HUIS-CLOS CHEZ LES PIERRES


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HUIS-CLOS CHEZ LES PIERRES

Le vert des mousses polies par le temps

le poreux du sentiment

ce plein dans un isolement

d’une autre foi non moins sacrée

mettent aux chaises la halte d’un recueillement

où des papillons en nuées posent mille couleurs

Abolissant toute distance

l’aiguille tire le fil qui coud le rapprochement

On dirait que la musique se joue des portées

en attrapant le son de l’âme

coeur à coeur

Solitude d’amour

alliage du divin qui donne un sexe aux anges

dans un acte naturel

que la pensée abyssale scelle d’une expression carrée

Les mots hâbleurs

reculent

impuissants

incapables

anéantis

muselés

la tête dans le sac à mal hisse….

Niala-Loisobleu

11 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=-ZQ_1Mp_QTc

MINOTAURE RING


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MINOTAURE RING

Comme il rebondirait d’un blond naturel ce mouvement capillaire qui ne se montre que dans l’intimiié. Peut-être avec des motivations remontant à une origine contrariée, tout est prétexte à débat, les hauts en particuliers. La chanson du p’tit bonheur n’avait-elle pas les souliers usés au départ ? Rien n’est plus contradictoire que le paraître. Trop emmêlé pour le détordre par des principes. La ligne des rues dans les villes où le tracé est rectiligne n’échappe pas plus à la règle que les alambiqués, Rochefort en témoigne, que ce soient ces parapluies ou ces demoiselles ça interpelle.

Ainsi avisai-je un étroit passage secret, genre poterne, où je faufilai mes pensées histoire de bâtir, autant qu’on bâtisse de pierre, surtout quand bâtir touche au sens es-cathédra du terme. Sans le moindre effort on tombe immédiatement dans l’absurde du chemin ne menant nulle part cher à Eidegger.

Que de plans sont des épures de fêtes où la grande roue et le grand 8 me font penser à tous ces faux-semblants qui sont donnés pour vrais.Où est le tenant quand l’art est une création strictement commerciale ? Impossible de créer de l’art dans un deal entre un galériste et un de ses nègres.

Le nez au vent, qu’il y en ait ou non, je muse.

Aujourd’hui il m’arrive de me demander d’où me vient cette force du sens que je donne à tout, bien sûr pas à l’insignifiant, ne nous égarons pas dans le banal de la banalité. je ne plaisante pas avec mes sentiments.

La réponse qui se précise de plus en plus au liminaire de cette question déclare que je n’entre que par l’interstice, jamais par la porte.il faut se frayer le passage. Celui de l’homme représente ma constante curiosité. C’est tout simplement merveilleux. Plus je décape, fouille, passe par tous les dangers, au centre de névroses aux stupéfiants pouvoirs de développement, plus, au lieu d’en subir l’effet dévastateur, plus je sens mon acuité d’amour se développer au sens bénéfique extrapolé.N’étant sous influence d’aucunes substances religieuses, politiques, philosophiques ou médicamenteuses, je constate donc que je m’évertue à me mettre au coeur de l’étant de l’amour.

Niala-Loisobleu

8 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=OwSeEwtC0Ks

LE MURMURE DES VENTS


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LE MURMURE DES VENTS

Drôle, l’eau retenait derrière les coulées de sa transparence le secret de ses silences, comme ça, mine de rien, en se foutant des hameçons qui tortillaient leurs vers en s’imaginant qu’elle allait se laisser prendre.

Nous vivons au sec de nos humidités, pensai-je en fermant les yeux pour garder l’eau de ses yeux.

Sans doute souffrais-je de cette chaleur qui brûle les herbes folles au vert tendre.

Le désir de peindre me tire par l’oreille.

Oui, ma Muse

Je t’entends de là-bas où le temps te pèse. out comme il m’esquinte la patience.

Un bruit de crinière qui s’apprête à courir, c’est un balcon sur l’écume à venir.

Je suis en chemin.

Et c’est le bon, le pigment que le vent porte m’en prévient.

Reste assise sur la grosse pierre qui marque le domaine de la bonne ombre.

