REBLOG


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A deux pas de ma naissance…je me souviens de tout… j’arrivais un matin de Novembre dans une ruche plus que fourmilière. Un froid si aigu règnait en mâitre que je ne vois d’autre explication à la présence créative qui imposait son énergie. D’un piano sans queue sortaient les cris de la pierre tordue dans le métal d’une statue équestre, pendant que la laine filait la lisse d’une vague enchantée. Ô des Capitaines sur chaque pont de ma rive gauche de Seine…ça ne manquait pas.

Des peintres, des sculpteurs, des lithographes, des compositeurs, des danseurs, des comédiens, des poètes, des chanteurs, des acrobates et puis et puis….Avec des empreintes de Bateau-Lavoir et de Dôme, mon dernier foyer créatif parisien se dressait sur ses pieds en faisant venir des artistes pluridisciplinaires du monde entier. Force, énergie, puissance, rien n’y manquait. Le monde se révoltait dans l’arène de la capitale du pays France. Révolution d’Octobre, révolution Khalo, révolution Picasso, révolutions qu’un créateur sans précédent avait tiré de lui, monsieur Paul, Cézanne pour la Ste-Victoire de l’Art. Zola torchant l’article, si J’accuse, les voleurs de blogs aujourd’hui c’est pour l’irrespect qu’ils portent au génie humain.

Quand Barbara se laisse partir à la plume que ou qui crois-tu qu’elle copie hein, Bouffi, crois-tu qu’elle a pas germé la naissance de sa pensée dans ses tripes, en accouchant ses mots ?

Et c’est à elle, à personne d’autre ce qu’elle écrit, personne a le droit de le copier sans son autorisation, c’est la propriété intellectuelle, la propriété de tous les écrits littéraires, musicaux, plastiques, musicaux, etc…

En vous les livrant elle vous donne…ne lui prenez pas…Sans au moins un commentaire.

Niala-Loisobleu – 7 Juillet 2018

 

Le bonheur, ça vient de là !


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Le bonheur, ça vient de là !

Le caillou s’agite dans le creux de la poche. Au beffroi de ta poitrine ça s’est mis d’un coup à carillonner. J’appuie ta tête contre la mienne, les fleurs de ton corps sage sortent sur le devant des portes, la période de la fraise je la guarriguette du sein droit au sein gauche puis recommence en sens inverse. On est dans l’atelier que le soleil baigne. Tu es assise parterre. Ton regard envoie à la toile le bruit de tes sabots, pourtant tu es calme, ta main comme jointe à celle qui peint. Nous nous cherchons, nous inspirant en silence. Ce qui passe est créateur de vie. Les cathédrales sont montées haut à cause de leur tracé au sol. Un plan gravé en fondation, sans se préoccuper du quand se sera qu’on se promènera dans l’ogive, des morceaux de vitrail dans les toiles. L’aria est vierge. Le choeur vient de lui. Il y a des mots, en langue de jardins suspendus aux chapiteaux. Et dans les cordes du plus vieil instrument nous vibrons à l’unisson. Des fleurs se font belles pour venir, des fruits germent dans des ventres d’arbres, les maisons s’étalent en rondes, toutes fenêtres chantantes, des amoureux aux secrets d’alcôves passent à table en compagnie d’oiseaux gourmands. Une certaine fête en fond de thème, ne se départit pas de sa joie malgré tout ce qui croit pouvoir trouver une raison de faire du mal. Le bonheur ça vient de là.

Niala-Loisobleu – 24 Avril 2018

Pêche au tramail


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Pêche au tramail

N’avoir d’appartenance qu’au bord de ce qui appareille
tient levé sous les rafales de la dérision
souffle et aspire entre mortes-saisons et promesses d’ivrognes
étreint l’espoir pour seule lanterne
réanime le trait du mot rayé de l’écriture,  le ton franc de la couleur essuyée au coin de l’oeil, privé de jouissance par le cerne
J’ai des croquis de voyages à mettre à l’eau
l’oeuvre reste toujours affaire de chantier
je les vois d’un bistre sanguine aux phalanges de mes mains fouisseuses…
Niala-Loisobleu – 14 Février 2018

A Pas de Loup ma Muse


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A Pas de Loup ma Muse

J’avance les yeux fermés, dans cette nuit de chien.
J’avance en attendant ma Muse.
Ma muse, qui me dévale, accroché au destin
Pas celui là ! L’autre ! Celui qui marche seul
Celui qu’on ne rencontre pas.

