MAINS TENANT


MAINS TENANT

Parce que l’heur c’est pas l’heurt

et que …

Ce Bleu N’est Pas le Nôtre

Nous étions à la minute de l’ultime distinction.

Il fallut rapatrier le couteau.
Et l’incarnat analogique.

Peu auront su regarder la terre sur laquelle ils vivaient et la tutoyer en baissant les yeux.
Terre d’oubli, terre prochaine, dont on s’éprend avec effroi.
Et l’effroi est passé…

À chacun son sablier pour en finir avec le sablier.
Continuer à ruisseler dans l’aveuglement.

Qui délivrera le message n’aura pas d’identité.
Il n’oppressera pas.

Modeler dans l’apocalypse, n’est-ce pas ce que nous faisons chaque nuit sur un visage acharné à mourir ?

Un outil dont notre main privée de mémoire découvrirait à tout instant le bienfait, n’envieillirait pas, conserverait intacte la main.

Alors disparurent dans la brume les hommes au petit sac.

René Char

P1040722

Mains Tenant 1 – Niala – 2015 – Acrylique s/toile 55×46

Et vînt l’heure

de sortir au soleil

ce que des circonstances avaient classé endives

Il est un monde connu impossible à refaire

trop ce n’est pas trop

c’est simplement pas le bon choix pris en parti

Il n’est plus question d’amour ici bas

on aime que les masques à rade

Tricher c’est jouer gagnant

Le tant ne m’est pas yeux tournés au ciel

mais si, mais si

Messie

c’est farce et attrapes

Hâlons, hâlons

tirons l’ailleurs à nous

Toi qui te reconnaîtras

« tu deviens visible à la place où je disparais »

Saches-le

J’ai pas l’odeur de sainteté

juste mes pores où accoster

Mauvais comme une cause qui se refuse à adhérer papier gommé

Bon comme un épi qui se rebelle à l’engrais

et plus moche qu’un époux vantail de complaisance

J’irai à nouveau d’une nouvelle série que chui-ci commence

tout de Toi mon Coeur

 né de ce bleu qui n’en finit pas

à tenir parole

aussi pugnace que moi…

Niala-Loisobleu

11 Septembre 2015

CHEMINS DE NULLE PART


Forest girl

CHEMINS DE NULLE PART

Le p’tit bonheur au pied de la cheminée est las, souliers usés. Les noëls commerçants à force de tire-botte l’ont délacés en laçant le nerf de la fête. Il y a tous les trous qui s’agrandissent dans les cartons de Barbarie, Qu’est devenu le Nord ? Du berger reste-t-il que de l’ô vain ? Le troupeau semble s’agrandir pour que les vagues les plus imprécis moutonnent dans l’amer.

Vincent, quand je vois Soulages et son outre-noir je comprends qu’aucune réponse ne pourrait être plus signifiante.  A tous égards.

Toi la Fête au sens le plus sacré, ta vie, la misère dans tout le cri de ta souffrane. L’autre et son deuil de tout, du moindre sentiment, désabonné du coeur un must de réussite, un puits à fric, un modèle de société.

Les chemins de nulle part ont encore avancé, ils ont aujourd’hui des GP pour conduire plus sûrement à la perte.

Heidegger tu es de mes paysages. Je vois les m’aime choses que toi quand je me penche à la portière de l’homme.

Comme j’aime ce qui n’émane que de son essence abyssale !

« Dans l’obscure intimité du creux de la chaussure est inscrite la fatigue des pas du labeur. Dans la rude et solide pesanteur du soulier est affermie la lente
et opiniâtre foulée à travers champs, le long des sillons toujours semblables, s’étendant au loin sous la bise. Le cuir est marqué par la terre grasse et humide. Par-dessous les semelles s’étend la solitude du chemin de campagne qui se perd dans le soir. A travers ces chaussures passe l’appel silencieux de la terre, son don tacite du grain mûrissant, son secret refus d’elle-même dans l’aride jachère du champ hivernal. À travers ce produit repasse la muette inquiétude pour la sûreté du pain, la joie silencieuse de survivre à nouveau au besoin, l’angoisse de la naissance imminente, le frémissement sous la mort qui menace. »

« La toile de Van Gogh est l’ouverture de ce que le produit, la paire de souliers de paysan, est en vérité. […]
Dans l’oeuvre d’art, la vérité de l’étant s’est mise en oeuvre. »
Texte de Heidegger Les souliers de Van Gogh
Extraits de Chemins qui ne mènent nulle part (Gallimard). Heidegger

L’étant : la couleur intrinsèque.

