PERTE BLANCHE


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PERTE BLANCHE

La langue en limaille de faire, je me surpris tôt matin, à côté des patins grattant le parquet à l’étoile aimerie. Mon pichpin, ocre rouge à la veine, se tordait les noeuds sous la caresse. Le bougre aime le beau dais. Des tiroirs fermés de la commode, le petit linge se balançait des oeillades à travers les trous-trous des dentelles. Erotique le manuel arrivé des Indes sans papiers, se consolait tout seul. Ah, quelle jour naît, il faut talé les poires du curé à la maternité. Un con c’est quand ? chantonnait l’hydrocéphale les lèvres collées au carreau du temple. On dit sans cesse que ça gaze pas, alors pourquoi ceux qui vendent le gaz se font des couilles en or ? Les roues pètent, on déjante. Tiens Mame Miches-Hue, vous allez en corps à con fesses ? Un vieux cheval rencontré aux abattoirs jouait du piano dans une boîte de jazz, je l’accompagnais en ce temps là au banjo, nous nous sommes perdus de vue par perte de dixièmes consécutive à nos lectures subversives, pleines de corrosion, jusqu’à ce qu’on se retrouve au Palais de la Découverte, dans une échoppe de bière avant crémation. Ah, ouais les prix flambent ! Puti, d’ici qu’on n’apprenne que des parisiens sont allés mordre des vaches au pré, pendant un week-end, ya pas loin ! Les z’haricots sont cuits.

Niala-Loisobleu – 10 Mars 2018

UN MATIN DESHABITE L’AMOUR EST MORT


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UN MATIN DESHABITE

L’AMOUR EST MORT

Dans les bruits des sabots de son cheval qui s’éloigne, le chevalier est entré dans l’espace incertain d’un brouillard tombé sans prévenir. Roc qui se détache contre toute attente de la paroi réputée solide, devenue friable. Laissant le chemin meurtri.

Il était parti plein de rire, la veille, confiant, se rendant au rendez-vous où l’espoir avait prévu une fête en toute simplicité, sans déploiement spectaculaire. Juste pour accomplir l’intime célébration dans la pureté du rite. Toute démonstration grandiloquente y étant étrangère.

Un silence d’interruption du souffle a pris le bois à lui en glacer l’échine. Du ciel sans levé du jour, m’aime plus possible de faire allusion à une lumière quelconque.De la clarté reste une forme entre chien et loup. La voie s’est cassée

On peut en tirer la conclusion suivante, la quête du graal se pose en permanence.Venue au monde au Moyen-Âge au départ d’une légende poétique qui prit nom d’Amour Courtois, elle fut d’abord illustrée par les Troubadours. Dans une épique sensibilité, faisant honneur à un humanisme hautement favorisé par les Croisades. Une symbolique particulièrement puissante s’y développa, dont il reste toujours un fond vivant traversant le temps.  Il n’a malheureusement pas échappé à la règle que suit immanquablement l’humanité dans son évolution: le détournement du sens initial au profit du mode de vie présent. L’homme court toujours après son graal, mais dans le mépris du respect des Règles de la Chevalerie. Le rustre a l’audace de se présenter courtois.On change de chevalier comme de cavalier dans un bal du samedi soir. L’écharpe suivant le vent qui vente

Les rus sont à la base des fleuves, lesquels forment les estuaires. Les barrages noient les campagnes, la mer devient alors de sel qui pétrifie les bateaux.

Un matin déshabité l’amour est mort.

Niala-Loisobleu – 27 Mai 2016

 

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Homme-Oiseau Mort Et Bison Mourant


Homme-Oiseau Mort Et Bison Mourant

 Long corps qui eut l’enthousiasme exigeant,

A présent perpendiculaire à la
Brute blessée.

O tué sans entrailles!

Tué par celle qui fut tout et, réconciliée, se meurt;
Lui, danseur d’abîme, esprit, toujours à naître,
Oiseau et fruit pervers des magies cruellement sauvé.

René Char

21-Surreal-Photo_by_Javi_SuperStar

Souviens-Toi


Souviens-Toi

Tant go

tango

plein la gueule de bois

quand les souvenirs remontent

du bal con

La limace

traîne toute blanchâtre

sur les traces

phallocratiques

qui bouchent pas les goûts

Souviens-Toi

salades salades

C’est toujours  du fumier

que sort la fragrance de la fleur

Philippe

Aimer

tu le galérien

Niala-Loisobleu

11 Février 2016

 

Mon Arbre de Vie


Mon Arbre de Vie

Alors

qu’au fond de sa terre

mon arbre  enfoui

son plus vif trésor

pour en garder sève

A deux pas du soleil

le jour fuit en plein désert

pour étouffer son cri…

Niala-Loisobleu

24 Février 2016

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A QUI LA FAUTE ?


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A QUI LA FAUTE ?

Terrifiante atmosphère, tout autour de nous sifflent les coiffures aux longs serpents

L’âme décrochée est avalée par le flot rageur, impuissante, inconsciente

La force du mal quand, par désespoir on lui ouvre la porte, nous enivre de ses poisons

anesthésiant toute réaction de se maintenir à la surface

Plus de résistance

Plus rien n’existe de ce qui élevait encore hier

les démons sortent de toutes parts

langues de feu aux griffes acérées

L’oeil se crève

le coeur s’alimente à l’artère fielleuse

l’obstination condamne toute forme de bien

au profit de la déchéance du mal…

Oui

Le monde a la couleur de la barbarie

sous couvert de justice et de morale

il égorge et extermine la base même de l’amour

La réalité d’une succession de divers petits malheurs

motive

excite

développe

la tentation de démission morale

La vie est le fruit de la mort

Fruit de notre unique jardin

que seul nous pouvons opposer à la fin du monde

Mais de quel monde sommes-nous ?

D’abord le sien

au nom du premier respect que nous nous devons

d’avoir enfanter de nos âmes

l’amour autre que nous mettions en quête

Celui qui vaincrait

absence

défaut

malfaçon

vice

que nous avons ressenti

faisant naître en nous un désir de perfection

Alors l’ombre qui couvre l’ensemble

commençons dissoudre la nôtre

en la regardant dans les yeux

Je refuse d’être

ON

je suis

MOI dans les AUTRES…

Niala-Loisobleu

19 Septembre 205

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https://www.youtube.com/watch?v=Z8O_XEggIMs