QUE NAÎTRE SUR LA MER


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QUE NAÎTRE SUR LA MER

 

La rigidité du boulevard danse de béton, balcons exhibitionnistes du bronzage à la lampe, ici pendent des slips souillés en ligne por nos graphiques aux murs d’un dam pipi, trois balles publiques d’un quartier à crack gangstérisé par des mômes en CM2, la tête dans le seau d’une perdition, la chaloupe ivre franco de pores un taf à trottoirs, qui s’aviserait de parler poésie en dehors de la voix off du rappeur ?

Si ça c’est naître j’m’fais IVG par vocation

La ceinture verte en jument me pouliche de son accent aux odeurs de fortifs, les lilas en portent les grappes, que la Seine transporte sous les applaudissements des tomettes d’un viel abri de berger, sans les moutons d’une marche au précipice. Je t’aime, n’aies ni faim ni froid, t’es mon peint quotidien, ma corde sensible, mon chat-perché, ma spirale tâchée papillon, qui tisse de bout comme un vrai home. T’es ma voix dans la pierre …

N-L – 25/09/18

 

 

 

MES STATUES


MES STATUES

PAR HENRI MICHAUX
Henri Michaux

 

J’ai mes statues.
Les siècles me les ont léguées : les siècles de mon attente, les siècles de mes découragements, les siècles de mon indéfinie, de mon inétouffable
espérance les ont faites.
Et maintenant elles sont là.

Comme d’antiques débris, point ne sais-je toujours le sens de leur représentation.

Leur origine m’est inconnue et se perd dans la nuit de ma vie, où seules leurs formes ont été préservées de l’inexorable balaiement.

Mais elles sont là, et durcit leur marbre chaque année davantage, blanchissant sur le fond obscur des masses oubliées.

Vous avez-dit 1er Mai ?

Le porte-bonheur…une nuit de crise de santé, un matin à courir après un médecin, la campagne battue pour y arriver et au retour apprendre par la voix du pharmacien de garde que le 15 aurait du nous diriger sur le toubib de garde à Cognac.

Retour at home…

Ecoeuré…

les coupures internet se succèdent les unes aux autres. A la bonne vôtre !!!!!!!!!!!!

 

N-L  1er Mai 2018

Une Epoque est-ce que ça se Soigne ?


 

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Une Epoque est-ce que ça se Soigne ?

 

Dans une ombre qu’aucun fabricant d’ampoules ne mettrait en marché dans son petit commerce à but zif, l’habit de lumière pendait là, las au clou d’un torril naguère impatient de bondir. La guitare pendue par les cojones derrière les oreilles d’un toro récupéré en silhouette sur l’autoroute de Carmen-Cita, une banlieue des coins à poufs de Marbella. Pas de vent, rien qui bat l’anse. Marée basse, l’évent taire en bouche cousue, ah mon Jacques qu’ont-ils fait de tes prés verts ? Pas une baleine pour aller tremper le bouchon avec son pair. Le vers plus solitaire  que jamais est tout recroquevillé dans un slip Athênia, camp gourou collection de poche sous les dieux. Sur les promenades d’anglais, Lord Brexit plus entouré d’os que jamais joue tout seul avec son écartement de railles  à part.  La femme à barbe annule son rendez-vous chez le barbier, plus un poêle à sa zoute ne faisant oasis au mont de Vénus. Les gentils membres du Club Med se sont fait tricards dans une tournante du 93. Puis après avoir demandé le remboursement du drapeau blanc dans la guerre du Hard Scellement, sont allés s’acheter un fusil de chasse d’ô, étanche. Ajax et son frère , reçus en héros par la grande prêtresse du mariage pour tous, plongent dans l’ llliade à baldaquin pour tester l’Homère avant le naufrage. Sur le mur à No, un serre-pan-python venait de bouffer les lunettes d’un confrère avec le fakir. Flûte. On y voit plus que goutte, ça déborde. A Paris une course d’obstacles qui se trouvait accrochée sur la voie fluviale a largué les amarres. Le zouave mouille plus que jamais ses doigts dans la culotte de ma soeur. Un bar à steak, s’est vu refusé la licence IV, en raison du trop grand éloignement de la crèche, les nounous trouvaient que le transport des biberons leur abîmait les seins. Sur laisse cabot, on cherche une radasse pour le rôle de Jeanne au bûcher. L’optimisme remonte dans les containers de spermatozoïdes, le branleur a un avenir illimité. Un moyen d’équilibrer la hausse de mortalité dans l’aide-soignante. J’irais pas crever en maison, c’est plus c’que c’était avant que la Marthe se foute au féminisme radical.

