. Il appartient sans équivoque à nôtre vie extraordinaire. C’est une graine que nous ne pouvons que resemer en permanence, pas un « produit » dont on va exploiter toutes les formes de transformation..

Toi qui est mon destin, je te vis en intégralité par ton fond et dans tes formes dont la variabilité est l’adjectif.. Tu es mon image du Beau Le Beau est l’expression du silence. Je te vis dans l’apport continu de la couleur, de la créativité, par mes pinceaux, mon Amour, tu es la toile où j’enfonce mon cris, dans toutes ses expressions d’écriture.

Niala-Loisobleu

21 Juillet 2015

AQUA-TINTA


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AQUA-TINTA

Dans l’enfilade des colonnes le passage frissonnait

d’une perspective

ouverte au coeur d’un amas d’écarts

Par les trouées des taire

les maux d’adultes furent refoulés

à la mer par l’écope des enfants

étrangers au commerce du sentiment
Partir ?
Et non
Je reste fidèle aux pensées visionnaires
sans autres cordes que celles des guitares
de ta gorge bleue
chuintant de nos salives rauques
quand la tessiture amarrée au ponton se libérait crescendo
D’un an fort plein
restent toujours à venir des huiles essence ciel que tu m’as posées à la toile
tout le temps que tes cils ont peint
au tempo de leurs aqua-tinta

dévoyant l’acide au bénéfice du miel…

Niala-Loisobleu

19 Juillet 2015

Tondal's-Vision

https://www.youtube.com/watch?v=UehO4hzjH2g

VENT D’SEL 2


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VENT D’SEL 2

– Ben oui,

des questions …

– On en a tous jours qu’on vit

Mais comme au tir qui est pas abonné à la pochette-surprise

faut ajuster la cible sans fermer un oeil pour que les deux visent pas  à côté

Qu’on aille à pied ou qu’on se déplace par un autre moyen,

peu importe,

tous les voyages commencent par une gare.

Seulement gare gare, les vraies ne distribuent les billets qu’après qu’on se soit assis

d’avoir beaucoup beaucoup beaucoup trop marché,

à en déborder la tolérance.

Dans le tunnel, on voit rien,  on sait plus,

juste un lumignon qui balance au centre de la voie

qui dit stop

qui dit j’existe

donc je suis être

dans un espace néant dans lequel on s’enlise.

Et la gare s »allume

De là à ce que les rails, les wagons, les locomotives, les aiguillages, les signaux,

et tous les itinéraires

soient toujours en rose,

faut pas pousser le bouchon trop loin

Le rose c’est bébé donc faut qu’ça grandisse au grand bleu.

Et le grand bleu bieu ça appelle l’arnica.

Les gnons si y en avait pas comment qu’tu crois que t’aurais l

la première notion du bonheur vrai ?

A priori l’amour en ce monde c’est rien d’autre que ce qui te manques.

C’est pas un objet, un ustensile, un faire-valoir

pas plus qu’un du d’un mauvais payeur.

L’amour c’est le courage de la bataille de ton âme.

Dans toutes ces heures de tout seul avec les autres qui t’ont jamais vu comme t’es

. Qui t’affublent, t’étiquettent, te classent, te rangent.

Allez ouste sois belle et tais-toi.

En v’là des idées d’avoir une sensibilité, un langage,

une ne serait-ce que toute petite envie de voir avec ton regard

sans qu’on te balance la honte d’avoir

ton langage,

tes idées,

un point de vue,

de la vraie solitude

ne ressemblant  pas aux corvées

de la cuisine,

la vaisselle,

l’aspirateur

les courses,

le tapis-brosse de ton corps,

le lit bido de l’autre,

non un vrai jardin secret qui t’oblige plus à ne plus être l’intégral de ton genre,

Merde au mariage pour tous,

hétéro ou homo

j’veux l’sexe de ma nature

pas celui d’un de ses accidents

Combien faut-il de gares pour pas prendre un train mécanique ?

