PORTE-BONHEUR
Au coin du drap où penche l’absence de mots dérivés
je fleuris une pensée paillarde en litière
T’hennie la braise du soufflet de ta poitrine
Je forge un faire
la vérité….
Niala-Loisobleu – 9 Juillet 2018

Au coin du drap où penche l’absence de mots dérivés
je fleuris une pensée paillarde en litière
T’hennie la braise du soufflet de ta poitrine
Je forge un faire
la vérité….
Niala-Loisobleu – 9 Juillet 2018

Couleur
teint du tant
humeur de ta souffrance du peu
se rejoignent comme il se doigts
Tu me tiendras bleu dis ?
Niala-Loisobleu – 29/06/18

Epaisse chaleur
pâte air noces t’air
notre paire est aux c’yeux
et ne prie que pour nouer
Ventile
La mer déborde le rivage se fait sauvage
les peints marinent
chenal où tes seins sculptent des perchoirs pour l’écume
je me figure de proue
Aère
Là où rien à dire
l’herminette taille
de nef à l’un dit nie à las
pour son autre…
Pose ton empreinte
N-L – 20/06/18

Non, il n’y a pas de prison pour l’homme
Ils ne pourront pas m’attacher, non.
Ce monde plein de chaînes
m’est petit et étranger.
Qui enferme un sourire?
Qui emmure une voix….
Libre je suis. Sens-moi libre
Seulement par amour.
Miguel Hernandez
Fonds confondus
La m’aime lettre nous commence par A
Ce que tu es plume me fait pinceau
alliance bleue à nos doigts
N-L 6 18/06/18

Bien avant le printemps parfois une chaleur étrangement
lourde
S’élève vers le soir à la corne du bois sans feuilles ou près
de la rivière,
Et rôde entre les chemins creux où brûle un résidu de
soufre.
Halo des milliers d’yeux des milliers de troupeaux qui
remontèrent
Des fonds troubles du temps vers ce qui fut le tumultueux
avenir.
Espère et tremble : qui s’approche ou s’efface encore au
détour,
Couronné d’herbe rude et d’un éclat de bleu plus vif À mesure qu’en bas la nuit dissout les reflets, les réponses
A la question déployée en ton cœur comme un drapeau ?
Espère et tremble au souffle chaud qui rôde ; espère et
tremble.
Jacques Réda
La victoire des étalagistes brille de publicité mensongère. L’article loin de répondre aux normes du bon sens du déménageur, a de La Fontaine ce petit à côté fable qui Perette. je coupe du monde sans risque de perdre et surtout sans vanité outrecuidante du footeux merdique.
La première fois que j’ai croisé l’espoir je n’étais normalement qu’un enfant, la façon que j’ai tremblé m’a propulsé dans un autre âge. Sur le dessus de ma tête des stuckas piquaient en déféquant la mort de leurs intestins. Au terme de l’exode rentré chez moi, la Marseillaise chantée juste fusillait des lycéens au bois de Boulogne.
Sur l’estrade de mes humanités à combien de coups de règles grammaticales ai-je du tendre les doigts ? La peine de prison ne menaçait que les parents absents d’éducation corporelle. J’ai tremblé au coup de pied au cul de mon père, ô mon papa comme tu as fait entrer l’espoir en moi.
La clameur d’une extinction de voie remonte les grandes idées avancées. Rappelle-moi la date de la réunion devant fixer la suivante que je ressorte des carons le projet d’embellissement des fausses-couches. L’ozone en réclame.
Niala-Loisobleu – 17/06/18

Et encore une autre lumière
Le nombre en augmente toujours
Autant d’étoiles que de jours
J’attends
Que passe là derrière
La voix qui monte la première
Le monde regarde à son tour
Le soleil pourrait disparaître
Un astre nouveau vient de naître
Éclairant le ciel
Un œil immense artificiel
Qui regarde passer les autres
Avec plus de curiosité
Sur le visage inquiet qui change
Un éclair d’électricité
Pierre Reverdy
Sur les grands carreaux de mes lunettes elle a écrit qu’aucune bataille n’a val. J’ai tremblé, pareille métaphore trouve rarement ici le moyen de franchir la barrière de l’enclos. Au bout du temps que le silence a pris pour la relire en boucle, je me suis senti comme aile mouillée du martin-pêcheur dans l’amorce du piqué (sans éclaboussures comme un plongeon des tours de La Rochelle, un jour que l’arbitre ne se serait pas nommé Richelieu). En corps ému c’est ainsi que je franchis la goutte qui a que trop d’urée en mon jardin. Aïe mamita la douleur…Je m’enduis de ton soleil, rayon-reine-ouvrière il me ruche royal ! Nous n’étions plus qu’à vol d’oiseau, quand nous vîmes le sel s’étendre en cône pour que les oisillons apprennent à faire de la varappe afin de pouvoir se faire le Mont-St-Michel par toutes les faces. Comme quoi dans la connerie humaine qui cherche trouve un endroit où en sortir…
N-L 15/06/18

Je traverse cette mitraille de grêlons
à côté le gros monsieur a quitté ses écouteurs
la foule est sortie de la tranchée
enhardie
Levez-vous et hurlez à dit le prompteur
Je rentre dans le silence de ton sacré
le prêche est en congé
Ta voix traverse le bruit cascadeur de l’hystérie collective
je pense encore à toi
tout s’en va toi tu restes là…
Niala-Loisobleu – 12 Juin 2018
Bien sûr qu’il fallut en découdre
Avec le ciel et ses doigts de grand ordonnateur
Pour laisser l’âme étale souffler les heures
Inconnues des pendules.
Ô la très raisonnable démesure
De rites, de bouquets offerts,
De fruits mûrs lavés à grande eau
Et de seconde peau à l’allée jardinière
Mâchée de menthes sauvages.
Des légendes lacustres glissaient à la chevelure du large
En corps dépliés et ensoleillés d’existence,
Chevaux avides de présence
Accompagnant le temps qui passe au sable du pied nu.
Au réverbère de ses renaissances,
L’enfant s’endormait au ballon du soleil
Epousant son arrondi intime
Et il lui donnait des noms maritimes
Qu’il accrochait comme des drapeaux d’envie
Sur chacun des pilotis
De la maison d’Ô.
Barbara Auzou

La Maison d’Ô – 2018 – Niala – Acrylique s/toile 65×54

(…) Mais ininterrompue, que serait la poésie ? Le laisser-faire, le savoir-faire. C’est la fraîcheur que je souhaite maintenir pour qu’il n’y ait plus de hiérarchie entre tous les états d’une vie, poème ou non. Tout est plus modeste, presque banal, ou du moins peut l’être. On écrit, on s’épuise.On n’écrit pas, on se ressource. J’aurais pu dire exactement l’inverse. La perte égale la résurgence. Ni perte ni résurgence, en fait. Je n’arrête rien, et dans ce permanent va-et-vient, cet équilibre instable, il n’y a que le présent qui se régénère. Je n’appelle pas autrement la poésie.
Quand je parle des vagues ou des branches, il est certain que je parle de moi : parlant de moi, je voudrais parler des vagues ou des branches.
Ce ne sont pas nos bras que pressent nos bras, ce ne sont pas nos mots que nos mots font entendre : le soleil lui-même, de qui est-il la lumière ?
Pierre Dhainaut
Des cases et des lettres beurk de nord mendie je t’attrape à plaine mains que c’est Beauce au moins là il y a pas l’ombre d’un arbre ils les ont tous coupés pour plus de quintal de fric au soleil non ne sont pas mes bras qui nagent c’est mon ventre qui gargouille…
Niala-Loisobleu – 10 Juin 2018
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