Niala-Loisobleu 1er Février 2018

 

Mais voilà je suis en corps aujourd’hui


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Mais voilà je suis en corps aujourd’hui

Non hier le soleil n’était rien d’un effet artificiel, il a bien été vrai. Tellement que ça a dérangé l’ordre du paumé, tu sais celui-là qui assure sans que tu lui demandes que c’est Bon Jour, tout a changé…J’ai pas plus fumé la moquette que j’ai sniffé l’absence de culotte d’Irène et pas du tout piquer ma veine. D’abord la veine j’en ai jamais eue. Alors…Pourtant ça faisait longtemps que la scoumoune m’avait pas sucé l’oignon…J’ai été aux gendarmes à cause des voleurs. Pas pour jouer…pour plainte à déposer pour nouvelle agression à la cabane. J’ai pansé ses plaies en chantant mes larmes.

 

LA FÊTE EST FINIE

Il est tard maintenant.
Me voici comme chaque soir
Claquemuré dans la cuisine où bourdonne une mouche.
Sous l’abat-jour d’émail dont la clarté pauvre amalgame
Les ustensiles en désordre, un reflet dur écrase
Ma page confondue aux carreaux passés de la toile,
Et la fenêtre penche au travers de la nuit où tous
Les oiseaux se sont tus, et les mulots sinon les branches
Que le vent froisse et ploie, et les plis des rideaux,
Et les remous de l’eau contre les berges invisibles.

Mais qu’est-ce qui s’agite et crisse en moi, plume d’espoir
Qui s’émousse comme autrefois quand j’écrivais des

lettres
Et que toujours plus flous des visages venaient sourire
En filigrane, exténués comme le sens des mots
Ordinaires : tu sais la vie est plutôt difficile
Depuis qu’Irène — ou bien ne me laissez pas sans

nouvelles.

Et pour finir ces formules sans poids qui me navraient.
Ton père affectionné, ma grande, et tous ces bons baisers
Au goût de colle, de buvard et d’encre violette.

Non, soudain c’est ma propre image qui remonte et flotte À la surface du papier, sous les fines réglures,
Comme le jour où chancelant sur le bord du ponton
Parmi les frissons du courant j’ai vu glisser en paix
Ma figure sans nom. —
L’identité du malheureux
N’est pas avec certitude établie — oh laissez-le
Dériver ; que son âme avec l’écume du barrage
Mousse encore, s’envole et vienne se tapir ici
Dans les fentes du plâtre et le grincement de la porte.

Alors comprendra-t-on pourquoi les jours se sont noyés
L’un après l’autre, jours divers, mais c’est toujours le

même,
Hier, demain, jamais, qui réapparaît aujourd’hui
Et qui me voit rôder de la cuisine aux chambres vides
Locataire d’une mémoire où tout est démeublé,
Où jusque sous l’évier s’affaiblit l’odeur familière
Et, par les dimanches passés au rideau poussiéreux.
L’illusion que tout aurait pu de quelque autre manière
Conduire à d’autres seuils — mais la même ombre

m’attendait.

Que reste-t-il dans les tiroirs : quelques cartes postales,
Deux tickets de bal, une bague et des photographies
Qui regardent au loin à travers de beiges fumées ;

Plus pâles chaque jour ces nuages du souvenir
M’enveloppent, j’y dors sans poids, sans rêve, enseveli
Avec ce cœur docile et ponctuel qui fut le mien peut-être, et qu’emporte à présent le rythme de l’horloge
Vers le matin du dernier jour qui va recommencer,
Déjà vécu, levant encore en vain sa transparence.

