C’est la nuit que la fraîcheur musicale se réveille dans la nature
Avant de remonter dans une branche du sommeil, je décidais d’empreindre la garenne par le couloir des yeuses. Majestueusement dressée dans sa clarté, la voûte étoilée avait remontée l’intensité lumineuse de ces derniers jours d’Août. Les bougies du gâteau d’anniversaire de mon petit copain Théo pensais-je avec un sourire heureux. Les questions que le monde m’emmerde à poser sont faites que pour fermer les yeux sur l’intérêt de ce qui montre tout dans un silence émouvant.
C’est la nuit que la fraîcheur musicale se réveille dans la nature.
Ce jour qui a commencé à s’endormir laisse un bonheur éveillé en moi. Il est de tant de bruits d’eau qu’il demeure bruissant avec les gris-verts-argentés d’oliviers aux troncs tordus par l’opiniâtreté qu’ils ont mis à surmonter la souffrance de vivre. Un combat où la paix ne sort pas vainqueur, juste une défaite pour des circonstances n’ayant que l’esprit de bloquer tout, pour rien.
Dans l’ascenseur nous montons une femme sans âge tenant une petite fille par la main. Je la reconnais, elle habite en-dessous, engoncée dans un col roulé qui l’empêche de franchir les montagnes de sa réserve. L’enfant ne cesse de lever ses grands yeux vers moi. « Tiens-toi tranquille Aurore, ne regarde pas ainsi le monsieur, c’est pas poli ». Elle est lumineuse, son beau visage me parle. Oui, c’est ça, de ce qu’on se dit plus que ses yeux me disent. L’ascenseur s’arrête à leur étage, elles descendent. Je dis « Bonsoir Madame ». Elle tire sa fille sans dire un mot. Avant que les portes se referment, je vois l’enfant dans le couloir me faire des grands signes avec la main. Ma gueule qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? En entrant dans mon appartement, je pose les clefs et redescends à pied me coucher sur un ban.
Je n’ai voyagé qu’en humanité, tout collé contre toi mon Coeur.
Niala-Loisobleu – 24 Août 2016

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