J’arrive pour me plonger nu dans ton abreuvoir.

Chut …

La lumière est proche.

Te voici qui flore plus fauve qu’un musc lâché…

Niala-Loisobleu

5 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=4ChKIS6PX80

LA MER REND TOUJOURS CE QU’ELLE A PORTE


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LA MER REND TOUJOURS CE QU’ELLE A PORTE…

Cette mue partie de sa peau

n’a rien égarée du dessein de ses empreintes

on l’aurait crue immobile

échouée à son rivage

morte là

comme un reste de pétale tombé du bouquet

parmi les vivants déclarés

Et si

Si quoi

S’île te plaît

mais

oui

bien sûr que le trésor existe

Etranger à toute forme de coffre

et de cage

un sous roulant sur le dessus

envers et contre

l’image qu’on vous moule

à avoir de soi

Vois comme la nacre où tes yeux vivent

elle secrète

un calcaire

qui craie

à écrire

toujours

encore

à l’encre d’amour

ces flèches à traverser les coeurs

Tant d’eau porte les ponts

qu’ils se retrouvent à passer les écluses de la peine

pour être sassés au milieu de l’ô

La m’aime

pas une autre

que selle où on chevauchaient

moi à cru

toi en amazone

quand le mur de cette gigantesque vague nous tomba dessus

Tu n’as rien perdu du bout de côte

qui te fit mienne

C’est heureux

mains tenant je t’éloignerai des serpents

ce n’était qu’un mauvais présage à dormir debout…

Niala-Loisobleu

4 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=yMx-K5RB70I

A LA JOUE DU VENT


A LA JOUE DU VENT

Comment séparer la courbure de l’herbe de la couleur du grillon ?

Quand l’un chante l’autre peint à jets d’encre sur les traits de mes rêves, au gré de la feuille que l’arbre libére de sa sève

– alors que dans la chambre je peux être sorti sans l’avoir prémédité – i

l faut dire que j’aime m’habiller en fenêtre.

Un jour me disais-je enfant, tu ne tiendras pas compte de tes culottes courtes,

tu demeuras le cœur dans la main de l’enfant de ton âge qui a grandi sans ôter ses rubans,

les pommes aux joues,

espoir devenu dans la lueur de ses yeux.

  

Dire qu’Elle a des couleurs qui ont sues résister au désaveu du faux-éclat, n’a que vocabulaire intraduisible.

Comment et pourquoi je peins ?

En voilà une question à laquelle je ne peux répondre.

Il y a longtemps j’ai franchi la barrière de l’ailleurs,seulement conscient que si j’avais dû donner des papiers je serais resté en arrière. Je me souviens seulement avoir remarqué ce signe avant-coureur chez mon père. Sans doute certainement de l’atavisme.

Tout comme cette façon d’aimer que je tiens de lui.

Toute à part d’une logique terrienne. Il m’a induit la manière d’apprendre.

Le savoir du coeur.

Entre la distance planétaire qu’il peut y avoir entre deux regards,

nous avons mis le raccourci de nos doigts, semblables aux branches d’arbres séparés,

qui ne font jamais tomber l’oiseau alors qu’il se pose sans se préoccuper du changement d’essence.

Dans le fond je pense que c’est l’entité relevant de l’alchimie naturelle de l’amour.

Tiens me vient l’odeur sortie du terrier, portée à dos de fourmis.

Ça s’imprègne aux pailles de son fenil,

comme dans la psyché où le derrière de son miroir est toujours à la surface de l’eau.

Bleu cils l’arcade ouvre une perspective surmontant l’impossible.

On est pas destiné, on naît à se modifier…

Niala-Loisobleu

31 Juillet 2015

ERRE A T’HOMME


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ERRE A T’HOMME

Il m’est paru,

dans la presse,

qu’à réfléchir trop on déraille

plus et d’avant âge

quand

dans la locomotive le mécanicien est plus fantôme que le train

Ainsi parlait z’haras tousse gras, le cheval qui me sert des talons quand ma folie se lâche

Alors je sors des grilles

des murs

des enceintes (excepté les parturientes)

des haies pleines des pines contaminées

des préjugés bourges

manières de saintes-nitouches

positions non reconnues par le kama-sutra

statistiques en tous genres et sermons d’obédiences

particulièrement les fausses-promesses qui font la loi

et

tout ce qui fait prothèse

(faux-culs, faux-seins, faux–bois, faux-marbres, faux-soyeurs, etc….)