Si doux, ce glissement du train de banlieue à l’aurore (Quand de l’autre côté du carreau tremblant de buée
Le ciel vert et doré grandit sur la campagne humide)
Que c’est lui qui m’éveille aussi le dimanche et me mène
Jusqu’à l’enclos où j’ai mes tomates et mes tulipes.
Autour, dans la fumée et l’odeur aigre des journaux,
Songeant à d’autres fleurs, au toit de la tonnelle qui
S’effondre, mes voisins obscurs et taciturnes vont,
Convoi d’ombres vers la clarté menteuse du matin.

À cette heure malgré tant de déboires, tant d’années,
Je me retrouve aussi crédule et tendre sous l’écorce
Que celui qui m’accompagna, ce double juvénile
Dont je ne sais s’il fut mon père ou mon enfant, ce mort
Que je ne comprends plus, avec sa pelle à sable, avec
Sa bicyclette neuve, et son brassard blanc, son orgueil
Tranquille de vivant qui de jour en jour s’atténue
Entre les pages de l’album pour ne nous laisser plus
Que le goût d’une réciproque et lugubre imposture.

Muets, dépossédés, nous nous éloignons côte à côte,
Et ce couple brisé c’est moi : le gamin larmoyant

Que n’ont pas rebuté les coups de l’autre qui s’arrache À la douceur d’avoir été, quand le pas se détraque
Et que l’on est si peu dans le faible clignotement
De l’âge, sac de peau grise flottant sur la carcasse
Déjà raide et froide où s’acharne, hargneuse, infatigable,
L’avidité d’avoir encore un jour, encore une heure
Avant de quitter le bonheur débile de survivre.

Ne pouvoir m’empêcher de songer à ma mort (si fort
Parfois qu’en pleine rue on doit le voir à ma démarche)
Alors qu’elle sera la fin d’un autre dont la vie
N’aura été que long apprentissage de la mort :
Pourquoi cette épouvante et ce sentiment d’injustice ?
Qui te continuera, rêve d’emprunt d’où chacun sort
Comme il y vint, sans se douter que ce dût être si
Terrible de restituer cette âme qui faisait
Semblant de s’être accoutumée à nous ?
Je me souviens :

Un beau soir d’été dans la rue, est-ce qu’il souriait ?
Voici qu’il tombe la face en avant sur le trottoir.
Autour de lui beaucoup de gens se rassemblent pour voir
Comment il va mourir, tout seul, attendant la voiture,
Se débattant pour la dernière fois avec son cœur
Et son âme soudain lointaine où subsiste un reflet
De l’improbable enfance, un arbre, un morceau de

clôture,
Quelques soucis d’argent et peut-être un nom, un visage
Effacé mais qui fut l’unique et déchirant amour.

Et c’était moi qui m’en allais déjà ; ce sera lui

Qui mourra de nouveau quand viendra mon tour ; c’est

toujours
Tout le monde qui meurt quand n’importe qui disparaît.
S’il me souvient d’un soir où j’ai cru vivre — ai-je vécu.
Ou qui rêve ici, qui dira si la fête a jamais
Battu son plein ?
Faut-il chercher la vérité plus bas
Que les branches des marronniers qui balayaient le

square
Sous les lampions éteints, parmi les chaises renversées,
Quand le bal achevé nous rendit vides à la nuit ?

Les fleurs que l’on coupa pour vos fronts endormis,

jeunesses
Qui dansiez sans beaucoup de grâce au milieu de l’estrade
Au son rauque du haut-parleur, dans un nuage de
Jasmin, de mouches, de sueur, les yeux tout ronds devant
Les projecteurs cachés entre les frondaisons dolentes,
Les fleurs, las voyez comme en peu d’espace les fleurs ont
Glissé derrière la commode où leur pâle couronne
Sans musique tournoie avec les cochons du manège,
L’abat-jour en émail, les remous sombres du ponton.