J’ai pas la réponse pour tous

je sais juste

qu’aimer c’est d’abord comprendre souffrir

car l’amour c’est l’exact contraire de l’ô de rose

ça pue la sueur du devoir subir

T’es pas mon pare à puits

mon Coeur

t’es ma seule vérité…

Niala-Loisobleu

14 Juillet 2015

Manipulations+by+Collin+Baptiste

https://www.youtube.com/watch?v=X-5y1wOw6NQ

ENTRE VUES


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ENTRE VUES

C’est des doigts que nos chevaux défaits

se sont mis à tisser

la première nuit

pore après l’autre

A tes flancs la rue qui monte passe un oeil par la fente

où feule un musc fauve

La chaleur monte à faire trembler la flamme de l’offrande

sous le porche de la maison blanche

Sari varie de couleurs

rouge jaune

orange mauve

bleu algue marine

l’envers du miroir pose à ma langue

le jardin de ta pulpe mangue

pour m’amender l’en vie

J’encre profondément en Toi en tons complémentaires…

Niala-Loisobleu

13 Juillet 2015

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DE LA PEINTURE..


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DE LA PEINTURE…

Les souffles des déodorants étouffent la protection solaire

sous la suée du désherbant.

Au point que les pinèdes fouillent dans la boîte à couture

pour trouver

la bonne aiguille.

Comment écrire sur papier-gras ?

L’encre s’y refuse

Mais peindre

oui c’est toi

quand je sens que ça me prend

que tu lèves l’impossible

ma Muse

le pinceau glisse sur tous les embarras

Tes yeux ont passés outre la fadeur des pare-héo, qu’un dingo normal se recule pour ne pas renifler des planchas à la sardine.

J’ai toujours à la place du portefeuille cette longue mèche que tu tiras de ton odeur déculottée.

Couleur grand-teint, elle garde tout de toi Amour. Tu me fais vitrine sans passer.

De pierres d’âtres te voilà qui m’interpelles :

– Eh le peintre…

tu serais pas tenté par mes estrans, regarde, vois-moi

je penche la tête pour être toute barbouillée de ta peinture de manuel…

Pas de sirènes donc pas d’étocs

les naufrageurs sont pas encore rendus sur les lieux des baignades

Esprit frais au coeur des nuisances

tu laves les fonds de leur mauvais

au prix d’un mimétisme de survie  contre tes prédateurs

Me voilà

je te recommence en continu

frais des embruns d’un rêve

tableau d’un vivant inachevé

ce jardin où nous savons protéger

ce que nous voulons ressaimer

éternel regain bleu

Niala-Loisobleu

10 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=ncjenmnN4ew

SHALOM ALEICHEM


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SHALOM ALEICHEM

Hors de l’ailé ment

les maux dénoyautés osent  l’ô live

en décollage immédiat

Posée sur le socle d’un désert aride

la

Pierre Brute

méduse

les mauvais compagnons

en voie d’acte criminel

la terre tremble sous la poussée de l’acacia

Du frémissement sorti de la gangue

l’utopie de soi

s’arrache des vertèbres de l’enfoui

L’habit n’est plus que derme

face à l’oeil

d’Horus

surgit du frontispice

comme symbole de renaissance

de régénération

Le fleuve s’est unit au soleil

De la chair végétale

ELLE

s’est faite sillon

sous le semeur

métamorphosée en delta fertile

Shalom Aleichem

« Que la paix soit avec vous et qu’elle se pose sur vous ».
Niala-Loisobleu
9 Juillet 2015
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VENT D’SEL


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VENT D’SEL

Quoi ?

Ah…

Non rien

Je comptais juste le temps que met le vent a dépeigner la couleur qui baigne

Continues a nager

la marée est sur le chemin de l’autre lune

un jour viendra où nous serons au chenal

noyés où flottants

la différence dépendant de

Nous

mouvements

Jeté dans le coeur,

un pont comme ça dans mon arche

ne me demandes pas pourquoi,

tu me l’as dit pile

les jours entiers d’escaliers

des nuits d’échelles

du tant que serre-volants multicolores

on avait riveté les fenêtres-aveugles dans lémures

Sous la jupe où fleurit le pré

le Petit-Prince

m’a dessiné ton nom

sang le sable au poignet

Niala-Loisobleu

29 Mai 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=liTSRH4fix4