Lui, Mon destin et Ma Muse
Aux olympiades de mon nombril
Avec mes mises à l’heure
Dans la broussaille bi-journalière d’une extraction de verbes, à lui prêter des mots.

Lui, mon destin et ma Muse, d’une autre destinée
Dans la sensualité de gestes imaginaires
L’autre partie de moi, dans les matins d’un autre.
D’autres cotés des mots

Elle et cet autre
Elle et ma triste vie, dans l’invisible monde
Avec la sénescence de ma chienne de peau.

Elle, ma Muse
Elle, des toujours…
Ma Muse démuselée, dans les passages étroits de mes lignes de mire…
A ses seins libérés, son ventre disponible
Dans l’ombre cavalière des draps d’un autre lit.

A sa bouche rassasier; de fleurs, à fleur de peau; Au centre des écumes…
A ses lèvres abusées, à la syntaxe que j’injecte, dans des rêves à distance …
Quand se pointe mon verbe
Quand se pointent ses gorges, au piano de mes doigts.
Ma Muse comme la mer, haute dans ses trafics.
Dans sa petite mort
Ma Muse comme au jusant; Qui me va, qui me vient.
Dans mes mains.
Dans le vide.
Et qui meure d’encore.

Ma Muse quand tout s’en va
Dans un gris cathédral
Aux semblants, sans nos gestes.
Dans nos mises à l’épreuve des hallucinogènes.
De voyages en dedans !

Ma Muse, moi et mon chien et le temps qui m’affale

Avec sa voix dissimulée, derrière mes mains aveugles
Dans nos petits papiers pliés sur l’écriture
Avec… les mots que l’on avale, ruisselant nos murmures
Nos langues diluées des éclats de silence
Nos pouls synchronisés… aux rythmes des horloges

Moi et Ma Muse…
Dans la géométrie des gouffres horizontaux, nos yeux ouverts à l’aventure, d’une insatisfaction.
A peindre l’immobile…
Un rêve
Un sentiment
L’amour invulnérable
Quant tout nous semble encore
Fait d’aurore et de vérités…

Dans nos espaces intimes, humés d’imaginaire, où l’inconscience oblique, du coté d’un Ailleurs…
Cet autr’ coté de nous, de l’autr’ coté des heures, à supporter le temps, d’infiniment sans elle, aveugle et sans sa voix

Des lignes aux écritures… A peine imaginaires, qui nous parlent de nous…

Comme un rêve rêvé…
D’Amour…
A pas de loup..

 Jacques Gourvennec – Extrait de: Poète sale type
Illustration: Codes et constellations dans l’amour d’une femme – Joan Miro

RETOUR EN SOI PEINT


RETOUR EN SOI PEINT

Remué des pierres et défait du dos, entre les doigts tant de fleurs aux vertus dont les noms se sont effacés, j’ai sorti mes pieds de la cabane, une douleur trop forte de vélo dans les yeux. J’ai appelé les cordes du bois des guitares, rentrant afin de pouvoir revenir. Peut-être peindre un jour ou d’eux, me nourrir de l’atelier. Ce rien qui comme le tout, possède plus de fibres médicinales que le trou d’aiguille qui coud coeur en vrille. Le vieux con se souvient du pouvoir qu’ont le pouce et l’index empreints aux palettes des fils croisés. Un oiseau dans la paille du chapeau, pond le gai amour sans la moindre idée de lucre. Et puis de dire à voix haute quand le pinceau parle n’est pas qu’exutoire. Rien d’un jeu non plus. C’est un acte où l’écho de l’Autre avance en réponse.

Niala-Loisobleu – 16 Mai 2017

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CHEVAL DE PENNE


CHEVAL DE PENNE

Ce qui tremble à tenir en éveil les rideaux

des champs de mon ciel

pend aux treilles le grain qui ne gonflera pas en vain

Je vais me disant, vas et buttes l’oeuf du grain blotti tout au fond de ta vision . Tu vas au ventre des deux mains, amphores plaines en cales. Quand du fond noir rugit ta colère, tes sabots dressent le buste hors du sable mouvant. Tu n’as pas le cuir sec de l’armure sur le coeur.