Je ne revois que des cornets déchirés, des canettes
Dans l’herbe saccagée, et des guirlandes en lambeaux,
Et l’urne de la tombola brisée sous les tréteaux,
Et l’obscur espace du tir d’où plumes et bouquets
Ont chu dans la poussière.
Et voici les objets perdus
Dans le tiroir que personne après moi n’ouvrira plus

Pour réclamer en vain cette lettre qui manque, mais

Pour rire d’un portrait de belle prise dans l’ovale

Et levant d’impuissantes mains jusqu’à son dur chignon

Quel tenace et triste parfum d’oubli monte, s’attarde
Avec les cloches du matin qui rôdent sous les branches
Et la cadence de l’horloge au-dessus du réchaud.
Au loin dans le faubourg où finissent toutes les fêtes
Une dernière fois l’ivrogne embouche son clairon.
En bâillant, cheveux dénoués, la belle ôte ses bagues ;
Au fond de l’insomnie où m’enferme le bruit des mots,
Son épaule de miel est-ce le jour qui recommence,
Son silence l’espace où vont éclater les oiseaux.

 

jacques Réda

Mais voilà je suis en corps aujourd’hui…

Alors toi qui me mords les mollets de ton inconsistance vas, rentre à la niche, je reprends la route de l’Atelier pour que tu saches jamais à quel point se battre à vivre c’est ça aimer. A chacun ce qu’il mérite, je te laisse stérile.

Ta fête est finie…non elle a jamais commencé…

 

Niala-Loisobleu – 23 Janvier 2018

Au Coeur de l’Âtre


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Au Coeur de l’Âtre

Dans la chambre des enfants tout est simple, et poignant. La fenêtre est ouverte. Elle bat, elle respire. L’eau de la pluie ruisselle sur les marches. Il faudrait d’autres paroles pour éponger une eau-mère si amère. D’autres musiques pour danser. Devant la fenêtre ouverte, transportée.
Jacques Dupin (Ecart)
Nous avons fatigué l’orée des bois au point de tarir le brin de sève,
les cheminées refoulent de ragots et la suie nitre le devant-soi d’efflorescences sépia
Le fruit percé sanguine entre les dents du râteau
pourtant il reste dans les reins des vertèbres qui s’opposent à l’abandon.
L’amour n’apparaît que dans de multiples contrefaçons, coeur étouffé au sein de la prothèse mammaire.
J’ai cru et bien que ne croissant plus à mon âge, je rêve toujours du m’aime bleu apparent. Stupide au milieu des petits-hommes, vaillant chevalier au chemin de la croisade enfantine. Le sac de billes au moyeu du vélo, la craie au bâton de marche, des moulins à la sortie du remous des castors. La vague humaine phosphoriphore en gilets obligatoires sur ses routes pour s’inventer un reste de présence. Pauvreté en tous domaines, le drame du bulbe pour lequel le bio n’a plus de recours.
l’imbécillité avance à grand pas vers un néo-no-bel.
Hourra les réseaux sociaux essaiment la solitude en grand-format.
Mes amours pochés  saignent sous les arcades. Le frisson se cherche au long des rues vides d’un centre-ville désaffecté. Vitrines à vendre, parcomètres volubiles et silence coupe-gorge.Refusant de mourir con, je tiens à le rester de tout mon vivant. Ainsi la bile qui ronge l’estomac ne viendra pas pisser dans mon encre. Le monde est décadent. Pas une raison pour sauter du train dans le précipice
Que la flamme vive !
Niala-Loisobleu – 6 Octobre 2017