Toi, tu es là ma Muse

je t’embrasse de couleur plus tes bouches et ma sanguine

voilà comme un bleu qui en sort

Bon Jour l’Amour

je peins en phrases à doigts de chats mots

enfoncés dans le poil

Niala-Loisobleu

7 Septembre 2015

Isorropia

SI TOI AUSSI


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SI TOI AUSSI

Je te laisse tout ce que tu n’as que des autres
à quoi me servirait-il de mettre ce que tu montres du doigt
j’aimerais tant t’entendre à fleurs vêtue
défaite du crépon qui fait robe en noir impression senteur des bois
sans arriver à terme d’une course après l’arc-en-ciel
que tu ne sais pas par où on s’y rend par manque de lumière
ses odeurs leurs goûts je me les roule sur la langue
mieux que si avant toi j’y étais passé à table
en broutant les traces laissées par les passages sauvages des naturelles effluves
A remuer le diable combien ont un fils de dieu à la tête de leur lit
aussi cloué sur place qu’eux ?
Tout ce qui sent la solution d’apothicaire bouille du crapaud mixé serpent ballet de sorcière
Des hommes j’en ai vu remuer la terre
que de leur tombe est sorti un chant de guerre contre eux-mêmes

où la pierre en vibrant donnait l’étincelle à tisser le bleu
Que me reste-t-il hors le refus de croire que le miraculé serait remède à la maladie d’amour
Ce qui en chemin a déchaussé dans l’ornière avait certainement de soi un défaut du lacet
je n’attends rien d’une désespérance assistée
mon âge est d’aimer sans prendre l’état civil en conte
pas plus que la norme d’un étalon plus coupé des joyeuses qu’un gardien de harem
Et alors il n’y aurait que pas d’âge pour haïr
et une file de ralentissement passé une dizaine acquise
la règle ne fait loi qu’à devoir la vivre de A jusqu’à Z
Quelque ciel posé sur ma tête qui soit je n’ai pas plus d’ombrelle que de parapluie en couvre-chef
je vais décalotté le poil au vent
embrasser sans tonsure à grands yeux l’ouverture de ton âme
reconnue sans la vouloir dépendante de mon corps
nôtre Amour ne faisant plus qu’un de nous deux librement consentis
Le mystère fait partir à la rencontre d’un continent à l’autre
sans dépendre de l’apport matériel exigé par un loueur de nuit de noces à point des sous pires
Si toi aussi, tu n’as pas regardé le jour du calendrier pour choisir de partir m’aime en décalage
tu as fait le premier pas de ta dernière erreur de calcul sans recours à la prédiction d’une gourde mise dans la pochette surprise d’un chemin piégé

Il est devenu si facile de se fondre dans l’indifférence affectée que d’avoir simplement l’idée du refus

exige un immense courage bien avant d’entamer le processus de l’acte

Hautaine celle qui m’a prise hier pour assouvir sa morgue, parlant d’un humanisme dont elle ne soupçonne même pas le début de la définition, pour glisser ensuite comme un pet foireux en supprimant le venin de sa  sa diatribe

Si Toi aussi la couleur de ton langage devait se vêtir d’un tel voile, je l’arracherai de mon mât

refusant d’y confier tout cap d’espérance. Le péril des promesses ne pouvant être pris que dans l’égarement de voeu suicidaire demandé par l’illumination sectaire.

Etre solidaire exige de l’un comme de l’autre une égalité d’engagement sans couvert de dessein de profit.

Nous voici à quai

d’un côté Départ de l’autre Arrivée

à nous de choisir…

Niala-Loisobleu

6 Septembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=eWRPvj-Hqu4

ELLE M’A DIT DE LUI CUEILLIR SON COEUR


ELLE M’A DIT DE LUI CUEILLIR SON COEUR

Dans ce déversement de décombres moraux, de pas vrai, plus froid que du faux-de-tout–pour-faire-un-monde-pourri,  à la place de l’océan je me demandais si je ne coulerai pas tout de suite le bateau plutôt que d’en charger un peu plus la barque, mais suis-je une matière à penser, quand on attend de la société qu’elle penche du côté que ça va tomber  dans la poche de l’abuseur public ?