Est-ce un défaut que celui de vouloir aimer ?

La réponse ne vient jamais de là où la question s’est adressée…

Erreur elle est partie de Toi, puis te reviens après avoir fait ton tour

Nul ne peux te dire le chemin qu’il faut prendre en dehors de tes jambes motrices.

Lorsqu’au bord de la feuille blanche la toile s’arque au châssis, tu ne retiens déjà plus le bond de tes reins en la voyant plus ouverte que l’estuaire de ta libido génitrice. Ne retiens rien. Donnes au limon le cri de ta couleur sans penser peindre autre pensée que celle qu est toi m’aime en totalité.

Ton cheval la portera nue sur le courant de votre croisade.

Niala-Loisobleu – 9 Mai 2017

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CELUI QUI N’A RIEN DIT, NI FAIT, PARLERAIT DE PARTIR


CELUI QUI N’A RIEN DIT, NI FAIT, PARLERAIT DE PARTIR

Il parlerait de partir de l’autre côté de la mer

pour l’autre trottoir des rivières

les rues des nuages

les caniveaux des plages

Partir sans bagages

juste une chemise de vent

et derrière un reste d’orée en plein centre d’une clairière

Il parlerait de partir

pour ne plus devoir traverser le trou des paroles

désapprendre à lire interdit d’espérer en marchant sur les pelouses affichées

Il parlerait de partir

avec juste un dernier poil de bleu dans la barbe

un reste d’acné au front d’une guerre des boutons

du sel marin dans les carreaux du tablier

plein de mauvaises herbes cachant le bon chemin

une flèche au tracé d’un arc-boutant

trois cailloux c’est tout

et les quatre éléments

du rauquement de la première

Femme

aux ouïes de Lascaux

Il parlerait de partir sans des routes

à la nage

en cerf-volant

en ultra-son

en baleine

en oie sauvage

en dessein tombé de l’aisselle des valeurs

Il parlerait de partir ailleurs tiré par les aboiements des chiens

rifant les six cordes d’un flamenco accroché de blanc au noir toro

Loin

Dispersé à l’éternité de la grande illusion

Il partira

à contrecoeur c’est sûr

de son sentiment fort

justifiant de se parler tout seul

Cette nuit j’ai rêvé que j’étais mort au moment où hier m’a mis debout..

Niala-Loisobleu – 7 Mars 2017

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INITIATION


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INITIATION

C’était avant…

à vent quoi

les mous lins

aux fils à croiser

pour en tirer l’étoile

Sur l’enlisé un songe bulle hors de la vase…

 Le jour viendra la nuit aussi J’ai peur, tout à coup, de ce qui gronde en moi comme un chacal en proie au mal de faim. j’ai peur de toutes mes faims de vivre, inassouvies et prêtes à me dévorer. Je suis la proie de ma propre faim. Je meurs de ce manque immense de l’univers: non désir, non échange, non transparence. Je meurs de froid dans le négatif du soleil.

Il y a pourtant, quelque part, des embrasements, des mots vibrants comme des violons, et des sources où boire à longs traits la lumière.

 

La pierre, comme nous, résiste, s’use, s’effrite et meurt. Elle est notre miroir. Elle porte nos désirs, et nos peurs aussi, d’immobilité, de densité, de pureté. Elle nous interroge sur des valeurs fondamentales, le lourd et le léger, le dur et le liquide, l’indifférence et le frémissement, la vie est la mort. Ces textes tentent d’explorer quelques-unes des correspondances entre le monde minéral et le monde humain, entre le rocher souffrant et l’homme qui cherche vainement à bâtir des murailles contre la douleur et l’Émotion, et qui les revendique pourtant.

Colette Gibelin

 

Lapidaire mon chemin de pierre taille le brut. Mes mains saignent de tant de larmes quand montant le rang, je vois s’ériger l’édifice à l’accroche d’une Lumière qui se débat.L’instant où l’on voit son souffle envahit par l’apnée bat aux tempes à décloisonner l’indistinct en posant les premiers traits de l’esquisse. La question-clef tient en corps la serrure au coeur de son mécanisme. Il faut dévérouiller la gangue pour toucher au seuil.De quel pigment minéral l’arc-en-ciel épure-t-il l’opaque ?

Niala-Loisobleu – 17 Juin 2016

 

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