Feuille de santé


Feuille de santé

Revenu du brouillard de la rue, je regarde  ce que ça sent autour de moi. Pas fort, côté la joie, étouffant à l’inverse. L’automne est au bord de sortir, ça plait pas à l’été qui depuis qu’il a commencé n’a jamais arrêté de se prendre dans le tapis du froid mouillé bouillant. On peut pas dire que la nature triche. Elle expose sans détours la réalité. La société est au coeur de son déclin. Est-ce triste ? Pas vraiment. Voilà un sacré moment que le processus a été engagé. L’homme-autruche qui a le don de se mettre la tête dans le sable est bien au pied du mur qu’il a dressé sans vouloir le reconnaître. Le défi ne tient plus que dans la dissimulation de la vérité. On a connu des périodes similaires dans l’histoire de l’humanité. disent les hâbleurs de la météo. Ah ouais alors c’était au temps d’avant les voitures et la production industrielle, car dans mon vécu qui fait date, rien de comparable n’apparaît. Dans ce cas pourquoi mettre la responsabilité sur le dos des engins à moteur ? Dire le faux en se servant du vrai comme un alibi, si on avait de l’honnêteté de base dans le comportement on aurait fait autrement qu’avec du cinéma.  Les bagnoles c’est le filon en or pour l’état, Entre taxes et contraventions y a pas photo. Le chauffage va devoir être rallumé, ça va rien arranger, parce que quand tout s’éteint il faut compenser en n’ayant que le mal comme moyen. En plus voilà que le beurre va augmenter….là ce sera comme dab, pas dans le porte-monnaie du contribuable.

Niala-Loisobleu – 18 Septembre 2017

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L’Habit-Polaire/Je ne peux changer le monde, mais Moi si


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L’Habit-Polaire/Je ne peux changer

le monde, mais Moi si

 

Côté temps rien à voir avec mon tant qu’il est. Les fenêtres battent du volet, un vent à décorner le chant du coq remplace la rengaine du fier-à-bras par un long psaume, je crois que la nature fait une crise d’épilepsie. Quelque chose de terne ici, laisse place aux jeux pervers.Je n’attends plus rien de l’extérieur. Du vent, du vent, du vent et rien que du vent c’est le minable leitmotiv des médias auxquels la nature humaine s’est convertie.

Je n’ai pas à chercher loin, le temps en ayant pas manqué de me faire languir, n’a pu me vider la mémoire vive. Ce que mon creux d’âme héberge est inaltérable. Le grain se met en germe quand les bulldozers  se la jouent Amazonie.

Toi la soeur Anne des Mirages tu peux rentrer te foutre à l’abri, cherche pas, une de tes versatiles visions j’en ai ma claque de r’euh virements, mets-toi les où je pense, ton tant est passé. Le bi-polaire ça me fait pas la correspondance avec ce que je mets dans l’essence ciel de mon espoir.

Je ne peux changer le monde, mais Moi si.

Niala-Loisobleu – 6 Mars 2017

 

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NOCTURNE EN PLEIN JOUR


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NOCTURNE EN PLEIN JOUR

Nocturne en plein jour

Quand dorment les soleils sous nos humbles manteaux

Dans l’univers obscur qui forme notre corps,

Les nerfs qui voient en nous ce que nos yeux ignorent

Nous précèdent au fond de notre chair plus lente,

Ils peuplent nos lointains de leurs herbes luisantes

Arrachant à la chair de tremblantes aurores.

C’est le monde où l’espace est fait de notre sang.

Des oiseaux teints de rouge et toujours renaissants

Ont du mal à voler près du cœur qui les mène

Et ne peuvent s’en éloigner qu’en périssant

Car c’est en nous que sont les plus cruelles plaines

Où l’on périt de soif près de fausses Fontaines.

Et nous allons ainsi, parmi les autres hommes,

Les uns parlant parfois à l’oreille des autres.

Jules Supervielle

(Extrait de La fable du monde)

 

Les 29 coups ont si bien sonnés derrière ton entretien de la moto et de l’arbre mon vieux Coluche que ça fait déjà 30 ans. Malédiction ou bon choix ? On se demande si t’aurais pas eu la prémonition angoissante du visionnaire de l’à venir de la machine infernale à broyer dans laquelle tu s’rais corps et bien passé…aspiré par un rire se retournant contre son auteur ? L’ire au nid, couve. L’indécence sort du chapeau.

Mais dam, dans cette absurde comédie, pourquoi pas, on est pas à un dessous merdeux près.Au point que je pense que ça permet au fromager de laisser croire qu’il est aux manettes. Curieux cette façon d’être partout sauf à bord du France, pour diriger le pays. A moins que ce nom ait été repeint sur l’épave du Titanic?

