NOTES PERDUES


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NOTES PERDUES

Décousus d’un duo

à cordes cassées

sur l’attache d’un marigot

lâchant un gaz d’échappement

le twoo disparate

d’un pied de cul-de-jate

marche à côté des godasses

Tout sépare

de ce qui fait l’attache

qu’on en pêche

en partouze

des amours batards

et rondes libertines

Où est ce silence qui dit

dans ce bruit qui étouffe

Indifférence unisexe

qui congèle les fusions

pour se faire croire

habiter au soleil….

Niala-Loisobleu

8 Mai 2015

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QUAND LA MERE MONTE


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QUAND LA MERE MONTE

Au chevet du lit des heures décalées peu importe où fout le temps,

les pores sont tatoués comme pour délimiter les quais dans le dédale des grues,

le grincement des plaignants, l’air ébahi des véhicules accus, chaises pliantes, génuflexions, signes de croît plus en rien.

Le sac sur l’épaule des aiguilles sorties des mailles ne peuvent plus rien pour les moutons, les nefs prennent l’eau à contresens depuis fort longtemps, les apaches chassaient le bison genre naturlich que c’était déjà la Bérézina pour les retraites

Caler au clocher les clavicules d’un cadran lumineux ça relève de l’intox politique

au moment où les serpents à sonnettes des élingues dansent jour et nuit

dans le roulis désabusé d’un charme faisandé de flûte enchantée,

requiem, requiem

Les bretelles d’un accordéon à lunettes noires mendiaient quelques miettes dans un tube de hit-parade au son des mirlitons d’une bande d’escorts girls au moment où le commissaire-priseur affirma « Ceci n’est pas une pipe » au grand dam du proxénète qui fut débouté con co mithe amant avec un reste de morue dont le rimmel fondait.

Au sommet, des pierres s’éboulant sous la poussée de séismes de forte magnitude laissaient les moulins à prière gémir autour des morts.

Reste-il un lieu où le divin pourrait s’oser à l’abus moral ?

La criée largue des râles ayant franchi la date de péremption.

Où s’étaient planquées les pochettes-surprises de la pythonisse commanditée par le roi faits néant, quand les stats avancèrent de ressortir de Gaulle du radoub ?

Il se pourrait que des picpockets les aient fouillées à corps et à cris en disant que tous voleurs mène à roms

Peu importe le chemin dès lors qu’il est le sien à soie.Des soies pour peindre, puisque faute de pouvoir le faire on sombre vers-le-gris, les interludes accompagnés d’orgues, psaumes tendus, tentatives de voix sorties de mirages divins c’est que du bleu à gnon pour queue de billard.

Quand les bouées mettent les mouettes au lit des voiles, on ne reconnaît plus les rues dans l’ombre des mosquées.

Ailes au repos d’une escale, sur la couchette de la cabine téléphonique des sauveteurs en mer, le self-contrôle est dans le couloir de l’amor.

La marée se voyait traverser l’océan à dos de baleine entourée des dauphins de Neptune, transat en tête, gorges étraves coupant le vide.

« L’évent qui s’engouffre par la porte du cabaret ça chambre à erre comme qui rigole »

railla la goualante d’une boule à paillettes en éclaboussant le décolleté de la rade que l’amour à trois balles lardait d’étoiles.

Sous la lune complice qui cacha les amants d’une éclpse au regard de la marée chaussée

de chaussettes à clous en quête d’identité.

Qui sommes-nous lamellibranche-moules-pétoncles, gaz volatile, fumet de bison, note dans la marge d’une genèse, que sais-je….à moins, à moins qu’on soit sans le savoir au paradis, ce qui donnerait du sens au cash…

Bon c’est pas tout d’élucubrer, là faut qu’j’y aille, la cabane m’attend pour une toilette, je file, bonne journée et à bientôt…

Niala-Loisobleu

29 Avril 2015

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EXCROISSANCE DE LUNE


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EXCROISSANCE DE LUNE

Quand on naît de bois

pétrifié par une des Gorgones

un jour d’odyssée

gente de pis

C’est pas possible d’être au monde en inexistant

zombie-valent

ectoplasme accouché par Mame Irma

Quelque surnaturel dans les genes

ça peut faire la table ronde d’une cuite en embuscade

La matière émotionnelle de marbre

la bouteille à l’amer

par apposition des maints tour de pass-passe

Pété

bourré

cuit

comme un p’tit Lu

rond comme un manche de pelle

Pourtant à les regarder on ne voit pas tout de suite le vice de forme

on s’approche chaque jour un peu plus près

en sentant bien que l’étrange est présent

mais sans pouvoir bloquer le charme

On est plein cap

voie des Sirènes

que les lises écrivent au piano des lettres ornées

Décharnés de la conscience

nos ectoplasmes

nous recouvrent de leurs ventouses

ça pieuvre

ça poulpe

ça vampire

à se faire bouffer la moelle

au point de rouler quatre membres crevés

Voilà une transe sibérienne au travers de la barrière de feu

qui va exiger d’urgence une transfusion sans guigne

blues in the blue…

Niala-Loisobleu

27 Avril 2015

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BRUISSEMENTS


Surrealism by Jake Baddeley

BRUISSEMENTS

La rivière doit bien avoir des pensées qui lui sont propres. L’arbre ne pousse quand même pas sans se poser des questions. Quand à l’oiseau je n’ai aucun doute, mon jardin a perdu ses hirondelles bien avant que les fils téléphoniques ne connaissent le numérique. Leurs couleurs si vivantes, vous en connaissez-vous des tons qui volent, qui font des sons musicaux de feuilles jouant avec le vent, non ça n’existe pas chez l’homme la lumière qui tressaille naturellement. Il faut qu’il se fasse des préalables pour espérer décider ce qu’il n’ose, sauf quand ça va porter malheur à l’équilibre, où là connerie est déjà faite avant qu’il se pourrait, rien n’est moins sûr, qu’il la voit.