La gueule de papier mâché des rues, leur odeur de chique crachée, le tout dans un regard plus fuyant qu’un circuit piégé, ça porte pas à confusion, eh bien j’avais tout faux, parce que faut mentir, sans quoi rien ici-bas ne passerait pour vrai.

30065756Au bord du rivage, un ton d’iode, pris dans les estompes d’un matin qui aurait gardé le strict nécessaire, la mémoire du soir, tirait doucement une vue différente des autres. Insoumis, je n’avais pas mis pied à taire. L’envie de peindre, est un langage qui n’a pas d’accoutumance au synthétique. Elle se nourrit qu’au vrai nichon, chui là qui tombe hors des bretelles, tout droit dans les mains propres. Sans que la mauvaise idée hypocrite, malsaine, vicelarde, perverse en salisse l’innocence. Cet indéfinissable qui dans les apparences ne trompe pas. Cru, oh plus cru tu peux pas être moins pur.Raison que ça te fait dur. Sauf idées mal placées. L’inspiration ne fait pas de concessions.

L’atelier  ? Mon purgatoire.

Le chevalet de torture présente la virginité où l’union d’un état extraordinaire, hors, avec un spontané réfléchi va célébrer sa grand-messe. Hyménée sans cesse renouvelée. Couleurs d’un accent poétique duquel la transcendance doit sortir. Les sombres des repentis, les terres obscures des salles du cinéma quotidien, brouillards en estompe où les flous en balancent comme à pari mutuel. La forme est présente dans le blanc du lin. Musique que le pinceau va interpréter.

La Muse en décidera.

C’est ventral. L’expression de la tripe. Il faut la vomir avant le tour de chant. Il y a incompatibilité entre l’acte et le semblant. Tout compromis est impossible. Je peindrai autre, ou je ne peindrai pas.

Niala-Loisobleu

3 Septembre 2015

Ô RÂLES, Ô DES ESPOIRS


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Ô RÂLES, Ô DES ESPOIRS

Enfourché comme je mie tenais

l’embrun de sa croûte

loin d’une prière

faisait notre paire

au peint quotidien

Ainsi soit-île

Assis à côté des jérémiades d’une fausse promesse,

seuls parmi le plus grand nombre

nous nous tenions là,

sans nous demander comment,

dans un défilé étroit

ramant la fleur grimpante du tronc de notre étreinte

Leurs ricanements pendulaires

accrochés comme des fruits secs aux aumônières

flottaient entre les travées d’une obscurité entretenue

J’entrais dans l’aqueduc

attiré par un bruit de source

je les vis

Elles

l’origine et la suite

écrites en nom-propre

Niala-Loisobleu

24 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=ROZzQb5-99M

A ANNE


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A ANNE

Corps niche

le confiturier

tire l’encrier au bord

Recueil d’émaux prisonniers

Une chaise

un serre volant

deux pointes de pieds

D’un poing d’exclamation au menton

l’interrogation tombe

cas ô

de la parenthèse

Rose écaille l’ouie ouvre

jaillissent

jaunes ocres  roux sillons en tirets bleus

Nageoires déboutonnées

hors du poids niais

les mots alevinent

au sein du secret

bout en bout entrain corail…

Niala-Loisobleu

23 Août 2015

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23https://www.youtube.com/watch?v=wD9z-7I7JV4

c’est gagné

Y’A UNE ETOILE…


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Y’A UNE ETOILE…

Si quelque chose d’autre n’avait pas fait bouger le chambranle, elle aurait pu passer sans voir la porte. Ceux qui disent tout voir sont des taupes. Elle s’immobilisa à cheval sur le seuil. Je vis sa main droite remonter de son ventre à son sein gauche. Il venait de gonfler curieusement celui-là. Avait-il identifier le changement brutal qui venait de s’inscrire au passage ? L’autre atmosphère en place me répondit avec certitude. Comme dans un vieux film de Marie Laurencin, avant que Guillaume ne la crucifie, un flou artistique s’étendit. Poussé par le pinceau d’eau de l’aquarelle. Je m’abstins de voir un mauvais présage dans le carmin sanguin où ses lèvres se jetaient en avant. Un visage fleur, pris dans l’encadrement de longues mèches foncées. Terre d’ombre, pas noir, avec aux racines quelques reflets d’un jaune de Venise. celui que les pigeons sortent de la Place St-Marc, pour ne pas ne laisser s’altérer. Où en étais-je ? Dès que j’entre en sa présence, tout le côté objet du décor disparaît. Ce ne doit pas être évident pour le visiteur de suivre mon labyrinthe. Mais n’est-il pas là pour préserver qu’il s’égare sur le fond ?