Je t’interdis de manifester…

J’ai gardé ma fenêtre ouverte, m’aime si dehors y a que du froid, de l’absence et de l’ingratitude, la chaleur qui sort de chez moi vaut mieux que des bonnes paroles à mauvais sorts.M’aime plus plus divine, la comédie, dieu est mort.

En écoutant le ramier de plus près j’ai eu vent d’un pet. Ah l’odeur c’est ce qui peut en corps nous sauver. A condition d’avoir du né. Evidemment on rapproche du départ annuel de la grande ruée vers l’hors. Paris qu’étouffe, Paris gavé de couleuvres, Paris qui n’en peux plus de pas savoir si il doit comment manifester, merde Paris veut partir en con j’ai payé.Aux Portes, les quat’roues dans les starting-bloks c’est la lutte pour la pool position. Ici on s’apprête à foutre des protections sur les plages. Faut préserver les pinèdes et les monuments d’herbe verte, le papier gras arrive ! Gare ta gueule à la récré belle province, v’là les casseurs.

Brixit, une nouvelle version estivale de la Madrague, BB veut se refaire les nichons.Sortir en restant, to be or not to be, l’anglais n’aime que les avantages pas les inconvénients.

Niala-Loisobleu – 23 Juin 2016

 

The Witch's Garden

 

Les lumières de notre temps sont là, cuistres et nous sommes pourtant les pis Loti…d’un univers qui se prend le tourbillon par la pointe des pieds…


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Les lumières de notre temps sont là, cuistres

et nous sommes pourtant les pis Loti…d’un univers qui se prend le tourbillon par la pointe des pieds…

Pierre Loti, suis à deux pas de sa maison, un musée de voyage au sein de l’extraordinaire, quand c’était pas tellement plus propre, mais qu’il y avait encore un moyen de s’envoyer en l’air de la façon qu’on pouvait préférer à telle autre.

Ravadja la moukere…disait l’enseigne en façade des maisons-closes à l’époque ouvertes.

Une sacré différence avec l’interdiction officielle d’aujourd’hui de bordel et de tapinage. Alors qu’on vit en plein dedans, plus que jamais sans le dire, genre Barbarin de tare à con, coin cardinal pour je interdit. La compagnie de jésuites ça te dit ?

Voilà un mot qui vous a un p’tit air (proche-)oriental de danseuse du ventre. Sans doute à cause de cette proximité de son avec le « moukère » arabe, d’ailleurs lui-même venu du mujer (la femme) espagnol. Bref, sous ce masque, musume (prononcez « moussoumé », et nous écrivons « mousmé ») est bien japonais. La mousmé japonaise, littéralement, c’est la femme bien, convenable. Et qu’est-ce qu’une femme bien et convenable ? Mais c’est bien sûr, une jeune fille, avec un regard ingénu si possible. Curieux alors que ce terme un brin vieilli chez nous ait pu désigner une fille facile, comme l’on dit. Il semble que l’argot des cambrioleurs nippons fit de musume un synonyme de magasin, d’entrepôt. Est-ce parce que les entrepôts étaient peints d’un blanc virginal ?

Source: http://correcteurs.blog.lemonde.fr

Je sors regardant ni en l’erre, ni en dessous de la ceinture, me disant que si je rencontre l’île bien qu’on soit quel n’importe des jours, je dirai chouette c’est Vendredi !

Ce monde est si pestilentiel que pas un déodorant ne pourrait en repeindre l’odeur. La merde c’est supportable, c’est humain, alors que rien n’y ressemble sur cette foutue planète au demeurant féminine au possible. Un esprit de contradiction incroyable. Donc comme je suis, sans vouloir changer, je vomis le fruit ce dont on a maquillé le goût pour en vendre plus et se faire des couilles en or avec. Je sais les coins qui restent. Oh c’est pas sur un stade, dans une gare, un aéroport, un forum politique où les reins gîssent de ne plus pouvoir se charger de miction impossible. Rien qui fasse qu’un spot publicitaire pour une arnaque légalisée comme un président d’opérette encharpé cup zéro, se faisant le fort Bayard sans peur ni reproches…

Niala-Loisobleu – 11 Juin 2016

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