Lorsque la question d’où que je viens se glisse entre le d’où que je vas,

se pose

je me chante du grand Jacques sur une musique de Gauguin,

à l’abri sous les Marquises qui vont tout bien

Puis corps élancé dans un esprit de sel, je plonge dans le noir pour en ressortir

plus bleu qu’un fromage

tout puant

ben coulant

pour que l’époisses en reculent battues sur leur propre terrain

Je suis heureux d’un ensemble de malheurs

mécréant plus croyant qu’un prêche ne remplacera jamais un acte

Mon erre heur

en bande houlière  je vas éjaculant d’encre d’échine

Ô mon bateau, ô mon Capitaine

la vie je l’avale et bien…

Niala-Loisobleu

29 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=sBo7OaFpHIg

LES MATINS POUR SEOIR


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LES MATINS POUR SEOIR

Elle libère ses bras. Des doigts elle se dirige vers l’entrebaillement du jour à peine levé

Hormis l’horloge

et son hoquet perpétuel

aucun son ne se déplace.

-Ah oui encore des chatouilles derrière mon oreille, dit-elle

accolée au rai passant sur le seuil.

Un train a du passer

Où ?

Peut importe puisqu’il ne s’est pas arrêté

Au fond de l’alcove les draps frissonnent

les chaises se reserrent autour de la table

trois gouttes vont du robinet à l’écoulement de l’évier

Le pain lève

Elle essaie de me toucher, j’ai senti ses cheveux éventer le mot retenu

alors je laisse ma pensée marcher à quatre pattes.

Les tomettes libèrent le souvenir des pas de danse

devant la cheminée où l’odeur des braises tient au bout de la crémaillère

quelques musiques de sabots accrochées à des grelots

faisant la ronde sur les paupières.

Les tableaux ne cessent de conter d’un mur à l’autre.

Indéfinissable la certitude se passe des questions

tout comme aux vitres les rideaux frémissent alors que les fenêtres sont closes

la présence se manifeste dans un vide apparent.

L »amour ne lâche pas prise.

Niala-Loisobleu

28 Juillet 2015

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PIGMENTATION


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PIGMENTATION

Velours rouge rapé, les rideaux de mon ciné paradiso sont allongés sur le dos des fauteuils.

Dans la cabine un bruit d’abeille rûche, au bout des faisceaux, les yeux émerveillés d’un môme tiennent par la main le sourire d’un vieil homme.

Dans les rues vides, c’est le long des murs que l’histoire fait l’affiche.

Contraste du tant, le bonheur ça part plus souvent d’un malheur que du bon sentiment.

Les guerres de mon grand-père + les batailles de mon père, ça fait une maman qui élève avec force absence et une grand-mère là, qui apprend mieux qu’aux écoles les leçons de la vie.

Entre 14 et 18, 39 et 45, y avait eu plus fort: 36. La guerre civile espagnole et la guerre sociale

en nouvelle gaule.

Tu sais pas dire encore, mais tu sens.

Tu sens que couleurs et odeurs sont en train de basculer.

C’est l’instant où j’ai choisi tout petit d’être grand afin de demeurer un enfant jusqu’au mot fin.

J »ai joué à savoir, à comprendre, sans compromis, poussé par la curiosité saine d’aller au bout de cette admiration que des hommes simples m’inspiraient.

Le tout dans le respect du mystère du bonheur qui ne se pose pas les mauvaises questions.

La souffrance issue de la guerre, forge, cimente, bétonne l’humilité.

Affute le désir de vivre,

Développe la notion de fraternité.

Place dans le concept même de l’amour.

On crée par nature.

J’ai vu les terres reculer sans que les chevaux les aient tirés.

Là où les hommes se sont attelés il n’y a plus que boulimie du profit.