Tombé de son décolleté, le profond sillon qui renvoyait ses seins lourds chacun de leur côté, fronça les sourcils en prenant sa bouffée de nouvelles. Cette façon qu’ont ses tétins de se tirebouchonner le nez avant d’avancer plus loin, est bien le signe du développement olfactif de son regard sur le monde. Tout est demeuré animal en elle. Sauvage, elle n’exprime rien au contact. Muette, il faut que tous ses instincts aient analysés la présence, la situation, la nature de la chose avant de montrer sa réaction. D’où la nécessité de me mettre dans son huis pour lui laisser son droit de me découvrir comme elle l’entend.. Je sais qu’elle doit s’isoler. Elle est minérale et végétale à la fois. Une pierre à fleur à sève sanguine, voilà ce que personne n’avait su voir de ce qu’elle est vraiment. Au point de devoir remonter une frustration d’enfance qui garde une certaine teinte indélébile. Un secret dont elle sait aujourd’hui la nécessité d’amputation. Elle veut vivre parce qu’elle a sa clef à elle pour ouvrir de vent.

Niala-Loisobleu

20 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=YjJEgThIFIw

LA GLACE SANS TAIN


leonor-fini-mutantes« LA GLACE SANS TAIN »

« Prisonniers des gouttes d’eau, nous ne sommes que des animaux perpétuels. Nous courons dans les villes sans bruits et les affiches enchantées ne nous touchent plus. À quoi bon ces grands enthousiasmes fragiles, ces sauts de joie desséchés ? Nous ne savons plus rien que les astres morts ; nous regardons les visages ; et nous soupirons de plaisirs. Notre bouche est plus sèche que les pages perdues ; nos yeux tournent sans but, sans espoir. Il n’y a plus que ces cafés où nous nous réunissons pour boire ces boissons fraîches, ces alcools délayés et les tables sont plus poisseuses que ces trottoirs où sont tombées nos ombres mortes de la veille.
Quelquefois, le vent nous entoure de ses grandes mains froides et nous attache aux arbres découpés par le soleil. Tous, nous rions, nous chantons, mais personne ne sent plus son cœur battre. La fièvre nous abandonne.
Les gares merveilleuses ne nous abritent plus jamais : les longs couloirs nous effraient. Il faut donc étouffer encore pour vivre ces minutes plates, ces siècles en lambeaux. Nous aimions autrefois les soleils de fin d’année, les plaines étroites où nos regards coulaient comme ces fleuves impétueux de notre enfance. Il n’y a plus que des reflets dans ces bois repeuplés d’animaux absurdes, de plantes connues.
Les villes que nous ne voulons plus aimer sont mortes. Regardez autour de vous : il n’y a plus que le ciel et ces grands terrains vagues que nous finirons bien par détester. Nous touchons du doigt ces étoiles tendres qui peuplaient nos rêves. Là-bas, on nous a dit qu’il y avait des vallées prodigieuses : chevauchées perdues pour toujours dans ce Far West aussi ennuyeux qu’un musée ».

André Breton et Philippe Soupault, 1919
Texte extrait de « Les Champs magnétiques »

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Un plomb d’étain

Dépoli

Glisse le long du miroir

Le mercure

Reste

Le seul à bouger

Quel bleu nuit

Viderait mieux l’image de l’être invisible

que celui du cauchemar tirant son faire de l’étui ?

Parler dans sa bouche fait un bruit qui éteint tout dialogue

Avant tout la langue cherche l’autre pour s’exprimer

Que de maux noircissent la huppe de la colombe

A l’instant où elle déploie ses ailes

Simplement pour avoir raté son décollage

Dans  mon train de nuit j’ai voyagé surréalisme

Breton, Soupault, Léonor Fini

dans le compartiment

Entre griffes et soies, odeur d’aqueux de chat et mi-août

Tout le théâtre d’un quotidien dépassé

Se mentant sûr de sa vérité bidouillée

Guerre de religion

Exploitation individuelle et sociétale

Tyrannies

Trahisons et abus en veux-tu t’en aura

et bien plus que tu voudras en auréole

Et alors

André , Philippe

vous  vouliez que je les vive vos prédictions ?