C’est fou de voir que plus les siècles passent plus l’affligeant épaissit.

Ils sont forts les maîtres à penser. Des manipulateurs hors pairs.Pourquoi y râle puisqu’il accepte tout au nom du n’importe quoi. Sa révolte est sinistre de bêtise crasse. Limitée au procès de sale gueule, il va mettre un danger à la place d’un autre sans s’être un instant penché sur le vrai problème.

M’enfin pourquoi y se fatiguerait le RTT, ça va pas pas ? Allez ouste, sortez et ne revenez pas avant la prochaine messe, à genoux j’ai dit !!!

Quand la télé cultive une telle diversité d’émissions culturelles, merde comment dans un quotidien de chômdu, de parents qui se nourrissent aux imbéciles qui s’occupent de garder leurs mômes, éducateurs en tous genres, garde-chiards et employées de crèches, pour qu’ils puissent faire les magasins avec leurs caddies en taillant la bavette, comment remettre les choses en dehors du désordre le plus constant ? Comment un gouvernement pourrait-il se maintenir si les attentats de religion, les crahs de pilote en mal de vivre, les mômes qui violent en tournantes, qui tuent dans le trafic de drogue, inspirés qu’ils sont par une large propagande du crime, du sang à la une que les émissions de télé dispensent en boucle ? Sans oublier ces reportages hautement réalistes sur la vie des milliardaires qui achètent des pays sauvages pour construire des hôtels à circuits-poubelles. Enfin on a que ce qu’on mérite…quand le nazisme sera de retour aux commandes, si on extermine pas davantage de populations ce serait une nouvelle déception humanitaire…

Le monde n’a aucune chance d’être refait. Ceci ne doit pas vouloir dire que tout est pourri sans recours possible. Il faudrait juste que les combines à pognon qui ne font que générer le vice et la corruption soient éradiquées des seules priorités d’une minorité qui pratique l’esclavagisme planétaire.

Je t’aime la vie, t’es belle de l’intérieur,

c’est l’allure qu’on te donne qui te va pas,

ton maquillage trop lourd, te fait pute,

nettoies-toi la goule….

Niala-Loisobleu

26 Avril 2015

Sammy Slabbinck

A QUOI BON


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A QUOI BON

A l’extinction des réverbères

les quais  se noient l’image du ciel dans le grand bain du malheur

Un amour qui marche tout seul ça n’existe pas

C’est comme un piano qui aurait coupé ses bretelles

pour plus reconnaître les boutons  de la nacre de ses doigts

T’as plus l’choix du matin avec son bon jour

tu te dis j’ai raté l’heur

il fait noir au zénith sans que la lune y soit

c’est l’éclipse en boucle

Mes mots se taisent

besoin d’être seuls à seuls avec ma pudeur

il faut débarbouiller ce mauvais silence de sa présence fictive

on peut pas toujours supporter les autres dans leurs erreurs

le meilleur service à leur rendre

est de les laisser les assumer tous seuls

Ta vie c’est de l’amour à l’état pur

à donner

naturlich

avant de penser recevoir

Tu peux pas te coltiner ce que l’autre se refuse à vouloir  être

en répétant sans cesse qu’il est la victime d’une incompréhension

Au bout ya plus que l’à quoi bon

qui fait le suicidaire qui a si peur de mourir qu’il tue tout ce qui vit autour

Entre deux maux il n’y a que la santé

Faut pas peindre le mensonge

Bon jour la vie

viens je t’emmène avant que la mort vienne noircir le tableau

avec sa ronde d’échecs à répétition

A quoi bon c’est pas mon rayon…

Niala-Loisobleu

14 Avril 2015

ihavenoidea

GLISSADES


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GLISSADES

Tarie entre les grosses pierres du gué

l’eau a perdu tout pouvoir de mirer la lune, le lustre a du tomber en  entraînant la boule

La météo du tant c’est plein soleil qui gribouille une parole en l’air

D’un seul coup, on n’a plus rien  vu de l’herbe drue

les promesses de déjeuner : tondues et emportées au fond du panier

Sous la pluie, dos voûté, le jour prend une gueule de parapluie noir

l’ordinaire reprend ses droits  de cuissage

Bon Jour la frustration

Il va falloir changer de chemise sans retourner sa veste comme on met un bouquet de désodorisant dans la toilette

Dire un sourire à la dame

faire sans blanc

Genre tango qui se pâme comme un bandonéon au bord de l’expire, sanglot long de vie au long

ou corriger

une peine qui peine depuis avant, empêtrée dans l’incompréhension du dialogue de sourd

sempiternel rapport qui pense que c’est mieux d’être muet et sourd aux questions

Seulement faire semblant pour certains ça n’existe pas

Mieux vaut le dire

si ça change rien au fond, ça lave quand m’aime d’être pris pour un con

Sur le pont d’Avignon je n’irais plus jouer…

Niala-Loisobleu

11 Avril 2015

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