L’évolution s’est retournée, le confort a ouvert les portes du désert de l’indifférence.

A MOI, A MOI, A MOI

aboient des chiens empaillés dans la meute des chasseurs de prime.

Tu sais telle mon arbre, tu es sève, racine, nid, poumon, sein, musique de l’instrument du vent, échelle à oiseaux, pique-nuage, accroche-bleu, cerf-volant, fenêtre sur le plus loin…

Toi mon Ooeur, caillou, écume, ru, fleuve, estuaire

où la couleur que tu m’allevines

vient s’aimer au large de l’océan

sautant l’amer obstacle de l’égo.

J’ai que grandi dans mon âme

j’ai resté tout petit dans mes culottes

 je vois de plus en plus clair avec mes yeux qui s’usent que sur l’extérieur.

De  doigts d’encre je te peigne mon Amour.

Reste belle

Niala-Loisobleu

27 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=GFpbSn4PUJ0

NU D’ETE


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NU D’ETE

La mer rampe  sous le feu

les mâts des bateaux en panne d’érection

perdent leur fonction d’étais

laissant d’un seul coup

le ciel s’étaler de tout son long

Derrière la ligne de protection de la pinède et loin des parasols

nous avons fui les relents d’huile solaire

Un atelier naturel

libère nos corps des linges superflus

Au pied des chassis-nus

et contre le chevalet

nous avons posé nos yeux dos à ventre

jJe ne suis venue pas au bord de mer pour photographier le chant des mouettes

quand tu m’as dis viens on sort

j’ai compris qu’il ne s’agissait ni de la serviette et du roman de l’été

mais bien de nos pores qui avaient soif de sel

Ils se balancent

ils jouent

au beach-bisous tes seins

mon Coeur

c’est moi qui sers

et smasche en y mettant tout l’effet désiré

Ne bouge que d’une hanche à l’autre

un oiseau blanc se dresse sur ses grandes pattes

Sorties des iris de l’étier tous les ocres de rouille sanguignolent de bon coeur

te peindre ainsi

est un motif d’engagement dans le corps de ballet de la folie

ça coasse sous la touffe de la fourche du sourcier

La chaleur attise les tons

du vent éteint

l’ombre s’avance

complice

Nous nous avalons en mouvements d’ambles

sans faire peur aux chevaux qui lissent leur crin à l’herbe folle

à deux pas un couple de cigognes

en noir et blanc prend les mains mortes

qui émergent du sable blond

pour en faire des nids à oeufs

Niala-Loisobleu

22 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=OH5dP31yQVQ


Siegfried Zademack - Tutt'Art@ - (32)

CABANIERES VEINULES

Instinctivement je cueille une mèche à ton front

curieusement tu fouilles derrière

dans ma nuque

pour trépaner le casque

de l’ogresse armure

ce désir
remue
et retourne de ton émotion

à mes cordes sensibles

poitrines battant la chamade
pour trouver ce peu de terre humaine
où sont restées les marques des courses animales
passées au travers des pierres
disséminant ici et là
faines et glands
Sans demande des lèvres
la nuance insère la teinte de la vibration
au blanc no man’s land
poussant la couleur intérieure a se prononcer
Le silence change de portée
nous amenons nos doigts au coeur de l’herbe a tresser des paniers
La gorge en feu le soleil irradie les vases de verts maraîchins
les lentilles gardent notre reflet au secret
le temps d’un nuage transbordeur
Aux frémissements désordonnés de tes seins
mes lèvres attrapent la cadence
je ratèle ton ventre de mes dents
pour retenir la senteur de ton creux
L’arbre surgit de temps de poussée
mirliton dépliant sa musique
aux extrémités de ses bras
tranquille
insignifiant
telle cette force qu’aucun pouvoir tramé ne saurait avoir
Un témoignage sans droit de gage

Nous émergeons des nasses

la cage de métal peut rouiller

je suis en nage dans ton aquarium

pubien ne peut nous faire du mal

te voilà nue sur la toile

Chante virginale !

Niala-Loisobleu
22 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=dt8XxrRLUnk