Ben reposez tranquilles

J’ai pire

Seulement j’en démordrais pas

Mon bleu il ente

Il tisse rêve

Onirisme

Pas communisme, socialisme caviardisant

Dehors les maux

Genre UE, mondialisation, économie de marché

Je marche pas

En corps moins à l’économie

Migrans, islamistes  conquérants, barbares, fanatiques,

Ce mariage pour tous c’est du boniment

Aimer voilà ma seule épargne

Pas besoin de livrée pour ça

J’suis pas un produit domestique

J’suis

Rien qu’un chien et quand j’aime j’aboie !!!

Niala-Loisobleu

19 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=wMqt3cX2X7k

DEVOIRS DE TRAVAIL


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DEVOIRS DE TRAVAIL

La valve collée aux intestins un poulpe peut-il respirer ? Bah qui poulpe peut beaucoup, dit d’un haussement des pôles le chargé de miction, vacataire ce Dimanche où les enfants sont sortis des châteaux de sable pour être rapatriés vers les succursales de l’Education Nationale, rechappées à neuf à part les qu’on reçu des minos vacanciers en mal d’occupations…

Tôt ce matin, des grains de sable prêts à conter le tant, avaient mis le nez dehors. Pas dupes, voilà deux mois qu’ils avaient choisis de jeûner de soleil pour pas se faire asphyxier  sous les serviettes de bains.

Le fond de l’oeil frais comme le poisson qui n’a pas été privé d’eau, l’océan étalait ses frissons à perte de vue. Même les fumées des bateaux à voiles ne sentaient pas la peau d’échappement. Quand on se trempe naturiste on fait pas pipi dans sa culotte Et les seins de marris de l »amer y z’ont rien à cirer des vierges noires. Pareil pour le gitan de show-bizz et ses flamencos  de fête foraine. La cuisse dans le chignon de l’arlésienne qu’on voit qu’elle. Ouf, comme on contraire des constructeurs du mur de l’Atlantique se collant la jumelle à la meurtrière du débarquement, on peut crier: « Ils partent ! ».

Des nuages épars pendus à quelques yeuses, je vois la paille de l’herbe à canicule se refaire les joues vertes. Les champs d’oiseaux redressent l’éteule. Là où le ru pousse le grillage ne clôture pas l’estuaire.

La tuile descend lentement la pente des toits.

Au bout du coin où un moulin reste solide sur ses ailes, un gros figuier étend les bras. Violet de fruits juteux qui se mangent avec les doigts, dents dedans pour que le suc explose de sa pulpe de chair. On a une idée plus précise sur le vin nouveau, la vendange s’est mise en route.

A midi c’est plancha

Thon abricots nectarines…

Niala-Loisobleu

16 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=3glhy2V12ME

DE CE NOIR QUI ENCRE DE BLEU SANS FRAPPER


DE NOIR QUI ENCRE DE BLEU SANS FRAPPER

Arcades sourcilières en perspective les réverbères font le pont

Halos auréolés

Tonsure de lumière de la blonde sur la brume

Les enfants sortis du sommeil font la ronde autour du rêve sur les numéros de marelle

Quelques cordes ont décamisolé les fous des murs capitonnés

Hauts-bois la clairière hisse l’ascenseur des soupirs

Nous avons entés nos âmes androgynes en un seul corps d’état

Quelque chose de Tennessee dans la ruelle me dit

Sur les tarmaks les rivières décollent la piste enfouie

Remonte le souffle originel

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Les bisons

Les chevaux sauvages

Les mains propres

Sortent de la cendre froide

Au dedans de ta fourrure

Je rupestre

Les parois de ta caverne de mes jets d’encre

Enfourchée

Tu ouvres la vibration cosmique du sillon

Je s’aime

De ce noir qui encre de bleu sans frapper…

Niala-Loisobleu

15 Août 2015

https://www.youtube.com/watch?v=w9g9jvZ4yJ0